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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 14:50

Pour Dmitri Medvedev, la décision d’apporter une aide militaire à l’Ossétie du Sud fut au fond la première sérieuse épreuve dans le cadre de ses fonctions de président de la Russie. A cette époque cela ne faisait pas encore 100 jours depuis son entrée en fonction.

Dmitri Medvedev a parlé  de cette expérience lors d’une interview à la chaine de télévision NTV.

Le Président de la Fédération de Russie, a reconnus avoir éprouvé une profonde émotion lors des événements de l'année dernière en Ossétie du Sud. Aujourd'hui il se rappelle les détails de la chronologie des faits.

medvedev 2

Dmitri Medvedev : «  Et, bien sur, en revenant chaque fois par la pensée vers ces évènements, je rembobine, comme on dit, ce film et je comprends que d’un côté, nous n’avions aucune autre possibilité d’agir autrement dans cette situation. D’un autre côté, l’évolution des évènements se passait selon l’un des scénarios des plus lourd, des plus douloureux. Dans la vie de chaque personne, et d’autant plus dans la vie d’un dirigent d’Etat, la quantité de tels évènements est très limité, et c’est certainement très bien comme cela, parce que des décisions de cet ordre, elles sont par elles-mêmes très lourdes, sans parler des conséquences de ces décisions ».

D’après le président, Il a fallut prendre cette décision d’apporter une aide militaire à l’Ossétie du Sud, d’une façon totalement personnelle.

Dmitri Medvedev : «  Je n’ai eu aucune consultation avec personne. Le ministre de la défense m’informait du déroulement des évènements, je les appréhendai et prenais des décisions. Peut être, étai-ce, ce qu’il y a de plus difficile, mais, au final, nous avons accomplis le bon choix, Nous avons agis exactement comme il le fallait. Et ces décisions que j’ai du prendre en tant que commandant en chef suprême, furent efficaces, et le plus important est, qu’elles ont permis de défendre les vies des personnes.

C’est pour cela que pour en revenir à cette nuit (du 7 au 8 août 2008), ce n’est pas simple, mais il me semble, que dans son ensemble, le pays a agi à ce moment d’une façon responsable et honnête. Je n’ai pas à rougir de ce moment. Ce fut un moment très important dans la vie de notre Etat ».

À Moscou, cependant, on espérait jusqu'au bout que les responsables géorgiens se raviseraient, et qu’il ne faudrait pas prendre de décisions d’ordre militaire.

Dmitri Medvedev : « Jusqu’au dernier moment nous comptions sur le fait que le régime géorgien aurait assez d’honneur, d’honnêteté, au moins un peut de raison, à la fin, pour ne pas faire d’erreurs fatales qui, en premier lieu, amèneraient à des pertes humaines, et en second lieu aboutiraient à de très sérieuses conséquences géopolitiques.

Malheureusement, nous nous sommes trompés, ces erreurs, le régime de Saakashvili, les a faites. Et ces erreurs se sont tout de suite transformées en crimes.

Des gens ont péris, un grand nombre de personnes, Et la Fédération de Russie s’est trouvée dans l’obligation de prendre en réponse, des mesures rigoureuses qui ont permis de sauver des centaines, des milliers de vies, et de rétablir la paix dans le Caucase ».

Dmitri Medvedev, jusqu'à cette année, n’a jamais été à Tskhinval. Son récent voyage en Ossétie du Sud a, encore une fois, convaincue le président

Dmitri Medvedev : « Je ne vais pas cacher, que sur le plan personnel cela a été, bien sur, important pour moi, parce que lorsque je suis arrivé (à Tskhinval), j’ai vu leurs visages, j’ai vu leur attitude vis-à-vis de la Russie, comment ils accueillent le Président de la Fédération de Russie. A propos de cela on peut écrire tout ce que l'on veut, on peut dire des mots de toute sorte, des mots longs et compliqués, mais cela ne pourra pas traduire l’émotion.

Et cette émotion est très simple; c’est le sentiment de gratitude, et de ce que la Russie a défendue ce petit peuple. Et cela, on ne peut le ressentir que dans un contact direct, lorsque l'on est en contact avec les gens ordinaires, avec ceux qui sont sortis dans la rue, qui sont sortis avec des larmes dans les yeux, avec un sentiment de reconnaissance, bien que déjà une année soit passée depuis ces évènements tragiques. Cela, je ne l’oublierai jamais  ».

Dmitri Medvedev  a également confirmé que la Russie continuera à donner à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud, toutes formes d’aide, y compris un soutien militaire. Comme l’a fait remarquer le Président, ce n’est pas de l’ordre d’un problème politique immédiat, mais la réalisation de décisions déjà prises, fixés en un commun accord.

D’après Alina Ioussounova de « 1° Kanal »

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