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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 18:39
Cette chanson qui est également appelée en français « La chanson du batelier de la Volga » datte de 1991 et a été éditée pour la première fois en 1992, dans « l’album russe » « Русский альбом (Rousskii album)» Elle a été réédité en 1996 dans l’album « Центр циклона (Tsentr tsiklona) » ainsi que dans l’album compilation « Boris Grebenchikov & Akvarium »

Le long de la Volga avance le batelier solitaire,
Avance le prisonnier des étendues célestes;
Le seigneur lui montre du haut du ciel,
son poing
Mais cela le fait sourire, dans le poing il y a de la cocaïne.

En descendant la Volga ; la horde d’or,
En remontant son cours; des jeunes filles regardent de la berge.
O breuvage de Kozelsk, eau vive,
Neiges bleutés, faites moi une saignée.
Comme l’hivers, de fer et de glace, nous a apaisé,
Nous apaisât, et se métamorphosa en printemps.
Oh, qu'y aura-t-il donc après, lorsque la neige fondra,
Oh, que m’adviendra-t-il, lorsque la glace se rompra …

Est-ce le débordement de la Volga, ou bien un déluge biblique,
Ou simplement le seigneur balayant des traces,
Seulement, cela m’est égal, je suis presque prêt,
Prêt à te chanter de dessous l’eau sombre.

Et de dessous l’eau sombre, résonnent des cloches,
De dessous un antique rempart, un oiseau flamboyant,
Délivres moi de mes péchés, d’un seul coup d’aile,
Délivres moi de mes péchés, mais pourquoi te tais tu ?!
Brûle séraphin aux ailes d’or,
Brûle sans te gêner, étoile du berger,
Cela m’est égale, car j’ai lâché les rênes,
Et il n’y a pas d’autre chemin que celui avec toi…

Voici donc notre vie, au choix : PAL ou SECAM,
Soit c’est foutu, soit c’est le Sauveur dans nos têtes.
Je suis sortie pour m’en aller vers le début du commencement,
Mais j’ai bue et suis tombé, voila toute l’histoire.

Et les corbeaux se taisent, et les jeunes filles crient,
Telles des Louves de Tambov, ou bien des sœurs de lumière.
Est-ce le poste de secours, est-ce le poison salutaire ;
Entends tu, je frappe à ta porte, ouvres moi !
Envois nous chez les anges, ou bien parmi les bêtes,
Seulement ne te tais pas, je ne peux, sans feu ;
Et où que j’aille, je cogne toujours aux portes
Aussi, Seigneur mon Dieu, aie pitié de moi !

Traduction : Sarah P. Struve

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 18:55
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" Moscovite d'octobre " (Московская Октябрьская), est une chanson issue de l'album "Kostroma, mon amour." Datant de 1994. Elle est une réponse triste et sublime à la crise constitutionnelle russe de septembre-octobre 1993, où il y eux des combats de rue, les plus sanglants depuis la putch bolchevique d'octobre 17. Selon les estimations gouvernementales, 187 personnes furent tués et 437 blessés.

 

 

En avant, en avant, troupeaux pelés,
Enfants du régiment et petits fils du sarcophage,
Unissons nous fièrement autours de notre drapeau,
Et que boue l’eau, depuis longtemps, écoulée.

La fonte s’est refroidi sur la tête impétueuse,
Dans les herbes folles, le navire sans capitaine s’est échoué…
Pourquoi, pourquoi dors tu garde, réveilles toi,
Sous peine que le bourreau ne s’insinue dans mon âme.

Le détachement depuis toujours impuissant, s'est réduit à néant,
Et comme exprès, les informateurs n’existent plus,
Les baïonnettes, les boulons et les foreuses, se sont recouverts de lierre,
Et dans le ciel, des bonnes femmes nues volent.

Sur leurs poitrines brillent des ongans français,
Elles se sauvent avec le sans-gêne d'un crocodile.
Brûle, brûle mon lustre chatoyant,
Si non, elles finiront par me dévorer définitivement.

Traduction : Sarah P. Struve

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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 13:29

Voici une chanson de Boris Grebenshikov et de son groupe Akvarium : « Train en feu » Ce texte a été pour la première fois édité en unions soviétique en 1987 avec l’album « Хрестоматия (Morceaux choisis) » Il prélude aux événements qui renversèrent le cours de l’histoire russe à travers l’exaltation, l’espoir, la destruction et la guerre vers cette étonnante renaissance, cette résurrection que connaît la Russie à l’aurore de ce nouveau siècle.

Train en flamme / Поезд в огне

Le colonel Vassine et arrivé au front
Avec sa jeune épouse.
Le colonel Vassine a rassemblé son régiment
Et il a dit : rentrons à la maison.
Nous faisons la guerre depuis déjà soixante dix ans,
On nous a enseigné que la vie est un combat,
Mais d’après de nouveaux éléments du renseignement
Nous avons faits la guerre qu'avec nous même.

J’ai vu des généraux,
Ils boivent et mangent notre mort,
Leurs enfants deviennent fous
De n’avoir plus rien à désirer.
Et la terre s’enlise de rouille,
Les cendres se mêlent aux églises,
Et si nous voulons qu’il y ait quelque part où revenir,
Il est temps de rentrer chez nous.
Ce train est en feu,
Et il n’y a plus moyen de freiner.
Ce train est en feu,
Et nous n’avons plus où aller.
Cette terre fut notre,
Avant que nous ne nous enlisions au combat,
Elle mourra si elle n’est plus à personne.
Il est temps de nous la réapproprier.

Tout autour brûlent des flambeaux,
C’est l’assemblée des troupes ayant péris.
Et des gens ayant tirés sur nos pères,
Construisent des plans sur nos enfants.
On nous a mis au monde au son de marches,
On nous a effrayait avec la prison.
Il est assez de ramper sur le ventre,
Nous sommes enfin revenus chez nous.

Ce train est en feu,
Et il n’y a plus moyen de freiner.
Ce train est en feu,
Et nous n’avons plus où aller.
Cette terre fut notre,
Avant que nous ne nous enlisions au combat,
Si elle n’est plus à personne, Elle mourra.
Il est temps de nous la réapproprier.

traduction: Sarah P. Struve

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:42

 

Ce que je dois dire
То, что я должен сказать

Alexandre Vertinski

(1917)

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile,
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

Des spectateurs précautionneux s’emmitouflaient muets dans leurs pelisses
Et une femme d’on ne sait où, au visage déformé,
Embrassait les lèvres bleuies du défunt,
Jetant au visage du prêtre, son alliance

On les recouvrit de branches de pin, on les pétri de boue
Et les gens s’en retournèrent discuter sous l'auvent,
Qu’il était temps de mettre fin à cette horreur,
Que même sans cela, bientôt, nous commencerions à souffrir de la faim.

Mais personne n’a eu l’idée de se mettre simplement à genoux
Et de dire à ces gamins, que dans un pays sans talant
Même les exploits lumineux, ce ne sont que les marches
De précipices sans fond menant à un inaccessible printemps

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

   Traduction Sarah P. Struve
Ecouter « Ce que je doit dire » interprété par Alexandre Vertinski. 
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 15:17

En Russie, Boris Grebenchikov et Aquarium sont une légende comparable à celle de Pink Floyd. A St Petersbourg, les simples initiales B.G., vert sur fond blanc, suffisent à drainer au concert plusieurs milliers de personnes. Le groupe est né dans l’obscurantisme des années 70 et connut son apogée dans la quasi clandestinité entre 1981 et 1986. Il ne fut reconnu officiellement qu’après 1987.

 

Quand il crée son groupe, Aquarium, en 1972, Boris Grebenchikov est étudiant de maths appliquées à l’université de Leningrad et le rock est interdit par la culture officielle.

Aquarium se produit clandestinement, souvent dans des appartements privés. Aquarium devient un ’mode de vie’ en Russie.

Devant l’ampleur croissante de la culture underground, le pouvoir soviétique finit par autoriser quelques concerts - une manière aussi de mieux surveiller cette culture rock qui foisonne dans les sous-sols et sur des cassettes enregistrées sous le manteau (magnitizdat).

Les tournées s’enchaînent, la première compilation officielle paraît sur le label étatique Melodia en 1987 et ’se vend à plusieurs millions d’exemplaires..Deux ans plus tard, il est l’un des premiers Russes à voyager hors du pays. Aux Etats-Unis, il enregistre en solo Radio Silence avec Dave Stewart du groupe Eurythmics, puis un deuxième album à Londres, avant de revenir en Russie. Depuis, sa musique reflète les ruptures et les changements d’une Russie entre passé et avenir. Aquarium continue de représenter la possibilité d’une alternative à tous les conformismes.

(Source : Russie.TV)


Capitaine Voronine / Капитан Воронин

Boris Grebenchikov

Lorsque le détachement entra en ville, ce fut le temps de la bonté
La population était partie en congé, sur les places les fleurs s’épuisaient.
Tout était irréel et paisible, comme au cinéma, lorsque le piège apparait imminent.
L’horloge de la tour indiquait la demie d’une journée passée depuis longtemps.

Le capitaine Voronine mâchait un brin d'herbe regardant alentour d'un air pensif.
Il savait que tous voyaient le reflet dans la vitre, que tous entendaient un son irréel
Mais les gens croyaient en lui comme en leur père, ils savaient qui devait décider.
Il était connu comme celui qui, lorsqu’il n’y a plus de raisons pour se dépècher, jamais ne se pressait,

Je me souviens qui se portât volontaire, je vais vous dire leurs noms,
Le matelot Igor Troubnikov, l’indien Rondin aiguisé.
Le troisième n’avait pas de nom mais une expérience de plus de mille ans.
Plissant les yeux tel Clint Eastwood, le capitaine Voronine, de son regard, les suivait.

Il ne fallut pas attendre longtemps, pas plus que d'attendre en hiver le printemps,
Les mauvaises nouvelles sautent comme des puces et les bonnes sont évidentes simplement
Et quand apparut un nuage de poussière là où s'estompaient les maisons,
Le vieux Vassili dit définitivement allumé : Nous avons tous, enfin, perdus la raison !  
 

Le cavalier sauta de sa monture, chancela et tomba en arrière
On l’amena voir le capitaine et tous sentaient que Voronine était content
Le cavalier dit : à propos de ce que j’ai vu, je pourrai en parler une année entière
La raison en était que personne excepté nous ne savait où était la sortie et nous-même ne savions pas où était l'entrée...

Pour chacun qui danse avec les ondines il y a celui-là qui marche sur l'eau.
Chacun est tel un arbre, il est d'ici et de nulle part ailleurs
Et si l'arbre grandit, il grandit vers le haut, et personne n’a le pouvoir de changer cela.
La lune et le soleil dans le ciel ne sont pas en guerre et maintenant, je comprends aussi cela.  
 

Bien sur, seuls les oiseaux dans le ciel et les poissons en mer savent qui a raison.
Mais nous savons aussi qu’à propos de l’essentiel personne n'écrit dans les journaux, que le télégraphe n’en dit mot
il est possible que la ville s'appelait Matrionine Possad où peut être bien Malpasso
Mais de ceux- qui se retrouvèrent là-bas, encore aucun n’en revint  
 

Aussi, il n’y a pas de raison de pleurer, pas plus que d’avoir de tristes pensées
Maintenant, la raison n’ayant pu le faire, seul le cœur peut nous sauver,
Et lui, il ne peut vivre sans ciel, sans racines, il ne peut survivre asséché.
- À partir de maintenant nous ne serons plus jamais les mêmes - dit un gamin qui, par hasard, passait…  

Traduction; Sarah P. Struve.

 

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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