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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 13:32

Elena Frolova est l'auteur compositeur, interprète de la chanson « Efrosinia l'idiote ~ Ефросинья-дура », Elena Frolova est née en 1969, à Riga, elle vit en Russie. Elle a sorti un CD en France « Elena Frolova chante Marina Tsvetaeva. » Que l'on peut également entendre sur un montage vidéo, ici.

Efrosinia la folle, née Evdokiia Viazemskaïa, est connue en Russie comme Eufrosinia Koliupanovskaïa (1758 - 1855) Ce fut uns religieuse chrétienne russe, fol en Christ, vénérée comme une sainte par l'Église orthodoxe russe, qui la fête la 3 juillet.

Née vers 1758 dans une famille de noble. Evdokiia Viazemskaïa, après avoir terminé avec succès ses études à l'Institut de Smolny de Saint-Pétersbourg, est désigné « freilina » (Demoiselle d'honneur) de Catherine II. Son hagiographie raconte, qu'après une période vécue parmi les fastes de la cour, elle a décidé dans des circonstances peu claires, avec deux de ses compagnes, également dames de la cour, d'abandonner le palais royal pour se consacrer entièrement à la vie monastique. Craignant le rejet de sa famille en raison de son choix, elle a mis en scène avec ses amis, sa propre mort. Alors qu'elles étaient à Tsarskoïe Selo, La résidence d'été de l'impératrice, elles ont abandonné leurs vêtements sur la rive d'un lac, afin de faire croire à une noyade et se sont déguisés en simples paysannes , abandonnant leur vie de cour et sa splendeur.

Laissant ses amies, Evdokiia s'est mise à errer à travers la Russie en visitant des monastères et des lieux saints, jusqu'à ce que, se sentant prête pour sa vocation monastique et voulant « se cacher de la persécution du monde », elle est reçue en audience par le Métropolite Platon, qui, voyant la sincérité de son intention, envoya une lettre de recommandation au monastère vladychny de Serpukhov

Depuis lors, sous le nom d'Efrosinia la folle, commence son existence de « poisson dans le Christ », comme on appelait ceux qui simulant la folie, vivaient dans la pauvreté tout en priant sans cesse, afin de sentir qu'ils pouvaient prendre part à la Passion du Christ.

On lui a attribué d'abord, une cellule, puis une petite maison d'une pièce près des murs du monastère. Elle a vécu avec un grand nombre d'animaux nourris avec les restes de ces repas. Elle portait toujours une chemise grise avec un grand châle épais, marchant pieds nus et portant sur sa tête un petit bonnet doublé de fourrure. Elle a gardé ses cheveux coupés et portait toujours autour de son cou une longue chaîne en cuivre avec une croix. Son hagiographie nous dit qu'elle vivait constamment dans la privation et mortifiait son propre corps avec une chemise de crin. Elle dormait toujours assise, à même le sol, se nourrissant exclusivement de pain et de kvas, qu'elle prenait dans les cuisines du monastère. Quant à sa vie religieuse, elle se résumait à prier seule dans sa maison et n'assistait que rarement à l'église.

Toujours selon son hagiographie, Dans les années 1840, la religieuse est expulsée du monastère de Serpoukhov, sous une « fausse accusation » non spécifiée. Efrosinia s'est retrouvée à Kolioupanovo, dans l'Oblast de Toula, où le propriétaire Protopopov, lui a offert une maison sur ses terres. Refusant de vivre dans une maison qu'elle considérait comme trop confortable et spacieuse, elle a demandé à être logé dans une étable, elle a continué la vie qu'elle menait à Serpoukhov, en contact étroit avec les animaux, marchant pieds nus et vêtu seulement d'une robe de bure. Efrosinia est décédée le 3 Juillet 1855, ainsi que le rapporte le livre des actes de la paroisse Mère de Dieu de Kazan. Note d'après le livre « Безумием мнимым безумие мира обличившие... Блаженные старицы 19-20 веков ~ Par une folie apparente, démasquant la folie du monde ... Bienheureux reclus du 19° et 20° siècles » en pdf.

Voilà ce que dit Elena Frolova à propos des saints Fol-en-Christ : "Il me semble que les saints Fol-en-Christ, apparaissent aux moments les plus effrayants de notre histoire ; certainement pour maintenir un certain équilibre ou tout simplement pour nous retenir d'un précipice sans fond."

~~~~~~~~~~~~~~~~

Efrosinia l'idiote / Ефросинья-дура
Elena Frolova / Елена Фролова

Danses au palais, carnavals,
Feux d'artifice, soleil à profusion,
Mots éclatant, corridors,
Sur la robe, arabesques d'or .

Oripeaux d'un délire amoureux.
Jalousie, chasse, repas.
Est-ce pour cela que le ciel s'éveilla,
Afin que, lui revienne tout cela ?

Est-ce pour cela que, les anges chantent,
pour regarder ces couches ;
Plaisirs absurdes et soyeux.
Est ce vraiment, un honneur divin ?

Est-ce toujours ainsi, que, cela sera
Et rien ne m'éveillera
De cette perte sans fond ?
Mon Dieu, comme je me sens vide,
les jours s’envolent, fondent, s'en vont.
Le bonheur mène par le bout du nez, l'idiote.

Et là-bas ; haut, haut ;
L'alouette chante dans le ciel
Et là-bas ; loin, loin ;
Vit, Efrosinia-l'idiote.

Elle a des chiens, des chats,
Des corneilles et des colombes sur le toit,
Un corbeau et pour le corbeau, des miettes
Et, une lanterne brisée sur un bâton.

Luit à peine la flamme,
Mais brûle toujours, grâce à Dieu,
Éclairant la route vers le logis,
pour les oiseaux, vers le sud, partis.

Telles des souris, des mots somnolant,
se sont dispersé dans la cour, bruyamment.
Seules les anges entendent, entendent,
Comme le cœur de la folle, chante.

Seules voient les anges, voient,
Celle qui ne blessera personne,
Celle qui ne passera pas de côté.
Si quelque chose m'advient,
je lèverais les yeux vers le bleu tourbillon,
Souriant à sœur Efrosinia,

Car, loin, loin, là-bas ;
Chante au ciel, une alouette
Car, loin, loin, là-bas ;
Vit Efrosinia l'idiote.

Traduction : Sarah P. Struve

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:03

Le 20 avril 1916, les premiers soldats du corps expéditionnaire russe débarquaient à Marseille. Pendant la Première Guerre mondiale, quatre brigades sont venues prêter main forte à l'armée française. Cette chanson de Victor Léonidov, parle du combat en champagne, de ce corps expéditionnaire, de la commune de Mourmelon dans le département de la marne, près du cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand, où nombre de soldats du corps expéditionnaire russe, reposent.

L'auteur de cette chanson, Victor Leonidov, est né à Moscou, en 1959. Il s'est passionné dès l'enfance pour l'histoire, après l'achèvement du lycée, il est entré à l'institut d'État de Moscou d'archives historiques, qu'il a fini en 1981. Après le service militaire, il fait un doctorat à l'Institut de

l'histoire de l'URSS. En 1989, l'académicien Dmitry Likhatchev, l'a invité à travailler au Fond Soviétique de la Culture. Leonidov a été l'une des figures centrales participant au retour de l'héritage russe à l'étranger, dont notamment, le poète Nikolaï Touroverov ; lorsque des dizaines d'émigrés russes ont commencé à offrir au Fond de la Culture, les reliques familiales qu'ils avaient gardés précieusement. Léonidov a créé la première bibliothèque d'archives de l'émigration russe. À la même période il a commencé son activité de retour à la culture soviétique, des poètes oubliés et des peintres de l'émigration. Il a publié des articles et a participé à des émissions de radio et de télévision où, hors l'interprétation de ses chansons à la guitare, il lisait les poètes russes de l'émigration. Son cycle de reportages télévisés sur la chaîne "Kultura: "Тут шумят чужие города ~ Tut chumiat tchujye goroda ~ Ici bruissent les villes étrangères," jouissait d'une grande popularité. Victor Leonidov anime l’émission de radio «Берег Русский ~ Bereg rousski ~Rivage russe» à  «Радио России ~ Radio rossii» Dans ces émissions, il raconte et chante les poètes et les peintres oubliés russes. Les anciennes émissions, peuvent être écoutés sur la page de « Staroe radio. »

~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Русские бригады / Les brigades russes
Виктор Леонидов / Victor Leonidov

 

Cœur stupide, arrête de battre
Á l’unisson de pensées précipitées,
Là-bas, sous Reims, en France,
Se cache la ville de Mourmelon,
Où pour l’honneur, non pour les décorations,
Des brigades russes, se battaient,
Défendant la province Champagne.

Et en 16, l’année maudite
Le long dun chemin de croix,
De Russie, des soldats s'en venaient
Afin de sauver la France.
Et l'Europe, pour sa joie,
S'étonnait de leurs attaques à la baïonnette.
Les brigades russes,
se battaient,
Pour, de leurs corps, protéger Paris.

Ici, tout est simple et journalier
Le grondement de la guerre, il y a longtemps, s'est tu
Seule une chapelle domine le cimetière,
repose un brave régiment d'infanterie.
L
es obus ne grondent plus
La terre a enlacé les soldats.
L
es brigadess russes se battaient,
Pour les champs français.

Le temps apaise la mémoire;
Dieu merci, nous sommes en vie,
Le pays natal est immence,
Où, se souvenir de tout, nous pouvons !
Nous ne nous tranchons pas les veines de dépit,
Nous n'inondons pas de tristesse, notre faute,
De ce que ces brigades soient délaissées,
De cette lointaine guerre oubliée.

Seulement, quelque chose geint et tenaille,
Pas moyen de s'endormir.
Vers les champs dorés de Champagne;
Le sort en est jeté; alors, en route,
Là, où l'âme du légionnaire,
Ne résonnera pas telle une corde;
De ce que les tombes de Saint-Hilaire
Soient notre guerre commune !

Cœur stupide, arrête de battre
Á l’unisson de pensées précipitées,
Là-bas, sous Reims, en France,
Se cache la ville de Mourmelon,
Où pour l’honneur, non pour les décorations,
Des brigades russes, se battaient,
Défendant la province Champagne.

Traduction: Sarah P. Struve.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 19:20

Le 2 mai 2014, à Odessa des militants ultras et des fanas de foot, attaquaient la maison des syndicats de la ville, l'incendiant avec ses occupants. Ceux qui essayaient de s'extirper des flammes et qui ne mouraient pas étouffés en un instant, par un gaz à ce jour inconnu, se faisaient froidement tirer dessus ou tabassé à mort, à leur sortie de l'édifice. A ce jour on compte quarante-huit morts officielles, assassinés par des hommes de main de la junte de Kiev. Cependant, le nombre exact des morts, est, à ce jour, inconnu. Certains parlent d'au moins 150 morts. Saura-t-on un jour le nombre exact des martyrs de ces « premiers faits d'arme » de la junte de Kiev ? Pour mieux comprendre, il est recommandé de voire le documentaire sur ces événements, d'Arkadi Mamontov, pour la chaine «Rossia 1 (VGTRK.)» «Ожог ~  Ozhog ~ Brûlure. »

Voici une chanson du barde arménien Aram Guiurdjian parlant de ces tragiques événements qui précédèrent l'agression fratricide de la junte de Kiev et de ses bataillons ultra et néo-nazis, sur le Donbass et les milliers morts que cette guerre civile entraîna et continue à faire.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Не забудем ! Не простим ! ~ Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Aram Guiurdjian

Dans la gorge, durcit en boule, la colère;
L’amertume hache le cœur;
La canaille crâne, s'étant enhardie;
Brisant des destins, tels des portières.

Dormez tranquillement Frères et Sœurs;
Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Nous ne plierons pas, ni, devant la mort, ne tressaillirons
Vous êtes tombés pour nous - pour vous, nous tiendrons !

Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !

Le vol de centaines de vie, s’est brisé
Des centaines de printemps furent tués
La marche de l’histoire s’achemine vers le passé,
Des bandits, tels des héros, sont encensés.

Dormez tranquilles, Frères et Sœurs;
Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !
Nous ne plierons pas, ni, devant la mort, ne tressaillirons
Vous êtes tombés pour nous - pour vous, nous tiendrons !

Nous n'oublierons pas, ni ne pardonnerons !

Traduction: Sarah P. Struve

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 10:59

iouli-kim.jpg"Губы окаянные ~ Gouby okaianyie ~ Lèvres maudites" fut écrit par Yuli Kim pour le film de Nikita Mikhalkov : Пять вечеров  ~ pïat’ vetcherov ~ Cinq soirées, sorti en 1979.  C’est l’acteur Stanislav Lyubshin qui l'interprète dans le film, avec la voix de Sergueï Nikitine.
L’auteur de cette chanson : Yuli Kim est né en 1936 à Moscou.  Son père, interprète de coréen, fut fusillé en 38 et sa mère, professeur de littérature, déportée jusqu’en 1946.
Après avoir terminé ses études à l’institut pédagogique d’Etat de Moscou, Il est affecté sur la presqu’ile de la Kamtchatka où il enseigne l’Histoire, la littérature et les sciences sociales, puis travaille encore quelques années comme professeur à Moscou. Déjà à cette époque, Kim écrit ses chansons et les interprètes.
À partir de 1962 il participe activement  au mouvement dissident de défense des droits, ce qui le contraint à utiliser pour ses œuvres un pseudonyme (Y. Mikhaïlov) et ce, jusqu’en 1985.
De nos jours, Yuli Kim continue à écrire ; l’une de ses dernières œuvres connue, date de 2010. Il met alors, en musique le dessin animé du réalisateur Garri Bardine   "Le Vilain Petit Canard ."hqdefaultLa scène du film où Lyubshin interprète avec la voix de Nkitine : « Lèvres maudites » n’est malheureusement accessible que sur You Tube. Voici donc, un vidéogramme sur une bande son où Sergueï Nikitine chante cette chanson.

~~~~~~

Губы окаянные / Lèvres maudites
Yuli Kim

Lèvres maudites, pensées cachées.
Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Lèvres, vous vous souvenez de tout ; pensées, vous savez tout,
À quel point par cela, mon cœur, vous peinez.
À quel point par cela, mon cœur, vous peinez.

J’appellerai une colombe, j’appellerai une argentée.
J’enverrai une lettre à ma dulcinée et à nouveau, nous recommencerons tout.

J’enverrai une lettre à ma dulcinée et à nouveau, nous recommencerons tout.

Lèvres maudites, pensées cachées.
Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Sarah P. Struve

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 21:22

"Не гляди назад ~ Ne gliadi nazad - Ne regarde pas en arrière" est une chanson du barde Evgueni kliatchkine (1937 – 1994.) Sur une musique de Mikhaïl Ziv ( 1921 - 1994.) Elle résonne dans le film "Баллада о солдате - La ballade du soldat" de Grigori Tchoukhraï (1959.)

Evgueni kliatchkine est né à Leningrad. Sa mère  décédée en 1942, durant le siège de la ville, son père combat, alors sur le front. Âgé de huit ans, E. Kliatchkine est évacué hors de la ville, comme nombre d’enfants restés seuls pendant le siège et sera élevé dans un orphelinat de la région d’Iaroslavl jusqu’en 1954, année où son père de retour, viendra le reprendre.

De formation ingénieur, il écrit la musique de sa  première chanson en 1961,  puis quelque temps plus tard, il se met à écrire lui-même, les textes de ses chansons. En 1990, il par en Israël.  En 1994, il revient en Russie pour quelques concerts. En juin de cette année-là, il meurt d’un arrêt cardiaque durant une baignade au bord de la méditerranée.

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Не гляди назад / Ne regarde pas en arrière
Musique : Mikhail Ziv / Texte : Evgueni kliatchkine

Ne regarde pas en arrière, ne regarde pas, change simplement de place les noms.
Dorment dans tes yeux, dorment les pluies. Ne les garde pas pour moi.
Accroche tes clés plus loin, change d'adresse, de maison.
Et maintenant tais-toi le plus longtemps, c’est pour moi.

Tout cela m’est tellement indifférant, indifférant. Je m’en ferais une raison.
Tout semble décidé pour nous. Le destin nous vole continûment,
Seulement, tu ne crois pas au destin, alors jette les clefs, simplement.
Je rentrerai chez toi par la fenêtre et maintenant, tais-toi.

Traduction : Sarah P. Struve

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:11

"Рябиновый вальс – Riabinovyi vals - Valse du sorbier" est une chanson du barde et écrivain, Boris Almazov, dont StengazetA a déjà parlé. Almazov, originaire d’une vieille famille Cosaque, fut très marqué, tant par les répressions staliniennes que par la grande guerre patriotique, qui touchèrent sa famille. 

Sur le vidéogramme ci-après, la chanson est interprétée par Alexandre Khotchinski .Né en 1944 à Leningrad, Khotchinski  fut un barde et un acteur. Il a surtout travaillé au "Théâtre des jeunes spectateurs" (ТЮЗ- TIOuZ) de Leningrad, puis au "Театре Сатиры на Васильевском – Teatr Satiry na Vassileskom -  Théâtre de la satire sur l'île Vassilevski".  À partir de 1991, il fut acteur pour les studios "Lenfilm'. Alexandre Khtchinski décédera en 1998 à  Saint Petersburg. 

Рябиновый вальс / Valse du sorbier

Boris Almazov

Cet automne tout fut inondé comme par le feu.
Les vieux disent : "les temps semblent à la guerre".
Le long des chemins s’est enflammé, flamboie le sorbier,
Ah, comme me brûle mon cœur,
Ah, comme me  brûlent mes yeux,
Simplement, je n’ai pas de sauveur.

Couleur de sorbier, de rubis, triste, désespéré,
Gronde l’orchestre à travers tout le jardin d’été.
Offrez-moi une valse, cédez au moins une fois,
Cette valse pour les fiancées des soldats.

Et elle vous dit : « Mon bon, au fond de mes yeux, l’automne !
Et mes mains, d’un baiser, on ne peut réchauffer ! »
Et vous, vous dites ; « regarde mes tempes, elles grisonnent…
Le sorbier flamboie, mais ne saura se consumer ».

Couleur de sorbier, de rubis, triste, désespéré,
Comme le cri des grues, le sanglot des trompettes,
De sorbier, de rubis, triste, désespéré,
Le gout sorbier-amer de vos lèvres.

Cet automne tout fut inondé comme par le feu.
Ah, toutes les prémices mènent à la guerre, les vieux ont raison.
Le long des chemins de soldats, Tels des cierges, flamboient les sorbiers,
Ah, comme ils me brûlent le cœur,
Ah, comme ils me brûlent les yeux,
Et  je n’ai pas de sauveur.

Couleur de sorbier, de rubis, triste, désespéré,
Comme le cri des grues, le sanglot des trompettes,
De sorbier, de rubis, triste, désespéré,
Le gout sorbier-amer  de vos lèvres.

Traduction : Sarah P. Struve

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:03

"Скажи легко – Skazhy legko – Dis-le légèrement" est une chanson d'Alexeï (Kuzmine) Paperny publiée dans l’album éponyme de l’artiste paru en 1998.

Paperny est né en 1963 à Moscou. Poète de Russie, membre de l’Union des écrivains de Moscou. Acteur et musicien, il est à l’initiative du groupe musicale Paperny - TAM. T.A.M. initiales en russe de  "Société d’Acteur et de Musiciens", est un collectif théâtral s’étant séparé du théâtre «près des portes Nikitsky».

Le style du groupe est un mélange de reggae, de latino, de musique tsigane ainsi que de musiques de style  "films soviétiques".  Le groupe actuel s'est formé vers 2003. paperniy_7784.jpg

Voici deux vidéogrammes et deux interprétations de cette chanson d’Alexeï Paperny:
- Dans le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par Alexeï Paperny lui-même et le collectif TAM, lors d’une soirée au club "Masterskaya" en septembre 2010, à Moscou.
- Dans le second vidéogramme c’est Lisa - déjà présentée à deux reprises par StengazetA, en décembre 2011 et tout ressemant au mois d’avril dernier - qui interprète cette chanson, avec une aérienne légèreté.

______________________

Скажи легко / Dis-le légèrement
Alexeï Paperny

Dis-le légèrement et vivre devient léger
Et le ciel, on le voit au loin,
Assis à mêmes les nuées,
Comme porté par les bras de quelqu'un.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Sous nous des rivières, des cités,
Se promènent des dames, des messieurs,
Nous ayant vu, un merle hasardeux,
Dix fois, a chaviré.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Dis-le légèrement et vivre devient léger
Et le ciel, on le voit au loin,
Assis à mêmes les nuées,
Comme dans les bras de quelqu'un.

Tantôt  de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
Avec toi à jamais
Tantôt de la fumée
Tantôt de la neige
Avec toi à jamais
À jamais

Traduction : Sarah P. Struve

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 00:01

Iouri Vizbor (1934 – 1984) était un auteur compositeur de chanson, faisant partie de la fameuse pléiade des bardes russes avec Vissotski, Okoudjava et d’autres, qui éclaira l’Union Soviétique à partir des années 60. Vizbor était également acteur au cinéma, journaliste, alpiniste, scénariste et écrivain. Iouri Viszbor est l’auteur de plus de 300 chansons.

Yuriy Vizbor with pipeEn 1993, cette chanson devient la chanson d’un film éponyme, avec comme acteur principal Alexandre Zbruyev, film inédit, comme de coutume, en France et ce, malgré ses nombreuses récompenses.

Le vidéogramme découvert sur la toile, reprend  la chanson sur des documents d’archives personnelles.

__________________

Ты у меня одна / Tu es mon unique

Iouri Vizbor

Tu es mon unique,
Telle la lune dans la nuit,
Tel dans la steppe, un pin,
Tel, dans l’année, le printemps.
Il  n’y a pas d’autre pareille à toi,
Par-delà aucune rivière,
Par-delà les brouillards
Et les pays lointains.

Sur le givre des fils électriques,
Dans la pénombre de la ville.
Voilà qu’une étoile s’est levée
Pour, toujours, briller.
Pour, dans le blizzard, brûler.
Pour faire un lit.
Afin de bercer toute la nuit,
Au près du berceau, notre fille.

Voilà, quel tournant 
Prend le cours d’un courant,
Tu peux briser la tranquillité,
Tu peux laisser tomber,
Tes dettes, tu peux les payer,
D’autres, tu peux aimer,
Tu peux t’en aller,
Seulement, brille, brille.

Traduction : Sarah P. Struve

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 20:31

Annensky-copier.jpgInnokenti F. Annenski (1856 – 1909), l’auteur de ce poème, est un poète symboliste. Il fut également critique et traducteur prolixe. Il traduisit, entre autre, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Il enseigna les langues anciennes et le russe d’abord à Kiev puis à Saint-Pétersbourg,. Alexandre Soukhanov, barde et mathématicien, mit ce poème en musique en 1976.

 

 

Mon étoile – Моя звезда 

Innokenti Annenski (1901)

Dans le scintillement des astres, parmi les mondes.
D'une étoile je répète le nom...
Non pas afin de pouvoir l’aimer,
Mais parce qu’auprès des autres règne l’obscurité.

Et si mon cœur est accablé,
Une réponse, auprès d’elle seule, je rechercherai …
Non pas parce qu’auprès d’elle il fait clair,
Mais parce qu’avec elle, il n’y a nul besoin de lumière.

Dans le scintillement des astres, parmi les mondes,
D'une étoile je répète le nom...
Pas pour que je puisse l’aimer,
Mais parce qu’auprès des autres, règne l’obscurité.

Traduction : Sarah P. Struve

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 15:55

Vladimir Nabokov écrivit le poème « На закате – Na zakate - Au crépuscule » à Berlin en 1935, un an avant qu’il ne quitte la capitale allemande après l’assassinat de son père et à l’heure de la montée nazie.

nabokov4Ce poème fut mis en musique par Alexandre Soukhanov, qui l’interprète dans le vidéogramme ci-après.

_________________________ 

На закате / Au crépuscule 

Владимир Набоков / Vladimir Nabokov 

Au crépuscule, auprès du même banc,
Comme du temps des jours de ma jeunesse,

Au crépuscule, lequel, tu le sais,
Celui à l'hanneton et à l’étincelant nuage,

Près du banc à la planche vermoulue,
Haut, au-dessus de la rivière dorée,

Comme alors, en ces jours lointains,
Souries et détournes ton visage,

Si aux âmes mortes il y a longtemps,
De revenir, parfois, il est donné.

Traduction : Sarah P. Struve

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Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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