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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 22:47

DDT chien boir

Cette chanson est issue de l’album de DTT : « Черный пес Петербург - Le chien noir Pétersbourg » qui date de 1993. Les paroles et la musique sont de Youri Chevtchouk.

 

Ты не один

Tu n’es pas seul

Lorsque tombe la pluie
Lorsque les yeux sont éblouis
Par les voitures croisant en face
Et qu’il n’y a personne
Sur les bornes routières, des couronnes
Telles des balises
Des années passées
Un quart de siècle sur la route

Une troisième vie au volant
Trois siècles sans sommeil
Embourasquent nos cœurs de pluie grise
Et toujours, il semble
Que l’oxygène et l’essence sont à zéro
Et qu'elle est avec un autre
Mais saches quand même -
Tu n’es pas seul !

Le long de vielles routes, les branchages
Te fouettent le visage
Le vent et le destin, nous font courir de par le monde
Les feuillages d’or
Embrasés de feux
S'enfuient avec la fidélité, vers la fin
Telle la nocturne terre noir, terre noire
Et dans le ciel - Une étoile

Sur la route, le brouillard
Nous apparaît fumée
Tu es parti chercher le bonheur
Tu es revenu, les cheveux gris
Et qui sait, de quelle nouvelle foi
Se résoudra ce combat
Être, être sur ce chemin
C’est notre destinée

Tu n’es pas seul !

Traduction: S.P. Struve

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 18:31

Dans ce vidéogramme, Andreï Makarevitch interprète deux de ses poèmes : récitant le premier « Entre le paradis, la terre et l’enfer » chantant le second «Ne croyez pas aux promesses… »

_________________


Между раем, землей и адом
Entre le paradis, la terre et l’enfer

Entre le paradis, la terre et l’enfer,
Il n'y a pas de failles : Loin, l’incrédulité.
La nuit gouverne le jardin de Gethsémani
Une profonde et méchante nuit.

La nuit a fermée les paupières à ceux, fatigués,
Abreuvant de silence le jardin,
Et Les compagnons sont sereins,
Et les frères d'armes dorment profondément

Sur les fronts, s'est déversée la fatigue -
Ils n’entendront, ne se souviendront…
Jusqu’à l’épreuve, il ne lui reste,
Peut être, que cinq et quelques minutes.

Il est immobile, il happe les sons,
En un instant, seront détruits les jours.
Voila Pilate qui se lave les mains
Voila la foule qui crie: « Crucifie le ! »

Le Golgotha et ce tremble,
Au pied du quel Juda interrompra sa lignée…
A quel point il est insoutenable,
De voir par avance la finalité des choses !

Inutile d'enseigner quoi que se soit ;
Tous s’évanouira, telle l’eau dans le sable
Inutile de compter les minutes ;
Tout se réalisera en son temps,

Tout se réalisera irrémédiablement
Fait prisonnier. Parmi les brigands. crucifié,
Et Les compagnons sont sereins !
Et les frères d'armes dorment paisiblement !

Mais, tant que dans le silence, ne s'entandaient
les armures
s’entrechoquant,
résonaient des mots à propos d’un calice,
Qu'il répétait inlassablement.

Seulement, dans les cieux, il n’y à de réponse,
Il n’y a ni mouvements, ni sons.
Seules l’instant s’avance,
Et cela est, en soi, une réponse.

Le prophète n’a qu’un itinéraire
Au dessus du quel se penche le tribunal. le jugement dernier.
Et de temps, il ne lui en reste guère -
Grâce à Dieux,
Ils viennent
déjà.

____________________________

 

Пустые обещани
Ne croyez pas aux promesses…

Ne croyez pas aux promesses veines et aux contes,
Et le sauveur ne sauvera pas de l'errance à la prison,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.
Que la route nous promette des épreuves,
Qu’on effraie l’intelligence, de nouvelles prémonitions,
Il y a, malgré tous, un peu moins de diable que de Dieux,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.


Que l’on débatte dans les airs du crépuscule et de l’aurore,
Que les vieux dogmes soient usés jusqu’à la corde,
Entre le noir et le blanc, il n’y a pas d’équilibre,
Et c’est cela qui mène au mouvement, le monde.
Que le mal rampe de siècle en siècle,
Et les fumées obscurcissent à nouveau le ciel,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.


traduction: Sarah P. Struve

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 18:51

2987b8cb0ce7bb2da71876f81a2d3339.jpgМашина времени (Machina vremeni – la machine à explorer le temps) est un groupe de rock russe créé en 1969. Le groupe se soude autour d'Andreï Makarevitch (chant, guitare), Margulis et Kavagoe. Le style du groupe oscille entre les thèmes des bardes (Vissotsky, Rosenbaum...), le blues, le folk et la pop sixties. Les mélodies coulent de source, et les textes de Makarevich, sont profonds et émouvants. Makarevich est un touche à tout puisqu'il excelle dans la peinture, la plongée sous marine et anime une émission télé de cuisine. Un de ses succès ne se nomme t'il pas "Liublju Makaroni" ("J'aime les macaroni") Margulis et Kavagoe ont quitté "Machina vremeni" pour fonder le groupe Voskresenie. Makarevich continue une nouvelle formation ainsi qu'une carrière solo. Voici deux vidéos d’une même chanson : « пока горит свеча – Tant que brûle le cierge. » La première vidéo date du début des années 70. La seconde vidéo date de 2002 lors du concert du trentième anniversaire du groupe reformé pour l'occasion.

____________________________

 

Машина времени

Machina Vremeni

Пока горит свеча

Tant que brûle le cierge

(paroles & musique: Andreï Makarevitch)

Il y a des jours, où tu baisses les bras,

Et il n’y a ni mots, ni musique, ni force.

Dans de tels jours j'étais en désunion avec moi,

Ne demandant à personne de m'aider.

Et je voulais partir n’importe où,

Fermer ma porte et ne pas retrouver la clef,

Mais je croyais que tout n’est pas encore perdu,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge.

Mais je croyais que tout n’était pas encore perdu,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge.

 

Et chanter, personne ne pouvait m’obliger.

Le silence est le commencement de tous les commencements.

Mais ci avec une chanson j’arrive à redresser les épaules,

Comme il sera difficile de faire que je me taise.

Peut importe qu’aujourd’hui il reste peu de jours,

Que la neige soit tombée, et le sang froid,

Pour la centième fois je recommencerai du commencement,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge …

Pour la centième fois je recommencerai du commencement

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge …

Traduction: Sarah. P. Struve

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 09:29

On tente de transformer la ville de la gloire russe en rempart de l’indépendance ukrainienne.

Par Igor Elkov; (Rossiiskaia Gazeta 22/05/08)

Marcher au pas et danser

sebastopol-1.jpg

- Je ne m’imagine pas comment je vais continuer à vivre sans le poste N°1, - se désole Nastia avec une franchise désarmante. – Demain c’est la dernière fois que j’y monterai la garde. Ici se sont seulement les écoliers qui montent la garde et moi j’ai terminée l’école…

A Sébastopol, on appelle le poste N°1, la garde d’honneur que montent de jeunes écoliers en uniforme dans le centre de la ville, sur la place Nakhimov. Pour cette garde d’honneur, à coté du mémorial pour la défense héroïque de Sébastopol durant les années 1941 – 42, on ne laisse venir que les meilleurs des meilleurs. Chaque heure, au pas cadencé, avance la relève de la garde.

Nastia, l’une des factionnaires. Parle de son « service » passionnément, comme parleraient ses camarades de Moscou à propos d’une expédition dans les magasins. Au premier regard on a le sentiment que la jeune fille ne fait que répéter des mots appris par cœur : De la fierté, de l’honneur, de la confiance. Et puis, brusquement tu comprends qu’elle veut y croire, le cynisme des mégapoles n’a pas encore englouti toute la Crimée.

- Nous sommes le visage de toute la ville – dit, convaincue, la jeune fille. – Et ce que tu ressens à ce poste, tu ne peux pas l’exprimer simplement avec des mots. Pour être franche, rester en faction sans un frémissement, marcher au pas, ce n’est pas facile. Mais vous ne me croirez pas, mais je ne fatigue pas du tout ! C’est une sensation féerique !

Sébastopol et tous ce qui se passe actuellement dans cette ville, on a coutume de le voir à travers le prisme de la dissension entre slaves. Cette ville de légende est, pour beaucoup, orienté vers la Russie, cela dérange Kiev qui essaye de réécrire l’Histoire… Dans la réalité, les choses ne sont pas si simples…

La mère de Nastia Gara vient de Russie, de la république des Komis, elle travaille dans une compagnie pétrolière russe. Son papa est d’Ukraine occidentale, c’est un constructeur. Son grand-père a été au front, sa grand-mère était une partisane. Son grand-père est parti combattre en 41, en 42 il a été fait prisonnier, il a été en camps de concentration. Ce sont les Français qui l’ont libéré et l’ont remis au pouvoir soviétique. Arrivé chez lui, il a été tout de suite dans un camp de filtration et, delà, directement en république de Komi, travailler comme bûcheron. Nastia dit : On l’a désigné comme traître et on l’a envoyé dans un bataillon disciplinaire. En réalité c’était un bataillon disciplinaire de travail. C’est la-bas qu’il a rencontré la grand-mère de Nastia. Ils n’avaient pratiquement rien à manger et la grand-mère travaillait aux cuisines, elle leur apportait des épluchures de pomme de terre. Le grand-père à été bûcheron en Sibérie jusqu’en 1956, tant qu’il n’a pas reçut son passeport intérieur. Toute la famille a déménagée à Novaia Kakhovka sur le chantier d’une centrale électrique et plus tard, en Crimée…

J’imagine que l’histoire de la famille de Nastia, c’est une véritable prise de tête pour les politologues et historiens dessebastopol-nastia.jpg deux pays. D’après son passeport elle est ukrainienne. Par sa façon de penser, c’est une patriote de Sébastopol, ni de Russie, ni d’Ukraine, tout simplement de ce morceau de chois qu’est Sébastopol, dont l’image est restée chez les gens de l’ancienne génération, un brin soviétique. C’est comme cela.

Nastia ne s’intéresse pas à la politique ; il y a deux choses qu’elle aime particulièrement : danser et marcher au pas cadencé. Elle s’intéresse un peu à la littérature, elle écrit des vers et rêve de rentrer à la faculté de droit. Pas obligatoirement en Crimée ou en Ukraine. Il n’est pas exclu qu’elle tante sa chance dans la patrie historique de sa mère, en Russie.

- Peut être que je deviendrais juge d'instruction, - pense la jeune fille. – ou, peut être même procureur.

Déjà après notre départ de Crimée, une nouvelle est tombée sur le téléscripteur : « A Sébastopol on faîte l’anniversaire de l’union des organisations de jeunesse de la ville héros, dans le défilé prennent part plus de 10 milles écoliers. »

 

Tout est compris

Mais, d’un jour à l’autre, par les villes et les chemins de Crimée « défilerons » d’autres personnages. La saison thermale va commencer. L’an dernier, plus de cinq millions de vacanciers ont visités la Crimée.

Cette année, d’après les pronostiques, pas moins de six millions de visiteurs sont attendus.

Il est attendu cette saison plus de gens venant de Russie. Mais le touriste principal, d’après le ministre du tourisme et du thermalisme de Crimée, Vladimir Savelev, se sont les Ukrainiens. Les prix vont augmenter mais, cela n’arrêtera personne. Il est attendu des touristes de l'étranger : les Allemands omniprésents, des Anglais, des Français et, si étrange que cela puisse paraître, des Turcs. La Turquie étant considérée comme la principale destination touristique, concurrente de la Crimée.

- Cela fait déjà beaucoup d'années d’affilés que nous venons nous reposer en Crimée, - disent Léna et Marat, un couple de la région de Moscou. – On a été en Turquie, on a plutôt aimé. L'avantage principal de la Turquie – les prix où tout est inclus. Par contre la Crimée a deux avantages important et concurrentiels. Primo : on y va par le train. C'est important pour ceux qui ont peur en avions. Et le billet est assez bon marché : Dans un wagon à places réservées, de Moscou jusqu'à Simféropol, cela coûte 1300 roubles (moins de 40€.)

Deuxièmement : Et la langue et la mentalité sont les mêmes. Et puis les commerçants ne sont pas harcelants.

Léna et Marat louent une chambre dans ce que l’on appèle le secteur privé. Ce plaisir revient à 30$ par jour en début de saison (l’année dernière c’était 20$.) Au mois de juillet le prix monte jusqu'à 40$. Les prix en Crimée sont considérés comme mesurés. Pour 40 ou 50 Grivnas ( 1 grivna = 0,135€) on peut manger correctement. La bière, c’est le même prix qu’en Russie (4-5 Grivna) Un trajet en « marchroutka » (sorte de taxi collectif, appelé en Crimée « Topik ») coûte 1,5 grivna (…)

Les autorités veulent très sérieusement amener le confort et les services au niveau des standards occidentaux. Une tâche ambitieuse, mais en principe faisable. Mais pour l’instant ce n’est pas tant l’amélioration du service qui réussit mais d’organier les vacances selon les règles occidentales. Par exemple, cette année il est interdit de se faire photographier avec des animaux sauvages. Les défenseurs des animaux ont convaincu les autorités que les photographes de rue commettent des atrocités : En enroulant avec du scotch la gueule des crocodiles, en droguant les guenons, et rendent les chouettes aveugles à cause des flashs.

Une attention particulière à été donnée à l’écologie et à la sécurité. Les plongeurs du ministère des situations d’urgence contrôlent les plages de Crimée à la recherche d’objet dangereux et notamment des obus.

 

Les Yankees dans le jardin

 

A propos de bombes. La veille, « en passant, » la frégate américaine lance-missiles ; John L. Hall, est venue jeter un coup d’œil. Formellement, l’Américain est venu pour le 9 mai, jour de la victoire, malgré tout, ce sont des alliés de la deuxième guerre mondiale, mais après la fête de la victoire, le navire n’a pas repris la mer, s’invitant jusqu’à la parade de la flotte de la mer noire.

sebastopol-srapeau-marib.jpgPour cette frégate on a réuni des conditions spéciales de sécurité et étudié soigneusement les fonds marins de la baie pour éviter des mines.

Le fait est que l’année dernière, lors d’une visite analogue des Américains,il fallut vivre des heures désagréables : En raison d’une conjoncture étrange, non loin de leur navire, a émergée dans la baie, une vieille mine marine... Ce à quoi vous pensez maintenant semble très clair. Mais on n’a pas trouvé de preuves de ce qu’un méchant projet se préparait. C’étaient simplement des échos de la guerre.

Mais pour cette fois, pour les Yankees leur visite en Crimée s’est même passée sans sport extrême : Soit toutes les mines furent repêchées, soit les Américains ont eux simplement de la chance. Les organisations locales de vétérans ont d’abord voulus faire des piquets devant la frégate, mais ont finis par changer d’avis.

Pour l’anniversaire de la victoire sur le fascisme, les marins américains ont organisés une grande réception sur leur frégate. La flotte russe « ne fut pas remarquée » par les Yankees, les congratulations pour le jour de la victoire s’adressaient exclusivement aux alliés ukrainiens.

- La frégate à voile « Pallada » faisait un tour du monde – a raconté aux correspondants de « R.G. » son capitaine, Nikolaï Zortchenko. – Pour pouvoir arriver à temps à Sébastopol, nous avons remis notre escale à Alger et, il s’est trouvé que nous nous sommes amarrés en voisin de la frégate américaine.

- c’est pour cela qu’ils nous ont invité, - continu Dmitri Teslenko, L'officier en second de la « Pallada. » - Il aurait mieux valut que nous n’allions pas sur le navire américain. Au début se fut simplement gênant, puis ce fut carrément répugnant. Nous sentions que nous n’étions pas à notre place. Les Yankees et les militaires ukrainiens s’encensaient mutuellement. Nous étions tout simplement ignorés.

On peut pardonner aux américains, leurs connaissances historiques sont plutôt succinctes. Mais les officiers ukrainiens ne devaient pas avoir encore oublié leur Histoire.

- Finalement, quand la partie officielle s'est achevée, les diplomates et le commandant de la frégate se sont approchés de nous, - continue le second de la "Pallada". – ils nous ont dits qu’ils ne nous avaient, simplement, pas remarqué, et se sont excusés d’avoir oublié la Russie. Aucun Ukrainien ne s'est approché de nous.

Il est possible que cela soit par jalousie. Leur flotte, comme leur armée, vit des temps difficiles Le ministère de la défense à décidé de réduire le nombre d’appelé à 150 milles militaires ( il y a peu, ils étaient 245 milles.) Il est vrai qu’on à jeté un peu de sous aux militaires ; Les contractuels du rang touchent 850 grivnas (114€) les lieutenants 1700 grivnas (228€.)

Sur les navires, la paye est plus généreuse. Le matelot contractuel touche à partir de 1100 grivnas plus une prime appréciable au moment de la signature du contrat, un uniforme gratuit, quatre repas par jour, un hébergement en collectivité au sol. Le temps de travail est réglementé : 5 jours travaillés de 7h20 à 17h50.

Le militaire de l’armée de terre ukrainienne a parfois la chance financière de combattre en Irak. Dans ce cas l’homme de troupe perçoit 700$ et les officiers perçoivent jusqu’à 1200$. Il y a pas si longtemps, le vice-ministre Alexandre Kouzmouk à conseillé de payer au contractuels pas moins de 3000 grivnas, aux lieutenants entre 4500 et 5000 grivnas, aux colonels, 7000 grivnas et aux généraux et aux amiraux jusqu'à 9000 grivnas.

Mais ce ne sont que des perspectives. Pour l’instant la réalité est que 48 milles officiers sont sans logement alors que les amiraux n’ont que quelques navires capables de prendre la mer. On n’arrive pas à réparer depuis plusieurs années l’unique sous-marin « Zaporizhia. »

La flotte russe de la mer noire, en vérité, a connu de meilleurs temps. Mais la parade pour les 225 ans de sa création, a montré qu’il y a encore de la poudre dans les poudrières; et que des navires de la classe du croiseur lance-missiles « Moskva,» il n’y en aura jamais chez les collègues ukrainiens. Le ministère de la défense d’Ukraine a décidé de ne pas construire de navires plus importants qu’une corvette.

Pour ne pas déranger inutilement les marins ukrainiens, le commandement de la flotte russe de la mer noir a confidentialisé les données concernant le niveau matériel des officiers. On peut dire que nos officiers ont de meilleurs appartements et qu’on les paye mieux. Mais le plus important, c’est qu’ils sortent en mer plus souvent. Ce qui veut dire qu’ils ont le droit de se faire appeler de véritables marins.

 

Après le bal

- Sébastopol est une ville étonnante – reconnaît le capitaine de la « Pallada » Nicolaï Zortchenko, - Et les gens ! On ne sebastopl-marin-photo.jpgtrouve pas partout de tels patriotes de la Russie. Ils sont intérieurement et dans leur apparence des Russes. Grâce à eux, Sébastopol est la ville la plus russe et pas seulement de Crimée mais aussi de Russie.

- Vous demandez de quoi nous, habitant de Sébastopol, avons besoin de la part de la Russie ? - Hausse des épaules Boris Vassilevitch, un marin sébastolite de souche nous ayant organisé une visite sur un navire de secours de la flotte de la mer noire. - Mais, rien de particulier. Simplement, essayez de conserver cette parcelle de Russie, qu’il y a ici.

Boris Vassilevitch a 59 ans, dont 58 passés en Crimée. D’après lui, beaucoup de gens qui ont applaudis Loujkov (le maire de Moscou) ne l’ont pas seulement fait parce qu’il peut ou veut changer le statu de la Crimée. Les gens ont du plaisir à constater que les hauts fonctionnaires de Russie se souviennent d’eux. Cela n’est déjà pas si mal.

Après l’intervention enflammée du maire de Moscou à la parade de la flotte, les passions en Crimée se sont exacerbées. Rien de grave ne s’est passé. Simplement les habitants prorusses demandent encore plus activement la tenue d’un referendum afin d’annuler le départ de la flotte russe prévu en 2017. Parallèlement leurs adversaires proposent de montrer la porte à la flotte étrangère sans attendre la date prévue.

En même temps tous comprennent qu’aucun de leur projet n’est réellement réalisable. Le référendum sera interdit, et la flotte ne partira nulle part avant la date prévue. Dans le cas contraire les suites en seront catastrophiques ; Sans compter les milliers de militaires qui dépensent leur revenu là où ils résident et sans prendre en compte, que l’alimentation des militaires de la flotte de la mer noire et achetée en Ukraine, comment peut on simplement ignorer les gens travaillants pour la flotte. Ils sont vingt cinq milles, c’est comme ci demain un sébastopolite sur dix se retrouvait sans travail. L’économie de la presqu’île résisteras-t-elle ?

Et puis, il y a eu quelque chose de semblable en 1995 lors du partage des biens de la flotte de la mer noire. Les forces maritimes d’Ukraine reçurent un projet top secret dit « projet 825 GuéTS » Dans la falaise à côté de Balaklava de 1957 à 1961, à la suite d’efforts titianesques, on a creusé une usine militaire. Un canal souterrain de 380 mètres pouvant contenir sept sous-marins. L’installation pouvait résister à une frappe nucléaire et continuer à fonctionner pendant trois ans, tout en hébergeant la population de Sébastopol. Il y avait une boulangerie, des entrepôts, un hôpital.

Une caverne aux miracles a été vite inventée pour cette installation, comme une digne application civile. Créer un musée de "la guerre froide" : avec un hôtel et un vrai sous-marin. Mais jusqu'à aujourd’hui il n’y a ni hôtel, ni sous-marin. Et tout a été pillé. Dans la presse locale le projet ne fut plus appelé autrement que comme "un loupé à la façon de Balaklava.»

Il est fort possible que cela soit une anticipation de ce qui attend les bases de la flotte en cas du départ hypothétique de celle-ci.

Traduction: Sarah P. Struve

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 22:45

Chevtchouk qu'est ce l'automne   Youri Chevtchouk est née en 1957 dans la région de Magadan dans une famille d’instituteurs. En 1964 la famille déménage à Naltchik, capitale de la Kabardino-Balkarie. Très jeune Chevtchouk travaille le dessin. A Naltchik, Youri commence à prendre des cours de musique. En 1970, La famille déménage à nouveau, cette fois à Oufa. Chevtchouk entreprend des études de peinture à l’école des beaux arts de Bachkirie et obtient son diplôme, parallèlement il étudie divers instruments de musique et s’intéresse au rock’n toll, pratiquant la musique dans le cadre de la maison des pionniers  

En 1980 Chevtchouk crée un groupe qui sera bientôt connue sous le nom de DDT. A cette époque Youri commence à écrire de la poésie qu’il interprète à la guitare. Son premier recueil de poésie, « Les défenseurs de Troie » paraîtra en 1999.

La chanson "Qu’est ce l’automne" vient de l’album parut en 1993 "Чёрный пёс Петербург" ( le chien noir Pétersbourg.)

_________________________

ДДТ - DDT

Youri Chevtchouk / Юри Шевчук    

Что такое осень  / Qu’est ce l’automne    

(1993)  

Qu’est ce l’automne, c’est le ciel,
Le ciel larmoyant sous les pieds.
Dans les flaques, avec les nuages, se dispersent les oiseaux,
Automne, cela fait longtemps que je n’ai été avec toi.
Dans les flaques, avec les nuages, se dispersent les oiseaux,
Automne, cela fait longtemps que je n’ai été avec toi

Automne, dans le ciel on brûle les vaisseaux.
Automne, je voudrais quitter la terre,
Là, où se noie la tristesse dans la mer,
Automne, lointaine obscurité.

Qu’est ce l’automne, ce sont les pierres,
C’est la fidélité au dessus de la Neva
noircissant.
L’automne rappelle l’essentiel à l’âme,
Automne, je suis à nouveau privé de sérénité.
L’automne rappelle l’essentiel à l’âme,
Automne, je suis à nouveau privé de sérénité.

Automne, dans le ciel on brûle les vaisseaux
Automne, je voudrais quitter la terre,
Là, où se noie la tristesse dans la mer,
Automne, lointaine obscurité.

Qu’est ce l’automne,. C’est le vent
Qui joue à nouveau avec ses chaînes déchaînées.
Automne, , arriverons nous,
jusqu’à la réponse, à nous traîner ?
Qu’adviendra-t-il de notre patrie et de nous?
Automne, arriverons nous à nous traîner, à survivre jusqu’au point du jour ?
Automne, demain qu’adviendra-t-il de nous?

Automne, dans le ciel on brûle les vaisseaux
Automne, je voudrais quitter la terre,
Là, où se noie la tristesse dans la mer,
Automne, lointaine obscurité.

Telle une meute, la ville se dissipe dans la brume
Automne, que savais-je de toi ?
Combien de temps va flamboyer ton feuillage ?
L’automne a éternellement raison.

Traduction: S. P. Struve

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 09:42
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Le groupe : L’idée de créer le collectif « Bul-bul » s'est formée à Moscou durant l'été 2005.

"Бюль-бюль" (Bul-bul en azerbaïdjanais "gorge de rossignol") se dit en langue Altaï : " Top-top" C’est le nom d'un chant folklorique rituelle de l'Altaï, il est chanté le jour, où l’enfant fait ses premiers pas. C’est l’une des chansons préférées du groupe, raison pour laquelle, il a été décidé l’appeler ainsi.

Le collectif tente de faire la synthèse des sons de musiques de diverses cultures et ethnies. C’est la combinaison du chant de gorge de l'Altaï avec le folklore ancien et contemporain russe, des chœurs géorgiens et des chants cosaques, le son des instruments de l’'Altaï et de Touva avec les instruments africains, arabes et européens

Ce projet est, en quelque sorte, un laboratoire ethno-musical, où se passent des expériences de danses, des expériences sonores, rythmiques et stylistiques de cultures de différents pays du monde.

Le groupe est composé de : Boulat Gafarov, responsable du projet et musicien, Inna Lykitcheva : chant, Roustem Karimov : chant, Rouben Aganezov : percutions, Nogone Choumarov : chant de gorge.

________________________

 

Le chant de gorge: ou encore chant diphonique est une technique de chant permettant de produire plusieurs sons à la fois et donc, de faire du chant polyphonique au moyen d'une seule voix. Un bourdon grave est produit avec la gorge tandis que des harmoniques aiguës sont produites simultanément par résonance.

Le chant diphonique mongol (xoomeï) est particulièrement célèbre. Différents styles y sont représentés, et se retrouvent dans les pays  voisins : Touva, Bouriatie, République de l'Altaï, etc. Il existe de nombreuses autres traditions de chant de gorge de par le monde — Xhosa en Afrique du Sud, Inuits, etc.(source wiki)

 

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 10:06

Andreï Vadimovitch Makarevitch est né à Moscou, en 1953. Il est auteur-compositeur et chante ses textes depuis plus de trente ans. Makarevitvh est l’un des créateurs du groupe « Machina vréméni. » (La machine à explorer le temps.) Sa sensibilité, sa langue, en fonts l’une des figure de la poésie russe contemporaine. Makarevitch est également peintre.
« У Ломбарда - Ou Lombarda » (Aux mon de piété.) est issue de l’album du même nom paru en 1994.

u lambarda

У Ламбарда  / Au mont de piété

Андрей Макаревич  Andreï Makarevitch

Au mont-de-piété, le matin, il y a du monde,
Près du comptoir c’est la presse, la cohue.

Ce sont ceux pour qui c’est vraiment dur,
Ceux qui misent sur le dernier cheval.

Moi, je ne me mens pas, c'est un mauvais numéro,
Et puis l'espoir - connerie, faut pas y croire!
Hier, juste encore un peu, je serai mort,
Ils ont saoulé leur poteau. Leur mère…

Oh, tortueux, tu ai mon sentier,
J’ai peur et de moi et de Dieu.
je me lève timidement vers le guichet,
Je demande que l’on prenne en gage mon âme.

J’entends que l’on m’annonce le prix,
El le silence est tel, on entendrai une mouche voler,
Je regarde le reçu, comme à travers un mur :
Pourquoi est-ce si peu cher, chez vous ?

Alors quoi, elle a des nerfs en bois,
Ou bien la graisse l’a aveuglée.
Ne peut elle discerner, la salope,
Le filon d’or de mon âme ?

La seule chose que j’entends ; « Citoyens, moins fort !
Vous faites trop de bruit, vous avez perdus la tête.
C’est le barème d'aujourd’hui.
Apparemment, le prix des âmes, a baissé. »

J’ai serré dans mon poing la piécette en cuivre,
J’irai dans ce monde qui m’étouffe,
Je ne suis pas si pauvre,
Je suis même parfois joyeux.

Et le reçu, au vent, je le laisserai aller,
Je ne reviendrais pas chercher mon âme, laissez tomber.
Puisqu’elle ne coûte que cinq kopeks.
Vraiment, Je n’en ai rien à faire !

Et de toute façon, seul le ver ronge,
On a craché dans ma gueule. pas la force de me battre...
Ne suis-je pas aussi humain, mon Dieu,
Mais pourquoi sont-ils avec nous ainsi, frères...

Traduction : Sarah P. Struve.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 10:12

 


 

 

 


 

vissotski3.jpgEn 1978 ou 79, vissotski donna quelques concerts à l’Éysées Montmartre. La salle était petite et le public était placé tout contre une scène minuscule. Un petit homme est entré, d’apparence timide, presque engoncé. Il marmonna quelque chose au micro, puis se mit à chanter. Imperceptiblement une sorte de long envoûtement nous pris tous lentement, y compris vissotski qui s’emblait prendre de l’assurance et se précipiter, s’engouffrer définitivement dans ce qu’il chantait…il y avait quelque chose de « narcotique. » J’y suis retournée le lendemain. Cette chanson « Les chevaux» que Vissotski interprète dans ce vidéogramme de 1979, exprime cette lancinance fatale.  

 

 

 

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Vladimir Vissotski   / Владимир Высоцкий

                                 Les chevaux / Кони                                                      

Voila, maintenant une chanson un peu plus légère, peut être. Cette chanson s’appelle « les chevaux » Cette chanson je l’ai écrite dans une sorte de stylisation de vieilles mélodies russes… Il y a aussi un peu de la romance tsigane... Voila…….C’est le matin chez nous, tu comprend ...c’est pourquoi…cela ne marche pas encore    

Le long du précipice, le long de l’abîme, sur le bord même
Je cravache mes chevaux avec le fouet
On dirait que je manque d’air, je bois le vent, j’avale le brouillard
Je pressens avec un funeste enthousiasme que je me perds, je me perds !

 
Un peu plus lentement, chevaux, un peu plus lentement
N’écoutez pas le fouet nerveux
Mais on dirait que j’ai eu des chevaux capricieux;
Et je n’ai pas eu le temps de vivre jusqu’au bout.

 
Je donnerai à boire à mes chevaux, je terminerai mon couplet
Je resterai encore au moins un instant sur le bord...

 
Je disparais – L’ouragan me balaie comme un flocon de la paume
Et en traîneau on m’entraînera au galop sur la neige au matin
Passer à un pas moins empressé, mes chevaux
Ne serait-ce qu’un peu, vous prolongerez le chemin vers le dernier refuge
Un peu plus lentement, chevaux, un peu plus lentement
Le knout et le fouet ne sont pas vos précepteurs !
Mais on dirait que j’ai eu des chevaux capricieux;
Et je n’ai pas eu le temps de vivre jusqu’au bout.

 

Je donnerai à boire à mes chevaux, je terminerai mon couplet
Je resterai encore au moins un instant sur le bord...

 

Nous sommes arrivés à temps : en visite chez le bon Dieux il n’y a pas de retard<
Alors, pourquoi les anges chantent avec des voix ci méchantes ?
Est-ce la clochette qui s’est engourdie à force de sangloter ?
Ou bien, est-ce moi qui crie à mes chevaux pour qu’ils n’emportent pas si vite le traîneau !

 
Un peu plus lentement, chevaux, un peu plus lentement !
Je vous en supplie, ne vous envolez pas au galop
Mais on dirait que j’ai des chevaux capricieux
Si je n’ai pas eu le temps de vivre. Alors, au moins, je chanterai jusqu’au bout !

 
Je donnerai à boire à mes chevaux, je terminerai mon couplet
Je resterai encore au moins un instant sur le bord...

 
Traduction : Bïa Krieger 1977 + arrangements SPS.
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:54

 

 

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En 1967, Okoudjava donnât un concert à la salle Pleyel. Nous étions toute une bande d’adolescents d’origine russe qui étions venus l’écouter. Une camarade, lors de l’entracte, demandât au chanteur pourquoi, pour lui, Dieu avait les yeux verts. Il lui répondit avec un plissement malicieux des yeux : « les yeux de ma femme sont verts."

S.P. Struve.

 

 

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Boulat Okoudjava
Молитва Франсуа Вийона ~ La prière de François Villon

Traduction: Le chant du monde

Tant que la terre tourne encore, tant que la lumière est vive,
Seigneur, donne à chacun ce qu'il n'a pas:
Au sage une tête, au poltron un cheval,
A l'heureux de l'argent... Et ne m'oublie pas.
 
Tant que la terre tourne encore - Seigneur c'est en ton pouvoir!
Donne à ceux qui veulent le pouvoir de régner à loisir,
Donne à souffler au généreux, au moins jusqu'au soir,
A Caïn donne le remords... Et ne m'oublie pas.

Je le sais : tu peux tout, je crois en ta sagesse,
Comme un soldat tué croit vivre en Paradis,
Comme chaque oreille croit à tes doux propos,
Comme nous croyons nous-mêmes, ne sachant ce que nous faisons!

Seigneur, mon Dieu, mon doux Seigneur aux yeux verts!
Tant que tourne encore la terre, et cela paraît bien étrange,
Tant qu'il lui reste encore du temps et du feu,
Donne à chacun un peu... Et ne m'oublie pas.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:23
  Boulat Okoudjava 
  Окуджава Булат  

Ленька Королев

Lenka Korolev

Traduction: Le chant du monde

"Soixante ans c’est vraiment beaucoup. J’ai toujours eux l’impression que j’avais trente ans et puis d’un seul coup ce fut la soixantaine. Je ne m’y suis pas vraiment préparé."
B. Okoudjava.
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Lenka Korolev

Dans la cour, où chaque soir jouait le tourne-disque,
où les couples dansaient, soulevant la poussière,
les jeunes respectaient beaucoup Lenka Korolev
et lui décernèrent le titre de roi.

C’était un roi, comme tous les rois, tout-puissant, et si un ami
était dans le malheur ou avait la guigne,
il lui tendait sa main royale,
sa main fidèle et le sauvait.

Mais un jour que les " messerschmidts ", comme des corbeaux,
déchirèrent le silence à l’aube,
notre roi, comme un roi, mit sa casquette, en guise de couronne,
sur le coin de l’oeil et s’en fut à la guerre.

De nouveau joue le tourne-disque et le soleil est au zénith,
et il n’y a personne pour le pleurer.
Parce que le Roi était seul - excusez,
il n’avait pas eu le temps de prendre reine.

Mais où que j’aille, quelque objet qui m’occupe,
que ce soit pour affaire ou pour me balader,
je crois toujours qu’au premier carrefour
tout à coup je vais le retrouver.

Parce que s’il est bien vrai qu’à la guerre on tue,
la terre glaise n’est pas pour Lenka,
parce que je ne peux me figurer Moscou;
excusez, sans un roi comme celui-là.

 

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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