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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:13

"Летят утки ~ letiat outki ~ Volent les canards," est une chanson populaire de Russie centrale. Elle n'a pas d'auteurs connues. En voici deux interprétations.

Oblast' de Voronej

Dans le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par le Chœur populaire russe de Voronej.
Le second vidéogramme reprend une audio rare, où cette chanson est interprétée par Boulat Okoudjava.

~~~~~~~~~~~

Летят утки ~ Volent les canards

Chanson populaire

Volent les canards, volent les canards, ainsi que deux oies.
Oh, celui que j'aime, celui que j'aime, je ne l'attendrai pas

Toute jeune, me suis énamourée, me suis énamourée,
Oh, à savoir, ma destinée, à savoir, ma destinée est là …

De Voronej, mon aimé est parti, mon aimé est parti, loin.
Oh, maintenant, maintenant rien ne le fera s'en retourner.

Quand donc, mon aimé, quand donc, mon aimé, laisseras-tu tomber,
Oh, les contes … ne conte pas ce que tu sais.

Oh, comme c'est difficile, oh, comme c'est difficile de se séparer ;
Oh, les yeux regardent, les yeux regardent, laissant les larmes couler.

Fleurit l'épi, fleurit l'épi, vers la terre, s'est penché,
Oh, pensant à mon aimé, à mon aimé, mon cœur geint.

Traduction:  Sarah P. Struve.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 04:00

Voici une romance dont le texte fut écrit par Boulat Okoudjava et la mélodie par Issak Shwarts, pour le film « Законныйбрак – Zakonnyi brak - Un mariage légitime »  sorti en 1985. Akoudjava apparait dans ce film et chante  cette romance. Un mariage légitime  raconte comme un acteur de théâtre, évacué durant la guerre en Asie centrale, avec toute la troupe de son théâtre, rencontre une compatriote   malade. Il contracte avec elle un mariage blanc afin qu’elle puisse rentrer avec lui à Moscou et c’est, peut-à-peut,  qu’un véritable amour s’installe entre eux, jusqu’au jour où il est appelé à rejoindre le front.
Un mariage légitime

Voici le vidéogramme de l’extrait du film, où Okoudjava chante cette romance,  le train  emportant dans la nuit, les personnages de ce film, vers Moscou et leurs destins respectifs obérés par la guerre.

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Счастливый жребий  / Le sort heureux
Boulat Okoudjava / Isaak Shwartz

Après la pluie les cieux paraissent plus vastes,
L’eau,  plus bleue, le cuivre, tellement plus  vert.
Dans le parc municipal, des flûtes et  des cors d'harmonie.
Le chef d’orchestre semble s’envoler.
Dans le parc municipal, des flûtes et  des cors d'harmonie.
Le chef d’orchestre semble s’envoler.

Ah, comme me reviennent à l’esprit les orchestres anciens,
Non pas les militaires, mais ceux des années de paix.
S'est déversée  dans les ruelles environnantes,
Cette mélodie mais, personne n’est  là pour la chanter.

Avec nous, sont les femmes, elles sont d’une grande beauté,
Et les merisiers  ont  tous fleuri.
Peut-être bien que sera heureux, le sort qu’on aura  tiré,
Nous nous retrouverons à nouveau dans ce parc fleuri.

Mais du passé, de la tristesse des anciens temps,
Que je ne  me plaigne, que je ne sois suppliant,
Se  déverse, en noirs affluents,
Cette musique, droit  dans mon sang.

Traduction: Sarah P. Struve

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 16:45

 

"Эта женщина ! – Eta genshtchina ! - Cette femme !" est une chanson du barde Boulat Okoudjava. Elle fait partie du cycle des chansons sur l’amour. Voilà ce qu’en dit l’auteur :

boulat"... Le thème de nombre de mes chansons-poésies, c’est l’amour. Longtemps, chez nous, on ne chantait pas à propos de l’amour et, pour certains, il y avait même quelque chose de douteux dans le mot  même de "femme." En raison de mon refus de cette bigoterie puritaine, je me suis décidé à chanter la  femme comme sacrée, de tomber à genoux devant elle.  Je dois reconnaître que là, l’ironie m’a fait défaut. Et si je me moquai, ce n’était que de moi-même, ainsi que des héros de ces chansons, qui reflétaient l’impuissance et la malchance des hommes…"

En 1999,  Boris Grebenchikov, créa un nouvel album ayant l’apparence d’un petit chef-d’œuvre, (mais pour B. G. c'est une habitude déjà très ancienne…) Sur cet album, il chante avec sa sensibilité épurée, certaines des chansons d’Akoudjava  et Parmi celles-ci,  y figure "Cette femme !"

okud.jpgVoici donc un vidéogramme crée par "77malkis," avec l’interprétation de cette chanson-poésie par Grebenchikov, à écouter et réécouter en litanie.  Vous pouvez, par ailleurs, voir l’interprétation de Boulat Okoudjava, ici.

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Эта женщина ! / Cette femme !
Boulat Akoudjava

Cette femme !  Je la vois et j’en deviens muet.
C’est pour cela, comprends-tu, que je ne la regarde pas.
Ni aux coucous, ni aux marguerites, je ne crois
Et, chez les gitanes, tu comprends, je ne vais pas.

Elles prophétiseront : ne l’aime pas, celle-là,
Elles marmonneront : avant l’aube, tu guériras,
Elles Jetteront un sort, vaticinant, interrogeant les coucous…
Alors qu’elle vit dans notre rue !

Traduction : Sarah P. Struve

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:38

 

Cette chanson-là, Boulat  Okoudjava l’écrivit pour le film "Белорусский вокзал – Biélarusskii vokzal –La gare de Biélorussie" sortie sur les écrans soviétiques en 1970 ; Histoire de quatre anciens camarades de front et de régiment, de divers milieux sociaux, qui en 1945, s’étaient séparés gare de Biélorussie,  et se retrouvent au même endroit, 25 ans après, pour l’enterrement de l’un d’entre eux.

Belorusskiy-vokzal - plakatDans le premier vidéogramme, extrait du film, la chanson est chantée par Nina Ourgant dans le rôle d’une infirmière, qui, 25 ans plus tôt avait soignée les blessures de ces quatre soldats.

Sur le deuxième vidéogramme extrait de la vidéothèque de Trabantoslaw, c’est Boulat Okoudjava  qui interprète, ici, sa propre chanson.

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Здесь птицы не поют / Ici, les oiseaux ne chantent pas

Boulate Okoudjava

Ici, les oiseaux ne chantent pas,
Les arbres ne poussent pas,
Et nous seuls, épaule contre épaule,
Nous nous enracinons dans cette terre.
Brûle et tourne la planète,
Au-dessus de notre patrie s'élève de la fumée,
Et cela veut dire qu’il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas au prix.

Un feu mortel nous attend,
Mais il reste  impuissant.
Loin le doute, s’en va seul dans la nuit,
Notre dixième bataillon de débarquement.

A peine le feu se tait,
Un nouvel ordre résonne
Et le facteur devient fou,
Nous recherchant partout.
S’envole une fusée  rouge,
Infatigable, la mitrailleuse cogne…
Et, cela veut dire, qu’il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas  au prix.

Un feu mortel nous attend,
Mais il reste  impuissant.
Loin le doute, s’en va seul dans la nuit
Notre dixième bataillon de débarquement.

Depuis Koursk et Orel
La guerre nous amena
Jusqu’aux portes même de l’ennemi ;
Telles sont les  affaires, frère.
Un jour nous nous en souviendrons,
Et nous-mêmes, n’arriverons pas à y croire…
Seulement, maintenant, il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas au prix.

Traduction : Sarah P. Struve

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 11:53

Sur la bande magnétique d’un mauvais enregistrement, apparu par on ne sait quel miracle, au creux des années soixante du siècle passé, dans le milieu de l’immigration russe; la chanson de « La déesse komsomole», suivait la chanson « Marche sentimentale ». Il fallait parfois faire un effort, afin de discerner dans la voix d’Okoudjava déformée à force de copies, le texte. On devinait plus que l’on ne comprenait les paroles, l’imagination faisait le reste… Les boulangeries parisiennes, se trouvant souvent par un  hasard étrange, elle aussi, à l’angle d’une rue; les jours d’été venteux, devenaient involontairement, les vortexs de celle-ci et, une fois les portes franchies au son du carillon, on se retrouvait propulsé magiquement dans le Moscou des années de guerre...

komsomol

Комсомольская богиня
La
déesse komsomole 

B. Okoudjava (1958)     

 

Je regarde une photographie :
Deux nattes, un regard sévère.
Un blouson de garçon,
Et, tout autour,  les amis.

Derrière la fenêtre, toujours, la pluie tinte:
Là-bas, dehors, c’est l’intempérie.
Et, d’un geste habituel les doigts fins
Ont effleurés l’étui du révolver.

Voila, bientôt elle abandonnera sa maison,
Bientôt, tout autour, les combats éclateront,
Mais la déesse komsomole…
Oh, frérots, c’est autre chose ! (bis)

A l’angle, prés de la vieille boulangerie,
Là, où l’été balaie la poussière.
En T-shirt bleu clair,
S’avance, la petite komsomole.

Sa natte a été coupée,
Elle traine chez le coiffeur
Et, juste une boucle rousse,
Tremble sur sa tempe.

Et on ne voit pas la couleur d’un Bon Dieu,
Seulement, le tonner tout autour.
Mais la déesse komsomole…
Oh, frérots, c’est autre chose ! (bis)

Traduction: Sarah P. Struve

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:03

Les parents de Boulat Okoudjava étaient, tous deux, communistes. Son père fut nommé, peut de temps après la naissance de son fils, commissaire de la division géorgienne de l'armée rouge. En 37, ses deux parents furent arrêtés lors des purges, son père fusillé. Sa mère ne reviendra des camps qu’en 1955. Okoudjava s'engagea volontaire à l"age de 17 ans, pour combattre l'envahisseur nazi.

okudjava.jpgLa chanson « Сентиментальный марш – Marche sentimentale » fut écrite en 1957 et est dédiée au poète Evgueni Evtouchenko. Elle fut chantée en 1965 par Okoudjava dans le film de Marlen Khoutsiev : «Мне два́дцать лет – J’ai vingt ans ». Dans la premiere version du poéme Okoudjava parle de « cette lointaine (guerre) Civile » alors que dans le film de Khoutsiev, il chante « Cette seule Civile » La veuve d’Okoudjava interrogée à ce sujet, explique cela par le fait, qu’au début, lorsque Okoudjava interprétait ses textes, il improvisait et changeait souvent les mots. Le mot "seule" remplaça définitivement celui de "lointaine". C’est ainsi qu’elle est chantée maintenant ainsi que sur le vidéogramme ci-après.

En 1966, Nabokov traduisit ce poème en anglais et l’adapta plus tard dans son roman « Ada ou l'ardeur » modifiant en jeu de mot, le sens des strophes tout en sous entendant le texte original d ‘Okoudjava ; « Nadezhda, I shall then be back / When the true batch outboуs the riot… » Le clairon se dit en russe « troubatch » le mot « otboï » signifiant « retraite » en russe, sonne comme « outboys ».
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Сентиментальный марш
Marche sentimentale

Boulat Okoudjava Булат Окуджава 

Nadejda, je reviendrai quand le clairon sonnera la retraite.
Lorsqu’il rapprochera la trompette de ses lèvres, relevant son coude pointu.
Nadejda, je resterais entier, la terre humide n’est pas pour moi.
Pour moi, il y a tes inquiétudes et le doux monde de tes attentions.

Mais si tout un siècle passe et que tu te fatigues d’espérer.
Nadejda, si la mort déploie ses ailes au-dessus de moi,
Ordonnes alors, que le clairon couvert de blessures se relève
Afin que la dernière grenade ne puisse m’achever.

Mais si brusquement, un jour, je ne peux me protéger,
Qu’une nouvelle bataille n’ébranle le globe terrestre,
De toute façon, je tomberai pendant la seule, la Civile,
Et des commissaires aux casques poussièreux, s’inclineront silencieux au-dessus de moi.

Traduction : Sarah P. Struve

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 18:27
En 1969 sort à Moscou un film qui allait devenir un film culte; Son nom « Le soleil blanc du désert » Ce film fait parti de ce que certains appellent un « Eastern » par analogie au genre « western » le film raconte l’histoire d’un soldat de l’armée rouge, Soukhov, qui après avoir fait son service ,veut rentrer chez lui retrouver sa bien aimé, mais qui se retrouve dans l’obligation, de prendre sous sa protection les femmes de l’harem du baï Abdoulla.
A partir de 1971, ce film est projeté, en un immuable rituel, aux cosmonautes russes ainsi qu’à tous les astronautes qui embarquent pour l’espace depuis Baïkonour.
Le vidéogramme qui suit, reprend sur les images du film, une des chansons du film « Votre noblesse la chance. » La musique est de Isaak Schwars, Le texte de Boulat Okoudjava. Cette chanson est devenue depuis une chanson populaire.

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Ваше благородие, Госпожа Удача
Votre noblesse, Madame la Chance

Votre noblesse, Madame la Séparation,
Nous sommes parents depuis longtemps
Voila quel drôle de truc,
Une petite lettre dans une enveloppe
Attends, ne la déchires pas
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour !
Une petite lettre dans une enveloppe
Attends, ne la déchires pas
Pas de chance dans la mort,
Chance
en amour !

Votre noblesse, Madame l’Etranger
Tu m'enlaçais
ardemment,
Bien que tu ne m’aimais pas.
Dans tes filets de tendresse,
Attends, ne m’attrapes pas.
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour ! (bis)

Votre noblesse, Madame la Chance
Pour certains tu es bonne, pour d’autre pas.
Neuf grammes de plomb,
Attends, ne m’appelles pas…
Pas de chance dans la mort,
Chance
en amour! (bis)

Votre noblesse, Madame la Victoire
Saches que ma chanson
N’est pas terminée.
Démons, arrêtez
De jurer sur le sang,
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour ! (bis)

Traduction : Sarah P. Struve

 

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 20:34

Depuis longtemps j’avais envie d’écrire une chanson sur Moscou, cette ville que j’aime tant. Pas une chanson ressemblant à un hymne, mais une sorte de chanson intime, pouvant exprimer mon amour. C’est ainsi que j’ai pensé, rêvé, rêvé… Et voila, des textes ont commencés à apparaître : « Lenka Korolev », puis « Le trolleybus de Moscou », « Arbat mon Arbat » et finalement, cela a donné une cycle de chansons moscovites.

Boulat Okoudjava

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trolley bleu Le dernier trolley

     Boulat Okoudjava

 

Quand je suis impuissant à vaincre le malheur,
quand le désespoir me guette,
je prends à la course un trolley bleu
le dernier, n'importe lequel.

Trolley de minuit, file par les rues,
fais ta ronde sur les boulevards
pour ramasser tous ceux qui ont fait dans la nuit
naufrage, naufrage.

Trolley de minuit, ouvre-moi ta porte !
Je sais que dans le froid poignant de la nuit
tes passagers, tes matelots
nous prêtent main forte.
Avec eux, plus d'une fois, j'ai fui le malheur,

j'ai senti leurs épaules contre mes épaules...
Ah ! combien il y a de bonté,
dans leur silence, leur silence.

Le dernier trolley navigue dans Moscou,
Moscou, comme la rivière, s'éteint,
Et la douleur qui frappait mes tempes comme un étourneau,
s'adoucit, s'adoucit


Traduction; Le chant du monde & pour le quatrieme couplet: Mellissa Mekkaoui.

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 12:24

Ah, guerre, qu’as-tu donc fait, lâche !
Nos cours sont devenues calmes.
Nos garçons ont redressé la tête,
ils ont mûri plus tôt.
On distinguait à peine leurs silhouettes sur la route,
ils sont partis - un soldat derrière l’autre...
Au revoir, les garçons !
Les garçons,
essayez de revenir vivants !
Non, ne vous cachez pas, soyez grands,
n’épargnez ni les balles, ni les grenades,
ne vous ménagez pas, mais quand même
essayez de revenir vivants !
Ah, guerre, qu’as-tu donc fait, lâche !
A la place des noces - des séparations et de la fumée.
Nos filles ont fait cadeau de leurs robes
Blanches à leurs petites soeurs
Les bottes...Comment ne pas les voir !
Et les ailes vertes des épaulettes...
Vous vous ficherez des cancans, les filles,
nous leur réglerons leurs comptes ensuite !
Qu’ils affirment que vous ne croyez en rien,
que vous allez à la guerre comme ça...
Au revoir, les filles !
Les filles,
essayez de revenir vivantes !

Traduction: Université de Toulouse Le Mirail

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:54

 

 

5c438742538aaeb6cb59375a5bc94941.jpg

En 1967, Okoudjava donnât un concert à la salle Pleyel. Nous étions toute une bande d’adolescents d’origine russe qui étions venus l’écouter. Une camarade, lors de l’entracte, demandât au chanteur pourquoi, pour lui, Dieu avait les yeux verts. Il lui répondit avec un plissement malicieux des yeux : « les yeux de ma femme sont verts."

S.P. Struve.

 

 

___________

 

Boulat Okoudjava
Молитва Франсуа Вийона ~ La prière de François Villon

Traduction: Le chant du monde

Tant que la terre tourne encore, tant que la lumière est vive,
Seigneur, donne à chacun ce qu'il n'a pas:
Au sage une tête, au poltron un cheval,
A l'heureux de l'argent... Et ne m'oublie pas.
 
Tant que la terre tourne encore - Seigneur c'est en ton pouvoir!
Donne à ceux qui veulent le pouvoir de régner à loisir,
Donne à souffler au généreux, au moins jusqu'au soir,
A Caïn donne le remords... Et ne m'oublie pas.

Je le sais : tu peux tout, je crois en ta sagesse,
Comme un soldat tué croit vivre en Paradis,
Comme chaque oreille croit à tes doux propos,
Comme nous croyons nous-mêmes, ne sachant ce que nous faisons!

Seigneur, mon Dieu, mon doux Seigneur aux yeux verts!
Tant que tourne encore la terre, et cela paraît bien étrange,
Tant qu'il lui reste encore du temps et du feu,
Donne à chacun un peu... Et ne m'oublie pas.

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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