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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 17:31

Cette chanson fut écrite en 1939 pour le film «Большая жизнь - Une grande vie,» par le poète Boris Laskin et le compositeur Nikita Bogoslovski. Le thème de la chanson correspond à un des sujets du film — les premiers pas d’un jeune gars dans un collectif de travail. Bizarrement, la chanson est interprétée dans le film, non pas par le héro, mais par le saboteur qui est joué par l’acteur Lavrenti Massokha.  

La région du Donetsk porte le nom du fleuve "Donets" qui est un affluant du Don, La régions du Donetsk se trouve à l’extrême est de l’Ukraine, et est frontalière de la Fédération de Russie. Cette région fait partie d’un important bassin houiller appelé: "Donbass"
Voici un vidéogramme avec l'interprétation du groupe Lioubé.

Donets
~~~~~~~~~~

Dorment les sombres tumulus / Спят курганы тёмные  

Paroles : Boris Laskin / Musique : Nikita Bogoslovski  

(1939)

     

Dorment les sombres tumulus
Brûlés de soleil,
Et, les blancs brouillards,
À la file, avancent.
À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Un jeune gars.
 

Là-bas, à la mine de charbon,
On a remarqué le jeune gars.
Lui tendant la main de l’amitié,
Avec eux, Ils le prirent.
D’avenantes jeunes filles,
D’une douce chanson, l’ont accueillies,
Et au chantier est allé,
Le jeune gars.

Les jours de labeur brûlant,
Ressemblant à un combat,
On provoqués dans la vie du gars,
Un sacré tournant.
Vers un labeur brûlant,
Vers un bon boulot,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Le jeune gars.

À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk
Un jeune gars.
À travers les bois bruissants
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Un jeune gars.

Traduction : Sarah P. Struve
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 17:39

Cette chanson de Boris Grebenchikov: "Я не могу оторвать глаз от тебя - Je ne peux arracher mes yeux de toi" a été publiée dans le cadre de l’album de son groupe « Akvarium » « Zoom, zoom, zoom » qui fut enregistré à Londres en 2005. A propos de cet album et de la raison de son enregistrement à Londres, B. Grebenchikov explique dans une interview :

« (...) A Londres, en plus du processus technique de l’enregistrement, beaucoup de choses se passaient, qui ne se seraient pas passées dans un autre endroit. La pleine lune, la fête (celtique) de Samain, et encore beaucoup d’autres choses. Cela a eut une influence assez forte sur l’enregistrement et a participé à la structuration du son de cet album.

J’ai marché des nuits entières dans Saint James park, sous la clarté de la lune, et beaucoup de choses devenaient évidentes. (…) »

Akvarium-zoom-zoom.jpg

Je suis né ce matin,
Encore avant les premières lueurs de l’aube.
Le silence me vient du dehors,
Le silence est en moi.
Je m’incline devant les étoiles s’éteignant,
Je m’incline devant la lumière de la lune,
Mais, en moi il y a un son inaudible aux autres,
Montant des profondeurs.


Je suis né au nord,
Pour rester le plus longtemps entier.
Je n’ai pas d’amis,
Afin que personne ne me détourne de mon but.
La mer s’est entrouverte devant moi,
Ne supportant pas la chaleur du feu,
Et toutes les flèches m’endurcissaient intérieurement,
Aux premières prémisses du jour.

 

Je ne pouvais arracher mes yeux de toi.
Ne pouvais arracher mes yeux de toi.
Ne pouvais arracher mes yeux de toi.


Je suis né avec la mémoire effacée,
Ma patrie est quelque part au loin.
Je me souviens comme j’apprenais à marcher
Afin de ne pas vraiment toucher terre ;
Je suis parti dans le désert,
Où chaque pierre se souvient de ton empreinte.
Mais je n'aurai pu te laisser échapper,
Comme je n’aurai pas pu ne pas voir l’aurore.

 

Je ne peux arracher mes yeux de toi.
Ne peux arracher mes yeux de toi.
Ne peux arracher mes yeux de toi.

Traduction Sarah P. Struve

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 16:45

"Уральская рябинушка - Ouralskaïa riabina - Le sorbier de l’Oura" est une chanson datant des années 50 du siècle précédant. Elle est le prototype de la chanson populaire russe/soviétique de cette époque. Evgueni Rodyguine, Le compositeur de la mélodie est originaire d’Ekaterinbourg, ville qui s’appelait à l’époque, Sverdlovsk. Cette mélodie fut jugée par le directeur du cœur populaire de sverdlovsk où jouait Rodyguine, comme non représentative du folklore russe. Se regard puriste fut démentie par l’enjouement, d’abord en union soviétique, puis à travers le monde, que rencontra cette chanson qui fut traduite en plus de dix langues. Elle est un peu l’hymne de cette région du centre Oural, à la fois faite d’une magnifique nature, et d’un paysage fortement industrialisé.

Evgueni Rodyguine a actuellement 80 ans et prend tous les jours sa voiture, y compris en hiver, pour aller se baigner au lac Chaptach. Il est question de lui confier la composition musicale de l’hymne de l’oblast' de Sverdlovsk.

Sur ce vidéogramme, la chanson est interprétée par Nadejda Kadychyva et le groupe Zolotoïe koltso.

 

Le sorbier de l’Oural
Уральская Рябинушка

Musique : E. Rodyguine ~ Paroles M. Pilipenko

Traduction: lokaNova 

Le soir s'étend au-dessus de la rivière comme une douce chanson,
L'usine s'illumine de lointains éclairs de chaleur,
Quelque part, un train roule avec des points de feu,
Quelque part, sous un sorbier, des garçons m'attendent.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

A peine les sonneries se perdent-elles au-dessus de l'eau,
Que je regagne le petit sorbier par un sentier escarpé.
Le vent souffle sans fin sous le sorbier frisé ;
A ma droite, les boucles du tourneur, à ma gauche, celles du forgeron.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

La journée, à l'atelier, de courtes rencontres ardentes ;
Mais le soir, nous nous retrouvons, nous nous asseyons et nous taisons.
Les étoiles d'été observent en silence les garçons,
Et elles ne disent pas, ces lumineuses, lequel d'entre eux est le plus aimable.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

Lequel d'entre eux est le plus désiré, duquel prendre la main ?
Le cœur inquiet, je n'y comprends rien,
Les deux garçons sont braves, les deux sont bons,
Gentil petit sorbier, guide mon cœur !
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

____________________________________________

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 18:33

Voici une chanson populaire russe, interprétée sur l’audiogramme par l’ensemble « Zolotoie koltso » (l’anneau d’or,) du nom de cette région au nord-est de Moscou, délimitée par d’enciennes villes russes, véritable musée à ciel ouvert où se concentre une grande part de l’histoire du moyen âge russe. L’auteur de cette chanson est inconnu. Le vidéogramme qui suit est interprété par Nadejda Kadycheva et Larissa Dolina (chanteuse de jazz et actrice.)

ivouchki.jpg

Ивушки / Petits saules

Saules, petits saules,
Verts Arbrisseaux,
Qu’avez-vous donc fait ?
À l’amour, avez répondu.

Auprès du haut perron,
J’ai rencontrée un faucon,
Je l’ai rencontré et l’ai cru,
À l’amour, j’ai répondu.

Se balance la barque,
Aborde la berge,
Aborde la berge,
Et l'amour s’en va.

Saules, petits saules,
Verts Arbrisseaux,
Qu’avez-vous donc fait ?
À l’amour, avez répondu.

Traduction: Sarah P. Struve

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 19:42

bagapsh2.jpgOSinform - La question sur l’autonomie de l’Abkhazie dans le cadre de la Géorgie, est définitivement clôse. – A déclaré le président de l’Abkhazie ; Sergueï Bagapch, lors de la conférence de presse du 10 août à Soukhoumi. D’après lui, des diplomates de différents pays se sont mis en lien avec les représentants de Soukhoumi, pour demander à l’Abkhazie de « ne pas se mêle de la guerre » a annoncé IA REGNUM à Soukhoumi.

Aux dires de Bagapsh, c’est le Ministre des Affaires étrangères du Danemark, En particulier, qui s'est adressé avec une telle demande ainsi que d’autres pays. Le président de l'Abkhazie a souligné que Soukhoumi est prête à suivre n'importe quelle recommandation, mais seulement après l'achèvement des opérations militaires en cours. « Nous n’avons jamais refusé le dialogue, nous somme prêts à le reprendre même aujourd’hui, mais seulement avec ceux qui sont prêts à discuter avec nous et à comprendre se que nous disons »-A fait remarquer Bagapsh. D’après ses dires, après ce qui s’est passé en Ossétie du sud, « le thème de l’autonomie (au sein de la Géorgie) est clos » Parlant des perspectives de relation avec le gouvernement géorgien, le dirigent de l’Abkhazie a déclaré, qu’il ne peut s’agir que de contacts intergouvernementaux.

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 18:39
Cette chanson qui est également appelée en français « La chanson du batelier de la Volga » datte de 1991 et a été éditée pour la première fois en 1992, dans « l’album russe » « Русский альбом (Rousskii album)» Elle a été réédité en 1996 dans l’album « Центр циклона (Tsentr tsiklona) » ainsi que dans l’album compilation « Boris Grebenchikov & Akvarium »

Le long de la Volga avance le batelier solitaire,
Avance le prisonnier des étendues célestes;
Le seigneur lui montre du haut du ciel,
son poing
Mais cela le fait sourire, dans le poing il y a de la cocaïne.

En descendant la Volga ; la horde d’or,
En remontant son cours; des jeunes filles regardent de la berge.
O breuvage de Kozelsk, eau vive,
Neiges bleutés, faites moi une saignée.
Comme l’hivers, de fer et de glace, nous a apaisé,
Nous apaisât, et se métamorphosa en printemps.
Oh, qu'y aura-t-il donc après, lorsque la neige fondra,
Oh, que m’adviendra-t-il, lorsque la glace se rompra …

Est-ce le débordement de la Volga, ou bien un déluge biblique,
Ou simplement le seigneur balayant des traces,
Seulement, cela m’est égal, je suis presque prêt,
Prêt à te chanter de dessous l’eau sombre.

Et de dessous l’eau sombre, résonnent des cloches,
De dessous un antique rempart, un oiseau flamboyant,
Délivres moi de mes péchés, d’un seul coup d’aile,
Délivres moi de mes péchés, mais pourquoi te tais tu ?!
Brûle séraphin aux ailes d’or,
Brûle sans te gêner, étoile du berger,
Cela m’est égale, car j’ai lâché les rênes,
Et il n’y a pas d’autre chemin que celui avec toi…

Voici donc notre vie, au choix : PAL ou SECAM,
Soit c’est foutu, soit c’est le Sauveur dans nos têtes.
Je suis sortie pour m’en aller vers le début du commencement,
Mais j’ai bue et suis tombé, voila toute l’histoire.

Et les corbeaux se taisent, et les jeunes filles crient,
Telles des Louves de Tambov, ou bien des sœurs de lumière.
Est-ce le poste de secours, est-ce le poison salutaire ;
Entends tu, je frappe à ta porte, ouvres moi !
Envois nous chez les anges, ou bien parmi les bêtes,
Seulement ne te tais pas, je ne peux, sans feu ;
Et où que j’aille, je cogne toujours aux portes
Aussi, Seigneur mon Dieu, aie pitié de moi !

Traduction : Sarah P. Struve

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 18:51

2ee79f1d6a0bfcc9c0f6d94521c09861.jpgParfois les petits événements renvoient aux grands changements. Le fiasco géorgien pourrait être un tel événement. Il annonce la fin de l’après guerre froide. Mais il ne marque pas le retour de n’importe quelle nouvelle guerre froide. Il marque un retour plus grand: le retour de l’Histoire.
L’après guerre froide a commencé sous le signe d’un triomphalisme occidental, symbolisé par le livre «La fin de l’Histoire» de Francis Fukuyama. Le titre était d’un sans-gêne, mais il a saisi l’esprit du temps qui régnait à l’Occident. L’Histoire a connu sa fin avec le triomphe de la civilisation occidentale. Le reste du monde n’avait pas d’autre choix que de céder devant l’avance de l’Occident.
En Géorgie, la Russie a déclaré sans équivoque qu’elle n’entendait plus se soumettre à l’Occident. Aprés deux décennies d’humiliation, la Russie a décidé de riposter. Dans peu de temps, d’autres puissances vont l’imiter. En vertu de sa puissance écrasante, l’Occident a pénétré dans des espaces géopolitiques d’autres pays dormants. Mais ils ne dorment plus, en particulier en Asie.
En réalité, la majorité des pays du monde est surprise de voir l’Occident considérer la Géorgie comme une victime de la Russie. Les Etats-Unis ne tolérerait pas non plus que la Russie pénètre dans sa sphère géostratégique en Amérique latine. Les Latinoaméricains ont bien compris la double morale des Etats-Unis. De même tous les commentaires musulmans constatent que les USA ont envahi aussi l’Irak de manière illégale. Ni l’Inde ni la Chine ne se sont laissées amener à protester contre la Russie: Cela montre combien la vision occidentale de la Géorgie est isolée selon laquelle le monde devrait aider le parti discriminé, la Géorgie contre la Russie. En réalité, la plupart des pays soutiennent la Russie contre l’Occident tyrannique. Le décalage entre la présentation occidentale et le reste du monde ne pourrait être plus grand.
C’est pourquoi il est décisif pour l’Occident de tirer la bonne leçon de l’expérience en Géorgie. Il doit réfléchir stratégiquement aux options limitées dont il dispose. Après l’effondrement de l’Union soviétique, les penseurs occidentaux supposaient que l’Occident ne devrait jamais faire de compromis géopolitiques. Ils pensaient que ce serait l’Occident qui pourrait dicter les conditions. Maintenant il doit reconnaître les réalités. Les populations occidentales de l’Amérique du Nord, de l’Union européenne et de l’Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande, Océanie) comptent au total 700 millions, ce qui représente 10% de la population mondiale. Le reste, les 90%, se sont transformés d’objets de l’Histoire en sujets. Le «Financial Times» du 18 août a titré «Front unitaire de l’Occident à l’egard de la Géorgie». Il aurait fallu écrire: «Le reste du monde attribue à l’Occident la responsabilité du conflit géorgien.» •

Source: The Financial Times du 20/8/08 (extrait)
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 20:34

Depuis longtemps j’avais envie d’écrire une chanson sur Moscou, cette ville que j’aime tant. Pas une chanson ressemblant à un hymne, mais une sorte de chanson intime, pouvant exprimer mon amour. C’est ainsi que j’ai pensé, rêvé, rêvé… Et voila, des textes ont commencés à apparaître : « Lenka Korolev », puis « Le trolleybus de Moscou », « Arbat mon Arbat » et finalement, cela a donné une cycle de chansons moscovites.

Boulat Okoudjava

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trolley bleu Le dernier trolley

     Boulat Okoudjava

 

Quand je suis impuissant à vaincre le malheur,
quand le désespoir me guette,
je prends à la course un trolley bleu
le dernier, n'importe lequel.

Trolley de minuit, file par les rues,
fais ta ronde sur les boulevards
pour ramasser tous ceux qui ont fait dans la nuit
naufrage, naufrage.

Trolley de minuit, ouvre-moi ta porte !
Je sais que dans le froid poignant de la nuit
tes passagers, tes matelots
nous prêtent main forte.
Avec eux, plus d'une fois, j'ai fui le malheur,

j'ai senti leurs épaules contre mes épaules...
Ah ! combien il y a de bonté,
dans leur silence, leur silence.

Le dernier trolley navigue dans Moscou,
Moscou, comme la rivière, s'éteint,
Et la douleur qui frappait mes tempes comme un étourneau,
s'adoucit, s'adoucit


Traduction; Le chant du monde & pour le quatrieme couplet: Mellissa Mekkaoui.

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 16:52

Alexeï Glesine est né le 13 janvier 1954 à Metichy dans la région de Moscou. En 2006, Vladimir Poutine a signé un décret le nommant artiste émérite de la Fédération de Russie.

"Dix neuf ans" fut interprété le 9 mai 2007 au Kremlin. Elle parle de cette guerre de Tchétchénie qui dura trop longtemps. Le vidéo-clip de « 19 ans » reprend des images de la première guerre de Tchétchénie (1994 -1996)

Алексей Глызин

19 лет

Alexeï Glyzine

19 ans

Le troisième jour s’en allait sans moi
Je suis resté à la guerre, là-bas
La balle stupide du troisième jour
S’est logée silencieuse en moi
Serïoga me portait vers les notres
La pluie coulait à sa suite en rivière
Cela fait peur de mourir jeune
A dix neuf ans et quart

Maman, cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait alors m'aider
Maman cette nuit là je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Avec Serïoga nous pension là-bas
Que lorsque nous reviendrions chez nous
Nous dormirions les matins tout notre soul
Et que toute la nuit nous nous promènerions sous la lune
Mais quand la fumée se dissipa
Et que doucement se leva l’aurore
Les cheveux de Serïoga devinrent tout à coup blancs
A dix neuf ans un quart

Maman, cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait me porter
Maman, cette nuit là je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Le troisième jour s’en allait sans moi
Je suis resté à la guerre, là-bas
La balle stupide du troisième jour
S’est logée silencieuse en moi
Serïoga me portait vers les notres
La pluie, coulait à sa suite en rivière
Cela fait peur de mourir jeune
A dix neuf ans et quart

Maman cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait alors m'aider
Maman cette nuit là, je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Traduction : Sarah P. Struve<

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 17:44
Lorsque dans les années 90, les Etats-Unis et l’OTAN exterminaient méthodiquement les Serbes et la Yougoslavie, Le gouvernement russe de l’époque, rejetait catégoriquement toute tentative de faire un parallèle avec la situation en Russie et la possibilité de la répétition, en Russie même, du scénario yougoslave, au prétexte que les événements dans les Balkans ne concernaient exclusivement que les peuples vivant làbas, Même le bombardement de la Yougoslavie en 1999, par l'OTAN, n'a pu briser la coopération mutuellement avantageuse et le soutien mutuel dans les relations entre Moscou, Bruxelles et Washington. Il a fallut l’intervention de l’armée géorgienne contre des citoyens russes et les soldats de la paix en Ossétie du sud, pour que la Russie s'éveille enfin d’un sommeille de vingt ans, et comprenne réellement les buts et les méthodes du scénario géopolitique globale que mènent contre elle les forces occidentales, scénario expérimenté auparavant, sur les serbes.

Le «Financial Time» a permis de faire apparaître les dessous balkaniques de la politique des États-Unis dans le Caucase, Le journal londonien ayant publié il y a peu des documents montrant, avec qui et d'après quel exemples, se préparait l'armée géorgienne pour la prise de Tshinvali. Comme l’écrit le journal, l’entraînement des « commandos » géorgiens était réalisée par des officiers supérieurs de l'armée des États-Unis et deux sociétés privées embauchées par le Pentagone – MPRI et American Systems, – et dont les quartiers généraux se trouvent en virginie. Un groupe de 15 officiers, ex-membres des forces spéciales étasuniennes, a organisé l'entraînement de 80 membres des spetnazs géorgiens sur la base de "Vashlidzhvari" dans la banlieue de Tbilissi. Le programme de leur entraînement a été élaboré sur la base militaire américaine de Fort-Bragg par une organisation se nommant SATMO (sécurity assistance training management organization - pour l'assistance et le management de la préparation au combat), organisation s'occupant de l'entraînement de détachements spéciaux destinées à la lutte contre l’insurrection, le terrorisme, et la participation dans des guerres civiles (!).Des entraînements semblables ont déjà eu lieu, en particulier, pour des détachements spéciaux des armées du Yémen, de Colombie et des Philippines. Cependant à la différence de ces pays et même d'autres programmes d'assistance militaire occidentale à la Géorgie, l'information sur cet entraînement se passant sur la base des forces spéciales géorgiennes à "Vashlidzhvari", était classifiée secrète. La première étape de la préparation a eu lieu de janvier à avril 2008, et a été consacrée "aux savoir-faire de base des forces spéciales». La rémunération des formateurs étasuniens, elle, est connue - 2000 dollars par semaine plus la prise en charge de tous les frais.

Comme le reconnaît le Financial time, le moment clé dans cette histoire ressemblant à un roman policier, est le caractère particulier d'une des deux sociétés, préparant dans le secret le plus absolu, les « commandos » géorgiens à la guerre, à savoir,la société MPRI. En 1995 le Pentagone a engagé cette société pour l'organisation de l’entraînement des détachements spéciaux de l'armée régulière croate, qui avaient pour tâche de détruire l’Etat autoproclamé, et non reconnu, de la République de la Krajina Serbe. L’opération « Tempête » a durée plusieurs jours, durant les quels plusieurs milliers de Serbes de Croatie furent tués, alors que 200 000 autres furent obligés de fuir la Croatie. Même le financial times, qui n’éprouve pas de sympathie particulière pour les Serbes, a du reconnaître que les évènement d’août 1995, sont devenus « l’un des pire exemple de « nettoyage ethnique » durant les guerres balkaniques ».

Sous lle poids des preuves réunis par le journal britannique, le commandement des forces armées étasuniennes en Europe, a déjà reconnu le fait d’avoir entraîné les spetnazs géorgiens.

Que pour l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie avait été préparé le sort de la République de la Kraijna Serbe, beaucoup de gens l’on remarquésy compris dans les Balkans, dans la foulée des événements du mois d'août dans le Caucase,  L’un d'eux, le secrétaire général du parti radical Serbe, Alexandar Vučić. Souligne que «l'OTAN a préparé pour Tskhinvali et Soukhoumi le même projet que pour les Serbes de Croatie!» - d’après ses dires «  dans les deux cas, durant les agression, furent utilisés des armes otaniennes, dans les deux cas les actions se sont passées durant la période d’été, mais  que de plus, dans le cas de l’Ossétie du sud, les jeux olympiques furent utilisée comme moyen de diversion. Cela dit, la Russie n’est pas la Serbie. À la différence des pouvoirs actuels serbes incapable de défendre la souveraineté de la Serbie au Kosovo, la Russie a défendue ses compatriotes. Elle s'est dévoilée comme une puissance conséquente, sachant protéger son peuple et les intérêts d'État ».

Comme ont reconnus, durant des entretiens privés avec l’auteur de ses lignes, nombres de diplomates et casques bleus russes ayant participés à la résolution des problèmes Balkaniques La perception que le scénario anti-serbe, tôt ou tard se répétera à l’encontre de la Russie, était toujours présent chez eux. Cependant toute tentative d’avoir une attitude plus active dans la protection des Serbes qu’ils soient Bosniaques, Croates ou kosovars, se heurtaient invariablement aux ordres venant d’en haut, comme quoi «la Russie, en tant que garante de la paix, doit restée à « équidistance »de tous les parties prenantes aux conflits balkaniques», - malgré le fait que ni Washington, ni Bruxelles ne pratiquaient aucune " équidistance " et n’y pensaient même pas! Il est bien connu que, quand les casques bleus russes au Kosovo, ont dus appliquer la force pour "faire reprendre sens" à l’ex-commandant de l’U.C.K, Ramush Haradinaj. Rapidement après cela, il a été décidé à Moscou de rapatrier du Kosovo le contingent de casques bleus russes, et ce malgré, les demandes et les protestations des Serbes du Kosovo. Selon une information non officielle, cette décision est la conséquence  d’importantes pressions sur Moscou de la part des États-Unis et de l'OTAN, qui accusaient les Russes d'abus de pouvoir et de violation du principe de"neutralité".

Lorsque dans les années 90 les avions otaniens bombardaient la Yougoslavie et que des commandos entraînés par les étasuniens, effectuaient de sanglants « nettoyages ethniques » contre les Serbes, les gens à Belgrade, à Palé, à Knin, à Gradcanice et d’autres lieux Serbes et orthodoxes, appelaient inutilement à l’aide la grande protectrice des Slaves, la Russie. En août 2008, la tragédie balkanique a frappé aux portes des maisons russes. Le cauchemar de Tskhinval fut le prix à payer pour les années de trahison nationalo-Étatique. On voudrait espérer que cette leçon ne soit pas venue trop tard.

Piotr Iskanderov (chercheur à l'Institut d'études slaves et commentateur au journal Vremia novosteï)

Source : Fondation pour la culture stratégique

Traduction: S. P. Struve

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