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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:33

youl-brinner.jpgYuli Borisovitch Bryner dit ; Yul Brynner, est né le 11 juillet 1920 à Vladivostok (Peut-être le 7 juillet 1915 à l'île Sakhaline selon certaines biographies), en Russie. Il est le fils de Boris Bryner, un ingénieur d’origine suisse, et de Maroussia Blagоvidova, fille d’un médecin russe. Ses parents l’ont prénommé Yuli en l’honneur de son grand-père paternel, Jules Bryner. En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille, Maroussia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin, en Chine. Puis, en 1934, tous les trois s’installent à Paris. Pour gagner sa vie, Yul Brynner joue de la guitare dans des cabarets, et devient apprenti au Théâtre des Mathurins. Puis, il travaille comme trapéziste au Cirque d’Hiver. En 1941, il part pour les Etats-Unis. Yul Brinner est decedé le 10 octobre 1985 à New York.

 

 

A-Diemitrevitch.jpgAliocha Dimitrievitch est né le 23 mars 1913 dans une famille d’artistes tsiganes russes, son père a crée un ensemble de chanteurs et danseurs Tsiganes. Aliocha (diminutif d’Alexis) a eu trois frères et deux sœurs, Ivan, Nicolas, Dimitri, Valia (1905 – 1983) et Maroussia (décédée d’un cancer en 1960) Chacun des enfants avait son rôle dans le groupe musical du père, chanteur, danseur ou musicien. Aliocha était danseur et chanteur. Durant la guerre civile, la famille part d’abord pour Harbin en Chine avec l’armée du Général Koltchak, et continue à se produire dans de nombreux pays dont le Japon, la Finlande, l’Italie, le Maroc. La tribue vécut un temps en Espagne, puis en 1929 les Dimitrievitch s’installèrent en France, à Marseille, puis à Paris. Ils se produisaient au restaurant "l’Ermitage," où se produisait également Vertinsky. A la fin des années 30 , Aliocha rencontre Yul Brinner, avec le quel il se produit dans les restaurants et cabarets russes de Paris. A la veille de la seconde guerre mondiale, les Dimitrievitch partirent pour l’Amérique du sud. Aliocha revient à Paris en 1961 à l’appel de sa sœur, Valia. Ils se produisent alors dans deux restaurants russes « Cheerasade » et « Raspoutine. » En 1962 il enregistre un disque « les dernières voix tsiganes. » Durant les années 70, il rencontre souvent Vladimir Vissotski et chante avec lui, tous deux avaient en projet un disque, mais Vissotski meurt en 1980 sans que ce projet ne se réalise. Aliocha Dimitirevitch est décédé à Paris le 21 mars 1984. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce vidéogramme est un court extrait de la romance « Deux guitares » interprété par Yul Brinner et Aliocha Dimitrievitch lors de l’une de leurs retrouvailles à Paris.

 

Deux Guitares

две гитары

Chanson tsigane

Les champs, le vent, des feux,
Une route lointaine.
Le cœur geint de tristesse,
Et l’âme est inquiète.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.


Dans les champs des pavots et des bleuets,
Les deux me sont chères.
Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.


Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.
Je n'aime que toi seule,
J’aimai, et je soufrai,
Je soufrai pour rien.
Maintenant l’amour s’en est allée,
Tout est à nouveau merveilleux.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Parles donc avec moi,
Guitare à sept cordes,
L’âme est pleine d’un tel cafard,
Et la nuit tellement lunaire,
Voila, la bas, une étoile brûle,
d'un vif et douloureux éclat,
Voila, là-bas, une étoile brûle,
Qui de ses rayons transperce le cœur
Se moquant de lui, sarcastique,
Que veut elle donc de mon cœur,
Ne sait-elle pas sans cela,
Que toute ma vie est enchaînée
A une très ancienne tristesse
Oh, toi ma vie, ma vie,
Mon cœur, sers toi contre le mien,
Tu ne porteras, non ne porteras de péchés,
Et quant à moi, que les gens me jugent.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Et du soir au matin,
Je cafarde, soufre, et m’apitoie.
O, murmure moi donc, jusqu'au bout,
Cette chanson que tu n’as pas terminée.
Deux guitares en tintant,
Se mirent
à chanter, plaintives.
Cette mélodie vient du fond de l’enfance,
Mon
amie ancienne , est-ce donc toi ?
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Traduction: Sarah P. Struve

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