Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:53

Le groupe Splin  (également Spleen) tire son nom d’un poème de Sacha Tcherny datant de 1909 "Под сурдинку  – En sourdine" que le groupe enregistre, en 1994, sur son premier album "Пыльная быль - Pylnaïa Byl' - Sale histoire"

"Comme par des mites, Je suis mangé de  spleen…
Saupoudrez-moi de naphtaline,
Rangez-moi dans une malle et mettez-moi au grenier
En attendant que le printemps ne soit arrivé."

SpleenSur le même disque, est enregistrée également, la chanson "Романс – Romance" dont l’auteur compositeur est Alexandre Vassiliev, également leader du groupe. L’album, rien qu’a Saint Petersburg, se vendra à prés de 10 000 exemplaires et sera réédité deux fois. Le groupe devient vite populaire dans tout le pays, différentes radios le diffusent. En 1997, il lui est proposé de participer au deuxième rock-festival "Maxidrom" C’est à cette époque que le groupe donnera son premier concert au palais des sports "Ioubileïny" à Saint Petersburg. En 2004, le groupe attirera l'attention grâce à l’une de ses chansons qui résonne dans le film Night Watch.

En 2006 "Romance" sera sur la bande son du  film "Живой - Zhyvoï – Vivant" d’Alexandre Velidinski, qui raconte l’histoire de Kir, jeune soldat blessé en Tchétchénie, revenant au pays. 
La vidéo, ci-après, reprend des extraits de ce film.

_____________

Романс / Romance
Alexandre Vassiliev

La lampe ne brille plus et les calendriers mentent,
Et si toi, il y a longtemps,
Me dire quelque chose, tu voulais,
Alors parle.

N’importe quel bruit trompeur,
Le silence est plus effrayant,
Quant au plus fort de la gaité,
Tombe des mains, la coupe de vin.

Le cabinet noir,
La cartouche patiente dans le canon.
Le silence est tellement fort, que j’entends,
Comme passent dans les profondeurs,
Les wagons du métro.

Sur la place, il y a des régiments,
Il fait sombre au bout de la ligne,
Et dans le combiné du téléphone,
De ces nombreuses années passées, 
Seul reste le son de la tonalité.

Quelque part, une porte claquera,
Et les fils élèctriques tressailliront.
Salut!
Nous serons heureux maintenant
Et pour toujours.
Salut !

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Splin - Сплин
commenter cet article
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 07:37

C’est Achille Levinton (1913 Odessa – 1971 Leningrad) qui écrivit cette chanson inspirée directement d’un certain folklore odessite où se mélange un monde de la petite et grande truanderie et un certain humour sans lequel Odessa ne seraient pas ce qu’elle est. On  appelle souvent  Odessa la Marseille de l’est. Quoi qu’il m’ai toujours semblé que l’on devrait dire le contraire, que Marseille est l’Odessa de l’ouest. Il se trouvera sans doute, des esprits chagrins pour affirmer que ces propos sont présomptueux. Quoi qu’il en soit, ces deux villes ont accueillis dans leurs creusets respectifs de multiples populations, de multiples migrations qui ont su les rendre riches d’imagination et de créativité. En cela ces deux villes sont parentes. Voici donc un bel hommage à "l’Odessa du sud" d’un auteur compositeur né dans la "Marseille de l’est." odessa vory

Achille Levinton fit des études de philologie à Leningrad. Il écrivit cette chanson pour l’une de ses amies, Ruth Zernova, écrivaine russe ayant participé à la guerre civile espagnole. Ils firent, tous deux, partie de la charrette de déportation  en 1949 pour « Diffusion de calomnies antisoviétiques. » c’est là, pour l’anniversaire de R. Zernova, que Levinton écrivit cette chanson. Ils seront, tous deux, libérés et réhabilités en 1954.
Voici donc un vidéogramme de  Vladimir Vissotski  interprètant "Marseille !"

________________

Марсель ! / Marseille !

Achille Levinton

 J’étais en train de me promener 
 Dans la poche d’un voisin, 
 Lorsque, c’est approché soudain, 
 Un citoyen totalement étranger. 
 Il m’a chuchoté: 
 Où pourrions-nous aller 
 Pour passer un p’tit bout de temps, 
 Le passer, le plus agréablement ?  
 Il m’a proposé de l’argent, 
 Un verre rempli de diamants, 
 Afin que je lui vende, 
 D’une usine, les plans. 
 Et il m’a encore murmuré: 
 Sais-tu qu’à Marseille 
 Il y a des bars! 
 Des filles impossibles! 
 De ces bordels!...  
 Là-bas les filles dansent toutes nues! 
 Les dames portent des zibelines, 
 Les laquais, du vin, 
 Les voleurs, des smokings ! 
 Nous avons livrés ce personnage inconvenant 
 Aux agents du NKVD. 
 Mais depuis ce temps, 
 Dans aucune prison ne l’ai rencontré. 
 Le pouvoir m’a félicité, 
 Même que le procureur m’a serré la main 
 Et puis après, 
 Sous haute surveillance, on m’a enfermé. 
 Depuis ce jour, mes amis, 
 Je n’ai qu’une seule envie, 
 D’une façon ou d’une autre, aller me promener 
 Dans ce Marseille merveilleux et ensoleillé. 
 Là, où les filles dansent toutes nues, 
 Les dames portent des zibelines, 
 Les laquais, du vin, 
 Les voleurs, des smokings ! 
   
 Traduction ; Sarah P. Struve 
Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Vladimir Vissotski - Владимир Высоцкий
commenter cet article
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:12

Kanievski-nb-smoll.jpg"Красное вино - Krasnoïe vino - Le vin rouge"  est une chanson dont le texte est un poème de Mikhaïl Kanievski, poète pétersbourgeois. Avec sa femme, Olga, ils forment un couple de créateurs, lui écrivant les textes, elle composant et chantant la plupart de ceux-ci. Il arrive que d'autres interprètes chantent les textes de Kanievski, comme la chanson "le vin rouge." C’est Tatiana Kabanova, dont Stengazeta a déjà présenté plusieurs interprétations, qui interprète ici, cette chanson, dont elle a aussi composé la musique.

___________________

Красное вино / Le vin rouge

Texte : M. Kanievski – Musique : T. Kabanova

Tu es parti chez ma vieille amie
Derrière toi j'ai fermé la porte hermétiquement.
On n'y peut rien dorénavant
Il n'y a plus rien à faire maintenant.

Je m'assoirai à la petite table près de la croisée,
Maintenant, je veux rester seule,
Un peu de vin, je commanderai,
Du vin rouge corsé !

La faute ! La faute est mienne – ça, je le comprends.
La faute est mienne. Le passé, il ne faut pas le regretter!
Verse du vin, j’ouvre la porte de mon âme
Pour la claquer plus fort après !

Tu es parti, mais la vie ne s’est pas arrêtée.
Je comprends - qu’il en soit ainsi !
Combien de non-embrassés il est resté,
Qui sauront m’aimer.

Seulement, pensive, je suis restée,
Seulement, la nuit est sombre derrière la fenêtre 
Comme la broche, par toi offerte,
De couleurs rouge-vin foncé.

La faute ! La faute est mienne – ça, je le comprends.
La faute est mienne. Le passé, il ne faut pas le regretter!
Verse du vin, j’ouvre la porte de mon âme
Pour la claquer plus fort après !

Simplement quelque chose au fond de ma gorge s'est figé -
Entre l'âme et le cœur, une discordance.
Je me suis souvenue, comme je t'ai aimé
Et, les nuits folles que nous avions passées...

Il est impossible de te faire revenir, ainsi que ma vieille amie,
Libre de croire en quelqu’un, je ne le suis.
Je sais que m’entendre, tu ne pourras,
Du vin rouge, tu ne m’offriras pas...

La faute ! La faute est mienne – ça, je le comprends.
La faute est mienne. Le passé, il ne faut pas le regretter!
Verse du vin, j’ouvre la porte de mon âme
Pour la claquer plus fort après !

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Tatiana Kabanova - Татьяна Кабанова
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:46

Elena Vaenga a chanté pour la première fois cette chanson lors du concert « Белая птица - Belaïa ptitsa – L’oiseau blanc » donnée au Kremlin en  avril 2010.

belaia-ptitsa.jpg

Странный господин / Un étrange monsieur

Elena Vaenga

Durant de longues années, de par la terre marchait
Un étrange monsieur dans un vieux paletot,
Aux gens, de l’amour, il parlait
Mais personne ne l’entendait.

Et quand tu voudras chanter
Pour que chacun puisse entendre ta voix
Il faut arriver partout à tout faire à temps - Rappelle-le-toi,
Et c’est un péché que de se moquer de sa propre destinée.

Lorsque dans les veines, le sang se figera
Et que la tête, sur la poitrine, s’affaissera
Et les yeux commenceront à se mouiller
Sache que c’est -

L’AMOUR !...

Traduction: sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Eléna Vaènga - Елена Ваенга
commenter cet article
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 21:03

Le groupe rock  Nautilus Pompilius est un groupe de rock soviétique et russe, originaire d’Iekaterinbourg (alors Sverdlovsk) dans l’Oural qui a existé de 1983 à 1997. Composé notamment de Viatcheslav Boutoussov, d’Ilia Kormiltsev (1959 – 2007) ainsi que de Dmitri Oumetski. Nautilus Pompilius fut un groupe signifiant de la période de la perestroïka.

Voici sur une musique de V. Boutoussov et des paroles de Kormiltsev une  Chanson sur l’apôtre André dit le Premier appelé. Elle a été éditée sur le CD Отчёт 1983 - 1993 - Compte rendu 1983 – 1993.

otchtet-1983-1993.jpgLe vidéogramme fut enregistré lors du concert donné au stade Louzhniki, le 20 juin 1992 à la mémoire  d’une autre grande figure du rock russe; Victor Tsoï.

_______________

Прогулки по воде / Promenades sur l’eau

Musique : V. Boutoussov – Paroles I. Kormiltsev

Sur la  jetée, l’apôtre André péchait,
Le sauveur, sur l’eau, marchait.
André, des goujons de l’eau, sortait,
Le Sauveur, lui, des gens décédés.

André s’écriait : Je quitte le quai,
Si tu m’ouvres un secret.
Et le Sauveur lui répondait :
 Du calme, André, il n’y a ici, aucun secret.
Tu vois là-bas, sur la montagne, s’élève une croix.
Sous elle une dizaine de soldats. Restes-y accrocher
Et reviens lorsque tu en auras assez,
Te promener sur l’eau, te promener sur l’eau avec moi 

Maitre, sur les casques, des cornes brillent,
Au-dessus de la croix, le noir corbeau vrille …
Explique-moi maintenant, Ai pitié de l’idiot,
Laisse pour plus tard la crucifixion.

Devenu sans voix, de colère, le Sauveur
Piétina de ses pieds, la surface lisse de l'onde.
"Tu es vraiment un imbécile!" Et André en pleur,
S’en alla avec les goujons, à la maison.

Tu vois là-bas, sur la montagne, s’élève une croix.
Sous elle une dizaine de soldats. Restes-y accrocher
Et reviens lorsque tu en auras assez,
Te promener sur l’eau, te promener sur l’eau avec moi. 

Tu vois là-bas, sur la montagne, s’élève une croix.
Sous elle une dizaine de soldats. Restes-y accrocher
Et reviens lorsque tu en auras assez,
Te promener sur l’eau, te promener sur l’eau avec moi. 

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Nautilus Pompilius - Наутилус Помпилиус Rock russe
commenter cet article
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 09:44

Pere roman"Заночую в стогу – Zanotchouiou v stogou - je passerai la nuit dans un fenil" est une chanson du père Roman (Alexandre Matiouchyne), que Stengazeta avait déjà présentée à travers sa chanson "Toumane – Brouillard".

Le vidéogramme, ci-aprés, issue de la vidéotèque de Guerman, reprend l'interprétation de Jeanna Bitchevskaïa. Il est également possible d’écouter le père Roman chanter lui même cette chanson, ici.

Omophore

Заночую в стогу... / Je passerai la nuit dans un fenil...

Hiéromoine Roman (Matiouchyne)

A la façon d’une bête, creusant un terrier, je passerai la nuit dans un fenil,
M’étant enfui loin, loin des grandes villes.
La mie nuit se ceinturera de la voie lactée, tel d’un omophore.
Et encensant avec la lune, gonflera les voiles des nuages.
La mie nuit se ceinturera de la voie lactée, tel d’un omophore.
Et encensant avec la lune, gonflera les voiles des nuages.
Vogue de tous côtés l'odeur délicate de l'écume lilas.
Félicité, Félicité, la poitrine s’emplit de pureté.
Pour tout oreiller je tasserai l’herbe fané de l'an passé.
En guise d’adieu, la constellation de l'étoile polaire, je dénicherai.
O, heures saintes! J'embrasse l'ouverte éternité,
Me frottant les yeux, comme dans l'enfance, l'étoile, je brouillerai.
Non, l'âme de l'homme ne se nourrit pas uniquement de pain,
Tout vit de toi, Créateur de cette beauté.
Non, l'âme de l'homme ne se nourrit pas uniquement de pain,
Tout vit de toi, Créateur de cette beauté.
J'oublierai alors, et personne, me plaignant, ne me le rappellera
La chasse nocturne me suivant à la trace.
Le puisoir renversé quelque part, de pluies apaisera  la soif de la terre,
Pour  au matin embrasser l'océan à la recherche d'eau fraîche.
Le puisoir renversé quelque part, de pluies apaisera  la soif de la terre,
Pour au matin embrasser l'océan à la recherche d'eau fraîche.

Traduction : Sarah P Struve

Repost 0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:45

Timofeev-copie-1.jpgBoris Timofeev, l’auteur du texte de cette romance, est né en 1899 à Moscou dans une famille d’ingénieurs. Sa mère était la descendante du Décembriste Mikhaïl Lounine. A partir de 1919, Timofeev commença à publier ses poèmes dans différents périodiques, en 1920, il travaille sous la direction de Maïakovski pour une série d’affiches du nom de "Fenêtres ROSTA", "ROSTA" étant l’acronyme de "Rossiiskoié telegraphnoié aguenstvo – Agence télégraphique russe." En 1921, à Petrograd, sort son premier recueil de poésie "Календы - Calendes. De 1924 et jusqu'à la fin de ses études à l’université de Leningrad, Timofeev travaille comme avocat  tout en continuant à écrire. Timofeev est l’auteur de paroles de romances célèbres, telle la romance Sous la fenêtre, le merisier bruit. Il a, par ailleurs;  traduit de la poésie du géorgien et d’autres langues. Durant la guerre, Timofeev est l’un des organisateurs du collectif de peintre du nom de « Boievoï karandach – Le crayon combattant.» à partir de 1944, il se fait publier dans le journal satirique « krokodil ».

L’auteur de la musique Boris Prozorovski, dont Stengazeta a déjà parlé à plusieurs reprises, est né à Saint-Pétersbourg, en 1891, il a composé nombre de musiques de romances. Il fut arrêté une première fois sous l’accusation de « compositeur petit bourgeois d’origine noble », libéré, il sera arrêté une seconde fois. En 1937 il sera fusillé, puis réhabilité en 1957, à titre posthume.

medevaVoici deux vidéogrammes cueillis sur la toile. Le premier reprend l’interprétation de Vladimir Vissotski. Le second reprend la version  de la chanteuse Natalia Medvedeva. (1958 – 2003) Medvedeva fut chanteuse, écrivain et poète. A l’âge de 17 ans, elle se marie et suis son mari dans l’émigration. D’abord, installée aux USA, elle déménage en 1982 à Paris, avant de retourner vivre définitivement en 1992, dans sa patrie.

 

____________________________

Караван / Caravane

Paroles : D. Timofeev – Musique : B. Prozorovski

Nous nous sommes rencontrés d'une façon étrange
Et de même, serons séparés,
Sans un sourire, se termine notre romance
Et si notre mémoire se retourne sur ce passé,
Nous nous dirons: "Ce ne fut qu'un mirage."

C'est ainsi, parfois dans le désert assoiffé,
Je vois des images merveilleuses, d'extraordinaires pays,
Mais ce ne sont que mirages et à nouveau le ciel est bleu,
Alors qu'au loin se traîne une caravane fatiguée.

Que, pour moi, tout soit illusoire et brumeux,
Comme de tes yeux, ce mensonge en creux.
Nous nous rencontrâmes inopinément et tu disparaîtras sans avertir
Comme au loin s'éloigne la caravane.

C'est ainsi, parfois dans le désert assoiffé.
Je vois des images merveilleuses, d'extraordinaires pays,
Mais ce ne sont que mirages et à nouveau le ciel est bleu,
Alors qu'au loin se traîne une caravane fatiguée.

Traduction: Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Romances russes
commenter cet article
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 07:47

rasteriaev-mokhov.jpg"В  Раковку! - À Rakovka" est une chanson, de Vassili Mokhov, que  Stengazeta avait déjà présenté. Igor Rasteriaev, fils du meilleur ami de Mokhov  et  interprète, outre de ses propres textes, de nombre de textes de Mokhov, chante ici,   "Rakovka", avec Vassili Mokhov, lors d’un concert,  en novembre 2010.
Rakovka est un village de l’oblast’ de Volgograd, entre Volga et Don, d’où sont originaires, Tant Vassili Mokhov, que le père d’Igor Rasteriaev.
Le réalisateur de ce clip est Ruslan Sobinine.

____________________________

В Раковку ! / À Rakovka !

Vassili Mokhov

Les longs, longs hivers pétersbourgeois,
La nuit, je fais un doux rêve,
Où je vais à la maison, chez moi,
Où je sors sur le quai familier.

Au-dessus du quai, le globe du réverbère,
Les phalènes
volent vers sa lumière
Et viennent m’accueillir,tous mes amis,
Même ceux qui ne sont plus ici.

Je suis à Rakovka où fleurissent les tournesols,
L’absinthe et le cassis, où se trouve ma maison, ma patrie.
Je suis à Rakovka où fleurissent les tournesols,
Où les aurores s'enflamment, où sont mes camarades, mes amis.

Avec ma petite amie, la lune,
Je me promènerai de par les rues nocturnes,
Je reste assis sous le vieux saule,
Respirant à volonté le vent chaud.

Je suis tellement heureux et béat,
Voilà que l’aurore blanchie au-dessus de la Neva
Et ce désir, que le rêve ne finisse pas,
Je repartirai bien à la maison, chez moi.

À Rakovka où fleurissent les tournesols,
L’absinthe et le cassis, où se trouve ma maison, ma patrie.
À Rakovka où fleurissent les tournesols,
Où les aurores s'enflamment, où sont mes camarades, mes amis.

Là, où au-dessus de la rivière cristalline, il y a les odorantes fenaisons,
Là, où les filles cosaques sont de vraies beautés, où dans la steppe le soleil est flamboyant,
Là, où la Grande Ourse brille éternellement au-dessus du perron,
Là, où il y a des Turcomans, des corbeaux et puis, de partout, le vent.

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Igor Rasteriaev - Игорь Растеряев
commenter cet article
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:36

Pavel-Guerman1.jpgL’auteur du texte, Pavel Guerman, est né en 1894 à Kamenets-Podilski , dans le sud de l’Ukraine. Au début de la première guerre mondiale, il déménage à Kiev où est publié le premier recueille de romances reprenant ses vers.

Durant les années de la guerre civile, Guerman écrit pour les théâtres kiéviens, des sketches ainsi que des piécettes humoristiques. Guerman fit partie du célèbre club "ХЛАМ - KhLAM" abréviation en russe de « peintres, Hommes de lettres, Artistes, Musiciens », L’abreviation « Khlam »  voulant dire en elle même « vieilleries ».  Ce club fut décrit par Mikhaïl Boulgakov dans son roman « la Garde blanche » sous le nom de "ПРАХ - PRAKh"  ce qui signifie « cendres». Après la guerre civile Pavel Guerman vécu un temps à Riga, puis à Paris où il publia un recueil de poèmes. Au début des années 30, il revint à Kiev. Pavel Guerman est décédé en 1952.

Stengazeta a déjà publié une romance ayant comme texte un poème de Pavel German : " les petites briques "

Boris Fomine, l’auteur de la musique, compositeur soviétique de romances et de chansons populaires,  est né en 1900 à Boris FomineSaint-Pétersbourg.  En 1919, il rejoint le front dans les rangs de l’armée rouge, puis travaille à rétablir les voies ferrées, enfin,  Fomine donne des concerts sur le front. De retour à Moscou, où son père occupe une place dans l’appareil d’Etat, il continue à composer s’essayant aux ballets et aux opérettes.  En 1929, la romance fut condamnée en tant que genre contrerévolutionnaire, à partir de cette époque l’œuvre de Fomine tombe dans l’oublie. En 1937 il sera emprisonné durant une année. A partir de l’agression hitlérienne contre l’Union Soviétique, la carrière de Fomine reprend un certain élan. Pendant cette période, il compose plus de 150 chansons relatant la vie et les combats des soldats au front. Parallèlement à son activité de composition, il crée le premier théâtre au front "Ястребок – Ïastrebok"  Durant de longs mois, alors que les troupes fascistes sont aux portes de Moscou, ce théâtre est le seul à fonctionner dans la ville.  Après la fin de la guerre, Fomine tomba de nouveau dans l'oublie. Il décéde en 1948 et est enterré à Moscou, au cimetière de la Présentation de la Vierge.

Isabella-Iourevna2.jpgSur ce vidéogramme déniché sur le net, c'est Isabella Iourieva  qui interpréte cette romance. Isabella Iourieva est née dans le sud de la Russie à Rostov-sur-le-Don en 1899. A partir de 1920 elle étudie le piano à Saint-Pétersbour, alors Petrograd. Elle commence à chanter en 1922. Nombre de ses interprétations deviennent les tubes des années 20 et 30. Le premier disque d’Iourieva date de 1937. En 1992, elle sera honorée du titre d'Artiste populaire de Russie. Elle et décédée en janvier 2000 à Moscou.

_______________

Только раз... / Qu’une seule fois...

Paroles : P. Guerman – Musique : B. Fomine

Jour et nuit dans le cœur se déverse  la tendresse,
Jour et nuit la tête tournoie,
Jour et nuit, ému comme par un conte,
Tes mots résonnent en moi.

Qu’une seule fois dans la vie, des rencontres peuvent arriver,
Qu’une seule fois le fil, par le destin, est déchiré,
Qu’une seule fois dans une froide et hivernale soirée,
J’ai tellement envie d’aimer !

Fondent les rayons d’un crépuscule  oublié,
Les fleurs,  de bleu céleste, se sont enveloppées.
Où donc es-tu, il fut un temps, désirée,
Où es-tu en moi, éveilleuse de rêveries ?

Qu’une seule fois dans la vie des rencontres peuvent arriver,
Qu’une seule fois le fil, par le destin, est déchiré,
Qu’une seule fois dans une froide et hivernale soirée,
J’ai tellement envie d’aimer !

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Romances russes
commenter cet article
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 17:03

"Скажи легко – Skazhy legko – Dis-le légèrement" est une chanson d'Alexeï (Kuzmine) Paperny publiée dans l’album éponyme de l’artiste paru en 1998.

Paperny est né en 1963 à Moscou. Poète de Russie, membre de l’Union des écrivains de Moscou. Acteur et musicien, il est à l’initiative du groupe musicale Paperny - TAM. T.A.M. initiales en russe de  "Société d’Acteur et de Musiciens", est un collectif théâtral s’étant séparé du théâtre «près des portes Nikitsky».

Le style du groupe est un mélange de reggae, de latino, de musique tsigane ainsi que de musiques de style  "films soviétiques".  Le groupe actuel s'est formé vers 2003. paperniy_7784.jpg

Voici deux vidéogrammes et deux interprétations de cette chanson d’Alexeï Paperny:
- Dans le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par Alexeï Paperny lui-même et le collectif TAM, lors d’une soirée au club "Masterskaya" en septembre 2010, à Moscou.
- Dans le second vidéogramme c’est Lisa - déjà présentée à deux reprises par StengazetA, en décembre 2011 et tout ressemant au mois d’avril dernier - qui interprète cette chanson, avec une aérienne légèreté.

______________________

Скажи легко / Dis-le légèrement
Alexeï Paperny

Dis-le légèrement et vivre devient léger
Et le ciel, on le voit au loin,
Assis à mêmes les nuées,
Comme porté par les bras de quelqu'un.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Sous nous des rivières, des cités,
Se promènent des dames, des messieurs,
Nous ayant vu, un merle hasardeux,
Dix fois, a chaviré.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Dis-le légèrement et vivre devient léger
Et le ciel, on le voit au loin,
Assis à mêmes les nuées,
Comme dans les bras de quelqu'un.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Bardes russes ~ Русские барды Lisa Strambrand
commenter cet article

Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
  • Contact

Ruski tchas

 

Recherche

Catégories