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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 21:07

« Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d’étrangers en situation irrégulière cette année. Je constate qu’à la fin du mois d’août, 12 849 étrangers avaient fait l’objet d’une mesure effective d’éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq mois pour accentuer l’effort. J’observe d’ailleurs que, d’une préfecture à l’autre, les résultats sont inégaux. » (…) « Il vous faut aussi ne pas hésiter à utiliser toutes les marges de manœuvre autorisées par la loi. Elles sont réelles. Vous devez ainsi faire usage des pouvoirs que vous donne le code de l’entrée et du séjour des étrangers, quelles que soient les sollicitations locales. Je vous demande de savoir résister aux pressions de tels ou tels "collectifs" ou "coordinations", qui ne représentent qu'eux-mêmes.

(…) Mais il vous reste beaucoup à accomplir.     Je pense d’abord aux stationnements illicites de gens du voyage. En attendant l'adoption de la mesure législative que j'ai évoquée en juin pour "encadrer" le délai dans lequel le juge doit prononcer une expulsion, je vous demande d’accorder, chaque fois que possible, le concours de la force publique. Il est parfaitement anormal qu’on s’y refuse au motif qu’il y a trop de caravanes à déplacer. Nos concitoyens en concluent que l’Etat est impuissant à agir, alors que les moyens existent. J’ajoute que cela procure aux fautifs un sentiment d’impunité qui n’est pas acceptable. Vous le savez, un commencement d'exécution suffit très souvent à entraîner le départ de l'ensemble du campement. N'hésitez pas à solliciter les forces de police et de gendarmerie qui doivent engager les moyens nécessaires et qui disposent de techniques éprouvées. De la même façon, je vous demande d'avoir une approche globale mais ferme à l'égard des campements semi-sédentaires qui s'installent le plus souvent en périphérie des villes. Je ne veux pas que l’Etat reste passif face à des situations que les Français n’acceptent pas. »

 

(Discours aux préfets du 9 septembre 2005 de Monsieur Nicolas. Sarkozy)

 

Alors que les supplétifs marocains de la forteresse Europe abattent les candidats au droit de survivre, les égarent dans les sables arides, que des hôtels insalubres et bondés brûlent, ersatz contemporains de l’incendie du Reichstag, que Monsieur Sarkozy, se voulant l’incarnation de  « l’Etat français » à lui tout seul, lance son nouveau mot d’ordre «  surveillons nous les un les autres ! »  Monsieur Papon, l’homme du Vel’div et du Palais des sports, droit dans ses bottes et, apparemment, en bonne santé, se promène toujours en liberté tandis que de hauts fonctionnaires appliquent les directives de Monsieur Sarkozy. On pourrait supposer que si Monsieur Papon était resté en prison, si il avait été jugé plus tôt, ses même haut fonctionnaires auraient regardés à deux fois avant d’appliquer des consignes scélérates.

On pourra dire de notre époque - quand au traitement des « sans papier » et  assimilés la même chose qui a été dit a propos d’autres périodes de l’histoire : « Si on voulait, on pouvait toujours savoir »

Et ci d’aucun doutait encore, trouvant « exagérer » de voire en Monsieur Sarkozy un zélote du fascisme, le file d’Ariane de cette parenté qui le relit aux Horthy, Mussolini et consorts, est cette permanence à travers les siècles de la stigmatisation des gens du voyage côtoyant selon l’époque de multiples autres stigmatisés. (Juifs, homosexuels, arabes, malades mentaux, noirs, communistes, etc…)

Se protéger en se refusant de voir ce qu’il advient, des plus stigmatisés et donc des plus miséreux, n’est qu’illusion. Un jour, ce que la raison nomme « la bette immonde »  frappera peut être aussi à la porte de ceux qui se voilent la face.

Ne pas vouloir se mêler de la politique mené par ce régime policier, aux connotations communautaristes et fascisantes, est, en soit, un acquiescement de cette politique assassine et est de l’ordre de la collaboration passive. Peut être qu’un jour, nous qui collaborons par nos silences, nos non désobéissances, serons-nous amenés à nous expliquer devant les tribunaux de l’histoire.

 

Peut-être, faudrait il, afin de tenter de réduire la reproduction de cette passivité, de cette lâcheté, que l’éducation que nous transmettons à nos enfants, au lieu d’être réductrice de l’identité à une appartenance  de groupe  s’auto identifiant en opposition à d’autre individus ou groupes d’individus, qu’elle puisse être assez courageuse et intelligente pour enseigner le « quant à soi » et le refus de l’homéostasie de la non pensée groupale. En un mot la capacité à être septique même vis-à-vis de sa propre logique, de ses propres traumatismes / émotions. N’oublions pas la leçon qu’a voulu nous transmettre Orwell et ce au moment ou on nous désigne de nouveaux mauvais objets médiatiques.

 

Sarah Pétrovna Struve                           

 

 

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