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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:18

Elena Vaènga nous apporte de son nord natal et de l’influence pétersbourgeoise, sa poésie et sa musique à l’éclatante beauté boréales et à la force d’un folklore encore non corrompu par la machine broyeuse mondialiste. Voici « Косы – Kossy – Les nattes » cette chanson au style rock-folk et issue de l’album « Absenta - Абсент » édité en 2007.

Absente.jpgLa chanson sera reprise en 2009 lors de l’enregistrement de l’album live « Желаю солнца – Zhelaïu solntsa – Je désire du soleil » Le vidéogramme ci-après, a été enregistré lors de ce même concert, tenu à l’auditorium « МИР – MIR » située à Moscou.

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Косы / Les nattes 

Elena Vaènga

Est-ce arrivé ou pas,
Ce n’est pas à moi, maintenant,
d’en juger,
Apparemment,  en  vain me suis-je consumée,
Le cœur est douloureux,  une bête sauvage.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche
Et moi, j’y ai cru, je t’ai  suivie,
Courageuse…  Courageuse que je suis.

Jettera en tas,
La mémoire des jours lointains,
D'étain  ou d’'or,
Les anneaux des fiançailles.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma  peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Et toi, Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche
Et moi, j’y ai cru, je t’ai  suivie,
Courageuse…  Courageuse,  que je suis.

Est-ce arrivé ou pas,
Ce n’est pas à moi, maintenant,  d’en juger,
Apparemment,  en  vain me suis-je consumée,
Le cœur est douloureux,  une bête sauvage.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche.

Et moi, j’y ai cru, je t’ai suivie,
Courageuse…  Courageuse,  que je suis.

Traduction : Sarah P. Struve
(Pour D. A.)

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:03

slavic-moroz.jpgSlavic (Viatcheslav) Moroz est un auteur-interprète tant en langue russe qu’en langue roumaine. Il a participé à la sélection du concurrent devant représenter la  Moldavie pour l’Eurovision 2009. De par sa profession d’origine, il est journaliste et a, entre autre,  été  conseillé pour l’émission « Kstati – à propos » du canal 11 de Saint Petersburg. Il est également souvent l’invité des télévisions roumaines. Ses chansons sont diffusées par nombre de radios moldaves ainsi que sur les radios tant roumaines que russes. Cette chanson, Slavic  Mopoz l’a écrite à Bucarest, en Roumanie.

 

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Есенинская грусть / Tristesse esseninienne

Slavic Moroz  (Bucarest -2008)

J’ai oublié le verbe russe
Et,  écouter avec  mon âme, j’ai désappris,
Les aubes rouges, je  devrai  les guetter,
Et, il serait  mieux que je m’enivre de rosée.
Disparaitre dans l’immensité russe
Et m’emplir d’ancienne paresse...
La couleur de ma carte, est le carreau,
C’est que dans mon âme pleure Essenine.
La couleur de ma carte, est le carreau,
C’est que dans mon âme pleure Essenine.

Ce n’est  la  faute de personne,
De ce qu’aux routes, je me sois donné.
Mais, avant le plus proche printemps,
Revenir  à mes sources, je voudrais.
Bien sûr, je reviendrai naturellement,
Vers les clairs bouleaux russes,
La vie du poète est pareille à la tristesse maternelle,
Et à une chanson sur les péchés non réalisés.
Seulement, comment  ne pas disparaitre à nouveau
Parmi mes pensées automnales,
La couleur de ma carte, est le carreau,
C’est que dans mon âme pleure Essenine....

Traduction ; Sarah P. Struve

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Published by Sarah. P. Struve - dans Romances russes
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:37

Stengazeta n’a encore jamais présenté la poétesse-compositrice-chanteuse, Zemphira. Cette faute est donc réparée avec un premier texte d’elle « Мы разбиваемся – My razbivaiemsïa - Nous nous brisons. » Cette chanson est issue de son cinquième album paru en 2007 sous le nom de « Спасибо – Spassibo – Merci »

Spassibo.jpgZemphira Ramazanova est né à Oufa (Bachkirie) en 1976. Des l’âge de cinq ans elle rentre dans une école musicale en classe de piano. Elle y intégrera la chorale de l’école comme soliste. En 1996 elle travaille comme ingénieur du son pour la radio Europa plus. En 1997, Zemphira monte à Moscou, avec le projet de créer un groupe. Son premier album « Земфира Zemphira » parait en 1999.

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Мы разбиваемся / Nous nous brisons

Zemphira

Nous nous sauvons vers nos affaires
La terre se brise en deux,
Efface-moi, regarde en moi,
Reste...

Pardonne-moi
Pour ma faiblesse
Et de ce que tellement étrangement
Et désespérément, je t’aime.

Pour les regrets sur les lèvres.
Les appels téléphoniques, sous la lune
Restés suspendues dans de mauvaises villes
Les frontières sont convenues, - Je suis avec toi

Efface-moi, regarde en moi,
Reste...

Pardonne-moi
Pour ma faiblesse
Et de ce que tellement étrangement
Et désespérément, je t’aime.

Nous nous sauvons vers nos affaires
La terre se brise en deux,
Efface-moi, regarde en moi,
Reste….

Nous nous sauvons vers nos affaires
La terre se brise en deux

Pour les regrets sur les lèvres.
Les appels téléphoniques, sous la lune
Restés suspendues dans de mauvaises villes
Les frontières sont convenues, - Je suis avec toi

Nous nous sauvons vers nos affaires
La terre se brise en deux

Nous nous sauvons...
La terre se brise...
Nous nous sauvons...

Traduction : Sarah P. Struve

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:05

« Песня Марьи  - Pesnïa Mar'i – La chanson de Marie » a été écrite par Vladimir Vissotski en 1974.
Voici un enregistrement de cette chanson interprétée en duo par 
Vissotski et Marina Vlady, actrice et écrivain, qui fut son épouse de 1969 à sa mort en 1980.

Vissotski i vladyLa mauvaise qualité de l’enregistrement provient de ce que l’on nommera plus tard le magnitizdat, c'est-à-dire, un  enregistrement sur magnétophone non professionnel, lors d’un concert ou bien d’une soirée dans un appartement, une cuisine, enregistrement ensuite dupliqué à l’infinie et passant de main en main. En soi, pour ceux qui ont pu connaitre cette époque, c’est précisément ce son si particulier qui porte toute l’émotion.

Le vidéogramme ci-après, provient de la vidéothèque moscovite de Rogovanova60.

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Песня Марьи  / La chanson de Marie

Vladimir Vissotski 

Pourquoi, Mariuchka, dans la rivière, ne t’es tu pas jetée,
Pourquoi donc
,  pour toujours,  ne t’es tu pas tue,
Lorsqu’on a pris ton aimé parmi les conscrits, les conscrits,
Comment est donc parti à l’armée, ton promis ?!

Avec mes larmes amères, la mansarde,  je laverai
Et la porte, je la refermerai pour de longues années,
Je me pencherai sur le lac, tel un saule, tel un saule,
J’y regarderai comme dans un miroir, - qu’adviens-tu.

La petite herbe verte – juteuse, mentholée –
Se casse sans toi, les vents se sont mis à souffler
Petite destinée de soldat - militaire, militaire:
Ta poitrine, par une balle, serait-elle menacée ?!

Je foulerai à travers champ, un profond sentier
Et ma couronne de mariée en provision, je la tresserai,
Ma longue natte de jeune fille, jusqu’au sol, jusqu’au sol,
Perlée de cheveux blancs, je la garderai pour mon aimé.

Voilà que je prendrais dans la coupelle blanche, mon alliance,
La farandole se mettra à tourner en un cercle, tristement,
Que ma divination advienne, advienne,
Que mon promis, un jour printanier, revienne!

Chante gaiement comme avant, toi qui vas vers la maison,
D’un doux mot caressant, Console-moi.
Et son destin de fiancée, tourbillons, tourbillons…
Mariuchka l’attend, Dépêches- toi !

Traduction : Sarah P. Struve

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:48

Tsvetaeva« Мне нравится - Mnïe nravitsa – Il me plait » est un poème de Marina Tsvetaieva, l’une des grandes poétesses russes du 20° siècle. Tsvetaieva est née en 1892 à Moscou et, est décédée à Yelabouga (Tatarstan) en  mai 1941. Elle avait alors 49 ans.  Tsvetaieva a dédié ce poème à Mavriki Alexandrovitch, le deuxième mari de sa sœur, Assïa. C’était en 1914, alors que la poétesse avait 22ans.

L’auteur de la musique est le compositeur  russe d’origine arménienne,  Mikaël Tariverdiev ( 1936 - 1996).

Voici un vidéogramme de cette romance interprétée par une certaine Lisa. Le vidéogramme a été  glané sur  la page de DvoinoiBekar. Interrogé sur l’identité de Lisa, DvoinoiBekar n’a pu faire que des réponses évasives et qui, pour le moins, semblaient mystérieuses. Nous laissons donc l’identité de « Lisa » dans la pénombre, pour vous offrir en guise de carte de visite, son éclatant talent.

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Мне нравится / Il me plait…

Texte ; M. Tsvetaieva – Musique : M.  Tariverdiev 

Il me plait que vous ne soyez pas épris de moi,
Il me plait que je ne sois pas éprise de vous,
Que jamais le lourd globe terrestre,
Ne s’effacera de dessous nos pieds.
Il me plait de pouvoir être drôle,
De ne pas jouer des mots et de me laisser aller,
Et de ne pas rougir d’une vague d’étouffement,
Lorsque s’effleurent nos mains, légèrement.

Il me plait aussi, que devant moi,
Vous enlaciez une autre, tranquillement,
Ne me rejetez pas dans le feu de l’enfer,
Brûler, parce que ce n’est pas vous que j’aime,
Et que mon tendre nom, mon tendre, vous
Ne le prononcerez ni le jour, ni la nuit, illusoirement...
Que jamais dans le silence d’un sanctuaire,
Alléluia ! Ne sera chanté au-dessus de nous

Merci à vous du cœur et de la main
De ce que - sans me connaître! - vous
M’aimez tant: pour mon repos nocturne,
Pour la rareté des rencontres aux heures du couchant
Pour nos non-promenades sous la lune,
Pour le soleil, au-dessus des têtes, mais pas pour nous,
Parce que vous êtes épris - hélas! - non pas de moi,
Parce que je suis éprise - hélas! – non pas de vous!

Traduction : Sarah P. Struve

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 14:52

David-Samoilov.jpgCette chanson qui est souvent présentée comme une chanson populaire, est en fait, un poème de David Samoïlov mis en musique par le barde Victor Stolïarov, poème, qui à l’origine portait le nom de « La chanson du hussard.» Voici ce qu’en raconte Victor Stolïarov : 

« J’ai lu le poème de David Samoïlov « La chanson du hussard » dans le journal « Ogonïok » les mots simples, expressifs, m’ont, si l’on peut dire, accrochés. Tout de suite j’ai ressenti l’intonation d’où est née spontanément une mélodie. Cela se passait vers le milieu des années 80. Je ne m’en rappelle pas exactement, mais il semble que pour la première fois la chanson fut interprétée par notre ensemble « Talisman » au festival de la ville de Pouchtchino sur le fleuve Oka. C’est alors que Ada Iakoucheva (poétesse et animatrice radio) parlant du festival à la radio « Iunost » a fait passer à l’antenne cette chanson. L’ensemble faisait des représentations dans les grandes et petites salles de différentes villes, (….) il était connu que d’un cercle étroit d’amateurs de la chanson d’auteur. C’était d’autant plus étonnant que l’on demandait souvent d’interpréter la chanson « Lorsque nous étions à la guerre ». On me racontait après, que l’on avait entendu cette chanson dans des endroits les plus inattendus, par exemple, des touristes l’avaient chanté dans les montagnes du Tien Shan. Il n' y a pas longtemps des amis m’ont racontés que Pélaguéia, interprète de chansons populaires cosaques, la chantait d ‘une façon « très ressemblante». 

Sur le premier vidéogramme ci-après, « Lorsque nous étions à la guerre » est interprétée par Alexeï Efimov, consacré en 2009 comme étant le premier des dix meilleurs joueurs amateurs d’accordéon de Russie par l’émission du 1° kanal: « играй гармонь – Igraï garmon’ - Joue accordéon »

Le second videogramme est interprété et joué par le Théâtre de Transbaïkalie.


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Когда мы были на войне  / Lorsque nous étions à la guerre

Paroles: David Samoïlov – Musique: Victor Stolïarov


Lorsque nous étions à la guerre
Lorsque nous étions à la guerre
Là-bas, chacun pensait
A sa femme ou à son aimée.

Et moi aussi, j’aurai pu y penser,
Et moi aussi, j’aurai pu y penser,
Lorsque ma bouffarde, je regardai,
Et sa petite fumée bleutée.

Comme, il fut un temps, tu me mentais,
Comme, il fut un temps, tu me mentais,
Comme ton cœur si léger,
A un autre ami, tu as donné.

Mais, à personne, je ne pensai,
Mais, à personne, je ne pensai,
Ma bouffarde, je ne faisais que fumer,
Avec son tabac turc plein d’âcreté.

Lorsque nous serons à la guerre,
Lorsque nous serons à la guerre,
A la rencontre des balles, je m’envolerai,
Sur un jeune coursier
.

Je ne fais qu’attendre la balle fidèle,
Je ne fais qu’attendre la balle fidèle,
Celle qui, ma tristesse, apaisera,
Et, ma colère, abattra.

Traduction : Sarah P. Struve

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:11

"stïojki-dorojki -  les sentiers" est une chanson populaire dont les auteurs ne sont pas connus. Cette chanson fait partie de celle, qu’inévitablement, entonnent quelques convives d’une fête finissante, lorsque la gaité et l’excitation laisse place à la nostalgie.

im 6Nombre d’interprètes l’ont chantée et la chantent, telle Olga Voronets ou encore Pélaguia, mais peut-être, la plus belle, la plus envoutante version, est celle qui ici, est interprétée par le cœur académique populaire russe de l’Oural, ensemble musicale basé à Ekaterinbourg dans l’oblast’ de Sverdlovsk. L’enregistrement, retrouvé presque miraculeusement, date de la fin des années 50.

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Cтежки-дорожки /  Les sentiers
Chanson populaire
 

Se sont enfouis, les sentiers,
Là où sont passées  les jambes de mon aimé,
Se sont recouverts de mousse, se sont embroussaillés,
Là où nous nous promenions avec toi, mon aimé.

Pleurant nos adieux, nous nous enlacions,
De ne pas nous oublier, nous nous le promettions.
Depuis ce temps, je n’ai plus de tranquillité,
Avec une autre, certainement, se promène mon aimé.

S’il ne m’aime plus, s’il m’a oublié
Si une autre, il a enlacé,
Je jure que de lui, je me vengerai,
Dans une rivière profonde, je m’enfoncerai.

Oiselets chanteurs, dites-moi la vérité,
Apportez-moi des nouvelles de mon bien-aimé.
Où donc, mon aimé s’est évanoui, où s’est-il caché ?
Mon pauvre cœur souffre et est éploré.

Se sont enfouis, les sentiers,
Là où sont passées  les jambes de mon aimé,
Se sont recouverts de mousse, se sont embroussaillés,
Là où nous nous promenions avec toi, mon aimé.

Traduction: Sarah P. Struve

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:57

Voici un chant traditionnel des cosaques du Don interprété par Vladimir Skuntsev et son ensemble "Казачий круг - kazatchiyi krug – le cercle cosaque" Skuntsev est un artiste autodidacte, interprète de chansons folkloriques. Il est connu pour son travail d’archive du folklore cosaque. Vladimir Skuntsev crée l’ensemble  "Kazatchiy krug " à Moscou en 1986, le répertoire de l’ensemble est constitué de plus de 300 chansons des régiments cosaques du Don, du Kouban, du Terek, de Zaporojie, de l’Oural, de Sibérie ainsi que de la Volga. La collecte de ces chants se fait Lors d’expéditions de recherches régulières effectuées par les membres de l’ensemble qui essayent d’être au plus près des traditions du chant cosaques, gardant précieusement la musicalité et le dialecte des chants originaux.

tcherny-voron.jpg"Черный ворон – Tchernyi Vorone – Noir corbeau" a été enregistré dans le premier album de l’ensemble "Казачьему роду - Kazatchemu rodu" parut en 1997 et reprenant des chants de cosaques du Don, du Terek ainsi que du Kouban. Ce C.D. fut repris dans le deuxième volume de "Антология - Anthologuia" publié en 2007.

La vidéo ci-après, est extraite de la chaine musicale de LATNO1

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Чёрный ворон / Noir corbeau
(Chant mélancolique des cosaques du Don / Протяжная песня донских казаков) 

Noir corbeau, mon ami voyageur,
Où donc, si loin, as-tu volé ?
Noir corbeau, mon ami voyageur,
Où donc, si loin, as-tu volé ?

Où donc, si loin, as-tu volé ?
Toi, noir corbeau, tu m’as apporté,
Une blanche main baguée.

Une blanche main baguée...
Je suis sortie sur le perron,
Légèrement, j’ai chancelé.

Légèrement, j’ai chancelé...
Par la bague, j’ai reconnu de mon ami,
Sa main que tient le corbeau.

Cette main, la main de mon bien-aimé,
Sans doute, qu’à la guerre, il a été tué.

Sans doute, qu’à la guerre, il a été tué…
Mort, sur la terre, il est couché,
Dans un lointain pays étranger.

Dans un lointain pays étranger…
Est venu avec une pelle,
Un homme bienveillant.

Un homme bienveillant...
Dans une seule tombe, a enterré,
Deux cents quarante âmes.

Deux cents quarante âmes.
Une croix de chêne, il a planté
Et a Inscrit dessus :

« Ici reposent, des héros du Don,
Gloire aux cosaques du Don ! »
« Ici reposent, des héros du Don,
Gloire aux cosaques du Don ! »

Traduction : Sarah P. Struve

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:58

La chanson « фикус религиозный –Ficus religuiosnyi – Le ficus religieux » fut enregistré pour la première fois en 1995 pour l’album "Навигатор – Navigator" du groupe Akvarium de Boris Grebenchikov ".
Le ficus religieux ou Figuier des Pagodes, est un arbre sacré sous lequel Bouddha à atteint l’illumination et la  délivrance.

ficus-religieux.JPG

Le Bouddhisme en Russie, est apparue dès le XVI° siècle et est l’une des quatres religions officielles du pays.  Pratiqué en Bouriatie, en république de Touva, république de l’Altaï, république de Kalmoukie, Transbaïkalie ainsi que dans l’oblast d’Irkoutsk. Il existe également d’importantes communautés bouddhistes tant à Moscou qu’à Saint Petersburg. Par ailleurs, des le XIX° siècle, nombre d'intellectuels et d'artistes russes furent inspirés par le Bouddhisme. Le plus connus de tous, étant Léon Tolstoï, qui eut une grande influence sur le Mahatma Gandhi. Gandhi entretiendra une longue correspondance avec l'écrivain.

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фикус религиозный / Le ficus religieux

Boris Grebenchikov 

O  toi, ficus, mon ficus, ficus religieux,
Pourquoi, te tiens-tu solitaire près du bord de la terre,
Les hérétiques-scélérats t’ont sabrés,
Et ayant émoussés leurs cimeterres, s’en sont allés chez eux.

Au-dessus de toi, claire soleil et lune, ne se couchent jamais,
Autour de tes racines, des rivières d’or coulent
Et, deux oiseaux magiques,  sur la branche prés du faîte,
Sans ciller des yeux, toujours, te gardent.

L’un s’appelle Evdundoksïa et l’autre Swanduya
Ils ont, le jour, des plumes de perles et la nuit, de turquoises,
Ils ont un cœur tel de la pierre et la larme telle du fer
Et, aimés de moi, des yeux chatoyants.

J’ai lu dans un livre que lorsque tout ira mal,
Qu’au-dessus du monde s’élèveront le piolet et la scie,
Ils s’arracheront de leur branche, ils prendront leur essor vers le ciel
Et m’emporteront avec toi, sous leurs ailes serrées.
Ils s’arracheront de leur branche, ils prendront leur essor vers le ciel
Et m’emporteront avec toi, sous leurs ailes serrées.

Traduction : Sarah P. Struve

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:23

Stengazeta avait déjà présenté un premier texte d’Andreï Tchernichev dont les chansons portent sur sa guerre d’Afghanistan " Двацать лет - Dvatsat’ let - Vingt ans"

Tchernichev-guitara.jpgQue ce soit Brejnev, Bush ou Sarkozy, ces guerres des Unions (qu’elles soient, Soviétique et maintenant Européenne ou celle des Etats Américains) ne semblent être que le présage en creux de leur effondrement.

C’est le soldat que le politique sacrifie sur l’autel des idéologismes sclérosés et totalisants et le civil tombant sous le bonheur des bombes messagères des bienfaits des meilleurs des mondes finissant, qui apparaitront dans les ténèbres, comme les derniers fanaux de l’anthropophagie catharsistique de l'humanité s’immolant.

Mais, bien sûr, ce sont toujours à ceux qui restent, estropiés de l’âme et du corps, qu’il faut porter le fardeau de la douleur obérant à jamais leur vie et, par delà, reconstruire un monde semblable à l’odeur paisible de la terre d’après l’orage.

S.P.S

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Может быть… / Peut être…

Andreï Tchernichev – Bagram 1986

Peut être quelque part, quelque part à côté, une méchante mine explosera,
Peut être quelque part, quelque part à côté, la mort s’est déjà promenée derrière moi.
Silencieuse, elle observe; silencieuse, elle choisira,
Juste un pas hors du sentier – Elle est là – tu comprendras.
Brusquement ma mitraillette s’enraillera, la mort, dans les yeux, je la regarderai,
De la dernière grenade, j’arracherais la goupille du destin.
Peut être que ce combat est le dernier, si quelqu’un à déjà tout prédit,
Jusqu'à ce jour, je choisissais, sans douter,  mon chemin.
Peut être que la balle, celle qui s’est perdu, vole déjà vers moi,
Et passant à côté des autres, en plein dans mon crâne, s’enfoncera,
Tressaillant, la mère verra le cercueil de zinc, se mettant à pleurer, elle criera,
Les larmes, les larmes, j’en ai peur, moi; il serait étonnant qu’elles me soient pardonnées.
Le tableau est plutôt sombre, mais il y a la chance, il y le destin,
Pour qui donc doit-on prier, mais c’est seulement pour soi qu’il  faut prier,
Seulement si tu es avec des amis, ce sera toujours plus aisé,
Que cela soit dans les montagnes, ou au restaurant, ils ne t’abandonneront jamais.
Seulement si tu es avec des amis, ce sera toujours plus aisé,
Que cela soit dans les montagnes, ou au restaurant, ils ne t’abandonneront jamais.

Traduction: Sarah P. Struve

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