Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 13:54

L'auteur du poème « Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad ~ Ved my jè s toboï leningratsy ~ Ведь мы же с тобой ленинградцы,» est Max Dakhie (1932 ~ 1996,) Max Dakhie était un poète, journaliste, cinéaste, ainsi qu'un auteur de livres pour enfants. Nombre de ses poèmes ont été mis en musique par des compositeurs célèbres et sont devenues des classiques de la chanson russe.

Victor Plechak a composé la musique de la chanson, il est né en 1946, à Leningrad. Il est l'un des compositeurs russes les plus demandés. Maitre émérite des arts de la Fédération de Russie, lauréat du prix du gouvernement de Saint Petersbourg, président de la section musique populaire de l'union des compositeurs de Saint Petersbourg.

L'interprète de "Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad," Guerman Orlov, est né en 1929 au village de Krasnaïa dolina, dans l'Oblast' de Voronej (actuellement Oblast' de Koursk.) En 1934, son père intégrant les rangs de la marine de guerre, la famille déménage à Kronstadt. De 1941 à 1945, Orlov se retrouve dans Léningrad assiégé. il sert au théâtre des armées de la flotte de la Baltique et sera blessé en novembre 41. Orlov a pris part, en tant qu'artiste, aux concerts donnés sur des navires de guerre, des aérodromes, dans la légendaire forteresse « Orechek » de la ville de Chlisselbourg, ainsi qu'à l'arrière des lignes allemandes, sur l'île de Lavasaari. Guerman Orlov est décoré de l'ordre de la Guerre patriotique du I° degré.

Dans l'après-guerre il est devenu l'un des artistes principaux de l'estrade soviétique. Il Travaille au "Lenkontsert," actuellement « Petersbourg-Theatre,» il a interprété des rôles dans plusieurs films. Guerman Orlov est décédé à Saint Petersbourg, le 7 décembre 2013.

Le siège de léningrad dura 872 jours, du 8 septembre 1941, au 27 janvier 1944. Il fit 1 800 000 victimes, dont aux moins 500 000 soldats soviétiques et 1 200 000 civils.

~~~~~~~~~~~~

Ведь мы же с тобой ленинградцы ~ Ne sommes nous pas des gens de Leningrad

Texte : Max Dakhie ~ Musique: Victor Plechak

Te rappelles-tu, te rappelles-tu camarade,
Bien que le souvenir en soit lourd,
Comme la tempête à travers les reflets d’incendies
Soufflait le long des rues mortes ;
A mort, nous savions nous battre,
Buvant le malheur jusqu'à la lie,
Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad,
Nous savons ce que guerre signifie.

Te rappelles-tu : les ruines qui fument
Et, de quelqu'un, le crie interrompu...
Mais ici, tout le monde était de Leningrad,
L'enfant, le vieux et le soldat.
Du blocus, l'immortelle fraternité,
Qui paya notre dette pleinement.
Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad,
Nous savons ce que guerre signifie.

Nous nous souvenons à travers les années
L'horizon noyé d'expliosions
Et comme depuis les usines gelées
Nos tanks grondants, s'en allaient au front,
Ne laissant pas les âmes se courber,
Nous croyions, qu'avec nous était le pays.
Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad,
Nous savons ce que guerre signifie.

Nous connaissions le désespoir et le courage
Dans les nuits du blocus sans feu,
L'essentiel était, que très fort, nous desirions
Survivre jusqu'au jour victorieux,
Avec cela, nous ne pouvons, à jamais, nous en séparer
En nous, reste fidèle la mémoire de l'exploit.
Ne sommes-nous pas des gens de Leningrad,
Nous savons ce que guerre signifie.

Traduction : Sarah P. Struve

 

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons de & sur la Grande Guerre Patriotique
commenter cet article
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 08:34

"Дед Агван ~ Grand-père Agvan," est un poème d'Igor Rasteriaev, que StengazetA a déjà présenté. Rasteriaiev, l'a consacré aux soixante-dixième anniversaire de la victoire du 9 mai 1945, victoire appartenant à tous les soldats sovietiques. le grand-père de Rasteriaev était Arménien, mais il aurait pu tout autant être Azéri, Kazakh, Ouzbek, ou bien de n'importe quel autre peuple frère de l'espace soviétique.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Дед Агван ~ Grand-père Agvan
Un poème d'Igor Rasteriaev

Je n'ai pas connu mes grands-pères
Les voir, je ne le pouvais.
Les deux sont morts
Avant que  je
ne vienne sur terre,

Mais, par le destin, je n'ai pas été abandonné
Je suis, de toute façon, heureux,
A côté de moi et, même s'il était adoptif, il y avait un grand-père,
Il était, profondément aimé,

Il n'était pas russe ; c'était un arménien,
Du peuple , de la campagne:
Agvan Tigranitch Grigorian
Né en 1926.

C'était un héros, un vétéran,
Comme sorti tout droit d'un livre
Et moi, je lui glissais
Dans son col, des glaçons.

Je savais tout depuis mon enfance, sur la guerre,
Car, sans aucune retenue, grand-père,
Chaque jour, me l'enseignait,
Avec une assiette de brouet.

Tout s'était passé ainsi : il paissait paisiblement
Des brebis au pied de l'Ararat
Quand brusquement, sur nous est tombée
L'essaim allemand,

Afin qu'il n'y ait plus,
Ici, dans la nature, ni russes, ni arméniens,
Mais là, est arrivé grand-père Agvan,
Et il était sacrement contre tout cela.

Il est vrai qu'il n'est pas venu seul...
Telles des rivières, affluaient là-bas,
Des milliers de Géorgiens,
De kazakhes, d'Azeris, d'Ouzbeks...

Foule aux langages bigarrés,
Ils se sont installés dans les tranchées.
Et toute cette troupe, dans ces tranchées,
S'est, instantanément, russifiée.

Cette fois là, à la place des agneaux,
Il y avait de tout autres animaux.
Grand-père, dans sa visée,
Paissait des « Tigres, » faisait tourner bourrique des « Panthères »...

La conversation avec lui, se faisait en russe,
Au début, pas idéalement,
Mais la phrase « la tourelle a été arrachée »
Il là comprenait littéralement.

Avec grand-père je pouvais manger
Jusqu'à trois assiettes de cette bouillie,
Écoutant comme ils sont partis,
Vers l'ouest, marchant à pied.

Et, comme toujours, pour l'énième fois,
Ils en ont foutu...
Et après, suivait cette histoire,
Comme dans un feuilletons sentimental :

« Berlin, avril, la terre tremble,
Les obus, les balles, en grêle... »
Et grand-père le long d'une rue, court
Avec une mitraillette prise à l'ennemi

Des maisons détruites, tout autour,
Telles les crêtes des monts caucasiens.
Avec lui, grand-père à cinq grenades
Et puis, brusquement, là, sur un tas de brocaille,

Couché et geignant de terribles blessures,
Seul, tel dans la tempête, une paille,
Un jeune gars, lui ressemblant,
Mais, en uniforme allemand.

Il montre à grand-père, une fenêtre,
Expliquant avec ses mains,
Qu'il meurt et est couché,
Au pied de son foyer.

Qu'il y a ses parents, là-bas,
Qu'il est un local, un Berlinois,
Que la guerre l'a ramené
Jusque devant son entrée.

Et grand-père, par-dessus son barda,
Bien qu'il ne soit pas, lui-même, très fort,
Le chargea et, à l'étage le monta,
Là-bas, où il y avait maman et papa,

Où, après une explosion, une poutre s'était affaissée
Là, où une veilleuse luisait :
« Accueillez, Frau,
Votre soldat allemand... »

Grand-père, parlant de cet instant ;
Brusquement, devenait différant :
Parlant du terrible cri maternel,
Racontant, comment il est resté là-bas.

Comme, dans la cuisine, où brûlait un chandelier,
De l'eau, on lui a réchauffé,
Comme de la boue et de sa haine, il s'est lavé,
Accumulée depuis tant de semaines et d'années,

Comme il a dormit dans des draps blancs,
Au milieu de la guerre et de l'enfer,
Rêvant des jours de paix
Au pied de l'Ararat, dans la vallée,

Comme le matin, à nouveau, il s'en est allé
Vers la date proche de la victoire,
Entendant derrière lui « Dankeschöne, »
Lui, il répondit : « Adieu... »

Là, toujours, je l'interrompais,
N'écoutant ce qu'il disait, qu'à moitié :
« Papy, qu'est-ce que c'est, que ces bêtises ?
Allez, raconte comment vous avez tiraillés ! 

Raconte comme dans le feu, tu brûlais,
Comment sur une mine, tu as presque sauté... »
Cela ne m'intéressait pas,
L'histoire sur les draps Berlinois.

Mais grand-père, je ne sais pourquoi, se taisait
Et, il allait chercher du rab de brouet,
Que dans ma bouche, il fourrait,
Afin, que de mûrir, je puisse me dépêcher...

Il n'est plus là
Et enfin, brusquement j'ai réalisé :
Ce jour-là, ce fut le principal des combats,
Un combat pour le titre d'être humain.

Traduction , adaptation: Sarah P. Struve.

9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:13

"Летят утки ~ letiat outki ~ Volent les canards," est une chanson populaire de Russie centrale. Elle n'a pas d'auteurs connues. En voici deux interprétations.

Oblast' de Voronej

Dans le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par le Chœur populaire russe de Voronej.
Le second vidéogramme reprend une audio rare, où cette chanson est interprétée par Boulat Okoudjava.

~~~~~~~~~~~

Летят утки ~ Volent les canards

Chanson populaire

Volent les canards, volent les canards, ainsi que deux oies.
Oh, celui que j'aime, celui que j'aime, je ne l'attendrai pas

Toute jeune, me suis énamourée, me suis énamourée,
Oh, à savoir, ma destinée, à savoir, ma destinée est là …

De Voronej, mon aimé est parti, mon aimé est parti, loin.
Oh, maintenant, maintenant rien ne le fera s'en retourner.

Quand donc, mon aimé, quand donc, mon aimé, laisseras-tu tomber,
Oh, les contes … ne conte pas ce que tu sais.

Oh, comme c'est difficile, oh, comme c'est difficile de se séparer ;
Oh, les yeux regardent, les yeux regardent, laissant les larmes couler.

Fleurit l'épi, fleurit l'épi, vers la terre, s'est penché,
Oh, pensant à mon aimé, à mon aimé, mon cœur geint.

Traduction:  Sarah P. Struve.

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons populaires russes Boulat Okoudjava - Булат Окуджава
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 13:28

 

L'auteur de "Мир такой кромешный ~ Mir takoï kromechny ~ Le monde est si sombre," David Markish, est un écrivain russe, né à Moscou en 1938. Son père, Peretz Markish, poète de langue Yiddish, originaire de Volhynie, a été membre du comité antifasciste juif et, à ce titre, fut fusillé en 1952. David Markish est l'auteur de nombreux romans, plusieurs d'entre eux, ont été traduits en français. Voici un extrait d'un entretien que Markish accorda à Mark Tsibulsky :

(...)M.T. - Je sais, que Vissotski a chanté deux chansons sur vos textes.
D.M. – Oui, "Metchitsa strelka spidometra ~  l'aiguille du compte tours,
s'agite," et "Mir takoï kromechny ~ Le monde est si sombre." Ces textes se trouvent sur internet, mais comportent de nombreuses inexactitudes ; et puis, Volodia les chantait, lui-même, pas tout à fait comme je les avais écrit. Volodia m'a demandé le texte de "Le monde est si sombre," que j'avais déjà écrits plus tôt, alors qu'il me demanda d'écrire pour lui, le second texte. Il chantait cette chanson , le plus souvent, dans des rencontres semi-clandestines . Il la chantait dans différentes maisons municipales, dans des clubs non officiels, où venaient des officiers. Il me racontait qu'il interprétait cette chanson principalement, dans ces endroits. (…)

la vidéo, ci-après, reprend un audiogramme, peut être l'unique de cette chanson, qui date, selon les avis, soit de 1961, soit de 1962.

_______________________

Мир такой кромешный ~ Le monde est si sombre
Texte: David Markish ~ Musique: Vladimir Vissotski

Le monde est si sombre,
Été comme hiver, il est enneigé,
Un homme marche de par le monde,
Un homme bon, un pauvre pécheur,
Qui est ton Dieu, quel est ton idole ?
Toi-même, tu ne le sais
Et, tu souffres en chemin,
Mon cher être humain.
 
Écoute, gamin Vania,
Ce monde est tel les Gitans,
Fleurira, puis se fanera
Et à nouveau refleurira.
Peut-être, laisseras-tu un fils sur cette terre,
Peut-être, est ce ainsi, qu'aux ténèbres, tu retourneras,
Telle une paire de pavots bleus,
S'épanouiront, à nouveau, tes yeux.
 
Traduction: Sarah P. Struve

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Vladimir Vissotski - Владимир Высоцкий
commenter cet article
8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 14:52

Durant la Grande guerre patriotique, dans la Région de Briansk, ou Brianchtchina, sous l'occupation des troupes nazies, un important mouvement partisan composé principalement de jeune, vit le jour. Voici un extrait de l'article illustrant le projet du site officiel de la Région de Briansk sur la résistance dans cette région durant cette période. ~ Le mouvement partisan dans la régions de Briansk (1941 ~1942) ~

Ce sont 139 détachements de partisans, réunis en 27 brigades comptant soixante mille combattants et commandants rassemblés à la jonction de trois République ; la République socialiste fédérative soviétique de Russie, la République socialiste soviétique d'Ukraine et la République socialiste soviétique de Biélorussie. Les territoires de la Brianchtchina, tenus par les partisans ont fortement contribué au renforcement de la fraternité des peuples, Russes, Ukrainiens et Biélorusses, de toutes les ethnies et nations de l'Union Soviétique, dans la lutte contre l'ennemi commun, le nazisme.

Durant les années de la grande Guerre Patriotique, dans la Briantchina, épaule contre épaule, combattaient des patriotes soviétiques de quarante-deux nationalités différentes, ainsi que des antifascistes, Hongrois, Autrichiens, Allemands, Roumains, Polonais, Tchèques, Slovaques, Bulgares, Espagnoles.

Dans les rangs des partisans de la Bryanchtchina, la grande union de la jeunesse représentait 80% et plus, des combattants. Les partisans komsomols et toute la jeunesse, que commandaient Vladimir Ryabok (Diatkovo), Philippe Strelets (circonscription de Navlinski,) Mikhaïl Belov (circonscription de Souzemski,) Luttaient courageusement. Des détachements semblables se trouvaient à Troubtchevski ainsi que dans d'autres circonscriptions.

Le rétablissement du pouvoir soviétique dans les régions libérées par les partisans, aidait à maintenir parmi la population s'étant momentanément retrouvé en territoire occupé et qui ne vivaient pas seulement dans les circonscriptions libérées, mais également par delà celles-ci, un haut niveau de force morale et de mobilisation. D'octobre 41 à septembre 43, suite aux actions des partisans de Briansk : plus de 100 000 soldats et officiers hitlériens furent mis hors d'état de nuire, dans la région. 1040 trains militaires furent plastiqué, 226 tank et blindés, 120 avions, furent détruits. Quatre-vingt-dix-neuf ponts de chemins de fer ainsi que 4226 ponts en bois, furent plastiqués. Près de trois cents kilomètres de voix ferrées furent mis hors service, etc.

Sous le commandement de Markian Popov les partisans de Briansk ont pris une part active dans le cadre du Front de Briansk, à la libération de leurs villes et villages natals.

Après la libération de la région, près de vingt mille partisans de Briansk, intégrèrent les rangs de l'armée rouge et continuèrent le combat jusqu'à la victoire. D 'autres, nombreux, se sont joints au travail de reconstruction de la région ravagée par la guerre; ce qui a cet instant, était particulièrement urgent et important.

« La chanson du jeune partisan ~ Песня Брянских партизан ~ Pesnia Brianskovo partisan » dont la musique fut écrite par Dmitri Kabalski et les paroles par Lebedev-Koumatch, relate le difficile combat et les faits d'armes de ces jeunes partisans.

Voici deux vidéogrammes de ce chant. Le premier est interprété par Evgueni Beliaev et Alexeï Sergueiev. Les interprètes du second vidéogramme ne sont pas connus.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Chanson des partisans de Briansk ~ Песня брянских партизан

Musique : D. Kabalevski ~ Texte : V. Lebedev-Koumatch

Dans les bois sombres et profonds,
Un jeune partisan
S'est embusqué avec son détachement.
Sous la pluie d’automne
L'ennemi, nous l'attendrons,
La vermine fasciste, nous l'écraserons !

Ni nos sœurs, ni nos femmes,
Près de la fenêtre, ne nous attendent,
Nos mères ne dresseront pas le couvert
Nos familles sont parties,
Nos maisons ont été incendiées,
Seul hurle le vent dans les ruines...

Vole, au-dessus du pays,
Ce vent familier,
Comptant les blessures et les larmes,
Afin que durant la nuit,
Aux bourreaux, on puisse faire payer,
Pour les enfants et les pères des partisans.

Dans les bois sombres et profond,
La lune ne brillait pas,
Dans le ciel clair, l'aube s'effaçait
Le convoi fasciste, Là-bas,
Dérailla, se renversa,
Sur ses propres mines, sauta.

Dans les bois sombres et profonds,
Un jeune partisan
S'est embusqué avec son détachement.
Sous la pluie d’automne,
L'ennemi, nous l'attendrons,

La vermine fasciste, nous l'écraserons !
(1943)

 

Traduction : Sarah P. Struve.

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons populaires russes Chansons de & sur la Grande Guerre Patriotique
commenter cet article
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:20

Le 2 mai 2014, à Odessa des militants ultras et des fanas de foot, attaquaient la maison des syndicats de la ville, l'incendiant avec ses occupants. Ceux qui essayaient de s'extirper des flammes et qui ne mouraient pas étouffés en un instant, par un gaz à ce jour inconnu, se faisaient froidement tirer dessus ou tabassé à mort, à leur sortie de l'édifice. A ce jour on compte quarante-huit morts officielles, assassinés par des hommes de main de la junte de Kiev. Cependant, le nombre exact des morts, est, à ce jour, inconnu. Certains parlent d'au moins 150 morts. Saura-t-on un jour le nombre exacte des martyrs de ces « premiers faits d'arme » de la junte de Kiev ? Pour mieux comprendre, il est recommandé de voire le documentaire sur ces événements, d'Arkadi Mamontov, pour la chaine «Rossia 1 (VGTRK.)» «Ожог ~  Ozhog ~ Brûlure.»

Voici une chanson du barde arménien Aram Guiurdjian parlant de ces tragiques évènements qui précédairent l'agression fratricide de la junte de Kiev et de ses bataillons ultra et néo-nazis, sur le Donbass et les milliers morts que cette guerre civile entraîna et continue à faire.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Не забудем ! Не простим ! ~ Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Aram Guiurdjian

Dans la gorge, durcit en boule, la colère;
L’amertume hache le cœur;
La canaille crâne, s'étant enhardie;
Brisant des destins, tels des portières.

Dormez tranquillement Frères et Sœurs;
Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Nous ne plierons pas, ni, devant la mort, ne tressaillirons
Vous êtes tombés pour nous - pour vous, nous tiendrons !

Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !

Le vol de centaines de vie, s’est brisé
Des centaines de printemps furent tués
La marche de l’histoire s’achemine vers le passé,
Des bandits, tels des héros, sont encensés.

Dormez tranquilles, Frères et Sœurs;
Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Nous ne plierons pas, ni, devant la mort, ne tressaillirons
Vous êtes tombés pour nous - pour vous, nous tiendrons !

Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !

Traduction: Sarah P. Struve

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Bardes russes ~ Русские барды
commenter cet article
15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:10

    « La nuit est tombée (Tango d’adieu) » est une chanson cosaque qui fut retranscrite par Iouri Chtcherbakov. La vidéo ci-après est extraite du concert que Chtcherbakov donna dans un club d’Odessa le 8 février 2013. Un peu plus d’un an après ce concert, le 2 mai 2014, c’est sur Odessa et sur l’ensemble du sud-est de l’Ukraine;la Novorussie, que la nuit est tombée.

  Iouri Chtcherbakov est né en 1972, Il est issu d’une lignée de cosaques du fleuve Khoper. chansonniers de père en fils. Iouri Chtcherbakov a fait de nombreuses recherches ethnographiques sur la chanson cosaque, qu’il a aidée à faire renaitre.

Chtcherbakov-2.jpgVoici un extrait d’un article  sur cet accordéoniste-chanteur d’exception :
"Dans le film de Nikita Mikhalkov, « Soleil trompeur 2- La citadelle » il y a une scène où des soldats soviétiques d’un bataillon disciplinaire, partent à l’attaque d’un fort allemand, avec seulement des bâtons dans les mains, au son d’un accordéoniste chantant et jouant ; cet accordéoniste est interprété par Iouri Chtcherbakov.
Dans le milieu du cinéma russe, circule une légende disant que le cosaque  du Don, Iouri Chtcherbakov a envoyé à Mikhalkov, un peu comme une bouteille à la mer, un CD avec ses chansons. Ce disque a trainé longtemps dans la voiture du metteur en scène et puis, un jour, Mikhalkov a écouté quelques-unes de ses chansons, tout en roulant. En réalité, Chtcherbakov n’a pas envoyé son disque à Mikhalkov et ce dernier découvrit les interprétations de l’accordéoniste, par hasard. En fait lorsqu’on appela Chtcherbakov de Moscou, il pensa que c’était un canular.
- Avec l’ensemble « Stanitsa,» où je travaille, nous étions en route pour une tournée à Astrakhan - raconte Chtcherbakov – mon portable sonna et une jeune fille me dit à l’appareil qu’elle appelait de la part de Mikhalkov, j’ai tout de suite pensé que c’était une blague et j’ai répondu très sérieusement que nous étions en train de manger, de me rappeler plus tard. J’ai pensé qu’elle ne rappellerait pas, mais elle a rappelé…

Iouri Chtcherbakov a commencé à jouer de l’accordéon, alors qu’il était enfant dans une école musicale de la ville de Voljsk en République de Mari El, mais laissa tomber au bout d’un an. Plus tad il a essayé de faire de la musique, alors qu’il était au lycée à Volgograd.
-
  C’est mon grand-père qui m’a appris à jouer de l’accordéon, nous vivions alors dans la circonscription de Novoanninsk et c’est mon autre grand-père qui m’offrit mon premier accordéon. Je jouai les chansons à l’oreille, - se souvient-il.

Chtcherbakov a commencé à jouer dans des ensembles folkloriques, alors qu’il n’avait pas encore fait son service militaire. Il partait en expédition dans la région, avec ses amis,  afin de collecter des chansons populaires.
- Un vieux cosaque m’a donné une chanson à contrecœur. Je lui ai bêché son potager, réparé son portail : Ainsi, peu à peu, il s’est mis à parler et s’est mis à chanter. Je suis retourné le voir plus d’une fois, après, - se rappelle Chtcherbakov.
Le clou du programme de Chtcherbakov, ce sont les romances féminines. -  Aucune femme ne les jouera, ni ne chantera avec autant de ferveur, que Chtcherbakov – affirme le chef de chœur de l’ensemble «Stanitsa,»  Alexandre Kiyachko. – Chez lui, c’est l’âme qui chante. (…)"

Lors du concert d’Odessa, I. Chtcherbakov présenta « La nuit est tombée (Tango d’adieu) » de cette façon : « Ainsi donc frères, vous savez que le 2 février, c’est le 70° anniversaire de la bataille de Stalingrad, je voudrais avec ces chanson, rendre hommage à nos pères et grand-pères  ayant combattu durant la Grande guerre patriotique, aussi, j’aurais voulu  vous chanter tout d’abord « La nuit est tombée - Tango d’adieu.» Cette chanson a été retranscrite de Piotr kouzmitch Kozerev de la Stanitsa Baskovskaïa pas loin de la stanitsa Liochenskaïa, de la région de Rostov. Il racontait qu’avec cette chanson, « nous avons accompagnés nos pères qui partaient au front. »

~~~~~~~~~~~

Спустилась ноч / La nuit est tombée
(Tango d’adieu ~ Прощальное танго)
Romance Cosaque

 La nuit est tombée
Au-dessus des érables  endormis
La lune voguait
Au-dessus de la rivière endormis

Mais, hors tes yeux
Espiègles et amoureux,
Je ne vois, en ce soir,
Rien
devant moi.

Mon aimée,
Je te chante cette chanson…
Mon aimée
Proche est l’heure de notre séparation

Mais à l’heure du rendez-vous
Avant la route lointaine
Mon aimée, serre-moi dans tes bras,
Embrasse-moi pour la dernière fois.

Pour la dernière fois,
Je me tiens devant toi,
Pour la dernière fois,
Tes yeux, je vois.

Tes yeux tristes,
Et languis d’être séparés
Et le long de ta joue s’est mise à couler
Une larme esseulée

L’amour est passé,
Comme sont passées les jeunes années,
L’amour est passé,
Avec un autre, à cette heure, tu es.

Mais à l’heure du rendez-vous
Avant la route lointaine
Mon aimée, serre-moi dans tes bras,
Embrasse-moi pour la dernière fois.


Traduction : Sarah P. Struve

 (Cette traduction est dédiée à tous ceux qui sont tombés en défendant leur langue et leur culture, ainsi qu’a leurs proches. Aux défenseurs de la Novorussie.)

 

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons cosaques Iouri Chtcherbakov ~ Юрий Щербаков
commenter cet article
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:20

« Сестра /Sestra ~ infirmière » est une chanson du groupe Lioubè, d’après un poème de Sergueï Kopytine. Elle parle de la Première Guerre mondiale.
En 2007, à Saint Petersburg, la maison d’édition « le matelot rouge, » publiait un livre intitulé "Про поэта Сергея Копыткина ~ pro poète Sergueïa Kopytkina ~ A propos du poète Sergueï Kopytkine."

SeSergey-Kopytkinrgueï Kopytkine est né en 1882, dans une famille pauvre d’origine noble. Il étudie le droit à l’université juridique de Saint-Pétersbourg, qu’il termine en 1905, parallèlement à ses études, il travaille comme contrôleur général pour la ligne de chemin de fer Nikolaïevsk. À la fin de sa vie il occupera le poste de secrétaire de Gouverneur. Poète peu connus. Sergueï Kopytkine est décédé en 1920.
De lui, il reste trois recueils de poésie ; un recueil de poèmes lyriques publié aux alentours de 1909 ainsi que deux recueils de poèmes sur la guerre, édités en 1915 et 1917. Le poème « Сестра ~ Sestra ~ Infirmière.» Est issue du recueil de 1915 dont le titre était "Песни. о войне ~ Pesni o voine ~ Chansons sur la guerre." Ce recueil est réédité dans le livre « à propos du poète Sergueï Kopytine. »

De ce poème, Le groupe Lioubè, fera une chanson, qui sera éditée pour la première fois en 2005 sur l’album « Rasseïa » puis reprise dans l’album concert "V Rossii."

~~~~~~~~~~~~~~
Сестра / Infirmière

Texte : S. Kopytkine / Musique : I. Matvienko

 

La nuit arrachera les fils douloureux,
Il est peu probable que je survive jusqu’au matin.
Écrivez, s’il vous plaît, écrivez
Écrivez deux mots, infirmière.

Écrivez à Vova, le gamin,
Que je l’embrasse dès que je peux.
De Lvov, un casque autrichien,
Je garde pour lui, en cadeau.

Écrivez à ma pauvre épouse,
Écrivez au moins quelques mots.
Que j’ai été blessé à la main, sans gravité,
Je guérirai et serai en bonne santé

Séparément au père, écrivez,
Qu’est tombé tout notre glorieux régiment.
J’ai eu la poitrine mortellement transpercée,
Mon devoir militaire, remplissant !

Traduction : Sarah P. Struve

 

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Lioubè -Любэ
commenter cet article
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 18:22

«Враги сожгли родную хату – Vragui sozhgli rodnouiou khatou - Les ennemis ont brulé sa maison natale » est une célèbre chanson soviétique. Le poème fut écrit par Mikhaïl Issakovski en 1945 et fut publié pour la première fois en 1946 dans le n°7 du journal « Znamia. » Vladimir Tvardovski poète et rédacteur de la revue « Novy mir » tomba par hasard sur le poème et conseilla au compositeur Matveï Blanter (1903 – 1990) de le mettre en musique. Rapidement après sa création la chanson résonnât à la radio dans une première interprétation du ténor Vladimir Netchaïev (1908 - 1969) mais fut tout de suite interdite de diffusion. Issakovski raconta plus tard :

soldat-pokidait-dom.jpg« Les rédacteurs littéraires et musicaux, n’avaient pas de raison de m’accuser de quoi que ce soit. Mais nombres d’entre eux étaient, je ne sais pourquoi convaincus, que la victoire ne peut qu’exclure les chansons tragiques, comme si la guerre n’avait pas apporté de terribles malheurs au peuple. C’était une sorte de psychose, une hallucination collective. Ce n’était pas de mauvaises gens, sans se consulter entre eux, ils se sont écarté de la chanson, il y en a eu même un qui ayant écouté la chanson, s’est mis à pleurer, essuya ses larmes et dit : « Non, nous ne pouvons pas. » Qu’est-ce que nous ne pouvons pas ? Ne pas pleurer ? Mais en fait c’était de faire passer la chanson à la radio que « nous ne pouvions pas. »

Le poème fut critiqué « pour diffusion d’humeurs pessimistes » et la chanson disparut pour de longues années du répertoire de la chanson soviétique officielle.

Il est probable que la chanson serait ainsi restée enterrée, mais en 1960, Mark Bernes prit le risque de la chanter à un concert. Après les derniers vers de la chanson : « Et sur sa poitrine brillait la médaille pour la ville de Budapest » la salle fit une bruyante ovation et c’est ainsi que cette chanson devînt populaire. Depuis elle a été interprété par nombre d’artistes, mais c’est l’interprétation de Bernes qui est toujours la plus populaire. (Source wiki)Belogvardeits sourikov

Voici donc deux vidéogrammes ; le premier reprend l’interprétation de Mark Bernes. Dans le second, la chanson est chantée par Élena Vaenga, dont stengazeta a déjà publié des titres. Dans ce vidéogramme Élena Vaenga la chante à un concert qui a eu lieu le 8 mai 2014 et qui nous renvoie aux événements en cours en Novorussie (Odessa venait de perdre nombre de ses habitants assassiné dans l’incendie volontaire de la maison des syndicats et le lendemain, 9 mai, jour de la victoire, le peuple de Marioupol faisait face courageusement aux tanks de la junte de Kiev, ici également nombre de gens périrent assassinés par la Natsgvardia. Ces évènements furent les déclencheurs de l’agression fasciste de l’armée ukrainienne aux ordres de l’OTAN, contre le peuple de Novorussie. L’Histoire est un éternel recommencement et de nouvelles victoires viendront, que de nouvelles chansons éterniseront. Un proverbe russe ne dit-il pas que l’espoir ne meurt qu’en dernier ?

 ~~~~~~~~~~~~

Враги сожгли родную хату  / Les ennemis ont brulé sa maison natale

Parole : Mikhaïl Isssakovski ~ Musique : Matveï Blanter

Les ennemis ont brulé sa maison natale,
Tuant toute sa famille.
Où peut donc aller le soldat, maintenant,
A qui apporter son chagrin ?

Il s'en alla envahi d’une profonde tristesse
Au carrefour de deux chemins,

Et là, il trouva dans un large champ,
Un tertre sous les herbes folles, enfouie.

Le soldat se tient là, et sa gorge
Restait comme nouée.

Le soldat dit : « Accueille, Proskovia,
Ton mari, le héros. »


Prépare à  l’invité une collation,
Dresse une grande table dans l’isba,

Mon jour, ma fête de retour,
Chez toi, je suis revenu fêter… »

Au soldat, personne ne répondit,
Personne ne l’accueillit,

Et seul le vent tiède estival,
Balançait doucement l’herbe tombale.

Le soldat soupira, rajustant son ceinturon,
Il ouvrit son sac de campagne,
Une amère bouteille, il posa

Sur la grise pierre tombale.

 « Ne me juge pas Proskovia,
De ce que je sois venu te voir dans cet état :

Je voulais boire à ta santé,
Et je dois boire au repos de ton âme.

Les camarades et les amis, à nouveau se retrouveront,
Mais
nous rencontrer, pour l'éternité, nous ne saurons … »
Et le soldat buvait dans son gobelet d’airain
Un mélange d’amertume et de vin.

Le soldat, serviteur du peuple, buvait
Et avec une douleur au cœur, il disait

« J’ai mis quatre ans à venir vers toi,
J’ai conquis trois pays… »

Le soldat s’enivrait, les larmes coulaient,
Les larmes des espoirs qui l’avaient laissé en reste,
Et sur sa poitrine brillait

La médaille pour la ville de Budapest.

Traduction : Sarah P. Struve ©

 

31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 21:06

L’été, l’hiver me manque toujours, aussi voici une romance sur cette saison, saison terrestre, saison de la vie. "Королева зима ~ Koroleva zima ~ La reine hiver," est un poème de Vladimir Baranov sur une musique d’Andreï Savtchenko. Cette romance est habituellement interprétée par Alexandre Malinine dont vous prouver voir le vidéogramme, ici.  la reine hiverLe poète & chanteur, Vladimir Baranov est né en 1962 à Moscou, il écrit ses premiers poèmes à l’école et publie dans le journal de celle-ci, une première poésie.A l'age de douze ans, il écrit sa première chanson. À quinze ans, Baranov intègre l’école de l’usine Khrounichev où il crée son premier groupe musical. Il a enregistré une interview où il parle de sa vie et qui est visible ici.
Le compositeur de la romance, Andreï Savtchenko, se décrit dans sa page de Vkontakte, comme un "compositeur pour soi-même: « parce que la musique me vient, parfois. »
Sur le vidéogramme ci-après, cette romance est interprétée d'une façon éclatante par Lisa Strambrant, dont Stengazeta a déjà parlé .

~~~~~~~~~~~~~~~~

Королева зима / La reine hiver
Texte : V. Baranov ~ Musique A. Savtchenko

Blanche, oh, tellement blanche,
En une seule nuit ayant recouvert de dentelle le cristal des places.
Courageuse, oh, tellement courageuse,

Pour l’éternité, sur mon âme, ayant reçu le pouvoir. 

Neigeuse, oh, tellement neigeuse, 
Les soirs tempétueux sous la froide lune tournoyante. 
Tendre, oh, tellement tendre, 
Se dissimulant du souffle par le velours fragile du givre, seulement. 

Je me souviens les chandelles se consumant, 
Par la merveilleuse musique de la salle, L’émerveillement. 
Je me souviens comme ce soir là 
La reine hiver au bal, m’invita. 

Sonore, oh, tellement sonore  
Le silence des sombres pièces de cette demeure à l’abandon. 
Fin, oh, tellement fin,
Le fil des mots soufflés par la mémoire, trouvé tardivement

Brûlante, oh, tellement brûlante,
Dans le vent froid, méchante larme brillante.
Ma vie, tu me brûles tant,
Pareille à la tempête de neige, mais même elle, tu ne la remèneras pas.

Je me souviens les chandelles se consumant,
Par la merveilleuse musique de la salle, L’émerveillement.
Je me souviens comme ce soir-là
La reine hiver au bal, m’invita.

Brûlante, oh, tellement brûlante,
Dans le vent froid, méchante larme brillante.
Ma vie, tu me brules tellement,
Pareille à la tempête de neige, mais même elle, tu ne la ramèneras pas.

Traduction: Sarah P. Struve.

Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Romances russes Lisa Strambrand
commenter cet article

Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
  • Contact

Ruski tchas

 

Recherche

Catégories