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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 14:50

Pour Dmitri Medvedev, la décision d’apporter une aide militaire à l’Ossétie du Sud fut au fond la première sérieuse épreuve dans le cadre de ses fonctions de président de la Russie. A cette époque cela ne faisait pas encore 100 jours depuis son entrée en fonction.

Dmitri Medvedev a parlé  de cette expérience lors d’une interview à la chaine de télévision NTV.

Le Président de la Fédération de Russie, a reconnus avoir éprouvé une profonde émotion lors des événements de l'année dernière en Ossétie du Sud. Aujourd'hui il se rappelle les détails de la chronologie des faits.

medvedev 2

Dmitri Medvedev : «  Et, bien sur, en revenant chaque fois par la pensée vers ces évènements, je rembobine, comme on dit, ce film et je comprends que d’un côté, nous n’avions aucune autre possibilité d’agir autrement dans cette situation. D’un autre côté, l’évolution des évènements se passait selon l’un des scénarios des plus lourd, des plus douloureux. Dans la vie de chaque personne, et d’autant plus dans la vie d’un dirigent d’Etat, la quantité de tels évènements est très limité, et c’est certainement très bien comme cela, parce que des décisions de cet ordre, elles sont par elles-mêmes très lourdes, sans parler des conséquences de ces décisions ».

D’après le président, Il a fallut prendre cette décision d’apporter une aide militaire à l’Ossétie du Sud, d’une façon totalement personnelle.

Dmitri Medvedev : «  Je n’ai eu aucune consultation avec personne. Le ministre de la défense m’informait du déroulement des évènements, je les appréhendai et prenais des décisions. Peut être, étai-ce, ce qu’il y a de plus difficile, mais, au final, nous avons accomplis le bon choix, Nous avons agis exactement comme il le fallait. Et ces décisions que j’ai du prendre en tant que commandant en chef suprême, furent efficaces, et le plus important est, qu’elles ont permis de défendre les vies des personnes.

C’est pour cela que pour en revenir à cette nuit (du 7 au 8 août 2008), ce n’est pas simple, mais il me semble, que dans son ensemble, le pays a agi à ce moment d’une façon responsable et honnête. Je n’ai pas à rougir de ce moment. Ce fut un moment très important dans la vie de notre Etat ».

À Moscou, cependant, on espérait jusqu'au bout que les responsables géorgiens se raviseraient, et qu’il ne faudrait pas prendre de décisions d’ordre militaire.

Dmitri Medvedev : « Jusqu’au dernier moment nous comptions sur le fait que le régime géorgien aurait assez d’honneur, d’honnêteté, au moins un peut de raison, à la fin, pour ne pas faire d’erreurs fatales qui, en premier lieu, amèneraient à des pertes humaines, et en second lieu aboutiraient à de très sérieuses conséquences géopolitiques.

Malheureusement, nous nous sommes trompés, ces erreurs, le régime de Saakashvili, les a faites. Et ces erreurs se sont tout de suite transformées en crimes.

Des gens ont péris, un grand nombre de personnes, Et la Fédération de Russie s’est trouvée dans l’obligation de prendre en réponse, des mesures rigoureuses qui ont permis de sauver des centaines, des milliers de vies, et de rétablir la paix dans le Caucase ».

Dmitri Medvedev, jusqu'à cette année, n’a jamais été à Tskhinval. Son récent voyage en Ossétie du Sud a, encore une fois, convaincue le président

Dmitri Medvedev : « Je ne vais pas cacher, que sur le plan personnel cela a été, bien sur, important pour moi, parce que lorsque je suis arrivé (à Tskhinval), j’ai vu leurs visages, j’ai vu leur attitude vis-à-vis de la Russie, comment ils accueillent le Président de la Fédération de Russie. A propos de cela on peut écrire tout ce que l'on veut, on peut dire des mots de toute sorte, des mots longs et compliqués, mais cela ne pourra pas traduire l’émotion.

Et cette émotion est très simple; c’est le sentiment de gratitude, et de ce que la Russie a défendue ce petit peuple. Et cela, on ne peut le ressentir que dans un contact direct, lorsque l'on est en contact avec les gens ordinaires, avec ceux qui sont sortis dans la rue, qui sont sortis avec des larmes dans les yeux, avec un sentiment de reconnaissance, bien que déjà une année soit passée depuis ces évènements tragiques. Cela, je ne l’oublierai jamais  ».

Dmitri Medvedev  a également confirmé que la Russie continuera à donner à l’Abkhazie et à l’Ossétie du Sud, toutes formes d’aide, y compris un soutien militaire. Comme l’a fait remarquer le Président, ce n’est pas de l’ordre d’un problème politique immédiat, mais la réalisation de décisions déjà prises, fixés en un commun accord.

D’après Alina Ioussounova de « 1° Kanal »

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 14:58

23H 36 Nuit du 7 au 8 aout – Dans toutes les chroniques, le début de cette guerre commence précisément à ce moment. C’est précisément à cette heure que l’espoir de paix s’est effondré. Les hostilités à grande échelle, ont commencés. Tskhival était sous le feu.

Cette date n’est que l’instant T du début officiel de cette guerre. En réalité les combats à la frontière osséto-géorgienne étaient à ces instants déjà assez violents. Depuis le 1° août, le conflit allait grandissant. Des fusillades sporadiques suivies d'accalmie. Bien que les gens pensaient que cette fois là, ne se distinguerait en rien des précédentes – Il y aura des échanges de feux puis à nouveau plus rien C’était quelque chose qui était déjà arrivées. Il est vrai que les négociations n’avaient menées nul-part, mais tout le monde croyait que cela n’irait pas jusqu'à la guerre.

Le 7 août dans les quartiers périphériques de Tskhinval, il y a de nouveaux accrochages. Les diplomates essayent sans succés de s’entendre. Mikhaïl Saakashvili ne montre pas encore ses véritables intentions. Il déclare : « Je veux dire franchement, et en cela je suis sur. Une confrontation n’est ni dans l’intérêt de la Russie, ni bien sur, dans notre intérêt. » Lorsque le président géorgien prononçait ces mots, son armée renforçait ses positions dans les contreforts au dessus de Tskhinval.

De l’artillerie lourde, des lance-roquettes, des troupes, des tanks. A Tbilissi on nie tout, et le ministre d’Etat géorgien, Temour Iakobashvili essaie de convaincre tout le monde de ses intentions totalement pacifiques : « Il est tout à fait claire, que le pouvoir séparatiste de Tskhinvali essaye de faire échec aux négociations de paix. Ils asseyent de provoquer la Géorgie. Nous appelons à la paix, nous somme prêts à nous rendre à Tskhinvali ».

Il se passera très peu de temps avant que tous ces gens ne se mettent à parler d’une toute autre façon. Mamouka Kourashvili, le commandant des soldats de la paix géorgiens, parle de faite, du début de la guerre. « Nous avons débutés les tirs. L’Ossétie connait nos conditions : s’assoir autour de la table des négociations, mais au lieu de cela, il y a eu une réaction, des tirs ont répondus, et l’armée géorgienne à décidée de rétablir l’ordre. Tout se passe selon nos plans. »

« L’ordre constitutionnel » c’est ainsi qu’à Tbilissi, on nomme ce qui se passe. Plus tard on saurat que l’opperation avait reçut un autre nom : « JACHERE » Mikhail Saakashvili se souvenait fort bien comme il était rentré, sur le dos de ses soldats, dans l’Adjarie rebelle, en ayant chassé de là-bas le président de cette république, qui ne voulait pas se soumettre, Aslan Abakhidze. Il voulait réitérer ce scénario. Simplement il fallait agir plus brutalement.

Tskhinval1Les tirs d’artillerie qui se sont abattus sur Tskhinval, ont tout de suite détruits le parlement et l’hôpital. Le quartier dit juif fut pratiquement rasé. Les volontaires ossètes armés de fusils mitrailleurs, ou au mieux, de lance-grenades, n’étant pas en situation de résister au déluge d’artillerie, reculent vers le centre ville. Les soldats de la paix russes restés dans la zone de feu, essayent d’arrêter les attaquants ; mais sont, eux même, victime de tirs. Se sont leurs collègues, les « soldats de la paix » géorgiens, qui tirent sur eux. Au matin, les chars géorgiens entrent dans Tskhinval. Le président Kakoïty appelle à défendre la ville : « Il y a des destructions très importantes, il y a beaucoup de blessés. Les soldats de la paix russes ont tout faits, afin que le côté géorgien arrête de tirer au mortier et au lance-roquettes sur la ville, mais le bombardement ne césse pas. »

Les habitants de la ville ayant passé toute la nuit dans leurs caves, ne les quittent pas au matin. Les journalistes pris d’en l’encerclement, tentent de transmettre l’information par l’intermédiaire de leur téléphones portables, mais même cela devient difficile ; L’artillerie règle son tire sur les signaux émis par les téléphones. Inal Pliev chef du bureau d’information ossète de la commission mixte de contrôle, arrive à passer sur les ondes du canal « Vesti » durant quelques secondes : « Les chars Géorgiens et leurs troupes se préparent à prendre d’assaut la ville. Essayez de rappeler, si je suis vivant, je vous répondrai ».

Les conversations téléphoniques sont brèves, pour éviter d’être localiser. L’hôpital de Tskhinval se remplie de blessés. A Tbilissi on annonce la prise de la ville. Des voitures blindées circulent dans les rue de Tskhinval, les militaires géorgiens se filment à l’aide de leurs mobiles. C’est le matin du 8 août. En rigolant, ils mitraillent les façades des immeubles. Ils paraissent sure que la guerre est terminée, que l’ennemi est vaincu.

Le président Medvedev passe sur les ondes « A cet instant, en Ossétie du Sud, des civiles périssent, des femmes, des enfants, des personnes âgées et la majorité d’entre eux sont des citoyens de la Fédération de Russie ». De fait, il annonce que la Fédération de Russie est dans l’obligation de se mêler de ce conflit afin de défendre ses soldat de la paix ainsi que les habitants de cette république ; « En conformité avec la constitution et comme président de la Fédération de Russie, je suis dans l’obligation de défendre les vies des citoyens de la Fédération où qu’ils soient. La logique de notre engagement est dictée par ces évènements. Nous ne pouvons accepter impunément la mort de nos citoyens ».

La 58° armée russe entre en territoire sud ossète le 8 août afin de se projeter vers Tskhinval et de libérer la ville. L’aviation russe frappe les objectifs militaires géorgiens. L’entourage de Saakashvili commence à paniquer. Le président géorgien ne parle plus de l’instauration de « l’ordre constitutionnel », traitant la Russie d’agresseur, essayant de rendre Moscou responsable de l’agression qu’il a lui-même organisé. Et le plus étrange, c’est qu’en Occident on le croit. Pour convaincre l’Occident de ses intentions pacifiques, il annonce un cessez-le-feu et l’ouverture d’un couloir humanitaire. Les réfugiés essayent de profiter de l’accalmie pour quitter Tskhinval, mais l’artillerie géorgienne ouvre à nouveau le feu. Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie annonce que des nettoyages ethniques vis-à-vis des Ossétes sont en cours, nettoyages ethniques qui seront niés en occident.

La promesse faite d’un cessez-le-feu n’est pas respecté. Il y a à nouveau des combats dans les rues de Tskhinval, l’intervention de diplomates semble totalement inutile. Dmitri Rogozine, le représentant de la Fédération de Russie à l’OTAN appelle les choses par leurs noms : « En ce moment ce n’est plus l’heure des diplomates, mais l’heure des militaires. Ils doivent démontrer leur capacité à défendre la population civile ».

Les tanks russes entrent dans Tskhinval, obligeant l’ennemi à reculer rapidement, bien que les colonnes d’éclaireurs soient confrontées à un feu nourri venant des hauteurs entourant la ville et où l’artillerie géorgienne s’est fortifiée. Dans les jours qui suivent, durant une de ses percées, deux journalistes, Alexandre Kots et Alexandre Sladkov, sont blessés. Ils seront sauvés par le Commandant Denis Vettchinov. Lui même périra durant cette action.

le lieutenant-général Anatoli Khroulev commandant de la 58° armée, durant l’un des combats sera blessé. Mais l’opération se poursuit.

Au même moment, Mikhail Saakashvili appelle Moscou à arrêter les actions militaires tout en envoyant se faire sacrifier, dans la zone du conflit, ses réservistes. Il est vrai que le 9 août il devient évident que tout cela est inutile ; Maintenant c’est une Tskhinval drapeauxhistoire de temps. L’attaque géorgienne sur Tskhinval à échouée. L’armée géorgienne n’était pas prête à résister. A Tbilissi on avait prévu d’atteindre rapidement le tunnel de Roki et de le fermer, mais personne parmi le commandement géorgien n’avait seulement imaginé comment organiser la défense de leurs propres soldats. En même temps l’immensité de la catastrophe devient évidente : le nombre important de blessés, de morts, de réfugiés

Jusqu’au 11 août dans différents districts, il continu à y avoir des échanges de tirs, mais la majorité de l’armée géorgienne a fuit en abandonnant sur place son armement, ses morts. La flotte et l’aviation géorgienne ne peuvent plus combattre, neutralisées depuis longtemps. On voit Saakashvili le 11 août apparaitre complètement paniqué alors qu’il est accompagné par des journalistes, il se met brusquement à courir, effrayé par le bruit d’un avion.

D’après VESTI.ru

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 16:42

Le patriarche de l’église orthodoxe russe, Kirill, fait actuellement un voyage pastoral de dix jours en terre d’Ukraine. Le premier jour de sa visite, il s’est rendu avec le métropolite Vladimir et le président ukrainien V.A. Iouchtchenko au mémorial des victimes de la famine des années 30.

Voici l’adresse qu’il a faite lors de cette visite:

patriarche kirill

Je vous remercie Monsieur le président, pour la bonté de vos mots à mon égard.

Je voudrais dire particulièrement clairement à tous ceux, chez qui apparaissent peut-être des doutes quand à la légitimité de ma présence ici : nous nous rappelons des victimes de la famine — de cette famine des années 1932-1933, qui a, pour moi, un lien particulièrement directe.

J’ai raconté, aujourd’hui, à Monsieur le Président, comment mon grand père, un confesseur, a passé prés de trente ans dans les prisons et les camps, Il a été arrêté en ces temps effrayants, simplement pour avoir défendu la foi orthodoxe. Cela se passait dans la région de la Volga. Lorsqu’on l’emmenait, ma grand-mère lui a dit : « à qui donc nous confis-tu ? Tu vois bien que c’est la famine, nous allons tous mourir ! » Alors mon grand père a dit : « Je par souffrir pour le christ. Pas un seul cheveu ne tombera de votre tête. » Et voila que lorsqu’il ne resta à la maison plus un seul gramme de farine, ma grand-mère fit cuire le soir, pour ses sept enfants, des galettes, les leurs distribuât et dit : « Les enfants nous n’avons plus rien que nous puissions manger demain. Demain nous allons commencer à mourir. » Et le soir il se passa ce que moi, croyant, j’appel un miracle. Quelqu’un cogna à la fenêtre, et ma grand-mère entendit une voix : « L’hôtesse, sort, il y a des denrées pour toi. » Elle est sortie ; il n’y avait personne, mais au côté de la porte, il y avait un grand sac de farine. Ce sac de farine a sauvé ma famille et m’a donné la possibilité de naitre.

Je me suis permis de raconter cette histoire parce que la famine — cette famine terrible engendrée par des motifs politiques tout à fait concrets et aggravée encore par des cataclysmes naturels, — a amené à ce qu’une quantité énorme de gens ai péri en Ukraine, dans la région de la Volga, au Caucase du Nord, dans l'Oural du sud, en Sibérie occidentale, au Kazakhstan. C'est le malheur commun de tout notre peuple, qui vivait à cette époque-là dans un seul pays. C'est pourquoi il n'y a rien de surprenant que nous prions pour ces victimes innocentes, nous nous souvenons de ceux qui ont péris.

Nous souvenant d’eux, nous prions en même temps, afin que plus jamais rien de semblable ne se produise plus, et aussi pour que jamais dans notre histoire, d’événements tragiques de telle sorte, ne résulte une historiosophie basée sur la haine de son frère. Nous devons prier et travailler ensemble afin que le monde devienne meilleur, afin que nos peuples vivent mieux, afin que plus jamais des victimes innocentes ne s’en aillent à Dieux en temps de paix.

Je voudrais avec satisfaction apprécier ce premier jour non encore achevé de ma venue ici, sur les collines de Kiev, dans la capitale de l'Ukraine. J’ai déjà eu la possibilité d’approcher notre peuple croyant, à la Laure, ainsi que dans les rues de Kiev, bavarder avec les gens, présider la séance du premier Saint Synode de l'Église Russe à la Laure de Kiev-Petchersk, d’’avoir un entretien avec Monsieur le Président. Nous avons examinés la situation religieuse ici, en Ukraine. Certes, les divisions au sein de lavra kiev or1l'Orthodoxie est un grand défi et un grand problème.

Aujourd'hui nous célébrons, et demain nous allons particulièrement fêter la mémoire de saint Vladimir, prince et civilisateur, qui par sa grande action — le Baptême de la Russie — a contribué à la fondation de notre Église qui existe maintenant depuis mille années.

Cette église, Monsieur le Président, existe. Il y a une église locale en Ukraine !

Si elle n’avait pas existée, il n’y aurait pas eu aujourd’hui d’Ukraine. Mais sur le corps de cette église sont apparues des plaies qu’il faut soigner par la prière et la prise de conscience de ce qui c’est passé et se passe avec nous tous.

Mais le plus important est, que la guérison viendra lorsque nous saurons, que nous réussirons à associer en notre propre conscience de très importantes vérités. La vérité première, est que les ouailles de l’église, sont tous des gens baptisés dans l’orthodoxie. En dehors de leur orientation politique, de leurs sympathies ou antipathie, de leur perception de l'histoire — tous sont les ouailles d’une église commune. Si nous ne projetons pas sur la vie de l’église nos préférences politiques, nous libérerons notre discussion de ce fond, qui accable tant aujourd'hui la réflexion sur le futur de l'Orthodoxie en Ukraine.

Je crois que cela sera ainsi. Je crois que les réflexions sur l’orthodoxie en Ukraine, doivent s’accompagner de prière, de hauts faits spirituels et que par la compassion divine, les prières des vénérables de la Laure de Kiev-Petchersk – nous sommes à deux pas de leurs reliques - seront surmontés les divisions, et le peuple, en dehors de toute préférence politique, de ses sympathies ou antipathies, se nourrira d'une source spirituelle unique, celle de l'Eglise orthodoxe, dont la fondation fut pausée par le saint égal-aux-apôtres, le prince Vladimir.

Je vous remercie, Monsieur le Président de ce que vous ayez souligné le caractère spirituel de ma visite pastorale. Le patriarche de Moscou et de toute la Rus’, vit dans la Fédération de Russie, à Moscou. Mais c'est le Patriarche De Moscou et de toute la Rus’. Je dirai même que lors de la formation du Patriarcat De Moscou en tant qu’église autocéphale, dans le document signé par le Patriarche de Constantinople et ensuite par tous les Patriarches Orientaux, il était question du : « Patriarche de Moscou, de toute la Rus’ et de tous les pays Nordiques ». Et avant l'abolition du Patriarcat à l’époque de Pierre premier, c’est ainsi que signaient les Patriarches de Moscou.

En cela il n'y a aucun impérialisme, aucune domination des uns sur les autres, ce n’est clairement que de l’ecclésiologie orthodoxe : le Patriarche est un père pour tous. Hors de toute dépendance à la couleur du passeport que l’on a dans sa poche, en dehors de la dépendance à l'État dans le quel nous vivons, — Il est le père de tous ceux qui appartiennent à l'Eglise orthodoxe entrant dans une jlavra kiev or2uridiction commune, présidé par le Patriarche.

Comme Patriarche, je mettrai toutes mes forces pour que par la bienveillance de Dieu nous puissions surmonter les divisions. Dieu nous indiquera la voie, je crois en sa conduite. À la différence des politiques laïques, je ne suis pas enclin à faire certains pronostics concrets. Il faut donner son cœur et son esprit à Dieu. Et que la force de l'Esprit Saint nous conduise sur la juste voie. En associant la prière aux travaux et, ce qui est primordial, avec une approche honnête, ouverte et claire des problèmes qui existent en Ukraine, je pense, qu’avec l'aide de Dieu, nous pourrons surmonter ensemble les obstacles existants.

Profitant de l’occasion ; je voudrai souhaiter au peuple d’Ukraine, la paix, l’épanouissement et la prospérité. Que Dieu vous donne longue vie, forces et aide dans votre vie. Que Dieu vous garde !

_______________

Source: http://www.patriarchia.ru/db/text/705092.html

Les photographies de la Laure de Kiev-Petchersk, sont de "Bradiaga" http://chila.foto.ua/

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 23:04

Cette chanson de Youri Chevtchouk fut publiée pour la première fois en 1993 dans l’album éponyme du groupe DDT.

 

chien noir petersburg cover vrai.jpg
Voici donc un magnifique rock-poème sur Saint-Pétersbourg et ses 300 ans d’âmes égarés dans les pierres de cette ville. 300 ans d’une Histoire toujours présente dans les méandres de l’espace-temps, où résonnent indéfiniment, le long des canaux, le long de la Neva, au creux de l’obscurité des jours d’hivers et de la pénombre écliptique des nuits blanches, les pas de ceux qui furent.
_______________________

Черный пёс Петербург ~ Chien noir Petersbourg
Iouri Chevtchouk

Chien noir Petersbourg – gueule sur pattes
Tes yeux de glace se figent à travers la poussière
Au creux de cette nuit, j’inhale ton odeur pierreuse
Je bois les noms de tes rues, le défilé des maisons.
Chien noir Petersbourg – l’effroi pépiant des passants
Entassés dans les ouvertures des réverbères nocturnes
Sur le Volkovski, hurlent les loups, on dirait
Que demain, là-bas ce sera encore plus gai.

Cette bête ne se presse jamais nul-part
Cette nuit n’appelle personne nul-part.

Chien noir Petersbourg – J’entends ta voix
Dans les entrées mortes, dans le râle des parapluies
Tes sons s’éparpillent partout en tas,
Goutes de sang sur les roubles rassis de vieillards.
Chien noir Petersbourg – des toits, des divans,
Et au dessus des toits qui déraillent, le vide
Dans les halls, les verres se remplissent de cendre
Dans les bas-fonds crasseux, ici vie le vide.

Cette bête ne se presse jamais nul-part
Cette nuit n’appelle personne nul-part.

Chien noir Petersbourg – poudre éparpillée
Du mystère de ses murs au silence de sépulture
La nuit, dans chaque coin, respire un étrange bruissement
Ici chaque monument est en état de guerre
Chien noir Petersbourg – le temps s’est resserré de lune
Et ton vieux maitre a joué de la trompette
Vous vous taisez tous les deux, vous souvenant d’une autre
Disposition des vagues sur la Neva.
Chien noir Petersbourg – la nuit se tient au bord du quai
Demain, en route, je n’ai pas la force de rattraper le destin
Dans cette eau sombre, le reflet du commencement
Je le vois, et comme lui, je ne veux pas mourir.
Chien noir Petersbourg – il y a-t-il au moins quelque chose de vivant
Dans ce royaume de murs, par le temps, noyés ?
Tu te tais, tu es toujours en état de repos
Même dans la pesanteur des changements les plus abruptes.

Cette bête ne se presse jamais nul-part
Cette nuit n’appelle personne nul-part.

Seulement moi, seulement toi, moi, toi, moi, toi,
Le cœur, notre cœur vit.
Seulement moi, seulement toi, moi, toi, moi, toi,
Le cœur, notre cœur vit.
Notre cœur chante.

Cette bête !
Cette nuit !

Seulement moi, seulement toi, moi, toi, moi, toi,
Le cœur, notre cœur vit.

Traduction : Sarah P. Struve

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:01

Cette chanson populaire casaque daterait de l’année 1783 et raconte dans sa première version l’affrontement des cosaques du Don avec la cavalerie Nogaïs. Elle a du résonner également dans le Paris de 1814.

- Durant la guerre civile, elle serait devenue la chanson de la bataille qui eu lieu en janvier 1920, entre la cavalerie cosaque blanche du général Pavlov et la première armée de cavalerie rouge de Boudionov, sur le fleuve Manytch, dans le sud de la Russie. Le nombre de cavaliers cosaques, tant du côté blanc que du côté rouge s’élevait réellement à prés de quarante milles hommes. Les blancs perdirent cette bataille et durent reculer à travers la steppe gelée vers Novorossiisk pour, au mois de mars de la même année, une terrible traversée de prés de 300 kilomètres à travers la mer noire afin atteindre la Crimée.

- Il existe un couplet qui fut chantaient par les cosaques restés fidèles au gouvernement provisoire : Aussi, commémorerons frères, nos frères fidèles / Nos frères en Christ du Terek et du Kouban. / Le Juda Trotski et le Juda Sverdlov, / Ont Crucifiés lâchement sur la croix, la mère-Russie. 

- Cette chanson fut également l’une des préférée de l’anarcho-communiste, Nestor Makhno, qui devait la ressasser dans son exile français, entre son travail de peintre en bâtiment, son logement de Vincennes et le café-tabac où il venait les dimanches, jouer au tiercé.

Voici trois interprétations de cette chanson. Dans le premier vidéogramme elle est chantée par le chœur des cosaques du Kouban  , chœur existant depuis 1811. Dans le deuxième vidéogramme la chanson est interprétée par Jeanna Bitchevskaia sur des photos d’archive. Dans la troisième vidéo, elle est interprétée par Pélagueia, une jeune chanteuse – elle est née en 1986 – de Rock-folk russe

_____________

Любо, братцы, любо…
Il fait bon, frères, il fait bon…

Chanson populaire cosaque

 

 

Comme sur le terrible Terek
Les Cosaques ont menés
Les Cosaques ont menés quarante milles chevaux.
Et la plaine s’est couverte,
Et la berge s’est couverte,
De centaines de gens sabrés, fusillés.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman*, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Ceux que l’Ataman choisi, il les connait.
- Escadron à cheval ! Et moi, on m’a oublié.
Il leurs est échu la destinée cosaque et la liberté,
Moi, il m’est échu la terre poussiéreuse et brûlée.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Et la première balle, et la première balle,
Et la première balle, mon cheval à la patte, blessa.
Et la seconde balle, Et la seconde balle,
Et la seconde balle, au cœur, me blessa.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Ma femme s’attristera,
Epousera un autre,
Un de mes camarades, elle m’oubliera.
Dommage seulement pour la liberté
Dans le vaste petit pré,
Dommage pour mon cheval isabel et mon sabre aiguisé.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Et la pluie froide, et la pluie froide,
Et la pluie froide, mes os, lavera.
Et le noir corbeau, et le noir corbeau,
Et le noir corbeau, mes cheveux, béquètera.

(Variante du dernier couplet chanté par les cosaques du Don)
Mes boucles blondes, mes yeux clairs,
Les herbes folles et l’absinthe sauvage envahiront.
Mes os blancs, mon cœur fier,
Rapaces et corbeaux, dans la steppe disperseront.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Traduction : Sarah P. Struve.

* - Le terme « Ataman » d’après certainnes versions, vient du terme Guéîtman lui-même dérivé du mot anglo-saxon et scandinave ; « Headman » qui signifie « capitaine » Ce mot aurait transité par la Pologne avant de s’encrer en Russie. Selon une autre version, Ataman est issu de deux mots turcs, « ata » qui signifie « père » et « taman » ou « temen » qui veut dire «dix milles). C’est ainsi que les cosaques désignent le chef de la « stanitsa – village » élut par eux, qui, pendant les périodes de service et de guerre, est en même temps le commandant du régiment formé par les hommes de la stanitsa.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:06

La romance « Tu fus balayée par les neiges, Russie », fut écrite par Philarète Tchernov en 1918, et publier dans le journal « Svoboda » la même année. Avec le temps et l’exile, elle devint « l’hymne non officiel de l’immigration russe ». Tchernov qui était resté en Russie, évitait pour cette raison, de trop rappeler qu’il en était l’auteur. Le peintre et poète, Evgueni Kropivnitski, connaissait Tchernov depuis son enfance. Il racontait qu’au début du XX° siècle, Tchernov était brusquement apparut dans le cercle de la famille Kropivnitski ; c’était un homme à cheveux longs, au caractère impétueux. Dans sa jeunesse, Tchernov avait rejoint un monastère, qu’il du, plus tard, quitter discrètement : Un malheur était arrivé ; Les moines s’étaient alcoolisés et Tchernov a dû saisir une hache… Kropivnitski ne se souvenait pas si Tchernov avait ou non tué quelqu’un, mais il du quitter très vite son monastère. Le poète était quelqu’un d’impressionnable. Un jour – racontait Evgueni Kropivnitski - du haut d’un balcon au premier étage d’une maison, il jeta son regard vers un ravin et s’écria en reculant – C’est sans fond ! Tchernov est mort après une énième beuverie.

plevitskaiaLa principale interprète de cette romance de Philaréte Tchernov, fut Nadezhda Plevitskaia née en 1884 dans le village de Vinnikovo dans la région de Koursk, de son nom de naissance, Vinnikova. Nadezhda Plevitskaia ne fit que deux classes à l’école paroissiale de son village avant de rejoindre un monastère où, par amour du chant, elle intégra le chœur et devint novice. Assistant un jour à une représentation d’un cirque embulant; conquise, elle s’enfuie avec les artistes de ce cirque. Plus tard, elle intégra "l’école de spectacles musicaux de Kiev" où elle rencontrera son premier mari, Edmond Plevitsky, un danseur polonais. Elle continuera à porter son nom jusqu'à sa mort.

Plevitskaia devient une chanteuse célèbre et se produit, dans des restaurants comme le « Yar » à Moscou. Elle chante devant la famille impériale ; Nicolas II l’appelle affectueusement « Notre rossignol russe »

Son deuxième mari est lieutenant. Lorsqu'éclate la première guerre mondiale, elle part au front avec lui et devient aide soignante dans un hôpital militaire de campagne. Le lieutenant périra héroïquement et Plevitskaia épousera peu de temps après un autre officier.

Commencent alors les temps troubles de la guerre civile où le nom de Nadezhda Plevitskaia ne fait surface qu’en raison de scandales dûs à ses nombreuses aventures sentimentales. Avec son nouveau lieutenant de mari, Youri Livitski, devenu commandant dans l’armée rouge, ils tombent aux mains des blancs. Elle doit être fusillée, mais un officier, le général Nicolas Skobline, la reconnait. Elle est emmenée au quartier général, où elle donne un concert.

Elle quittera la Russie par la Crimée avec l'armée du général Wrangel, vivant un temps en Turquie où elle épouse secrètement le général Skobline. Le couple finit par s’installer à Paris, où le jeune général (il était alors âgé de 27 ans et plus jeune de son épouse de huit ans) devient un activiste de la ROVS, (Union militaire de l'armée blanche en exil) organisation continuant à combattre le pouvoir soviétique de l’étranger.

Plevitskaia devient à nouveau une artiste connue, elle fait de nombreuses tournées à travers l’Europe et aux Etats-Unis. En 1926 Rachmaninov l’accompagne, lui-même, au piano. A cette époque ce n’est pas vraiment l’aisance matérielle qu’avait pu connaitre la chanteuse en Russie. Pourtant, le couple se retrouve en possession d’une belle demeure de deux étages, d’une voiture, il y a de plevitskaia2l’argent… Des bruis courent que le général et son épouse ont été recrutés par la Guépéou, mais lors d’un tribunal militaire d’honneur, le couple est lavé de tous soupçons. En réalité le général Skobline avait été recruté par l’Oguépéou dès 1930, après qu’il se soit adressée par courrier au gouvernement soviétique pour solliciter l’autorisation de retourner vivre en Russie avec son épouse.

Pour les « tchéquistes », la ROVS était alors l’une des principales menaces. Le Général Koutiépoff chef de l’organisation, avait déjà été enlevé par la Guépéou en plein Paris. Il arriva la même chose à son successeur, le général Miller. Le NKVD , mêla à cet enlèvement, le général Skobline et son épouse. Skobline s’étant enfui en Espagne, c’est seule, que Plévitskaia, en décembre 1938, fut traduite devant la justice française. Elle fut condamnée à 20 ans de bagne et mourut en octobre 40, dans l’indifférence générale, à la prison pour femme de la ville de Rennes.

Que reste-t-il de Plevitskaïa ? Quelques lignes dans l'Encyclopédie Soviétique, où, elle fut de ces, peu nombreux, émigrants russes, qui y figurèrent. Il reste les enregistrements de sa belle voix. Ses chansons... Dont les couplets de la romance de Tchernov qui, encore aujourd’hui, submergent l’âme d’une nostalgie infinie.

Voici donc un vidéogramme découvert sur le net où la belle voix de Plevitskaia interprète cette triste romance, sur des photographies couleurs datant d’avant la révolution et prises par Sergueï Prokoudine-Gorski. L’auteur du clip, "Iris", a trouvé que ces photos de la Russie du début du XX° siècle accompagnaient particulièrement bien la romance chantée par Nadezhda Plevitskaïa.

_________________

Замело тебя снегом, Россия.
Tu fus balayée par les neiges, Russie.

Paroles & musique ; Philarète Tchernov

Tu fus balayée par les neiges, Russie,
Ensevelie sous une blanche tempête.
Et les vents froids des steppes,
Te recouvrent de chants funéraires.

Ni chemins, ni traces dans les plaines,
Le long des congères de neiges infinies.
Sans pouvoir parvenir aux reliques de l’enfance,
Sans pouvoir entendre les voix familières.

Balayant, balayant, tu as ensevelie
Tout ce qui est sacrée, chère tempête.
Tu es une force aveugle et cruelle,
Telle la mort, neiges, vous n’êtes pas vivantes.

Tu fus balayée par les neiges, Russie,
Ensevelie sous une blanche tempête.
Et les vents froids des steppes,
Te recouvrent de chants funéraires.

Traduction : Sarah P. Struve

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:14

 Ludmilla Zykinas’est éteinte ce 1° juillet, alors qu’elle venait de fêter son 80° anniversaire, entourée de ses amis et proches, le 10 juin dernier. zykina

Voici une chanson, d’Ochanine ; « Течет река Волга – Tétchiot réka Volga – Coule le fleuve Volga » qu’elle interpréta en 64 dans le film « Tetchiot Volga – Coule la Volga », et qui fut l’une des chansons qui la représenta le mieux. dans ce vidéogramme, trouvé sur la toile, elle interprète la chanson sur des d’images de paysages russes et des alentours du fleuve. Ludmilla Zykina

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Течет река Волга /Coule le fleuve Volga

Parole : L. Ochanine ~ Musique : M ; Fradkine

De loin, longuement
Coule le fleuve Volga
Coule le fleuve Volga
Il n'y a ni limites, ni bords
Parmi les blés mûrs
Parmi les neiges blanches
Coule ma Volga
Et moi j’ai dix-sept ans

Ma mère a dit : "tout peut arriver, fiston
Peut être que, des routes, tu te fatigueras
Quand, à la fin de ce chemin, tu reviendras à la maison
Laisses aller tes paumes dans la Volga"
  

De loin, longuement
Coule le fleuve Volga
Coule le fleuve Volga
Il n’y a ni limites, ni bords
Parmi les blés mûrs
Parmi les neiges blanches
Coule ma Volga
Et moi j’ai déjà trente ans

Ton premier regard et le premier clapotis des rames
Il y eu tout, seulement la rivière l’emporta
Je ne regrette pas ce printemps ancien
En
lieu et place ton amour est avec moi

De loin, longuement
Coule le fleuve Volga
Coule le fleuve Volga
Il n’y a ni limites, ni bords
Parmi les blés mûrs
Parmi les neiges blanches
Je regarde en toi, Volga
C’est ma septième décade

Ici est mon attache, ici sont mes amis
Tout ce sans quoi vivre au monde est impossible
Du lointain cours du fleuve, dans le silence étoilé
Un
autre gamin me fredonne

De loin, longuement
Coule le fleuve Volga
Coule le fleuve Volga
Il n’y a ni limites, ni bords
Parmi les blés mûrs
Parmi les neiges blanches
Coule ma Volga
Et moi j’ai dix-sept ans

Traduction : Sarah P. Struve

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:21

Peu de gens savent que le président Ingouche, Iounous-Bek Evkourov, commandait le détachement de l’armée de la Fédération de Russie qui entra le 12 juin 1999 à Pristina, en une audacieuse course depuis la Bosnie-herzégovine, venant ainsi au secours de la population kosovare Serbe, et affirmant ainsi la présence de la Russie à une époque où le regard porté sur celle-ci était, au mieux, empreint de condescendance. Ce musulman croyant et pratiquent, ce fils fidèle de la terre Ingouche et patriote de la Fédération de Russie, lorsque le devoir l’appela aux commandes de la République d’Ingouchie, en officier russe, et malgré les risques encourus, l'accepta. Il savait vers quoi le portait son engagement au service de son peuple et de son pays. Il suffit de regarder son regard pour le comprendre.

yunus-bek evkourov.jpg

Ce matin, des fous manipulés par des services étranger prés à sacrifier les peuples du Caucase pour un peu de pétrole, s’imaginant ainsi, par le sang versé, briser la Fédération de Russie, des fous ont tentés de briser la vie d’Evkourov et n’y sont pas parvenus. Pouvaient ils seulement réussir un 22 juin, jour anniversaire de l’invasion hitlérienne de l’Union Soviétique ? Comme l’a dit le premier ministre russe ; « En choisissant cette date symbolique, les criminels qui sont derrière cet acte, se sont alignés sur l’idéologie nazie. »

Que sa foi de croyant musulman, aide Evkourov à guérir de ses blessures. Derrière lui tous les croyants de Russie, musulmans, chrétiens , juifs, bouddhistes, animistes, prient selon leur rite, pour sa guérison. En Fédération de Russie il y a différentes religions, mais la mystique est une. C’est cette mystique qui porte cette immense terre et ses preux chevaliers, dont fait partie Iounous-Bek Evkourov.

S.P.S

 

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 11:29

En Fédération de Russie, le 30 octobre est la journée de la mémoire des victimes des répressions politiques. Voici un extrait de la vidéo intervention que le Président Medvedev a posté sur son blog:

« (…) Je suis convaincu que la mémoire des tragédies nationales est autant sacrée que la mémoire des victoires. Et il est particulièrement important que les jeunes aient non seulement des connaissances historiques, mais aussi des sentiments civiques. Qu’ils soient capables d'une manière émotionnelle de compatir à l’une des plus grandes tragédies de l'histoire de la Russie. Et tout n’est pas ci simple.

Il y a deux ans des sociologues ont menez un audit : Prés de 90% de nos citoyens, de nos jeunes citoyens de 18 à 24 ans, n’on pas sut nommer les noms de gens célèbres ayant soufferts ou ayant péris durant ces années de répressions. Et cela, bien sur, ne peut pas ne pas inquiéter.

On ne peut pas se représenter l’envergure de la terreur de la quelle ont soufferts tous les peuples du pays. Son pic a été les années 1937–38. Alexandre Soljénitsyne appelait «Volga du malheur du peuple» "le flux" infini des gens réprimés à cette époque-là. Durant les vingt ans d'avant-guerre, furent supprimés des couches et classes entières de notre peuple. On a liquidé pratiquement tous les cosaques. On a « dékoulakisé » et saigné à blanc la paysannerie. Les poursuites politiques ont atteints et les intellectuels, et les ouvriers, et les militaires. Les représentants d’absolument toutes les confessions religieuses ont étés persécutés.

Le 30 octobre, c’est la journée de la mémoire de millions de destins brisés, de gens fusillés sans jugement ni instruction, de gens envoyés dans des camps et en déportation, privés de leurs droits civiques en raison de leurs « mauvaise » profession ou pour leurs « origines sociales ». La flétrissure « ennemi du peuple » et « complices » recouvrit alors, des familles entières.(…) »

_____________

 
 

Pour mieux comprendre cette époque, il faut, bien sur lire Soljenitsyne mais également Varlam Chalamov et plus particulièrement les « Récits de la Kalyma ».

KolymaBien sur ce qui interroge le plus dans ce cas là, comme dans les cas équivalents, telle la terreur qui suivie la révolution française, ou toute autre forme de dictature et/ou de révolution, de droite ou de gauche, laïque ou religieuse, c’est l’effet de groupe et de masse et cette capacité qu’a l’animal humain à se soumettre, car toute dictature ne pourrait être si les gens ne se soumettaient pas et n’avait pas cette redoutable peur de penser autrement que ce que « l’air du temps » ordonnait, si les gens n’avaient la coupable peur de ce fameux « quand dira-t-on ». Il n’est pas inutile à cet effet, de lire et relire « Tout passe » de Vassili Grossman.

L’une des chansons signifiantes sur les camps gouvernementaux soviétiques s’appelle « Camarade Staline » de Iouz (Iosif) Alechkovski. né en 1929 à Krasnoïarsk (Sibérie); Les années d’études de Iouz Alechkovski se passent à Moscou où sa famille déménage. En 1947 il est appelé sous les drapeaux et sert dans la marine. Il sera condamné à quatre ans d’enfermement pour « manquement à la discipline » et passera 3 ans en camps.

Après sa libération en 1953, il travaille comme chauffeur. En 1955 il revient à Moscou et commence à gagner sa vie en écrivant. A partir de 1959, il se met à écrire des chansons (d’après certains, il écrivait déjà ses textes des 1953). Après la publication de certains de ses textes dans l’almanach « Métropole » il est contraint à l’exile. Il part en Autriche puis aux États-Unis. En 1995 il enregistre avec Andreï Makarevitch un disque «Окурочек –Okourotchek –Le petit mégot »

- Voici donc un vidéogramme de Iouz Alechkovski interprétant " Camarade Staline ".


Товарищ Сталин
Camarade Staline

Юз Алешковский / Iouz Alechkovski


Camarade Staline vous êtes un grand savant,
Un immense spécialiste en dialectique.
Moi, je ne suis qu'un simple prisonnier soviétique
Et mon seul camarade est le loup gris de Briansk.

Pourquoi suis-je ici ? Honnêtement je ne le sais
Mais, apparamment les procureurs ont eu raison.
Ainsi donc, dans cette région de Touroukhan, je suis enfermé
Où, du temps des tsars, vous même résidiez.

Toute notre vie nous avouions nos péchés spontanément
D’étape en étape nous allions à la rencontre de notre destin cruel,
Nous avons tant cru en vous Camarade Staline
Comme, peut être, nous ne croyons en nous-même.

Ainsi donc, je suis dans la région de Touroukhan
Où les surveillants sont sévères et brutaux.
Bien sur, tout cela, je le comprends
Comme l'accentuation de la lutte des classes.

La pluie, la neige, les moustiques...
Nous nous traînons du matin au soir dans la taïga.
Ici, de "l'Etincelle"* vous rallumiez la flamme.
Désormais je m'y réchauffe, merci à vous !

Camarade Staline vous ne dormez pas la nuit,
A l’écoute du bruissement de la pluie,
Et nous, nous restons empilés sur nos châlits,
Et nous reste étrangère, la nocturne insomnie.

Je vous imagine en képi du parti
vous rendant à la parade, habillés d'une vareuse,
Et nous, nous abattons des arbres et les copeaux staliniens
Volent en tout sens, comme auparavant.

Toute votre poitrine est recouverte de médailles,
Et vos cheveux, de tant de soucis, ont blanchis,
Il est vrai que de relégation, six fois vous vous êtes enfuis,
Et moi, l’idiot, pas une seule fois n’y suis arrivé !

Hier, nous avons enterrés deux marxistes,
Ne les avons pas recouverts de l'étendard pourpre.
L’un d'eux était droitiste,
L’autre, comme on s'en aperçut plus tard, n'y était pour rien.

Variante
Hier, nous avons enterrés deux marxistes,
Ne les avons pas recouverts de l'étendard pourpre.
L’un d'eux était gauchiste,
L’autre
était, comme on s'en aperçut plus tard, une balance.

Et, avant de décéder pour toujours,
Il vous a légué
sa blague à tabac ainsi que ces quelques mots,
Il vous a demandé, dans tout cela, d’y voir plus clair,
Et doucement, il a poussé un cri : "Staline, c’est une lumière !"

Camarade Staline vivez mille ans !
Et même, si parfois c'est dur pour moi,
Je sais qu'il y aura
De plus en plus d'acier par tête d'habitant.

Traduction : Sarah P. Struve.

 

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 16:22

Comme le lait maternel, ce chant, par delà sa beauté, je l’ai absorbée dans le Paris de l’émigration russe, Il me semble, le temps passant, qu’il m’a irrigué bien avant la première parole qui fut russe.

L’auteur du poéme est Ivan Zakharovitch Sourikov (1841 – 1880) poète russe né dans la région d’Iaroslavl, dans la famille d’un serf affranchi. La poésie d’Ivan Sourikov est dans la continuation de poètes tels que Nekrassov ou Nikitine. Sa poésie reflète les états d’âme et les ressentis des pauvres des villes ainsi que de la paysannerie. Nombres de ses poèmes sont devenus des chansons populaires. Plusieurs compositeurs, dont Tchaïkovski, mirent en musique certains de ses textes. Le compositeur de « La steppe s’étend alentour » n’est pas connu.

Sourikov Ivan.jpg

Le premier vidéogramme, reprend la version du Cœur Populaire de Voronezh datant des années quarante du siècle passé  qui est l'un des plus beau et intense. Il à été glané sur le beau site d’une Moscovite, amoureuse de son pays, de sa nature et de ses romances. Elle est par ailleurs, créatrice de belles vidéos.

Dans le second vidéogramme, Jeanna Bitchevskaïa nous donne sa belle interprétation stylisée de cette chanson populaire.


Степь да степь кругом

La steppe s’étend alentour

Chanson populaire russe


La steppe s’étend alentour,
Enlisant le cœur de tristesse.
A propos de la large steppe,
Chante le cocher

Comme dans cette steppe
Mourait un cocher
Et, à son camarade, il donnait
Ses dernieres volontés.

« Toi, mon camarade !
Ne te souviens pas en mal,
Ne te souviens pas en mal,
Enterres
-moi.

Enterres-moi,
Ici, dans la steppe profonde;
Mes chevaux moreaux
Ramènes-les à la maison.

Ramènes-les à la maison,
Rends-les au père,
Apporte à la mère
Mon salut profond.

Et à ma jeune épouse,
Transmets, mon ami,
Qu’à la maison,
elle ne m’attende plus
.

Et encore, en guise
D’un petit mot d’adieu:
Transmets-lui, de nos fiançailles,
L'anneau.

Celui qui pour son cœur sera bon,
Qu'avec lui, elle se marie
Qu’ils se fiancent,
Avec mon anneau.

La steppe s’étend alentour,
Enlisant le cœur de tristesse.
A propos de la large steppe,
Chante le cocher.

Traduction: Sarah P. Struve

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