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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 12:07

khorenkoLe Khorenko orchestre est un groupe musical de Saint Petersburg crée par Dmitri Khorenko. Khorenko, créa son premier programme musical en 1995 alors qu’il était étudiant à l’Académie nationale des arts du théâtre de Saint-Pétersbourg. A cette époque, il travaillait parallèlement comme animateur radio. À partir de 1997, autour de lui, se forme un collectif musical avec comme dominante une musique jazzy qui donne naissance au « Khorenko orchestre». Voici donc, par le Khorenko orchestre, l’interprétation jazzy d’une chanson de truands datant d’avant la révolution russe et dont les auteurs ne  sont pas connus ; « Чубчик – tchubtchik – Le toupet » cette chanson, dans sa version classique fut notamment interprétée par Piotr Lechtchenko et l'est également, d'une façon flamboyante, par Jeanna Bitchevskaïa.

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Чубчик / Le toupet

Chanson de voleurs 

Toupet,  petit toupet, toupet frisé,
Flottes, toupet, au vent !
Avant, toupet, je t’aimai,
Je ne peux t’oublier maintenant.

Parfois, je mets sur la nuque mon galurin,
Je vais m’balader de minuit jusqu’au matin !
Et de dessous le chapeau, le toupet s’échappant,
Il se met à flotter au vent !

Toupet, petit toupet, toupet frisé,
Mais tu ne flottes plus au vent !
Et toi, ma poche, petite poche trouée,
Toi, tu ne plais, tu ne plais pas au truand !

Lhiver passera, Viendra l'été,
Les fleurs refleuriront abondamment dans le jardin.
Quant à moi, pauvre gamin,
Mes pieds et mes mains, de fer seront enchaînés.

Mais, la Sibérie, la Sibérie je n’en ai pas peur, moi,
La Sibérie, n’est-ce pas une terre russe également.
Toupet frisé, Déploie-toi,
Accompagne-moi, en flottant au vent.

Toupet,  petit toupet, toupet frisé,
Mais tu ne flottes plus au vent !
Et toi, ma poche, petite poche trouée,
Toi, tu ne plais, tu ne plais pas au truand !

Traduction ; Sarah P. Struve

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:31

Annensky-copier.jpgInnokenti F. Annenski (1856 – 1909), l’auteur de ce poème, est un poète symboliste. Il fut également critique et traducteur prolixe. Il traduisit, entre autre, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Il enseigna les langues anciennes et le russe d’abord à Kiev puis à Saint-Pétersbourg,. Alexandre Soukhanov, barde et mathématicien, mit ce poème en musique en 1976.

 

 

Mon étoile – Моя звезда 

Innokenti Annenski (1901)

Dans le scintillement des astres, parmi les mondes.
D'une étoile je répète le nom...
Non pas afin de pouvoir l’aimer,
Mais parce qu’auprès des autres règne l’obscurité.

Et si mon cœur est accablé,
Une réponse, auprès d’elle seule, je rechercherai …
Non pas parce qu’auprès d’elle il fait clair,
Mais parce qu’avec elle, il n’y a nul besoin de lumière.

Dans le scintillement des astres, parmi les mondes,
D'une étoile je répète le nom...
Pas pour que je puisse l’aimer,
Mais parce qu’auprès des autres, règne l’obscurité.

Traduction : Sarah P. Struve

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:52

Cette chanson  du groupe DTT, a été dédiée par Iouri Chevtchouk aux combattants des forces spéciales qui défendent la Fédération de Russie des agressions tant de l’intérieur que de l’extérieur. Elle est issue de l’album homonyme paru en 1999.

prosvistela.jpg

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Просвистела / Elle siffla

Iouri Chevtchou

Elle siffla et, sur la table, tomba,
Juste érafla et puis, roula dans la cendre
Des chansons tuées, mais, je n’ai rien à perdre.
Le monde est si petit, laisse-moi, frère, t’enlacer.

Partout des diables, appuis, frère, sur le champignon.
Une heure avant la mort, mais pas de pitié pour ce qui est parti en fumée,
Et en plein champs, des bleuets, des angelots,
Et il n’y a pas d’amertume, ni de cafard; nous on est en liberté.

Et, au ciel, Sachka et Ilia, nous accueillerons,
Cent grammes et du pain, sans cela on ne peut, mais il y en aura assez.
Ici ce n’est pas la honte, pourquoi souffrir, Pourquoi pleurer.
Le paradis ce n’est pas de la boue, la tempête est notre félicité.

Nous raconterons tout à propos de l’aurore et du coucher,
Des montagnes de suie et, de la marmelade amère,
Les restes que nous avalâmes, lorsque nous finîmes la guerre.
Et comme dans notre patrie, nous nous retrouvâmes en captivité.

Elle siffla et, sur la table, tomba,
Juste érafla et puis, roula dans la cendre
Des chansons tués, mais, je n’ai rien à perdre.
Le monde est si petit, laisse-moi, frère, t’enlacer.

Traduction ; Sarah P. Struve

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:40

La chanson "Le vagabond" devint très populaire au début des années 1900, cependant elle était déjà largement rependue dans les milieux carcéraux de Sibérie et, cela dès 1880. Cette chanson populaire semble ne pas avoir d’auteurs connus. Elle fut interpreté par nombre d’artistes populaire russes, telle Lidia Rouslanova.

baikalIci le choix s'est porté sur deux interprètations: Dans le premier vidéogramme, c’est le Chœur Piatnitski qui l’interprète d’une façon magnifique. Le deuxième vidéogramme est issue du beau film "Сказание о земле Сибирской – Skazanïa o zemlie Sibirskoï - Légende de la terre Sibérienne" datant de 1947. Dans cet extrait c’est l’acteur Vladimir Druzhnikov qui l’interprète.

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Бродяга  / Le vagabond

Chanson populaire

 

De par les steppes sauvages de Transbaïkalie
Où, des montagnes, l’or est extrait,
Un vagabond, maudissant le destin,
Une besace sur l’épaule, Se trainait. 

À travers la taïga épaisse, Il avançait
Où, seuls des oiselais chantaient,
Sa gamelle battant son côté,
Des bottes de feutre, ses jambes, blessaient.

Par une nuit sombre, il s’est enfuit de prison,
En prison, il avait souffert pour la vérité
Fuir plus loin il ne le  pouvait ;
Devant lui, le Baïkal s’étalait.

Du Baïkal, s’approche le vagabond,
Il empreinte une barcasse de pécheur
Et se met à chanter une triste chanson,
Il chante quelque chose à propos de sa terre.

Le Baïkal, le vagabond a traversée,
A sa rencontre, sa propre mère.
Ah, bonjour, bonjour la mère,
Mon frère et mon père sont-ils en bonne santé ?

" Depuis longtemps, dans sa bière,
Ton père est couché dans l’humide terre,
Depuis longtemps, en Sibérie, ton frère
Depuis longtemps, résonnent de ses fers"

Traduction : Sarah P. Struve

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:42

Elena Vaènga est née en 1977 à Severomorsk dans la région de Mourmansk. Elena de son vrai nom Elena  Khrulyova a pris comme pseudonyme le premier nom de sa ville natale, devenue Severomorsk en 1955. Le nord et ses étendus sont l’un des leitmotivs des créations d’Elena Vaènga. Elle écrit sa première chanson à l’âge de 9 ans et, reçoit une éducation musicale classique. A la fin de sa scolarité elle part pour Saint-Pétersbourg où elle termine l’institut musical Rimski-Korsakov, obtenant un diplôme de professeur de piano. Elena Vaïenga donne des concerts depuis qu’elle a 19 ans.

zhilaiu-solntsa.jpg

Dans ce videogramme Elena Vaènga interprète la chanson Taïga lors du concert « Желаю солнца – Zhelaïu solntsa – Je désire du soleil » concert qui a eu lieu en 2009  au club KZ MIR  à Moscou. Il est édité en deux DVD.

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Тайга / Taïga

Elena Vaènga

À l’aube, je m’en irai.
Je reviendrai lorsque je pourrai.
C’est le vent au creux de ma liberté,
Mais l’attraper à temps, je ne pourrais.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

Les neiges et les blizzards,
Les tempêtes et Les gelées
Il n’est ni trop tôt, ni trop tard,
Mais, l’un vers l’autre, n’avons su aller.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

La neige jusqu’au genou,
Et, en s’enfonçant, jusqu’au cou.
Je m’en vais en visite  chez Dieu ;
M’entendre, lui seul, le peut.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

À l’aube,  je men irais.
Jamais plus, je ne te jalouserai.
Personne ne pourra  t’aider.
Au creux de la Sibérie, me noierai.

Traduction : Sarah P. Struve  

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:25

Cette chanson, parle de ceux qui formaient ce que l’on appelait lors de la guerre civile « la troisième force » les insurgés verts ou partisans verts, noms que se donnaient des détachements irréguliers composés principalement de paysans et de cosaques opposés aux exactions tant des  bolcheviks, que des blancs. leur objectif principal était la convocation d’une nouvelle Assemblée constituante. Deux tendances se détachaient chez ces « paysans – anarchistes » les rouge-verts, plus proches du mouvement bolchevik et  les blancs-verts, restant opposés aux idées collectivistes et dont l’un des slogans était « La terre aux paysans ! ».  Ce mouvement est né dans le sud de la Russie, dans la région de Krasnodar , il a inclus les villageois de Razdolnoïe, d’Izmaïlovka et d'autres villages du territoire de Krasnodar. l'armée populaire de Makhno et les rebelles de Tambov se désignaient comme faisant partie de la mouvance des « Verts ». Boris Savinkov essaya de s‘auto-désigné leader du mouvement vert en soutenant  les partisans des détachements  de Stanislaw Boulak-Balakhovich .

tchizh olbum o lioubvi

«Voila qu’une balle siffla » est interprété par le groupe Tchizh & co de Sergueï Tchigrakov, groupe créé en 1990. Cette chanson anarcho-populaire est issue de l’album « «...О Любви - …O Lioubvi - …De l’amour » enregistré et publié en 1995. 

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Вот пуля просвистела ....  / Voila qu’une balle siffla....

Tchizh & co

Voilà qu’une balle siffla, droit dans ma poitrine, entra,
Dans la steppe, sur mon étalon hardi, me suis sauvé.
Mais d’un coup de sabre, le commissaire me rattrapa,
Chavirant de mon étalon, suis tombé.

Eh, oh, moreau est mon étalon !
Eh, et la lame est en acier !
Eh, et le brouillard est épais !
Eh, oh, et le petit père, l’ataman, et le petit père, l’ataman !

Sur une seule jambe, suis revenu de la guerre,
J’attache mon étalon et m’attable auprés de ma femme,
Pas une heure ne se passe, qu’arrive le commissaire,
Il détache mon étalon et enlève ma femme.

Eh, oh, moreau est mon étalon !
Eh, et la lame est en acier !
Eh, et le brouillard est épais !
Eh, oh, et le petit père, l’ataman, et le petit père, l’ataman !

Du mur, j’ai décroché le sauveur et, sous ma chemise, l’ai caché,
Prenant mon fusil, ma maison, j’ai incendié,
Vivre sous les soviets, c’est marchander sa croix !
Nombre d’entre nous, dans la forêt, se sont enfoncés.

Eh, oh, moreau est mon étalon !
Eh, et la lame est en acier !
Eh, et le brouillard est épais !
Eh, oh, et le petit père, l’ataman, et le petit père, l’ataman !

Traduction : Sarah P. Struve  

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 22:13

Cette chanson est issue de l’album "Poetica" paru en 2003. À propos de cette chanson, Garik Sukatchev raconte : D'abord, il y eut simplement des vers. j'ai écrit un poème et non une chanson, poème que j’avais intitulé "les conscrits". Puis, avec le temps, il y eut un murissement ; les vers se sont transformés en une  chanson sur les gamins que l’on prend à l'armée.

 Колечки / Les anneaux
Garik Sukatchev
 

Les années sont tellement injustes,
Les années sont tellement épaisses,
Pour certains les anneaux sont à gauche,
Pour d’autres les anneaux sont à droite.
           

Les gamines, de larmes, se laveront,
Les gamins vite, s’en vieilliront,
Et les bonnes femmes, n’aurons pas assez de l’éternité, pour prier,
Et les petites mères, n’aurons pas assez de l’éternité, pour s’accabler,

Dans de verts wagons, ils s’assoiront,
Seules, des verstes mouvantes, les accompagnerons
De regards amoureux, ils se souviendront,
De regards qui pour l’éternité, ne s’en reviendront.

Et, à la maison tout sera comme avant,
Les mêmes camarades, les mêmes amis, Seulement,
Déjà, se souviennent d’eux, inéluctablement,
De métalliques embrasements.

Seulement, à ceux qui, vivants, sont restés,
Du regard, il faut ratisser les localités.
Appelant la forêt, zelionka*,
En voyant les alentours familiers.
Surnommant la forêt, zelionka,
En voyant les alentours familiers.

Les années sont tellement épaisses,
Les années sont tellement injustes,
Pour certains les anneaux sont à gauche,
Pour d’autres les anneaux sont à droite.

Traduction ; Sarah P. Struve

* Zélеnка зелёнка, est une teinture antiseptique utilisée dans tous les pays de l’ex URSS et qui est l’équivalent du mercurochrome en France, cet antiseptique est d’un vert brillant, d’où son nom qui dérive du mot « vert » « zelionyï – зелёный (ru) ». Dans le texte il y a donc jeu de mots entre la forêt, la couleur et le soin et la guérison de blessures « En voyant les alentours familiers » 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:19

Les Varègues - des scandinaves commerçants et guerriers ayant découverts  la route du sud menant à Byzance, route passant du golf de Finlande à la mer noire en suivant les cours d’eau de la Neva au Dniepr - sont à l’origine de la création du premier Etat Rus’, qui fut gouvernés par des princes Varégues, dont le premier fut Riourik (Rørik), prince de Novgorod et fondateur de la dynastie Riourikide qui régna sur la Rus’ Kievienne, la principauté de Rostov-Souzdal-Vladimir, puis la principauté de Moscou  et ce, jusqu’au milieu du XVI° siècle. Nombre de mots et de noms russes sont originaires de la langue parlée par ce peuple, le vieux norrois.

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La chanson  "На север – Na sever - Vers le nord" est issue de l’album "Дорога сна - Doroga sna – La route du songe" du groupe de rock – folk  "Мельница - Melnitsa".  Édité en 2003, l’album revisite la mythologie de ces peuples Norrois.

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На север / Vers le nord

Texte : Natalia O'Shea / Musique: Ruslan Kamliakov

En des contrées étrangères, de l’acier et du ciel, entrelacement,
Dans des yeux, de la douleur et de la fureur, entrelacement.
Eh –oh ! Les arabesques des ailes, transperçant l’air tourbillonnant,
Nous entendions les chants des dernières walkyries, dans les hurlements des vents,

Par la gueule du dragon, le ciel est fendu et les vagues éventrées  
De lumière et de vent, vibrent les cordages, à présent transpercés,
Et la lune – Je l’attendais et l’aimai telle une fiancée.
Rien à faire du sommeilles, nous sommes les enfants des dieux; claire est notre destinée.

Au creux de nos pupilles, de la glace éternelle, les limites acérées
Et sur nos crocs, l’eau a l’odeur du sang frais.
Tu vois le scintillement des lames d’entre les gémissements de la nuit déchiqueté,
L’adieu des dieux à la vie qui devient, à l’instant, écourtée.

Eternelle poursuite, au-dessus de la mer; vole, immuable, notre foi,
De pâles nornes chuchotent : vers le nord, vous êtes incultes, vous êtes des animaux,
Mais, quand le premier rayon du soleil glissera sur les froides eaux,
Venez à notre rencontre, fidèles - nous sommes revenus sous notre toit.

Nous sommes revenus sous notre toit, nous sommes revenus sous notre toit,
Vien
à la rencontre de tes soldats, Odin; nous sommes revenus sous notre toit

Mais sur ces rivages
Du ciel et de l’acier, l’entrelacement
Mais chez les morts, de la douleur et de la fureur, l’entrelacement,
Du ciel et de l’acier… de la douleur et de la fureur…par la lumière et le vent.

Traduction : Sarah P. Struve

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 23:41

brodsky.jpgNé à Leningrad en 1940, Iossif Brodsky est considéré comme l’un des plus grands poètes russes contemporains. Arrêté en 1964 pour « parasitisme social », il est condamné à cinq ans de camps. Libéré au bout d’un an, il  sera expulsé de son pays en 1972. Brodsky décédera en 1996, à New-York. Voici l’un de ses poèmes "Je rapporterai du futur, une larme versée..." Proposée et traduit par et avec Helène de la plume-de-loin. Ce poème a été mis en musique par Victor Berkovsky (1932 – 2005).

- Dans le vidéogramme qui suit, extrait d’une série télévisée, cette romance est interprétée par l’actrice Polina Agureeva.

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Пролитую слезу /  Une larme versée…

Iossif Brodsky / Victor Berkovsky

Je rapporterai du futur,
Une larme versée,
Dans un petit anneau, je l’enchâsserai.
Si tu te promènes seule,
Passe-le sur...
Sur ton annulaire, bien sûr. 

Et les autres, elles ont leurs maris,
Des anneaux jaunets,
Des boucles d'oreille nacrées.
Et moi, j’ai une larme,
Une turquoise liquide,
Qui sèche au petit matin. 

Tant qu’il est visible de loin,
Porte l’anneau.
Après, il s’en trouvera un autre.
Et si tu te lasses de le porter,
Tu auras quelque chose à laisser tomber
Au fond d’un puits, dans la nuit.

Traduction: Sarah P. Struve

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 13:19

sourganova-copier.jpgSvetlana Surganova (prononcer "Sourganova") est née à Leningrad le 14 novembre 1968. Elle fut élevée par Lïa Surganova, sa mère adoptive. Svetlana a étudié le violon dans une école musicale avant d’entreprendre des études de médecine avec comme spatialité la pédiatrie. Surganova a commencé à écrire de la poésie à l’âge de 14 ans. En classe de 9° soit l’équivalent de la 3° en France, Svetlana crée son premier groupe « Kamerton ». Son second groupe « Liga » elle le crée durant ses études de médecine.

Après sa rencontre avec Diana Arbenina en août 1993, elle crée avec elle le groupe «Ночные Снайперы –notchnye snaïpery – Les snipers nocturnes »

En 2002 elle se sépare du groupe. En 2003, elle enregistre, avec le groupe " Сплин - Spleen"  l’album «Новые люди- Novyé lioudi – Nouvelles personnes». En avril de la même année, Surganova crée un nouveau groupe « Сургунова и оркестр - Surganova i orkestr » :
La chanson « Anguel - L’ange » est issue d’un album  single du groupe, parue en 2004 « 
Корабли - Karabli – Les navires » puis reprise en 2005 dans l’album « Возлюбленная Шопена –Vozliublinaia Chopena – La bien-aimée de Chopin »

korabli.jpg Ангел / L'ange

Светлана Сурганова / Svétlana Sourganova

Au matin, est venu, chez moi, un ange argenté.
Il était malade,
en un délire brulant, il se débâtait.
M’appelant en enfer à moins que cela ne soit au paradis,
Il n’arrêtait pas de me dire : « Choisi ! »

En une envolée vers moi, ses ailes, il avait brûlé
Enterrant son âme dans de la sandre sacrée,
Pour un refus, il prenait
L’indifférence de regards croisés

Lors de nos rencontres, il était gentil, pleurant,
Il voulait me prendre et de sa chaleur, m’envelopper.
Je ne lui ai pas ouvert ma porte figée,
Je lui ai dit : « pas maintenant !
 

Il disait après, qu’il vieillissait vite,
Il devint noir, oubliant qu’un jour il fut blanc,
Que de la maison où vivait mon ange, est sorti
Hier, un diable ensauvagé et boitant.

Il disparut dans l’obscurité, mais la rumeur affirmait,
Que de par la terre, deux blanches ailes, il traînait
Et qu’avant de disparaitre dans la nuit,
Il s’était retourné et avait ri.

Traduction: Sarah P. Struve

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