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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 10:04

« Конь - Kon’ - L’étalon » est issue du troisième album du groupe Lubé « Зона Любэ –Zona Lubé – Zone Lubé » Les chansons qui composent cet album furent crées pour le film au titre homonyme  du réalisateur Dmitri Zolotoukhine. Le travail de création de l’album dont les chansons devinrent l’ossature du film de Zolotoukhine, dura prés de deux ans. Chacune des chansons est, en soi, une nouvelle faisant partie de ce film. « Un seul thème unit toutes ses chansons-nouvelles, c’est le sentiment de la repentance, prenant possession, tôt ou tard, de chaque être humain ».

Lube-zona.jpg-  Ce lien vous mènera au vidéogramme extrait du film de Zolotoukhine avec le thème de « Kon, -L’étalon ».

- Le vidéogramme, ci-après, est issue de l’émission « Фабрика звёзд –Fabrika zviozd – La Fabrique d’étoiles » équivalent russe de « Star académie » Dans ce vidéogramme Nikolaï Rastorgouev, chanteur principal du groupe interprète cette chanson avec les jeunes participant au concours de la Fabrique d’étoiles.

_________________________ 

Конь  / L’étalon

Texte : A. Chaganov / musique : I. Matviénko

Je sortirai de nuit en plein champ, avec mon étalon,
Par une nuit sombre, doucement nous avancerons.
Nous avancerons avec mon étalon à travers champs à l'unisson,
Nous avancerons avec mon étalon à travers champs à l'unisson.

C’est la félicité étoilée, de nuit en plein champ …
Il n’y a pas âme qui vive dans les champs,
Seuls mon étalon et moi, à travers champs, avançons,
Seuls mon étalon et moi, à travers champs, avançons.

Je monterai mon étalon,
Toi, emporte-moi à travers champs.
A travers l’immensité des champs,
A travers l’immensité des champs.

Laisse-moi donc jeter un regard par là-bas,
Où donne naissance le champ à l’aurore.
Oh, couleur d'airelle, rouge vermeil de l’aurore,
Ce lieu existe-t-il ou bien n’existe-t-il pas?

Les champs, les sources coulant au milieu,
De lointains villages, leurs feux follets,
Le blé doré et le lin bouclé -
Je suis amoureux de toi, Russie, amoureux.

Il y aura une bonne récolte cette année,
Tout ce qui a pu arriver, ne sera plus que passé,
Chante blé doré, chante lin bouclé,
Chante comme de la Russie je suis amoureux !
Chante blé doré, chante lin bouclé …

Nous avançons à travers champs, avec mon étalon, à l'unisson.

Traduction : Sarah P. Struve

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 16:45

L’auteur de ce poème est le poète Siméon Stromilov (1810 – 1862) peu de choses sont connues à propos de lui. Entre 1830 et 1839, il collabora à nombres de revues littéraires, telle la revue « Московском Наблюдателе –Moskovski nabludatil – L’observateur de Moscou » ou encore « Сын оте́чества –Syn otchtchestva – fils de la patrie » d’abord auteur de poésies patriotiques et rhétoriques, il cultiva par la suite le style des poètes romantiques des années 30, se tournant vers la romance dont le poème « Est-ce la branche qui plie sous le vent » est une illustration typique.

Varlamov.jpgLa musique de cette romance fut écrite par le « compositeur-dilettante » Alexandre Varlamov (1801 – 1848). Issu d’une ligné de nobles d’origines Moldaves, dès l’âge de dix ans il fut choriste à la cour de Saint Petersbourg. Varlamov eut comme professeur un maitre de la musique sacrée russe : Dmitri Bortnianski. De 1818 à 1823, il fut directeur du chœur de l’ambassade russe aux Pays-Bas. De 1832 à 1845, Tout en enseignant le chant par intermittence, il fut maître de chapelle   pour le théâtre impérial de Moscou. Varlamov composa deux ballets, de la musique de scène, des pièces pour piano ainsi que des chansons. Certaines de ces chansons telle cette romance, sont, à ce jour, connues et chantées par tout le monde et font partie intégrante de la chanson populaire russe.

Voici deux vidéogrammes de cette romance :

- Le premier vidéogramme est un extrait de la deuxième partie d’un  film diptyque "Любовь земная - Lioubov zemnaïa -  Amour terrestre / Судьба - Soudba - Destin" de l’acteur, réalisateur et scénariste, Evgueni Matveev qu’il réalisa entre 1974 et 1977.  Dans cet extrait, Olga Ostrooumova et Zinaïda Kirienko,  chantent cette romance.

soudba.jpg- Le second vidéogramme est interprété par le chanteur EvgueniVinogradov (1908 -1980) Vinogradov, né à Kazan, commença à chanter encore enfant, dans un chœur d’église. Il devint l’une des voix de la chanson soviétique.

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То не ветер ветку клонит.  / Est-ce la branche qui plie sous le vent.
Texte : Simeon Stromilov – Musique: Alexandre Varlamov

Est-ce la branche qui plie sous le vent,
Serait-ce, de la chênaie, le bruissement.
Est-ce  mon petit cœur qui se lamente,
Telle une feuille d’automne tremblante.

Je fus exténué par le chagrin,
Ce serpent vipérin !...
Ma flammèche de copeaux, consume-toi,
Je brûlerai avec toi.

Il n'y a plus ici de vie pour moi, sans mon aimée:
Avec qui donc irai-je, maintenant, me marier ?
Serait-ce avec la tombe, que la destinée
M’a condamné, moi le gaillard, à me fiancer.

Entrouvre-toi, terre transie,
Offre au gaillard, l’oublie,
Adopte-moi mère nourricière
Dans une étroite cellule funéraire.

Ce destin m'est devenu odieux,
Le chagrin et la tristesse, m'ont dévoré...
Serait-ce  bientôt, serait-ce avant peu,
Que la dalle tombale m’aura empierrée ?

Traduction : Sarah P. Struve

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 14:55

Vladimir Nabokov écrivit le poème « На закате – Na zakate - Au crépuscule » à Berlin en 1935, un an avant qu’il ne quitte la capitale allemande après l’assassinat de son père et à l’heure de la montée nazie.

nabokov4Ce poème fut mis en musique par Alexandre Soukhanov, qui l’interprète dans le vidéogramme ci-après.

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На закате / Au crépuscule 

Владимир Набоков / Vladimir Nabokov 

Au crépuscule, auprès du même banc,
Comme du temps des jours de ma jeunesse,

Au crépuscule, lequel, tu le sais,
Celui à l'hanneton et à l’étincelant nuage,

Près du banc à la planche vermoulue,
Haut, au-dessus de la rivière dorée,

Comme alors, en ces jours lointains,
Souries et détournes ton visage,

Si aux âmes mortes il y a longtemps,
De revenir, parfois, il est donné.

Traduction : Sarah P. Struve

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 18:24
Oleg Gazmanov est né le 22 juin 1951 à Gusev, dans l’oblast de Kaliningrad. Il est un chanteur, compositeur et poète populaire, déjà connu à l’époque soviétique. Ses textes et chansons reflètent un amour douloureux de sa patrie russe, et une certaine nostalgie de la fraternité internationaliste propre aux peuples de l’U.R.S.S.
« Officiers » est un texte magnifique sur la guerre en Afghanistan, sur l’honneur des officiers, de leur responsabilité envers leurs hommes ainsi que leurs sacrifices au nom de la Russie.
60856585b03e6d728bb786a23b4602df.jpg

 

Officiers ! - Офицеры !  

Messieurs les officiers, avec les accords de la foi,
Sur des nerfs tendus, je chante cette chanson,
A ceux qui, oubliant de faire carrière, ne s´émurent pas de leur sort,
En offrant leurs poitrines pour la défense de la Russie

A vous qui avez survécu à l´Afghanistan sans salir votre honneur,
Qui n´avez pas fait carrière sur le sang des soldats
Je chante pour les officiers, ayant eu pitié des mères,
Leurs rendant vivants, leurs enfants.

Officiers, officiers, votre coeur est en joue
Pour la Russie et la liberté jusqu´au bout,
Officiers, Russiens, que rayonne à nouveau la liberté,
Obligeant les coeurs à battre à l´unisson

Messieurs les officiers, comment épargner votre foi ?
Au-dessus des tombes ouvertes, vos âmes râlent
- Frères, qu´avons-nous fait, nous n´avons su les protéger,
Maintenant, leurs regards nous poursuivent à jamais.

De nouveau des gamins s´en vont, se dissolvant dans le couchant
La Russie les appelle, comme elle le fit souvent
De nouveau vous partez, peut-être, droit vers le ciel,
Du haut duquel vous nous pardonnez.

Où donc allez vous, peut-être, droit vers le ciel,
Du haut duquel vous nous pardonnez.

Officiers, officiers, votre coeur est en joue
Pour la Russie et la liberté jusqu´au bout,
Officiers, Russiens, que rayonne à nouveau la liberté,
Obligeant les coeurs à battre à l´unisson

Officiers, officiers, votre coeur est en joue
Pour la Russie et la liberté jusqu´au bout,
Officiers, Russiens, que rayonne à nouveau la liberté,
Obligeant les coeurs à battre à l’unisson

Traduction : Sarah P. Struve

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 12:36

almazovBoris Aléxndrovitch Almazov  est né le 5 août 1944 à Leningrad. Il est issu d'une vielle lignée de cosaques. On retrouve les traces de sa famille dès 1632. Ses parents - le père est fils d'officier et petit-fils d'Ataman (chef cosaque élu), la mère d'origine noble est fille de prêtre - doivent fuir en 1932 la région du Don où sévit la famine et les répressions, pour Leningrad.  Du fait de ses origines, son père fait la guerre dans un bataillon disciplinaire, il sera tué en participant au déminage de Kaliningrad. La mère de Boris Aleksandrovich, termine la guerre avec le grade de lieutenant du service médical, décorée par six fois, elle revient du front invalide.
Dès l'âge de 16 ans, alors qu'il vient de terminer sa  neuvième classe (équivalent russe de la seconde), Boris  commence à travailler à l'usine pour nourrir sa famille, tout en continuant simultanément ses études à l'école de la jeunesse ouvrière, Il sera à tour de rôle,  tourneur, serrurier,  docker, géologue. Boris Alexandrovich fait son service militaire dans les troupes aéroportées. En 1962 il entre à l'institut théâtral d'état de Leningrad où il étudie la musique et la cinématographie. A la fin de ses études, en 1968, il  enseigne l'histoire de l'art.

Boris Almazov est membre de l'union des journalistes depuis 1974 ainsi que de l'union des écrivains depuis 1980. Parallèlement il participe activement à la renaissance du monde cosaque. Auteur de livres pour enfants  dont " le plus bel étalon." Ses livres sont, à ce jour, inédits en français. Almazov est venu naturellement à la chanson. Il fait parti de ce groupe de bardes  au quel participaient également Vissotski et Okoudjava. A travers certaines de ses chansons, il tente de réconcilier la mémoire de ces jeunes gens qui moururent " les un en Boudïonovka, les autres en blanc. "  Ses textes, dont certains sont en accès libres de droits, sont imprégnés de la guerre civile, de l'absence du père, de l'histoire tragique de sa famille ainsi que de sa nostalgie de la vie paisible que menaient avant la révolution, les cosaques de la région du Don, vie parfois si semblable à l'Amérique rurale de Mark Twain. Sa lumineuse chanson " Little-Game " est comme un pont entre ces deux mondes.

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Лител-гейм / Little-game
Борис Алмазов / Boris Almazov

En chaussettes rayées, gilet ajusté,
Une casquette neuve vissée sur le crâne
Ce dimanche matin, je m'en allais
À la foire de Little-Game.
- J'vais à Little-Game, j'vais à Little-Game,
À la foire de Little-Game !

Et là, où d'entre les pierres rigolait la rivière,
De mon visage, la poussière, j'ai lavé.
Prés du pont, un vieux j'ai rencontré
Au bord de l'onde, il pêchait
- J'vais à Little-Game, j'vais à Little-Game,
À la foire de Little-Game !

L'eau s'argentait, une perche sautait
dans le seau qu'à l'ombre il avait posé
- Eh! Fiston, où vas-tu si tôt?
J'ai répondu: -à Little-Game,
À la foire de Little-Game !

-Ainsi donc il y a encore une foire!
Je me souviens, dans le temps j'y dansais
une gamine, j'y ai rencontré
et, là, dans la foule, l'ai perdue.
Comme les années courent! Oh, comme les années volent,
elles coulent comme l'eau d'entre les doigts.
Mais ces yeux gris
jamais je ne les oublierai.
O Little-Game, O Little-Game,
ma jeunesse, Little-Game !

- Vieux, ne cafarde pas les années passées,
Oublie les vieilles passions.
Si tu veux, j'irai vendre ton poisson
Et t'acheter quelque chose.
J'vais à Little-Game, j'vais à Little-Game
Et vais t'acheter quelque chose.

- Mon gars t'as raison, cafarde ou pas
L'instant passé, tu ne peux le rattraper,
Achète-moi donc un peu de jeunesse
Je fatigue d’être vieux.

Comme le temps court ! Oh, comme le temps vole !
Mais, il me semble que si je pouvais rejeter les années
Je retrouverai cette foire
Et ne le regretterai jamais
O Little-Game, O  Little-Game,
ma jeunesse, Little-Game !

En chaussettes rayées, gilet ajusté,
Une casquette neuve vissée sur le crâne
Ce dimanche matin, je m'en allais
À la foire de Little-Game.
- J'vais à Little-Game, j'vais à Little-Game,
À la foire de Little-Game !

Traduction : Sarah P. Struve

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 17:13

levitanskii_yurii.jpgIouri Levitanski (1922 -1996) et né à Kozelets en Ukraine, la famille Levitanski déménage à Kiev, puis Stalino (actuellement Donetsk) Levitanski monte à Moscou en 1938 pour suivre les cours de l’Institue de philosophie, de littérature et d'histoire. Dès le début de la Grande Guerre Patriotique, Levitanski part comme soldat au front, devient officier, puis correspondant de guerre. Il commence à se faire publier dans des journaux du front, en 43. Après avoir participé aux combats contre les troupes japonaises en Mandchourie, décoré plusieurs fois, il est démobilisé en 1947. Son premier recueil de poésie « La route du soldat » est publiée à Irkoutsk en 1948. Puis viennent les recueils  « Rencontre avec Moscou » (1949), « Le plus chère » (1951), « Famille secrète » (1954), puis nombre d’autres recueils inédits en français. Il devient membre de l’Union des Ecrivains en 1957. En 1963, il publie un recueil de poèmes qu’il intitule « Le ciel terrestre », recueil qui le rend célèbre. Iouri levitanski est enterré à Moscou, au cimetière de Vagankovo.
Iouri Garine est un compositeur chansonnier contemporain. Il composa la musique de « Je brûle les ponts » en 1999.
Le vidéogramme qui illustre cette romance, a été glané sur le net. C’est la belle voix de Jeanna Bitchevskaia qui l'interprète.

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Сжигаю мосты / Je brûle les ponts

Texte : Iouri Levitanski ~ Musique : Iouri Garine

L’odeur de feuilles brulées, embaume le jardin,
Adieux, je ne reviendrai plus ici,
Se consument les feuilles, le papier noircit,
Je brûle les ponts, je brûle les ponts.

S’alourdit le bras, Noircissent les feuilles,
Tel un cordon bickford, se consume la ligne,
Les arbres sont nus de leurs dernières feuilles.
Je brûle les ponts, je brûle les ponts.

Adieux, j’accomplis un renoncement rituel.
Telle de la poudre, brûlent les feuilles automnales,
Et les gouttes sur les vitres, ont la clarté des étoiles.
Je brûle les ponts, je brûle les ponts.

Je ne viendrai plus dans ce jardin,
Je m’en vais pour ne plus revenir en arrière,
Avant la précoce et verte étoile, la dernière.
Je brûle les ponts, je brûle les ponts.

Traduction : Sarah. P.  Struve

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:21

Valia (Lialia) Dimitrievitch (1905 – 1983) est l’une des sœurs avec Maroussia d’Aliocha Dimitrievitch.. Les dimitrievitch appartiennent à une famille de musiciens Tsiganes  russes,. Leur père, Ivan Dimmitievitch a créé, encore, avant la révolution, en Russie, un ensemble de chanteurs et danseurs Tsiganes. La tribu Dimitrievitch quitta la Russie pendant la guerre civile.

Voici un  vidéogramme où Valia Dimitrievitch interprète une romance Tsigane écrite par elle et son frère Aliocha à la mort de Maroussia.

valia.jpg

Пой цыгане – Chantez les Tsiganes

Valia et Aliocha Dimitrievitch

Chantez  Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour venant.

Elle est partie et, jamais, oh, ne reviendra plus,
Elle a brisé sa vie, versez nous du vin,
Et peut importe que le passé ne revienne plus,
Essayons de t’oublier, rempli le verre, verse le vin.

Chantez Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour venant.

Aujourd’hui, avec vous mes chères Tsiganes,
Avec vous, nous buvons du vin, du champagne jusqu’au matin
Et demain, à l’aurore, de bon matin,
Je quitterai le campement, mon campement tsigane.

Chantez Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour levant.


Traduction : Sarah P. Struve

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:45

« Шаман – Chaman » est une chanson interprété eet créé par le groupe « Мельница – Melnitsa »  Elle a été éditée dans l’album « Дикие травы – Dikié travy – Les herbes sauvages » publié en février 2009.

Le vidéogramme ci après,  est un enregistrement fait le 18 juin 2010 à Moscou au club « Б1 MAXIMUM » installé depuis 2006 dans l’un des atelier de l’ancienne usine Ordjonikidze de machines-outils.

melnitsa-travy.jpg

Шаман / Chaman

Musique : Natalia O’Shea - Parole : Natalia O’Shea / Olga Lichina

Je reprisai des peaux, avec une aiguille tordue,
Le soleil au-dessus du lac
Flottait dans un brouillard de sang frais
Au milieu d’un lait bleuté.
Des loups pleurent derrière une lointaine colline ;
C’est l’automne qui vient.
Au campement les huskies leurs font écho,
Les cerfs ont des bois rouges.

C’est un sorcier, un devin, un chaman, il est maudit
De par lui-même dans trois mondes.
Sous ses pieds dansent les pierres,
Ou serait-ce un tambourin dans ma poitrine ?
Bientôt la neige, bientôt la glace, bientôt la chasse
Au serf à sept bois.
De ta tresse, donnes moi vierge, sept pouces de sagesse,
Oh, coupes sans regarder,
Une corde, tresse-moi!

Comme un froid transparent soufflait du nord,
Il disait ces mots :
« Telle la terre ne se souvenant pas du soleil en hiver,
Je ne m’en souviendrai pas de lui non plus »
J’ai fumé le poisson avec du millepertuis ;
Chante, lys blanc des étangs!
J’ai tracé d’une flèche, des signes sur lui,
Oh, d’une flèche chauffée à blanc,
Du nom défendu !

Tu oublieras le premier couché de soleil,
Après lui, tu oublieras le second,
Les chiens mangeront le poisson,
Les os avec la cendre, ils mélangeront.
Et les jours deviennent plus courts que les nuits
Et, la natte  repousse peu à peu,
Et les huskys tirent sur leurs chaines,
Et dans leurs yeux, les cieux.
Les huskys flairent la trace
Sanglante comme le fusain,
Et de nouveau le serf sauvage
S’élance dans l’aurore vermeille.
Dans le brouillard collant comme le sang,
Il se dissout à nouveau,
Et le soleil est entre sept,
Sept bois sanglants !

N’est-ce pas toi que chassent mes chiens ? Chaman ?
Du côté de l’hiver ?
N’est-ce pas toi qui t’es trahi à toi même,
Par l’arc et la corde ?
Avant que ne tombe le brouillard nocturne
Sur les collines enneiger,
Il me faut trouver le serf-sorcier,
Oh, le vaurien !
Il me faudrait seulement me souvenir de son nom interdit,
Et le chaman redeviendra à nouveau lui-même,
Ce nom caché d’entre les sept bois,
Apparaitra à nouveau devant moi,
Telle une feuille devant l’herbe !

Traduction : Sarah P. Struve

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 13:30

- Le Ministère du développement régional de la Fédération de Russie, s'adressant aux jeunes, a lancé une campagne d'information pour favoriser la tolérance,. Sur les chaines de télévision d'Etat, 5 clips différents sont diffusés dans lesquelles, des vedettes du sport, du cinéma et du show business, expriment leurs vues sur les relations inter-ethniques, la tolérance religieuse et ethnique.

- Le terme « Nationalité » désigne en Russie, les ethnies. Ce que l'on nomme communément en français « Nationalité », se dit en russe « Гражданство -- Grazhdanstvo -- Citoyenneté »

- Le terme employé en russe pour désigner l’ensemble des peuples constituant la Fédération de Russie est « Россиянин – Rossïanine ». Il n’existe pas de traduction de ce mot, que cela soit en français ou dans une quelconque autre langue. Ce mot et toujours traduit par le terme « Russe » ou à la rigueur « de Russie » Il serait intéressant que les linguistes se penchent sur ce terme n’existant qu’en russe.

J’ai choisie, quant à moi, de traduire ce terme par le mot « Russien » pour designer l’ensemble des habitants de la Russie.

S.P.S. 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 13:33

"Напилася я пьяна – Napilas’ ïa piano - J’ai bue jusqu’à l’ivresse" est une chanson populaire russe dont les auteurs ne sont pas connus. En 2000, cette chanson est chantée dans le beau film de Pavel Lounguine « La noce » par les deux solistes - Valérie Siomine & Lena Vassiliok - du groupe "Белый день – Belyi den’ " crée en 1990. dans le film ils jouent le rôle d'un prêtre accordéoniste et de son épouse.

Le groupe "Bely den" publia en 2002 dans son album "Песни о любви - Pésni o lubvi - chansons d'amour", une chanson – Le coucou chantait - construite autours du  premier couplet de «  J’ai bu jusqu’a l’ivresse » et s’inspirant librement pour le reste du texte des autres couplets de celle-ci.

Voici donc le vidéogramme où le groupe "bely den" reprend sa, plus que magnifique, version avec en incrustation, l’extrait en question du film  de Lounguine. 


Bely-den.jpg

Le coucou chantait / Куковала кукушка

Valérie Siomine & Lena Vassiliok

Le coucou chantait
Au loin, au-dessus de la rivière.
Emportes coucou,
Mon chagrin avec toi.
Où donc se promène mon aimé,
Et de quel côté,
Comme mon âme est amère, coucou,
Comme mon âme est amère.
Où donc se promène mon aimé,
Et de quel côté.
Comme mon âme est amère, coucou,
Comme mon âme est amère.

J’ai bu jusqu'à l’ivresse,
Je n’arriverais pas jusqu'à la maison,
M’emmena, le lointain sentier
Jusqu'à la cerisaie.
M’emmena, le lointain sentier
Jusqu'à la cerisaie.

Peut être quelque chose est arrivé,
Peut être que je ne le sais,
Aide-le, mon Dieu,
Je t’en conjure.
Et si, tout de même, une autre
L’a embrassée,
Punie-le, mon Dieu,
Punie-le.

J’ai bu jusqu'à l’ivresse,
Je n’arriverais pas jusqu'à la maison,
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie.
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie.

Il faut me tresser une couronne,
Que l’emporte la rivière,
Je tresserais avec cette couronne
Un petit cœur zélé.
Pleurera le petit cœur
Sur la rive étrangère.
Le petit cœur, il entendra,
De moi, il se souviendra.

J’ai bu jusqu'à l’ivresse,
Je n’arriverais pas jusqu'à la maison,
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie.
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie. 

J’ai bu jusqu'à l’ivresse,
Je n’arriverais pas jusqu'à la maison,
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie.
M’emmena, le sentier lointain
Jusqu'à la cerisaie.

Traduction Sarah P. Struve

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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