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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 16:35
Texte & musique Vladimir Vissotski - Interpretation: Diana Arbenina

 

Je portai mon malheur
Sur la glace printanière
La glace se rompit, l’âme s’est arrachée,
Telle une pierre dans l’eau, elle s’est enfoncée.
Et le malheur, bien que lourd,
Aux bords acérés de la glace s’est accroché.

Depuis ce jours, le malheur,
De par le monde me poursuit.
Des bruits, des rumeurs courent avec lui.
Que je ne sois pas morte,
Seuls, le saule dénudé,
la caille et sa nichée, le savaient.

Qui donc l’a dit
A mon Monsieur,
A peine quelqu’un a parlé, à peine m’a-t-on trahi,
Et lui, d’effroi, hors de lui,
À ma recherche est parti,
le malheur et la rumeur l’ont suivis.

Il m’a retrouvé, m’a rattrapé,
M’ayant embrassé, il m’a prise dans ses bras,
Dans son dos, le malheur ricanait…
Il ne pu rester
Plus d’une petite journée,
Le malheur, quand à lui, pour l’éternité s’est accroché.

Je portai mon malheur
Sur la glace printanière
La glace se rompit, l’âme s’est arrachée,
Telle une pierre dans l’eau, elle s’est enfoncée.
Et le malheur, bien que lourd,
Aux bords acérés de la glace s’est accroché.

Traduction Sarah P. Struve

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 23:18
7379d1fa2fe03837f017c90d9f20fc5c.jpgL'auteur de cette chanson, le père Roman, de son vrai nom, Alexandre Matiouchyne, est né en 1954 dans la famille d’un instituteur de village. Il fut lui-même enseignant. En 1983, il devint novice et fut ordonné moine en 1985. Il est l’auteur de poèmes et de chansons dont il compose également les mélodies. Ses textes expriment le sacré dans une perception propre à l’âme russe, perception où le mystère et la beauté de la nature semblent être les vrais messagers de la spiritualité. Alexandre Matiouchyne interprète lui-même certains de ses textes (en accès libre de droit sur le web) Sa voix particulière donne une étrangeté certaine à ses textes et mélodies.
Dans le videogramme ci-aprés, cette chanson est interprété par Jeanna Bitchevskaïa.
________________

ТУМАН  / BROUILLARD

Brouillard, brouillard, le brouillard m’a enveloppé
Seulement il ne lui est pas donné de réchauffer

Brouillard, Brouillard, le Brouillard a tout mélangé

Brouillard, brouillard, le brouillard a recouvert la contrée
Effaçant de la terre, la vielle maison paternelle
Et sur la croix tombale une noire corneille
Tel un paisible césar, apparaît.

Brouillard, brouillard, je nage à travers champ
Ecartant les nuages de mes mains
Les herbes s’inclinent vers le sillon, doucement
A peine les effleure ma main.

Brouillard, brouillard tu n’es pas infini
Encore un peu, tu vas fondre, t’évaporer,
N’est ce pas pour cela qu’au soir paisible,
Rosée vivante, sur les buissons, tu frémis.

N’est ce pas pour cela qu’au soir paisible,
Rosée vivante, sur les buissons, tu frémis.

Brouillard,
Brouillard,
 

Traduction:  Sarah P. Struve

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 21:56

Voici la traduction de la chanson « Je n’aime pas » de Vladimir Vissotski. Dans la courte présentation qu’il en fait, il explique qu’elle exprime en partie son credo, ce qu’il n’aime pas.

vissotski.jpegCe texte pourrait être également l’expression de la Russie à l’encontre de l’occident bien pensant et de sa médiocratie médiatique, au prétexte ethnocentrique que seul l’occident détient « LA » vérité.

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Владимир Высоцкий - Я не люблю / Vladimir Vissotski - Je n’aime pas

Vladimir Vissotski. - J’ai commencé à écrire pour mes amis, comme cela pour la compagnie, pour rester assis, prendre une guitare et chanter. Avant, j’écrivais beaucoup de chansons, elles étaient sans malice, très simples, mes proches amis les écoutaient pour leur humour et pas seulement pour cela et puis très rapidement je les ai entendus venant d’autres sources, retranscrites sur des bandes magnétiques. Les textes de mes chansons ont commencé à circuler parmi les gens et un beau jour beaucoup, beaucoup de gens connaissaient mes chansons et j’ai été dans obligation de continuer cette affaire et cela avec plaisir.

Vous m’avez demandé mon credo, Je pense que cette chanson que je vais vous chanter, pas sur scène mais, ici, à la maison, cette chanson qui s’appelle « je n’aime pas. » Il y a au moins un aspect de ce que je n’aime pas qui apparaît très précisément en elle.

 

Je n’aime pas l’éclipse fatale des jours,
De la vie, je ne me lasserai jamais.
Je n’aime pas n’importe quel période de l’an,
Où de chansons, je ne puis chant
er.

Je n’aime pas le cynisme froid,
En l’enthousiasme je ne crois pas.
Je n’aime pas qu’un étranger lise mes lettres,
Jetant un regard de par derrière mon d
os.

Je n’aime pas quand les choses sont à moitié,
Ou lorsque l’on interrompt une conversation,
Je n’aime pas quant on tire dans le dos,
Je n’aime pas non plus le tir à bout porta
nt,

Je déteste les supputations et les commérages.
Le doute des vers de terre, l’hommage médaillé,
Où lorsqu’on se frotte tout le temps contre de la laine,
Où que l’on gratte du fer sur du ver
re.

Je n’aime pas la suffisance rassasiée,
Je préfère encore que lâchent les freins.
Dommage que le mot « honneur » soit oublié
;Et que derrière ce mot se cachent des calomn
ies

Lorsque je vois des ailes brisé,
En moi, il n’y a aucune pitié,
Je n’aime pas la violence et l’impuissance,
Seulement, Je plein le christ crucif
ié.

Je ne m’aime pas quant j’ai la trouille,
lorsqu’on frappe des innocents, je suis peiné
Je n’aime pas lorsque l’on squatte mon âme,
En particulier quand c’est pour y crach
er.

Je n’aime pas les manèges et les arènes,
Pour eux, des millions se monnaient pour un rouble.
Qu’il y ai, devant nous, de grands changements,
ça, jamais, je ne l’aimera
i !

Traduction Sarah P. Struve

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 22:13

Levons nos verres /Давай за.

Lube /Любэ

(Traduction : Sarah P. Struve.)

 

« Lube » ou « Lioubé » a été créé en 1987 par Igor Matvenko, actuellement producteur du groupe et compositeur. Le nom, vient de "Lyubertsy" une banlieue difficile du sud de Moscou, d'où sont originaires les musiciens.

Le groupe se compose de : Kolia Rastorguev, chant, Alexander Erokhin, batterie, Pavel Usanov, basse, Vitali Loktev, accordéon, clavier, Anatoli Kulechov, guitare, choeur, Igor Matvenko, producteur, compositeur, Alexander Shaganov, compositeur, Mickaël Andreev, compositeur. La musique du groupe est d'inspiration populaire russe, teintée de rock, de blues de pop... La chanson Davaï za… (Levons nos verres …) parle de la guerre de Tchétchénie et de la mémoire des peuples de Russie.

 

Le ciel est couvert de nuages gris
les
nerfs sont tendus en cordes de guitare,
la pluie tambourine du matin au soir,
le temps figé semble éternité.
Nous avançons, de tous côtés.
Les tanks, l’infanterie, le feu de l’artillerie.
On nous tue mais nous survivons
et de nouveau à l’attaque nous, nous jetons.

Allez à la vie, allez frère, jusqu’au bout,
Allez à ceux qui furent, alors, avec nous.
Allez à la vie, que soit maudite la guerre,
Souvenons nous de ceux qui furent, alors, avec nous.

Le ciel au dessus de nous, de nuages plombé,
s’étale bas en brouillards déchirés.
Envie de croire que tout est déjà terminé,
que survive seulement mon camarade blessé.
Sois patient, frérot, ne meurs pas maintenant,
tu vas encore vivre longtemps et heureux,
Nous danserons à ton mariage,
vers le ciel, tu feras voler tes enfants.

Allez à la vie, tiens le coup, frère, jusqu’au bout,
allez à ceux qui t’attendent à la maison.
Allez à la vie, que soit maudite la guerre.
Allez à ceux qui t’attendent à la maison.

Allez à eux, allez à nous,
à la Sibérie et au Caucase,
aux lumières des villes lointaines
et aux amis et à l’amour.
Allez à vous, allez à nous
et aux paras et aux Spetsnaz
aux médailles militaires,
Levons nos verres, mon vieux.

Dans un vieil album j’ai trouvée des photos
de mon grand père, Commandant de l’armée rouge,
« A mon fils, En mémoire de Berlin 45"
Souvenirs d’un siècle passé.
L’odeur de l’herbe à l’aurore, non coupée.
Gémissements de la terre de bombardements labourée,
une paire de godillaux militaires,
de guerres nouvelles, de guerres anciennes, fatiguée.

Allez à la vie…
Allez à ceux…
Allez à la vie…
à la mémoire de ceux qui furent, alors, avec nous.

Traduction: Sarah P. Struve

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 22:22

Chanson "Noir corbeau" ~  Extrait du film "Чапаев / Tchapaiev"

 

8° mouvement.

 

Mexicaine d'Amsterdam - au creux de la main - tendresse en concerto pour violoncelle de Dvorjak - présage d'une destruction inévitable. - Y aurait-il d'espoirs autres que ceux - imbéciles - des bovidés ? - Partout où tu te retourneras tu te verras cernée d'étoiles crachant des dards sanglants sur ta solitude théâtrale - poétesse sentimentale des méandres rose-bonbon - phase finale - les missiles intercontinentaux rampent - reptiles - hors leurs berceaux - des B 52 pondent à qui mieux mieux en une joyeuse fête des saison - (Putain ! Les couleurs de Van Gogh, putain !...) - de jolis petits loupiots - au raz des flots - au raz des flots - ils iront allumer de gais braseros - un jour peut être - peut être un jour - clapote le néon des désirs/illusions.

 

J'ai éteint la lampe... - Ne plus voir le présent. - Sur un pont inconnu - large - large ! - Me suis emporté. - De la lassitude exacerbée a surgi un papillon multicolore - entre quatre murs blancs - entre quatre parois de béton.

 

Sarah Pétrovna Struve
Extrait de : Indianité

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 21:30

 

Quartet Bond: Chanson du colporteur. ( Коробейник )

 

2° mouvement

 

Trois platanes au cœur d’un chemin engoncé de solitude lunaire

Trois mers

Trois océans.

Dans ta solitude/guitare morte

La lumière s’allume

Et la même eau revient toujours à la source

Là-bas…

Sous le plateau de l’arbre mort. 

Cathédrale de Vendôme

Des pas pierreux…

La paix !

Il la faut à tout prix !

Serait-ce même au prix de l’existence ?

- Vraiment je ne le sais ? – Mais cette fatigue de tout le corps – jambes lourdes mille fois mille ans à perpétuité – les larmes sont inutiles – quelque part, il existe une limite à la tendresse.

Cathédrale de Vendôme

Cathédrale aux vitraux que les bombes ont brisées.

Figé dans l’instant – le bruit s’en va,

La déflagration…

Maintenant silencieuse

Sera toujours.

Eternité de l’horreur dans la paix.

 

Sarah Pétrovna Struve

Extrait de : "Indianité"

 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 16:46

Tamo Daleko, vieux chant serbe, est interprété, ici, par Branislava Podrumac et le choeur cosaque du Kouban.

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 21:28
 L'auto-immolation sur l'hôtel de la politique politicienne de la « gauche » française dite « socialiste » était inévitable et ce malgré tout le désir (y compris le mien) mis dans l'avenir d'une France participative et, donc, cultivée et intelligente, ne voyant que l'intérêt de la personne et son épanouissement et où le « quant à soi » serait  l'évolution suprême de l'être social. Tout cela c'est effondré, décomposé en un clin d'œil lorsqu'il s'est agit pour nos fiers défenseurs des valeurs humanistes, de trouver une issue à leur désir de pouvoir et d'argent.
D'un coup de baguette maléfique, la gauche française, puis toute la France, s'est métamorphosée en une sorte de chimère à tête BHLo-Glucksmannienne, mi-coq déplumé, mi-chien hargneux, dressée sur ses ergots et aboyant tout son soûl sur le passant étranger aux normes de la pensée dominante et atlantistes.

 

Il apparaît ainsi en creux que le champ social français n'étant plus accessible à cette « gauche » fourvoyée dans le libéralisme mondialiste, il ne lui reste plus que la stigmatisation du politiquement incorrecte supposé chez celui que l'on ne veut, de toute façon, à aucun prix, sien. Alors cette prétendue gauche, moribonde, en une sorte de réflexe pavlovien, s’agite à la façon d'un poulet ayant perdu sa tête et qui continu à courir quand même, sans raison, jusqu'au moment où les afflux bio-électriques ne soient plus perceptibles par les muscles de l'animal sacrifié.


Oui, la France – grâce à l’aide des libéraux, gauche et droite confondue -renfermée dans la tour d’ivoire de ses douleurs identitaires, hoquette et aboie et les caravanes passent, ainsi celle de Monsieur Kadhafi qu'il faut, au passage, remercier pour avoir posé la question des droits humains en France et notamment ceux des citoyens (habitants de la cité) d'origine étrangère.

 

Il aura fallu, dans un élan d’irresponsabilité sociale, hors l’intérêt personnel, un peu plus de 10 ans après le décès de François Mitterrand pour que le parti socialiste, celui qu’il avait bâti de cœur et d’esprit, ne se décompose dans une honte bue jusqu'à la lie. L’absence de sens politique hormis l’aspect politicien, ayant annihilé la pensée même.

 

En son temps, François Mitterrand, dans un souci d’éviter un risque de reprise des guerres civiles européennes, demanda comme préalable à la réunification de l’Allemagne, la reconnaissance par celle ci de la frontière « Oder – Neisse » définie en 1945 par la Conférence de Potsdam. Cette même lucidité politique le mena à s’opposer à l’indépendance de la Croatie qu’il ne put empêcher face aux pressions allemandes. Sa reconnaissance précipitée et ce, hors de tout cadre juridique, fit sombrer la Yougoslavie dans la guerre civile.

 

Cette perception historique de la politique n’est plus de mise aujourd’hui en occident qui, tel le Docteur Jekyll se métamorphosant à nouveau en Monsieur Hyde, n’est plus qu’un loup prédateur sans plus de limites psychiques ni repaires, s’apprêtant à reconnaître « l’indépendance » du Kosovo avec l’appui de son bras armé, l’OTAN.

 

Hoquet historique faisant irrémédiablement penser à l’annexion, en septembre 38, de la Bohême par les troupes hitlériennes sous le prétexte fallacieux de « libérer les Allemands des Sudètes » et à la démission munichoise et honteuse des « démocraties européennes. »

 

La lucidité politique qui prévalut chez certains gouvernants occidentaux, au début des années 90 du siècle passé, ayant disparue, ce qui se nomme encore « politique » n’est plus rien qu’un show émotionnel & « People » à destination d’un public supposé crédule, la politique réelle devenant chasse réservée de lobbies dont les buts finaux relèvent de désirs obscurs et particuliers.

 

A l’image de ce qui prévalu durant la première moitié du XX° siècle, à défaut d’autre idéale que celui de l’argent mondialisé, l’occident ne peut véhiculer que chauvinisme et néo-colonialisme méprisant, aidant ainsi le bon peuple à apaiser ses frustrations de ne pouvoir consommer hors les lavages de cerveau quotidiens et télévisuels dans des instants médiatiques d’intenses mépris et haines vers les restes du monde.

 

Cette « politique de civilisation » disneyenne que nous renvoi la lucarne maléfique des sorciers gouvernants et possédants, cet univers à mi-chemin de celui « d’Alice au pays des merveilles » et du monde d’Orwell, nous mène ainsi, droit vers une confrontation mondiale qu’à force d’iniquité et de mépris des personnes et des cultures ne faisant pas partis du nombril occidental, on finit presque par espérer, afin de rendre les limites à ceux qui abusent et soumettent, de ramener l’empire américain chez lui comme le furent, en leur temps, la France napoléonienne puis l’Allemagne nazie. Et de voir enfin juger les zélateurs collaborationnistes européens de ce nouvel empire millénaire.

 

Sarah Pétrovna Struve.

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 21:49

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SIMFEROPOL, 23 mars - RIA Novosti. Les participants à un meeting vendredi à Simféropol (Crimée) ont exigé de l'OTAN qu'elle renonce à ses manoeuvres conjointes avec l'Ukraine, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

"Si l'OTAN refait son apparition sur notre sol, nous ne perdrons pas notre temps en palabres. Nous frapperons. Si les otaniens viennent en avions, nous les abattrons. S'ils arrivent sur des navires, nous les coulerons. S'ils essaient de déployer sur le territoire de l'Ukraine des Systèmes de défense antimissile (DAM/ABM), nous les détruirons. Il y a parmi nous suffisamment d'hommes expérimentés et possédant les aptitudes appropriées, reçues au sein de l'Armée soviétique. Ainsi, les otaniens n'auront alors qu'à s'en prendre à eux-mêmes", a notamment déclaré le président de l'Union des officiers soviétiques de la Crimée, Sergueï Nikouline.

Selon la police, plus de 150 personnes participent aujourd'hui au rassemblement anti-OTAN en face de la Représentation permanente du président de l'Ukraine en Crimée.

Les manifestants brandissent des drapeaux rouges et des banderoles où on lit : "Le fascisme ne passera pas" et "L'OTAN - une guerre contre les Slaves". Ils ont déjà brûlé des dizaines d'emblèmes de l'OTAN en papier.

"Le corps des officiers de Crimée, toutes les forces patriotiques de gauche de l'autonomie (de la Crimée) se déclarent en état de guerre avec l'OTAN", lit-on en substance dans la résolution du meeting.

Selon les organisateurs de cette action de protestation, "ce meeting est une réaction à la volonté proclamée de l'Alliance de l'Atlantique Nord de déployer un bouclier antimissile dans les pays d'Europe Centrale et au projet de Loi sur le renforcement de la liberté, adopté récemment par le congrès des Etats-Unis.

Des exercices conjoints des forces armées de l'Ukraine et des troupes de l'OTAN sous le nom de code "See Breez-2007" sont prévus pour le mois de juillet prochain dans la région d'Odessa.

Comme l'a fait savoir le 22 mars dernier le ministre de la Défense de l'Ukraine, Anatoli Gritsenko, la semaine prochaine, la Rada Suprême (parlement ukrainien) examinera la question de l'accès des troupes étrangères sur le territoire du pays pour participer aux manoeuvres évoquées.

Selon le "référendum populaire" qui s'était déroulé en Crimée le 19 décembre 2006, ainsi que d'après le sondage-scrutin, organisé à Simféropol le 18 mars dernier, plus de 98% des habitants de ces régions ne soutiennent pas la politique extérieure de l'Ukraine tendant à l'adhésion du pays à l'Alliance de l'Atlantique Nord.

RIA NOVOSTI

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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 20:26

Le fait d’avoir été victime ne nous protége pas de devenir un jour bourreau. Au contraire, sans un débriefings, sans un accompagnement, sans un travail de résiliences, sans la relativisation de son rôle d’objet victime, la victime deviendra bourreau, se trouvant un bouc émissaire de remplacement. Il  se peut aussi qu’un groupe s‘empare de la souffrance de ses victimes par assimilation et en partageant d’apparence la même identité, devienne le bras vengeur de L’identité qu’il s’est approprié.

Il est difficile d’écrire sur ce qui se passe au moyen orient, la Palestine sans cesse martyrisée, le Liban - pays que j’ai connu avant la guerre civile, dont j’ai apprécié la gentillesse et la générosité des gens - bombardé. Ma famille, d’origine russe, était étroitement imbriquée  dans la fois chrétienne orthodoxe, elle avaient liés de multiples relations de fraternité et d’amitié avec des libanais et des palestiniens orthodoxes et d’autres confessions, ainsi, mon enfance se passa dans un christianisme orthodoxe écuménique qui portait comme une évidence, l’universalité de la foi, de toutes les religions dans leurs essences mystiques. Judaïsme, Islam, Christianisme et au-delà, tendaient vers le même but, la lumière, vers le même désire, la quête de l’illumination.

Cette enfance se passa aussi, à travers le souvenir de l’engagement de mes parents durant la guerre, avec cette mémoire encore fraîche de l’occupation, du Nazisme, de la Shoa, de la lutte contre l’occupant. Je fus nourrie de la nécessité de se battre pour l’opprimé quoi que cela coûte, quel qu’il fut, de se battre pour défendre la terre et l’esprit de ceux qu’un envahisseur veut piétiner.

La proximité de ma famille avec le moyen orient, me fit découvrir, très tôt, le sort fait au peuple palestinien. Mon enfance est pleine d’histoires de tel ou tel ami palestinien  expulsé de ses terres, de la vie terrible de ceux vivant dans les ghettos appelés pudiquement « camps », de l’exclusion dont ils étaient victimes y compris dans les pays dits « frères. »

Je me souviens d’une personne qui ayant pu aider durant la guerre des personnes désignées comme «juives », il lui avait été proposé la distinction du « juste » ce qu’elle refusa, ne pouvant l’accepter d’une nation qui opprimait et spoliait un autre peuple.

Beaucoup de ceux qui défendent  la politique d’Israël aujourd’hui, qui admirent la puissance et « l’occidentalité » de cet Etat, auraient pu admirés l’Allemagne nazie précisément pour les même raisons. Cette culpabilité qui ponctue la mémoire d’un certain occident aux relents xénophobes fait qu’une certaine droite à la problématique identitaire se reconnaît et se réfugie dans l’admiration d’Israël essayant par-là de s’auto démontrer commodément que sa propre monstruosité ne l’est pas tant puisque, soit descendante d’opprimés, soit amie d’Israël, mais en fait, admirant secrètement cette supériorité propre aux peuples sur de leur droit, que cela soit l’arien face aux juif, ou bien l’israélien face aux musulmans, se délectant de ce mot sans cesse ressassé de « terroriste » pour stigmatiser plus commodément celui qui résiste, défend sa terre et surtout défend son droit à ne pas être désigné comme un être-objet inférieure dépossédé finalement de son humanité et ainsi fait, plus facile à expulser, à exterminer. Les Arabes et/ou les musulmans, sont désignés aujourd’hui avec délectation comme « Terroristes » comme le furent, en leur temps, les juifs, les Tziganes, les résistants. Mais quel que soit le mauvais objet désigné, il s’agit du même processus menant à la stigmatisation de certaines populations, certaines minorités, processus tendant à démontrer que leurs apparences, leurs cultures (le bruit & l’odeur, n’est ce pas…) justifieraient de leur comportement « terroriste et/ou délinquants, » processus permettant de mieux designer des boucs émissaires, afin d’alimenter une haine qu’il vaut mieux porter vers celui qui d’apparence est différant pour mieux étouffer l’effroi, toujours sous-jacent, de sa propre finalité, de sa propre infériorité, de la haine de sa secrète étrangeté.

Nous assistons toujours à la même mise en scène orwelienne et finalement, se massacre perpétuel des innocents finit par nous écœurer tant que nous n’y prêtons plus attention, à peine de perdre tous sens à notre propre petite destinée, c’est ainsi qu’Israël, « grande démocratie » ne se gêne pas de continuer à enlever et emprisonner des palestiniens sous le seul prétexte que se sont des « terroristes » pardon, des « musulmans ! » que finalement le nombre des massacrés quotidiennement égrené en Palestine, en Irak, en Afghanistan, au Liban, les oubliés des prisons otanusiennes, pour ne pas dire etasuniennes, prisonniers sans nombre, sans nom et sans droits, nous importe peu et nous fermons les yeux sur cette insuportabilité empêcheuse de tourner en rond dans notre petit monde sécuritairo-consumériste, nous fermons les yeux sur les comportements de la police française et en premier lieu de son ministre/dictateur face aux expulsés, face aux humiliés, aux fichés parce que ayant « aidés » des « sans papiers » comme fermait les yeux la majorité des gens lorsque l’on déportaient des Juif, des Tsiganes, que l’on confisquaient leurs biens, se consolant de cette frayeur diffuse que cela pouvait engendrer, en se disant qu’on les envoyaient, là bas, à l’est, travailler dans des camps, comme on peut se dire aujourd’hui qu’en Irak la « démocratie » est à l’horizon ! Qu’en Afghanistan les femmes enfin libérées peuvent lire « ELLE  » en langues afghannes ! Qu’en Palestine de toute façon se sont des « musulmans » et donc évidement, avec un fort soupçon de « terrorisme. » Qu’au Liban, au moins, les quartiers chrétiens n’ont pas été touchés par Tsahal magnanime !... Et que de toute façon l’occident envoi de l’argent…

Les insurgés du ghetto de Varsovie étaient aussi désignés comme des « terroristes. » Ils ne défendaient que leur droit - puisqu’il fallait disparaître - de mourir debout. A défaut de pouvoir se libérer physiquement, ils défendaient le droit à se libérer de cette sous-vie, par eux même, comme ils l’entendaient et non à la mode de leurs tortionnaires. Quels regards porteraient-ils sur ceux qui se réclamant d’eux, enferment tout un peuple derrière des murs, puis s’étonnent de son « suicide altruiste » tout en niant l’identité même du peuple arabe lorsque l’acte d’un arabe est désigné absurdement comme « antisémite » privant cet arabe de son identité même !

C’est de l’aboutissement de la folie identitaire des siècles précédent et plus particulièrement des XIX° et XX° siècles, des églises qui voulurent enchaîner la mystique à un territoire, nationaliser la fois, rendre la spiritualité matière, c’est de cet aboutissement qu’est issu l’Etat d’Israël aux dépens non seulement des palestiniens mais aussi de la culture Yiddish, l’une des plus belles cultures d’Europe, maintenant morte, perte inestimable pour le monde, culture assassinée par la folie xénophobe occidentale, matérialisée finalement par le nazisme, la perte de cette culture fut une aubaine pour le sionisme, car sans la destruction de cette culture séculaire, la construction d’Israël ne pouvait se faire. Sur ces terres d’Europe centrale et de l’est où autrefois se tenaient des shtetls, sur les fausses communes que laissèrent les divisions spéciales SS ou n’officiaient pas que des allemands, loin de là, vivent en toute tranquillité, amnésiques de ce qui s’y passa voilà maintenant plus de 60 ans, des populations avec l’accord tacite de tout l’occident qui s’arrange ainsi de ses xénophobies, en les reportant sur les Arabes et/ou les musulmans.

« L’espoir meurt en dernier » dit un proverbe russe. Reste donc l’espérance absurde qu’un jour l’humain ne voudra plus spolier son frère, que tomberont – en lieu et place des bombes - les murs et les frontières effrayantes, que la création baignera enfin dans la lumière…

Sarah. Pétrovna. Struve.

 

P.S. Ce texte est dédié aux habitants passés, présents et futures de Kaa, village libanais frontalier de la Syrie : Que les douaniers de ce village continuent a faire passer la frontière aux nomades, musiciens et sans-papiers, en échange du son joyeux de leurs tambourins, par des chemins de traverse.

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