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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 17:30

L’agression géorgienne a brisé les destins de beaucoup de familles. Parmis elles il y a les familles Tedéèv et Tadtaev, qui vivent dans le même immeuble de 4 étages au numéro 124 de la rue Dgioev. La famille Tedéèv a Tskhinval1perdu deux de ses membres : Atsamaz âgé de 22 ans et sa grand-mère de 75 ans Babélina Tedéèva-Kouloumbekova.. La famille Tadtaev a perdu son chef de famille, Sergueï ; le père de deux petits garçons de 7 et 8 ans, il était milicien et travaillait au bureau des passeports. Ils ont étés fusillés par des boureaux géorgiens le 8 août dans le village de Tbet.

Témoin du meurtre de ses citoyens paisibles, l’épouse de Sergueï, Alina Gabaraeva a du mal à repenser à ses évènements effrayants du 8 août.

- je n’arrive toujours pas à reprendre mes esprits après ce qui est survenu dans le village de Tbet, J’étai, alors, dans un tel état, que je ne me rappelle pas de tout ce qui nous est arrivé – raconte Alina Gabaraeva – la veille de l’attaque barbare des géorgiens sur l’Ossétie du sud, le 7 août, mon mari et moi sommes allés en voiture à Dzaou rendre visite à nos enfants qui étaient chez des proches. Déjà, tôt le matin du 7, la situation dans la république était surchauffée. Les Géorgiens tiraient sur Tskhhinvali et certaines bourgades de notre république. J’ai demandée à mon mari que nous puissions rester pour la nuit à Dzaou, mais il ne l’a pas voulu ; Il a dit qu’il devait être tôt le matin à son travail. Nous sommes rentrés à Tskhinvali, vers le soir, laissant les enfants à Dzaou. La soirée était. Calme dans Tskhinvali. Quand dans la nuit du 7 au 8 août, les Géorgiens ont commencés à bombarder Tskhinvali, comme tous les voisins nous sommes descendus dans la cave, où nous avons passés le reste de la nuit. Au matin on a entendu les bruits des avions géorgiens volants au-dessus de Tskhinvali. Nous avons pensés que s’était l’aviation russe qui se dépêchait de nous venir en aide. Heureux, nous sommes sortis de la cave leur souhaiter la bien venue, nous leurs faisions de grands signes avec nos mains. En réponse, les avions nous ont tirés dessus, nous avons compris que nous nous étions trompés, et sommes vite redescendus dans la cave.

Très vite, nous avons appris que les tanks géorgiens étaient entrés dans la ville et que les avions géorgiensTskhinval-voiture.jpg bombardaient Dzaou et les villages alentour. J’étais horrifiée, mes enfants étaient là-bas ; A ce moment, nos voisins, les frères Tadéèv, Taïmouraz et Atsamaz, qui travaillaient dans les structures de force, ont décidés d’emmener leur mère, Marina et leur grand-mère Babélina, hors de la ville, au village de Zar, et de revenir ensuite. Une connaissance d’ Atsamaz lui a dit que la route vers Zar était libre, que les Géorgiens ne l’avaient pas encore occuper. Mon mari et moi avons décidés de les suivre avec notre voiture. Nous avons emmenés avec nous, nos deux voisines, la mère et la fille Tassoev. En arrivant à Tbet, nous avons remarqués des militaires qui avançaient. Il y avait prés d’un millier d’hommes, et beaucoup d’engins motorisés. Atsamaz a cru que s’étaient nos soldats, et il a voulu aller à leur rencontre. Des que nos voitures se sont approchées, ils ont ouverts le feu sur nous, nous nous sommes baissés, mais Sergueï qui était au volant est mort sur le coup ; Son corps a basculé hors de la voiture. Les Géorgiens n’arrêtaient pas de tirer. Je ne sais pas avec quelles armes ils nous tiraient dessus mais j’ai été blessée par des éclats ; Les autres ont reçus et des éclats, et des blessures par balle. Nous nous sommes extrais des voitures et sommes restés couchés par terre. Dans la voiture des Tedéèv , la grand mère Babélina est morte des la première balle. La balle qui avait pénétrée dans l’œil gauche, lui a arraché la moitié de la tête. En sortant de la voiture, Atsamaz a été blessé gravement, il était couché par terre, mais l’on continuait à lui tirer dessus. Son frère aîné, Taïmouraz, essayant de le sauver, a rampé vers lui, et l’a recouvert de son corps, il a également été atteint par plusieurs balles. Lorsque les Géorgiens se sont approchés de nous, nous avons levés les mains en l’air, leurs demandant de ne plus tirer. Les Géorgiens ont poussés hors de la voiture Marina, la mère d’Atsamaz et de Taïmouraz, , qui, elle même, était blessée. Ils parlaient grossièrement avec nous et riaient tout le temps, tout en tirant dans tous les sens, sur les maisons, les voitures, Ils se comportaient d’une façon insultante. Ils ont encore une fois tirés sur le corps de mon époux mort. Ils voulaient aussi, achever les deux frères, mais leur mère s’est interposée, les suppliant d’avoir pitié de ses fils. Elle s’adressait à eux en géorgien, elle disait : « n’avez vous pas non plus d’enfants, de frères, ayez pitié de nous, s’il vous plait, je vous en supplie, ne tirez plus sur mes fils » la regardant, les Géorgiens souriaient moqueurs. Poussant de leurs pieds les deux frères couchés par terre, presque sans connaissance et perdant leur sang. Riant, ils lui disaient que de toute façon c’était trop tard pour ses fils. Ils éprouvaient du plaisir à nous voir ensanglantés, leurs demandant de ne pas nous tuer, le sang coulant des blessures de nos visages et de nos corps,.

Je me suis approchée du corps immobile de mon Sergueï et me suis penchée vers lui, ils se sont mis à crier sur moi,, et m’ont repoussés de côté. Ils ont voulus écraser mon mari à l’aide d’un tank, je me suis mise à genoux devant eux, les suppliant de le laisser tranquille, puisqu’il était déjà mort. La mère de d’Atsamaz a traîné son fils vers le bas-côté, mais les bandits géorgien ont, à leur tour, traîné l’autre frère, Taïmouraz au milieux de la route voulant passer dessus avec leur tank. Je me suis approchée de Taïmouraz, me suis mise devant lui et leur ai demandée de ne pas faire cela.

Ils ont voulus nous prendre en otage, ils attendaient une voiture qui devait nous amener en Géorgie. Brusquement ils sont partis en se dépêchant vers la ville et nous ont laissés. Certainement qu’en voyant que nous n’avions plus de force, ils ont pensés que nous ne survivrions pas.

Gravement blessé, perdant son sang, Taïmouraz s’est traîné vers une voiture. Il a raccordé des files et l’a fait démarrer. Nous nous sommes tous assis dans cette voiture, on y a installé Atsamaz. Avant cela nous sommes rentrés dans une battisse de deux étages où il y avait deux femmes. Je leurs ai demandée de surveiller les corps de Sergueï et de Babelina, que les chiens ne viennent pas les déchiqueter.

Taïmouraz ne pouvait pas bouger ses deux jambes blessées, il appuyait sur l’accélérateur avec un bâton. N’en pouvant plus, il a réussit à nous conduire jusqu'à un poste des nôtres dans le village de Zar et il a tout de suite perdue connaissance. A Zar on nous a donné les premiers secours puis, on nous a emmené à Dzaou. Le frère de mon mari m’a dit que tout allait bien avec mes enfants, qu’ils étaient en bonne santé et qu’il les avait envoyé en Ossétie du nord. Les deux frères gravement blessés ainsi que la mère et la fille Tassov furent emmenés à Nouzal.

« J’ai revu Atsamaz et Taïmouraz ainsi que les Tassov à Nouzal, lorsqu’on les emmenait à l’hôpital local – raconte la tante des frères, la fille de Babelina, Izolda Tedéèva. – L’état de Atsamaz s’est aggravé et il a été transporté à l’hôpital d’Alavir, et moi je suis restée avec Taïmouraz à Nouzal. »

Les médecins ont faits tout ce qu’ils pouvaient, mais il n’ont pas pu sauver la vie d’Atsamaz. Le 9 août, le jour de ses 22 ans, Atsamaz ne fut plus. On l’a enterré chez des parents dans le village de Kambiléèvka.

Ayant reçu de nombreuses blessures d’éclat et d’armes à feu, Taïmouraz, la mère et la fille Tassov furent envoyés à Moscou, où actuellement les médecins les soignent.

0bdceabda9e459abeac5cf745803d867.jpgComme l’a racontée Isolda Tedéèva, le corps de sa mère de 75 ans et resté deux ou trois jours dans une voiture au village de Tbet, là où elle et Sergueï furent tués par les bourreaux géorgiens. Quelqu’un a ramené leurs corps à la morgue de Tskhinvali. Les médecins ont enterrés provisoirement la grand-mère dans la cour de l’hôpital, puis Isolda avec son frère ont enterrés leur mère à Kambiléèvka prés de son petit fils,Atsamaz.

Le père de Sergueï a enterré provisoirement son fils au cimetière de l’école N°5*. Lorsque la situation se normalisera, on l’enterrera au village de Didmoukha.

Isolda Tedéèva et Alina Gabaraeva espère trouver par notre journal, la personne qui a ramener à la morgue depuis le village de Tbet, Babelina et Sergueï. Ils veulent la rencontrer pour lui témoigner personnellement leur reconnaissance.

Sergueï Gazzaev.

Traduction : Sarah P. Struve

Photos: OSinform64d523d13995cbfd6e980a54d53b0bab.jpg

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:46

OSinform. 8 septembre 2008 - Lioudmila Dginoeva, habitante de Vladikavkaz, raconte :

OSCE.jpg« J’étai chez une de mes amies à Tskhinvali, quand a commencé le bombardement massif de la ville par les géorgiens. Elle n’avait pas de cave, comme chez beaucoup de ses voisins. Sachant qu’il y avait dans la rue Pouchkine, qu’une seule maison qui avait une cave assez grande pour se cacher, nous avons toutes courues là-bas. Mais cette cave n’était pas sans danger aussi, car son plafond n’était pas en béton. Quelqu’un des voisins a dit, que l’immeuble où se trouvait la délégation de l’OSCE et qui était dans la même rue, n’allait certainement pas être bombardé par les Géorgiens, et que par ailleurs, dans cet immeuble, il y avait une cave fortifiée. Alors, nous réjouissant de pouvoir nous protéger ainsi, le 8 août au matin, nous y avons courus à cinq.

C’est un homme d’age moyen, en casque et gilet par balle, qui nous a ouvert. Nous lui avons demandé, qu’ils nous aident à nous protéger chez eux, au moins les enfants. Dans ce genre de situation, il n’y a même pas à expliquer, n’importe quelle personne normale aurait compris d’elle-même que nous, des femmes et des enfants, avions besoin d’une aide urgente. En réponse, le collaborateur de la mission (de l’OSCE) a juste dit, qu’il devait demander l’autorisation auprès de son responsable. Il nous a pas laissé entrer dans l’immeuble, il entendait très bien que le bombardement venait de redoublé d’intensité. Nous l’avons attendu devant le porche une dizaine de minutes, même ci nos vies dépendaient d’une seule seconde. Il n’est jamais revenu, et nous avons du rebrousser chemin. L’OSCE n’avait rien à faire de ce que l’on nous tuait ici."

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 19:04

« Tel tu étais, tel tu es resté » est une chanson issue du film « Les cosaques du Kouban » datant de 1949, une histoire d’amour se passant au Kouban, province du sud de la russie. La musique est de M. Dounaevski le texte est de M. Volguine & M. Issakov. Dans le film, cette chanson est interprétée par Marina Ladinina (1908 – 2003). Voici le vidéogramme montrant cet extrait


Каким ты был, таким и остался

Tel tu étais, tel tu es resté
(1949)

 

Tel tu étais, tel tu es resté,
Aigle des steppes, cosaque hardi !...
Pourquoi, pourquoi t’ai-je, à nouveau, rencontrée,
Pourquoi as-tu troublé ma tranquillité ?

Pourquoi de nouveau, de tes douleurs,
Veux tu m’accuser ?
D’une seule, d’une seule, je reste coupable,
C’est de ne pas avoir la force de t’oublier.

Ma destinée avec la tienne,
Je n’ai pas su lier,
Mais je n’ai vécu, je n'ai vécu que de toi,
Durant toute la guerre je t’ai attendue.

J’ai attendue qu’arrive le terme de ton service,
Quand tu reviendrais chez toi…
Me sont amères, amères, tes reproches,
Mon ardent, mon obstiné !

Ta tristesse, tes blessures,
Tes larmes n’y sont pour rien :
Regardes, regardes, mon âme t’est ouverte,
Elle n’est ouverte qu’a toi seul.

Mais la regarder, tu n’y a même pas pensé,
T’enfuyant au loin, cosaque hardi…
Tel tu étais, tel tu es resté,
Mais c’est ainsi que tu m'es cher.

Traduction : Sarah P. Struve

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 19:34

bagabsh.jpgLe peuple de l'Abkhazie a relevé le défi, il est entré en guerre et l'a gagné avec un but – finir une fois pour toutes avec l’expansion de la Géorgie, mettre un terme à l'administration chauvine de la Géorgie, rendre l'indépendance au pays pour librement se développer dans un État abkhaze indépendant et démocratique! Nous sommes dans l’obligation de répéter cela à chaque fois, tant que la Géorgie ne comprendra pas la détermination de notre position.

92fb3dd3876c3344a15a9582cb956c9b.jpg Le 22 août 2008

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 19:13

La chasse aux loups

Je m'élance de toutes mes forces, les muscles bandés
Mais aujourd'hui, comme le jour précédant,
Ils m'ont cerné, ils m'ont cerné:
Gaiement ils me rabattent vers les servants,

Derrière les sapins s'activent les fusils à deux coups:
Les chasseurs dans l'ombre sont dissimulés.
Sur la neige tombent les loups,
En cible vivantes transformées.

C'est la chasse aux loups, c'est la chasse sans pitié !
Aux carnassiers gris, aux adultes et aux nourrissons !
Les rabatteurs crient et les chiens aboient jusqu'à la nausée.
Le sang sur la neige et les taches rouges des fanions...

Ce n'est pas à armes égales que s'amusent avec les bêtes
Les chasseurs, mais aux yeux ils n'ont pas froid !
Avec les fanions nous coupant la retraite,
Ils tirent d'une main assurée et leurs coups ne manquent pas !

C'est la chasse aux loups, c'est la chasse sans pitié !
Aux carnassiers gris, aux adultes et aux nourrissons !
Les rabatteurs crient et les chiens aboient jusqu'à la nausée.
Le sang sur la neige et les taches rouges des fanions.

Nos pattes et nos mâchoires sont d'une grande rapidité.
Pourquoi, chef de la meute, réponds, réponds,
Galopons- nous vers les fusils, traqués,
Et n'essayons-nous pas d'enfreindre l'interdiction ?

Le loup ne peut ni ne doit cette loi transgresser...
J'ai fait mon temps :
Celui â qui j'était prédestiné
A levé son fusil en souriant...

C'est la chasse aux loups, c'est la chasse sans pitié !
Aux carnassiers gris, aux adultes et aux nourrissons !
Les rabatteurs crient et les chiens aboient jusqu'à la nausée.
Le sang sur la neige et les taches rouges des fanions.

Subir, je n'ai pas voulu. J'ai couru.
Au-delà des fanions, le désir de vivre est plus grand !
Seulement, tout joyeux, derrière moi j'ai entendu
Les hommes pousser des cris d'étonnement.

Je m'élance de toutes mes forces, les muscles bandés,
Mais aujourd'hui, ce n'est pas comme le jour précédent !
Ils m'ont cerné, ils m’ont cerné,
Mais les chasseurs sont restés gros-jean !

C'est la chasse aux loups, c'est la chasse sans pitié !
Aux carnassiers gris, aux adultes et aux nourrissons !
Les rabatteurs crient et les chiens aboient jusqu'à la nausée.
Le sang sur la neige et les taches rouges des fanions.

Traduction d'Hélène Ravaisse 

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 19:24

drapeau-abkhaz.pngRosbalt-Yug – Soukhoumi – 21 août. Une assemblée populaire va se tenir à Soukhoumi, durant la quelle, les habitants de l’Abkhazie aborderont la question de la reconnaissance de l’indépendance de leur région.

Comme l’a annoncé au correspondant de « Rosbalt-yug » le service de presse du représentant de l’Abkhazie pour la région de Rostov, « L’assemblée populaire commencera à 12 heure dans la capitale de la république, sur la place devant la maison du gouvernement. Durant cette assemblée, pourront s’exprimer toutes les personnes qui le voudrons, le président et tous ceux qui auront l’envie d’exprimer leur opinion. »

Rappelons que d’après le service de presse du chef d’Etat de la république Abkhaze, le parlement abkhaze a examiné les proclamations du président Sergueï Bagapsh « sur la reconnaissance de l’indépendance de la République d’Abkhazie » La première proclamation est adressée au président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, au conseil de la Fédération, à l’assemblée fédérale ainsi qu’à la Douma. La deuxième proclamation est, elle, adressée aux peuples du monde ainsi qu’aux parlements et aux chefs d’Etat.

S’exprimant à la session du parlement, Sergueï bagapsh a fait remarquer que, « Edouard Kakoïti, président de l’Ossétie du sud, ainsi que moi-même, avons dits, lors de notre rencontre avec le président russe, que sous aucune condition, nous ne vivrons dorénavant dans un même Etat avec la Géorgie, et cela, particulièrement après ce qui s’est passé en Ossétie du sud. »

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 19:32

Un journaliste du canal ukrainien « Inter », témoin du conflit géorgeo-osséte, se trouvant à l’épicentre des combats, raconte ce qu’il a vécu.

1° jours et, visiblement pas le dernier

Nous avons loués une voiture à Vladikavkaz, et pour 4000 roubles russes nous sommes arrivés à Tskhinvali Nous avons roulés plus de 4 heures. A chaque poste de contrôle on nous demandait des éclaircissements sur notre venue, nos passeports et tous nos documents. En arrivant non loin de la ville, des militaires de l’armée sud-ossétes nous ont arrêtés. Quand ils ont su que nous venions d’Ukraine, ils ont tous simplement plus voulu nous parler, nous reprochant que nos tanks et nos lance-roquettes « Grad » maintenant tuaient de paisibles civils. Ce qui nous a sauvé c’est qu’avant de partir, j’avai téléphoné à Tskhinvali et ai pu obtenir une autorisation.

Après plusieurs coups de téléphone et de longues explications, nous sommes arrivés à Tskhinvali. Le seul hôtel de la ville est dans le centre, à moins d’un demis kilomètre de la caserne des soldats de la paix, nous nous y sommes installés. Nous n’avons pratiquement pas dormis de la nuit, aux alentours grondait l’artillerie. Le matin avec le même taxi et son chauffeur, nous sommes sortis de la ville en direction du sud, pour filmer. Ce fut une grosse erreur. Un feu croisé se déclencha. De la route où était notre voiture et jusqu’au village géorgien il y avait 44 mètres. De là-bas, tiraient des BTR, les ossètes répondaient à coup de kalachnikovs.

Nous nous sommes jetés à terre et en roulant sur nous même, nous avons rampés sous les arbres ? Combien de temps, sommes-nous resté ainsi allongés, je ne sais pas. Nous comptions les impactes au dessus de nos têtes, filmant la ville et les explosions. A l’instant où il y eu une accalmie, nous nous sommes précipité vers la voiture et on a foncés. Arrivé en ville, le taxi nous a abandonné. Nous avons ccourus jusqu'à l’hôpital. Il y avait 17 blessés. Le bâtiment avait été mitraillé à l’arme automatique et au canon.

Sur la place centrale il y a un grand brouhaha, on évacue les enfants. Certains partent avec leurs parents, d’autres tout seul. Une « Gazelle » (minibus et taxi collectif) arrive, les gens se précipitent vers la voiture. Il y a plus de gens voulant partir que prévu et que peut en contenir la «Gazelle.» C’est le vice-premier ministre d’Ossétie du sud, Iouri Morosov, qui installe personnellement les enfants « 2000 enfants ont déjà eu le temps de partir, il en reste encore 1000 environs » raconte le fonctionnaire. Tout le monde attend une seconde voiture.

« Nous combattons pour la patrie »

21 h – Au poste des combattants sud-ossétes à la frontière est, pour l’instant tout est calme. De jeunes gars, soldats de dix-huit ans, montrent les trous faits dans la terre par les mortiers. Ils ont, dans leur local, une église peinte sur un mur.

« Les gars l’ont dessinés » dit Aslan. Beaucoup d’entre eux sont chrétiens et ne peuvent aller à l’église en raison des évènements militaires. Cela fait déjà trois jours qu’ils sont en faction, sans relève. « Nous combattons pour la patrie », dit Rouslan presque triste, le plus jeune parmis ses camarades, il a 18 ans.

« Et eux, ils combattent pour quoi ? La bas – montre le mitrailleur avec sa main – à 400 mètres c’est déjà le territoire géorgien. Devriez partir d’ici, les gars, cela va commencer bientôt, c’est vraiment trop silencieux.» Nous avons fait quelques prises de vue, et sommes partis. Deux heures après, ses gars là, étaient déjà tous morts.

La guerre

A 11 heures du soir, jeudi, les fusées « grad » et l’artillerie, ont commencés à frapper. Les premières roquettes sont tombées sur le territoire des unités des forces de paix unies. Juste au moment où arrivaient les journalistes ; Le commandant de la base devait annoncer quelque chose d’important. Tout le monde s’était rassemblé sur la place d’arme, et là, à trois cent mètres, une roquette et tombée sur du matériel militaire. Sous les cris des soldats, tout le monde a courut dans le bâtiment de l’état major, où dans une toute petite pièce, était assis un général fatigué.

« C’est la guerre ; la Géorgie vient de déclarer le début d’une opération militaire à grande échelle » dit Marat Koulakhmetov, responsables des forces de paix unies dont font partie les géorgiens, les ossètes et les russes. Toutefois avant le commencement du bombardement, les géorgiens avait simplement quittés leur unité. La deuxième et la troisième salve a transformée le cantonnement militaire en ruines.


Les journalistes étaient couchés par terre dans le poste de garde, lorsque les « grads » frappèrent la quatrième salve. Du verre et du plâtre se déversèrent sur les têtes. Au commandement, tout le monde se jeta vers la sortie(…) Sous une grêle d’éclats et de balles, des groupes se précipitaient à l’hôtel. J'ai rampé jusqu’au quatrième étage, dans le noir j’ai attrapé ce qui me tombai sous la main, puis je suis descendu à la cave. A Ce moment il y avait dans la cave prés de 70 personnes en y incluant des miliciens locaux.


Les « grads » ont continués à frapper jusqu‘a 4 heure du matin. Des combats se sont engagés dans la ville : Les premiers détachements de spetsnaz géorgiens sont entrés dans Tskhinvali. Des miliciens par groupe de 5 ou 6 personnes venaient à l’hôtel prendre des munitions, bander les blessées, puis s’en allaient.

Vendredi, A 4h 30 du matin, les journalistes décident de se rendre dans la zone des unités des soldats de la paix. Avec les cameras, et tout notre matériel, nous sortons dans la rue. Des tirs de mortiers éclatent. Je n’avait encore jamais couru aussi vite : plié en deux derrière des murets, un sac à dos sur les épaules, nous courons sous le feu vers les soldats de la paix russes. Le cantonnement est détruit, il n’y a nulle part où se cacher des fusées. On pousse tous les journalistes dans un semblant de bunker ; c’est un trou recouvert d’une coupole sphérique d’une épaisseur de 3 millimètres elle même recouvertes de 30 centimètres de terre. Sur le territoire du cantonnement il n’y pas âme qui vive, tous les postes ont été abandonnés. Nous filmons en marche. A l’endroit de la place d’arme, il n’y a plus que des trous, des obus non explosés traînent à terre.

En fait, tous les soldats sont depuis longtemps dans le bunker. Quand nous y sommes descendus, il y avait déjà prés de cent personnes, les gens, assis ou debout, sont étroitement sérés les uns contre les autres, par manque de place, au point qu’il est impossible de bouger la main ou le pied… Et voila qu’arrivent des civils.. Les femmes et les enfants accourent des maisons voisines, vers les militaires à la recherche d’une protection. Dans l’abri, les gens se couchent les uns sur les autres. Les enfants sont dans les bras des journalistes. Tout les portables son éteints afin de ne pas servir au pointage des armes.

A 10 heure, vendredi matin, il y a une accalmie de cinq minutes. Nous sortons à l’extérieur, afin de respirer un peu et filmons ce qui reste du cantonnement des soldats de la paix. Nous allons à la cellule servant de prison préventive ; le sol est en béton la porte est en métal, la cellule fait 4 mètres sur 4. Et voila qu’arrive se dont tous le monde avait peur ; Une femme branche son portable pour appeler des parents à Vladikavkaz et elle leur dit qu’elle se cache dans un bunker sur le territoire du cantonnement des forces de la paix. Alors commença le plus effrayant : a peine cinq minutes après, des roquettes « grads » ont commencées à frapper. Les obus tombaient tellement serrés que les gens ont commencés à se dire mutuellement adieu ; Les enfants se serraient convulsivement dans les bras de leurs parents. Les tirs ont continués durant deux heures, mais cela sembla à tous le monde l'éternité.

S.M.S D’adieu

Les tanks géorgiens sont entrés dans Tskhinvali. Deux d’entre eux prennent en enfilade la rue centrale à 100 mètres de nous ; L’infanterie avance derrière les tanks. Autour de la ville, toutes les hauteurs sont occupées par l’armée géorgienne. Sous le couvert de l’artillerie, ils engagent le combat. Des T-64 ukrainiens avec des tankistes géorgiens déversent leur puissance de feu sur les rues et les maisons. Sans gilets par balle, ni casque, nous restons couchés sur le sol. Nous ne pouvons relever la tête ; les balles et les éclats sifflent. Le hurlement des chenilles se rapproche. Un tank géorgien est entré dans le cantonnement. Il tire à bout portant sur les bâtiments encore intactes. A côté de mois sont allongés deux journalistes et un cameraman, sans se consulter, tous ont branchés leurs portables pour envoyé un SMS. J’en ai envoyé un à ma femme : « Elève bien notre fille » et, de nouveau, à plat ventre

Cette canonnade, je ne l’oublierai jamais, les collègues russes qui étaient couchés à côté de moi, non plus. Se sont les miliciens sud ossètes qui nous ont sauvés ; ils ont engagés le combat dans la rue et ont détruits deux tanks au RPG. L’un a explosé tout de suite, le second a caremant décollé du sol à cause du stock de munitions.

De petite taille, avec deux lance grenades dans le dos, une kakatchnikov en bandoulière, il s’appel Nikolaï.

« On tirait sur eux avec des lance-grenades et des mortiers » dit le soldat ayant détruit le premier tank.

« Comment une chose pareille a pu arriver ? Ce ne sont que de simples civils qui vivent ici – il ne comprend pas, - Faisons comme de vrais hommes, sortons et battons nous face à face, chacun pour sa patrie. Ils y sont pourquoi les enfants, dans cette histoire ? »

Des tankiste géorgiens ayant pu s’échappés de leur tank en feu, n’ont pas le temps de fuir, ils sont achevés à coup de crosse par les miliciens qui ont vus ses même tankistes mitrailler la voiture d’une famille avec deux enfants en bas ages. Dans la rue voisine les combats battent leur plein. Là bas, trois tanks tirent sur une école où se sont barricadés des soldats sud-ossétes, deux tanks sont touchés, le troisième s’éloigne accompagnée de fantassins géorgiens.

Ville fantôme

Vendredi 18 heure. Nous restons dans la ville et filmons : Des tanks en feu, des cadavres de soldats et de civils, des maison mitraillés et détruites. Nous courons vers une rue parallèle où on vient de détruire deux tanks. Des soldats ossètes nous rattrapent et nous obligent à nous abriter dans la cave d’un collège. Dans cette cave il y a des blessés et des civils.

« Voila, regardez, - nous dis Rouslan, le milicien, - dans quelle condition vivent ici les gens ». Contre le mur, sur la terre humide, sont assis des enfants, des femmes, des vieilles. Certains dorment, d’autres sont assis, dos appuyé contre le mur. Une petite fille tente d’enflammer de l’alcool. Dans cette cave cela fait déjà trois jours que personne n’a mangé, les réserves d’eau sont quasiment épuisées.

Nous retournons au cantonnement, nous utilisons la parabole de nos collègues russes pour transmettre à Kiev nos vidéos. La nuit personne ne ferme l’œil. L’artillerie géorgienne matraque la ville depuis ses positions. Le samedi matin l’armée géorgienne tante à nouveau de prendre la ville. Des tanks sont entrés à nouveau dans Tskhinvali, les combats de rue ont repris.

Les tanks géorgiens ont commencés le bombardement de la station de radio, où se cachent les journalistes et des civils. Dans le ciel on entant des bruits d’avions. On ne sais ci se sont des chasseurs russes ou géorgiens. Nous filmons le tir d’un avion, les missiles s’en vont exploser dans la montagne. Cela veut dire que se sont les russes qui tirent sur les positions géorgiennes. Mais à peine une heure plus tard, un avion d’attaque peint en gris, s’apprête à bombarder la station radio d’où nous envoyons nos vidéos. Les journalistes s’égaillent dans tous les sens.

L’avion descend à basse altitude, sort d’un virage et se positionne pour un deuxième virage, et là apparaît un Soukhoï russe. Le Soukhoï mitraille l’avion géorgien, lui transperçant l’aile, il tombe avec toutes ses bombes à quelques kilomètres de là. Des soupiraux, là ou il reste encore du verre, il tombe des éclats.

Dans le ciel règnent les chasseurs et les bombardiers russes, attaquants les positions de l’artillerie géorgienne, qui, durant trois jours effaçaient sans pitié la ville de la surface de la terre.

Nous restons

Samedi, 16 heure - Les géorgiens enfoncent la défense, et de nouveau attaquent la ville avec l’appui de l’artillerie et des mortiers. L’ancienne base militaire où s’abritent des journalistes et des civils, se retrouve en première ligne. Alors les journalistes, par l’intermédiaire de leurs rédactions s’adressent au géorgiens, leurs demandant de laisser un corridor pour l’évacuation des civils, des blessés ainsi que des journalistes. Mais personne ne réagit à cette demande : le feu géorgien ne s’est pas arrêté.

Alors les reporters se décident pour une action désespérée : Ceux qui ont une voiture décident de forcer le passage à travers la ville vers Djava en direction de Vladikavkaz. Les fenêtres des voitures sont protégées par des gilets par balle. Il n’y a pas de place pour tous. Des femmes et des enfants s’installent dans les voitures. Nous restons. NTV et le 1° canal restent aussi.

Les journalistes font leurs adieux avec ceux qui partent et prient pour qu’ils réussissent. La colonne s’en va. Nous sommes allongés par terre dans la cuisine, sales et affamés. Personne ne fait plus attention aux tires dans la nuit. La peur est partie. Il ne reste qu’une indifférence totale et l' apathie. De toute façon, nous ne pouvons rien faire.

L’hôpital

Dimanche matin - Nous n’en croyons pas nos yeux, dans la ville des tanks et des BMP russes avancent. Le salut ! Cela ressemble vraiment à cela. Nous nous dirigeons vers l’hôpital. L’hôpital a été détruit par des tires directes de « grads,» tous les malades, et le personnel médical sont descendus dans la cave.

« Voila, c’est le bloc opératoire improvisé – dit le docteur Vladimir Midove, montrant une cave pleine de toiles d’araignée, au milieu de la quelle trône une table avec des instrument chirurgicaux posés à côté. - On nous amenait toutes les heures, jusqu’à trente personnes. On a opéré tous ceux que l’on pouvait. Malheureusement on n’a pas pu aider certains. »

Dans le couloir de la cave, il y a des lits que l’on a pu descendre des étages. Dessus sont couchés des hommes et des femmes, certains conscients, d’autres pas. Prés du mur, il y a deux jeunes gens, des journalistes géorgiens. Ils sont arrivés dans les bagages de l’armée géorgienne et n’ont pas eux le temps de partir.

« Nous étions quatre – raconte Taïmour Guiougadze un tbilissite âgé de 23 ans – quand la fusillade à commencée, nous nous sommes cachés sous un porche et sommes tombés sur des miliciens ossètes. Un journaliste ukrainien vivant en Géorgie et travaillant pour une agence internationale, a, par erreur, pris les soldats sud-ossétes pour des géorgiens et s’est adressé à eux en géorgien, ne tirez pas, nous sommes journalistes. Il y eu une rafale. Deux sont morts, les deux autres ont été blessés

Dans la salle de réanimation, au premier étage ont entasse les morts, civils et militaires mélangés. Il y a beaucoup de corps. Tina Zakharova les examine.

« Presque tous ont des orifices au niveau de la tête, faits par des balles, c’est le travail des snipers » - raconte le médecin urgentiste. Sous l’effet de la chaleur, les corps se décomposent, il n’y a pas de chambre froide, et évacuer les morts est impossible. C’est pourquoi, ceux qui sont identifiés, sont enterrés directement dans la cour. Il est impossible d’emmener les corps au cimetière. On tire là-bas.

Le départ

Nous demandons une voiture aux soldats de la paix russes. Il n’y en a pas. Alors nous ramassons nos affaires et ensemble avec mon cameraman, nous quittons la base vers la sortie de la ville, faire du stop. Rapidement, une camionette UAZ avec des miliciens, s’arrête, elle nous prend. Quand ils apprennent que nous sommes ukrainiens, ils ont les yeux qui sortent de leurs orbites. Mais personne n’a même essayé de dire quelque chose de méchant. Au contraire, ils nous donnent à chacun une mitraillette, nous devons traverser un col, et là-bas tout peut arriver.

Grâce à Dieu, rien n’est arrivé, nous avons traversés la zone de tir. Nous entrons dans Djava, où il y a déjà des milliers de militaires russes : Toute la 58° armée avec son matériel, avance vers Tskhinvali.

P.S. Déjà à Vladikavkaz, nous avons rencontrés les journalistes qui sont partis un jour avant nous. Ils sont passés, Cependant, un journaliste a été blessé. Nous sommes restés assis au bord du fleuve et silencieusement regardions l'onde. L’eau lavera tout, mais pas l’Histoire. Elle remettra tout à sa place et dira qui est responsable dans cette guerre.

Traduction : S.P.S.

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 19:50

OSinfo - Nona, est une jeune fille de 17 ans qui a vécue l’horreur de la guerre et les tires cruels des agresseurs géorgiens, Nona, nous raconte qu’elle est entrée cette année à l’université d’Etat d’Ossétie du sud Tskhinvali, elle est venue de Vladikavkaz chez sa grand-mère qui vivait au centre même de la ville.

Cette nuit là, quand la guerre à commencée, Nona dormait dans sa chambre, elle s’est réveillée en raison des explosions, la maison en était secouée.. Elle s'est précipitée dans la chambre voisine, où dormaient deux de ses petits frères, Alantchik et Arturtchik. L'un a 5 ans, le second 7. Les enfants accompagnés par la grand-mère, sont descendus à la cave, où ils ont été obligés de passer les quelques jours suivants.

La première nuit il y a eu un terrible bombardement de la ville, la terre et les murs tremblaient à cause des explosions. Effrayés, ils se couvraient avec les matelas qu’il avaient pris avec eux. Ses deux petits fréres se tenaient comme de vrais hommes, ils calmaient Nona, Ils lui disaient : « N’ai pas peur ce sont des feux d’artifice. »

De toute l’horreur qu’a vue Nona après les tires et les bombardements, le pire, c’est quand les tanks géorgiens se sont approchés de la maison voisine. Un des Tanks à tiré à bout portant sur la maison, puis c’est mis à niveler les restes de la maison avec la terre. Alantchik a vu tout cela par un soupirail de la cave.

Les barbares géorgiens avancaient le long de leur rue et détruisaient toutes les maisons, dans les caves des quelles il y avait des civils. Ce qui a sauvé Nona et sa famille c’est que les défenseurs de la ville sont arrivés à temps et ont ouvert le feu sur les agresseurs. Des bataillions de combattants ossètes se trouvaient dans la partie nord de la ville, où ils se sont fortifiés. De là, ils organisaient des attaques sur les occupants.

Quand la fusillade c’est un peu calmée, les voisins, Kristina, l’amie de Nona et sa maman, sont accourus dans leur cave. Elles ont racontées que les géorgiens ont lancés une grenade dans leur cave, mais elles ont eux de la chance, elle sont réstées vivantes. Dans la cave il y avait un muret en béton derrière le quel elle étaient abritées. La maman de Kristina a été blessée par un éclat de grenade.

Le troisième jour des bombardements, il ne restait plus d’eau ni de nourriture. Mais le plus dure etait d’entendre le bruit des obus volants. S’est quelques secondes où on entendait le bruit de l’obus volant dans leur direction, elle se recroquevillaient de peur, se recouvrant des matelas, priant Dieu que l’obus rate leur maison. Elles entendaient comme les obus tombaient sur les maisons voisines où se trouvaient aussi des gens. Dans leur rue les maisons sont très proches les unes des autres et lorsqu’une maison prenait feu, l’incendi passait d’une maison l’autre.

Après que les tanks russes et que l’armée Ossète soient rentrés dans la ville, ils ont pus sortir de la cave. L’oncle de Nona, est Très vite arrivé avec sa voiture pour les évacuer, lorsqu’ils quittaient la ville, elle a vue que de l’université il ne restait que des ruines. Qu’est ce que je peux faire maintenant, se rappelait elle, la bas il y a tous mes documents.

Ils ont roulés le long de la route de Zarsk en contournant les villages occupés par les géorgiens. En route on a tenté de tirer sur leur voiture. A une vitesse folle, ils ont pus traverser ce tronçon dangereux de la route. Sur la Trans-caucasienne (route reliant Tskhinvali à l’Ossétie du nord) à leur rencontre, venant du nord vers le sud de l’Ossétie en direction de la ville détruite, avançait une colonne motorisée de l’armée russe.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 19:47

tskhinval4.jpgOSinform - Le matin du 10 août, il est prés de 8 heures. Il y a une accalmie dans Tskhinvali. Certains des habitants réfugiés dans les caves, sont sortis dans les rues. Dans la ville un ratissage est en cours afin de retrouver tous les agresseurs géorgiens. Des snipers géorgiens se sont retranchés dans l’usine « Emalyprovod » D’après ce que l’on peut voire, dans les rues, il y a beaucoup de cadavres de militaires géorgiens, le nombre de cadavres de militaires ossètes est plus réduit. A la périphérie sud de la ville, les combats se prolongent. Les tanks russes sont dans la ville.

D’après certaines informations, la résistance dans les villages Tamarachen et Kekhvy, occupés par les géorgiens, a été écrasée.

Durant la nuit la canonnade a continué des deux côtés. Les militaires géorgiens tiraient sur Tskhinvali des auteurs environnants.

Les combats on eux lieu également au alentour du village de Kaïssa , il y a eu une tentative la prise du village Sinagour.

Dans la ville il reste prés de 5000 civils. La Géorgie n’a toujours pas mis en place de couloir humanitaire.

Dans la nuit du 9 au 10 août, un groupe de sabotage de 30 hommes, a pénétré dans le lieu dit Tbete, lieu par le quel les gens essayent de quitter Tskhinvali. Sur la route il y a une voiture mitraillée par ce groupe ; Il y a des civils tués à l’intérieur. Dans l’une des maisons de Tbete, une famille a été fusillée. Permis les victimes il y a des enfants.

Une troisième réunion du conseil de sécurité de l’O.N.U. ses terminée sans résultats. Le représentant de la Fédération de Russie, Vitali Tchourkine, insiste afin que le mot « génocide » apparaisse dans la résolution qui sera prise.

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 19:58

OSinform – 10h 40. La Géorgie continue sont génocide à l’encontre du peuple ossète. Tskhinvali et bombardé par des fusées Grad. Les maisons brûlent. Les villages ont été incendiés. Le nombre des victimes se compte en milliers. Des gens sont restés coincés sous les décombres. Il est impossible de s'en approcher et d’aider ceux qui  sont peut être restés vivants. Il est quasiment impossible de sortir de la ville, les enfants, les vieux et les femmes qui n’ont même plus d’endroits où se cacher. Les civils passent de cave en cave dans les quelles ont peut encore s’abriter.

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