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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 18:53

La chanson « minute de silence » est issue du film « Батальоны просят огня – Batalionny prossïat ognïa – les bataillons demandent un appuie d’artillerie » film en quatre parties datant de 1985, inédit en France, (comme d’ailleurs la majorité du cinéma russe, censuré par les distributeurs audiovisuels occidentaux ?)

Ce film aborde l’histoire de la reprise, en 1943, par les troupes soviétiques du fleuve Dniepr. Deux bataillons de fusiliers-voltigeurs doivent traverser le Dniepr en concentrant le feu de l’ennemi sur eux. Tant-dis que Le gros des forces soviétiques, traversera le fleuve à un endroit libre des troupes d’occupation allemandes.

Dans ce film, les principaux rôles sont interprétés par plusieurs acteurs connus du cinéma soviétique et russe, dont, entre autre, Alexandre Zbrouev, Alexandre Pankratov-Tcherny, ainsi que NikolaÏ Karatchentsov qui interprète la chanson du film « Minutes de silence. »

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Минуты тишины

Les minutes de silence

Paroles M. Matoussovski / Musique A. Petrov

Aussi étrange que cela soit, durant les jours de guerre,
Il y a des minutes de silence,
Lorsque le combat s’apaise fatigué,
Et que les déflagrations ne s’entendent presque plus,
Nous restons dans ces jours de guerre,
Assourdis de silence.

C’est ainsi parfois durant les jours de guerre,
Nous faisons des rêves dans les tranchées,
Nous rêvons de villages d’avant guerre,
Derrière les fenêtres des quels, brûlent des lumières.
Et dans les gourbis, les jours de guerre,
Nos rêves respirent la paix.

Comment prévoir à l’avance
Le difficile chemin
Des compagnies de fantassins,
Qui arrivera jusqu’au boyau prochain,
Qui arrivera jusqu'à la victoire.
Comment prévoir à l’avance,
Où te mènera ton destin?...

Traduction : Sarah P. Struve

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 08:15

À la suite de la percée des Allemands, le front de Leningrad, qui défendait la ville, a été coupé en deux. Le lien entre les forces de l'armée rouge fut perdu. C'est pourquoi, au début de décembre 1941,les commandements des corps qui combattaient dans l'est de la région de Leningrad ont organisé un nouveau front : Le front de Volkov. Sa mission principale était de briser le blocus de Leningrad et de se joindre au front de Leningrad. La première offensive du Front a eu lieu à la fin de 1941. À la suite de cette offensive, l'Armée rouge a libéré la ville de Tikhvin. À cette époque, peu de villes étaient libérées, de sorte que l'offensive de Tikhvin (10 novembre-30 décembre 1941) a été un succès remarquable et, non seulement pour le front de Volkhov. Bien que la distance entre les deux fronts soit faible - pas plus de 16 km - dans cet espace, il n'y avait presque que des marais. "Qu'est-ce que la guerre dans le marais ? Une bagarre pour chaque motte de terre. Et même si cette motte de terre était prise, il fallait encore la tenir. L'ennemi te balayait tellement à coups de mortier, que bonne chance. Personne n'a pu mieux exprimer ce qui se passait là, à part Alexandre Tvardovski, qui a vécu cela" :

Combat dans les bois, dans les buissons, dans les marais,
Où la guerre a fait son chemin,
Où l'eau montait jusqu'aux genoux de l'infanterie, de la boue jusqu'à la poitrine ;
Là où les combattants erraient
Et, en glissant d'un tronc, dans la nuit,
l'artillerie coulait, le tracteur s'embourbaient.

La lutte pour briser le siège de Leningrad durera encore plus d'un an ; Il fut brisé officiellement le 18 janvier 1943. Lorsque les troupes soviétiques de Léningrad et celles du front de Volkhov réussirent après des combats acharnés à ouvrir un corridor au sud du lac Ladoga, par lequel pouvait passer le ravitaillement.

En tout, près de vingt-sept millions de Soviétiques périrent durant la seconde guerre mondiale, dont 17 millions de civiles.

Voici une chanson de Boris Grebenchikov abordant ce thème. Grebenchikov la chanta pour la première fois en septembre 1997. Dans la dernière strophe, il remplaça le mot "résurrection"  par le mot "pardon."

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Болота Невы ~ Les marais de la Neva

Boris Grebenchikov

Mes veines sont des filins, ma mémoire, de la glace,
Mon cœur est un diesel et, semblable à du miel, est mon sang,
Mais, le sort m'a fait vivre, ici, parmi l'herbe grise,
Dans l'évanouissement pénombral des marais de la Neva.

Les maisons, ne sont que façades et, les mots, qu'absence,
Et, cette perspective est la trace de l'étoile calcinée,
Je voulais être tel le soleil, suis devenu une ombre sur un mur,
Et, s'est cramponné à mon dos, un mort endiablé.

Depuis lors, je me suis mis à voir, que nous sommes tous comme enchaînés,
Et, sur les branches des pins, les âmes des soldats trépassés,
Regardaient silencieux, comme nous valsions en rond, par des cierges éclairés,
Chacun avec de la cendre dans la main et un mort sur le dos.

Viendra le jour de la résurrection ; ainsi soit-il, je ne l’attendrai pas,
J'ai trouvé comment m'en aller et, je m'en irai et reviendrai,
Je reviendrai avec cette parole, comme avec la clef de l'empyrée.
Laissez-les rentrer dans leur foyer,
Eux tous, qui dorment dans les marais.

Traduction : Sarah P. Struve

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 19:22

«Враги сожгли родную хату – Vragui sozhgli rodnouiou khatou - Les ennemis ont brulé sa maison natale » est une célèbre chanson soviétique. Le poème fut écrit par Mikhaïl Issakovski en 1945 et fut publié pour la première fois en 1946 dans le n°7 du journal « Znamia. » Vladimir Tvardovski poète et rédacteur de la revue « Novy mir » tomba par hasard sur le poème et conseilla au compositeur Matveï Blanter (1903 – 1990) de le mettre en musique. Rapidement après sa création la chanson résonnât à la radio dans une première interprétation du ténor Vladimir Netchaïev (1908 - 1969) mais fut tout de suite interdite de diffusion. Issakovski raconta plus tard :

soldat-pokidait-dom.jpg« Les rédacteurs littéraires et musicaux, n’avaient pas de raison de m’accuser de quoi que ce soit. Mais nombres d’entre eux étaient, je ne sais pourquoi convaincus, que la victoire ne peut qu’exclure les chansons tragiques, comme si la guerre n’avait pas apporté de terribles malheurs au peuple. C’était une sorte de psychose, une hallucination collective. Ce n’était pas de mauvaises gens, sans se consulter entre eux, ils se sont écarté de la chanson, il y en a eu même un qui ayant écouté la chanson, s’est mis à pleurer, essuya ses larmes et dit : « Non, nous ne pouvons pas. » Qu’est-ce que nous ne pouvons pas ? Ne pas pleurer ? Mais en fait c’était de faire passer la chanson à la radio que « nous ne pouvions pas. »

Le poème fut critiqué « pour diffusion d’humeurs pessimistes » et la chanson disparut pour de longues années du répertoire de la chanson soviétique officielle.

Il est probable que la chanson serait ainsi restée enterrée, mais en 1960, Mark Bernes prit le risque de la chanter à un concert. Après les derniers vers de la chanson : « Et sur sa poitrine brillait la médaille pour la ville de Budapest » la salle fit une bruyante ovation et c’est ainsi que cette chanson devînt populaire. Depuis elle a été interprétée par nombre d’artistes, mais c’est l’interprétation de Bernes qui est toujours la plus populaire. (Source wiki)Belogvardeits sourikov

Voici donc deux vidéogrammes ; le premier reprend l’interprétation de Mark Bernes, sur des extraits de films documentaires d'époque. Dans le second, la chanson est chantée par Élena Vaenga, dont Stengazeta a déjà publié des titres. Dans ce vidéogramme Élena Vaenga la chante à un concert qui a eu lieu le 8 mai 2014 et qui nous renvoie aux événements en cours en Novorussie : Odessa venait de perdre nombre de ses habitants assassiné dans l’incendie volontaire de la maison des syndicats et le lendemain, 9 mai, jour de la victoire, le peuple de Marioupol faisait face courageusement aux tanks de la junte de Kiev, ici également nombre de gens périrent assassinés par la Natsgvardia. Ces évènements furent les déclencheurs de l’agression fasciste de l’armée ukrainienne aux ordres de l’OTAN, contre le peuple de Novorussie. L’Histoire est un éternel recommencement et de nouvelles victoires viendront, que de nouvelles chansons éterniseront. Un proverbe russe ne dit-il pas que l’espoir ne meurt qu’en dernier.

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Враги сожгли родную хату  / Les ennemis ont brulé sa maison natale

Parole : Mikhaïl Isssakovski ~ Musique : Matveï Blanter

Les ennemis ont brulé sa maison natale,
Tuant toute sa famille.
Où peut donc aller le soldat, maintenant,
A qui apporter son chagrin ?

Il s'en alla envahi d’une profonde tristesse
Au carrefour de deux chemins,

Et là, il trouva dans un large champ,
Un tertre sous les herbes folles, enfouie.

Le soldat se tient là, et sa gorge
Restait comme nouée.

Le soldat dit : « Accueille, Proskovia,
Ton mari, le héros. »


Prépare à  l’invité une collation,
Dresse une grande table dans l’isba,

Mon jour, ma fête de retour,
Chez toi, je suis revenu fêter… »

Au soldat, personne ne répondit,
Personne ne l’accueillit,

Et seul le vent tiède estival,
Balançait doucement l’herbe tombale.

Le soldat soupira, rajustant son ceinturon,
Il ouvrit son sac de campagne,
Une amère bouteille, il posa

Sur la grise pierre tombale.

 « Ne me juge pas Proskovia,
De ce que je sois venu te voir dans cet état :

Je voulais boire à ta santé,
Et je dois boire au repos de ton âme.

Les camarades et les amis, à nouveau se retrouveront,
Mais
nous rencontrer, pour l'éternité, nous ne saurons … »
Et le soldat buvait dans son gobelet d’airain
Un mélange d’amertume et de vin.

Le soldat, serviteur du peuple, buvait
Et avec une douleur au cœur, il disait

« J’ai mis quatre ans à venir vers toi,
J’ai conquis trois pays… »

Le soldat s’enivrait, les larmes coulaient,
Les larmes des espoirs qui l’avaient laissé en reste,
Et sur sa poitrine brillait

La médaille pour la ville de Budapest.

Traduction : Sarah P. Struve ©

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:04

"Хотят ли русские войны ~  Khotiat li rousskiè voïny ~ Les Russes veulent-ils la guerre" est une chanson qui résonna pour la première fois en 1961 dans une interprétation de Mark Bernes. L’auteur en est Evgueni Evtouchenko, poète russe et prosateur, né en 1932. L’idée d’écrire une chanson dans laquelle s’exprimerait une protestation contre la guerre et un appel à la paix, Evtouchenko l’a eu pour la première fois à l’automne de cette année-là, lors de l’un de ses voyages à l’étranger en raison de ce que souvent lors de ses tournées en Europe occidentale et aux États-Unis, cette même et unique question résonnait: "les Russes veulent-ils la guerre ?" A son retour en Russie. Evtouchenko montre son poème au compositeur Édouard Kolmanovski (1923 - 1994.) Une première version de cette chanson ne plût pas à Mark Bernes, qui était pressenti pour l’interpréter, après quoi Kolmanovski écrivit une nouvelle version musicale, qui est devenue la musique définitive de cette chanson.

Evtouchenko.jpgVoici un vidéogramme en forme de mémorial, trouvé sur la page Youtube de Mirana Monako. Sur la voie de Mark Bernes, cette vidéo reprend des images d’archives décrivant l’occupation allemande et nazie de l’Ukraine; les défilés nationaux-socialistes dans l’ouest de l’Ukraine comme à Lvov (Lviv), Baby Yar dans la banlieue de Kiev, les camps de concentration libérés par l’armée Rouge, les pendaisons à Kharkov et la destruction de Donetsk, le massacre de Khatyne, en Biélorussie, où, comme de nos jours à Odessa, le feu fut utilisé comme arme de meurtre de masse. Enfin, la rencontre sur l’Elbe des troupes soviétiques et américaines. 

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Хотят ли русские войны ~  Les russes veulent-ils la guerre
Texte: Evgueni Evtouchenko  ~ musique Edouard  Kolmanovski 

Les Russes veulent-ils la guerre.
Demandez-le à la silencité des labours et des champs
Aux peupliers, aux bouleaux,
Demandez-le à ces soldats,
Dormant sous les bouleaux,
Leurs fils vous répondront
Les Russes veulent-ils, les Russes veulent-ils;
Les Russes veulent-ils la guerre.


les soldats mouraient  durant cette guerre;
Non seulement pour leur pays
Mais pour que les gens de toute la terre
Puissent dormir tranquillement la nuit.
Demandez-le à ceux qui combattaient;
Ceux qui sur l’Elbe nous enlaçaient;
Nous restons fidèles à cette mémoire.
Les Russes veulent-ils, les Russes veulent-ils,
Les Russes veulent-ils la guerre.

Oui, nous savons combattre,
Mais ne voulons pas, qu’à nouveau,
Des soldats tombent au combat
Sur leur terre amère.
Demandez-le aux mères,
demandez-le à ma mie,
Et alors, vous comprendrez
Les Russes veulent-ils, les Russes veulent-ils;
Les Russes veulent-ils la guerre.

Le comprendront, le pécheur, et le docker,
L'ouvrier et le  métayer,
Les peuples de chaque pays;
Les Russes veulent-ils, les Russes veulent-ils,
Les Russes veulent-ils la guerre.

Traduction: sarah P. Struve.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 13:00

"Когда мы покидали свой любимый край~ Kogda my pokidali svoï lioubimyi kraï ~ Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée" a était écrit en une résonance directe de la libration de Rostov-sur-Don en 1943, par les troupes de l’armée rouge.
Les auteurs de ces vers étaient deux littérateurs d’un journal du front : М. Talaèvski et Z. Katz. Modeste Tabatchnikov, leur camarade de combat et  directeur artistique de l’ensemble de danses et de musique de la deuxième armée de la garde, en écrivit la musique. Cette chanson régulièrement jouée et chantée sur le front, était particulièrement populaire au quatrième front Ukrainien.

"Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée" est ici interprétée par Garik Sukatchev et Piotr Todorovski.

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Когда мы покидали свой любимый край / Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée
Musique : M. Tabatchnikov ~ Paroles: М. Talaèvski, Z. Katz 

Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée,
Et, silencieux, vers l’est, nous reculions,
Au-dessus du Don paisible,
Sous notre vieil érable,
Longtemps, ton fichu, se profilait.

Je n'ai pas entendu tes mots, mon aimée,
Mais je savais que dans ta tristesse, tu m’attendrais.

Ce n’était pas les feuilles vermillon,
Mais nos plais,

Qui, sur le sable du fleuve, brûlaient.

Labourée par les obus, la steppe gémissait,
S’élevait au-dessus de Stalingrad, une noire fumée.

Et longtemps, très longtemps,
Au bord du fleuve Volga, grondant,

Le Don et, au-dessus de lui, toi, Je voyais.

À travers les tempêtes de neige, les bourrasques ; février
Est apparu pareil à une fête conquise au  combat.

Et à nouveau, nous voilà
Devant les remparts de Rostov
Dans notre cher pays aimé !

Aussi, mon amour grisonnant, bonjour.
Que virevoltent et tombent les flocons neigeux

Sur les berges du Don,
Sur les branches de l'érable,

Sur ton fichu rapiécé.

À nouveau nous quittons notre contrée aimée.
Non plus vers l'est, mais vers l'ouest, nous allons,

Vers le Dniepr et ses escarpements,
Vers les sables mouvants.

Maintenant c’est aussi sur le Dniepr, qu’est notre maison.

Traduction : Sarah P. Struve

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 19:42

Il y a 72 ans  de cela, Le 22 juin 1941, les troupes hitlériennes  attaquèrent le territoire soviétique,  Les peuples d’Union  Soviétiques se levèrent en masse et finir, après de meurtriers combats, par  raccompagner  l’envahisseur nazis chez lui. En souvenir de tous les anciens combattants qui participèrent à cette délivrance, voici  une chanson: "Спой ты мне про войну ~ Spoï ty mne pro boïnou ~ Chante-moi sur la guerre," qui fut écrite pour un film en deux épisode de 1966  du réalisateur Alexeï Guerman  "Рабочий поселок ~Rabotchii posiolok ~ La cité ouvrière."  Ce film parle du retour difficile des combattants chez eux et comme la solidarité entre anciens frères d’armes peut redonner espoir et vie à ceux qui furent mutilés durant la guerre.
L’auteur du texte de la chanson est le poète et scénariste, Guennadi Chpalikov. La musique fut écrite par le  compositeur Isaak Schwarz.
Au début  de cette chanson, il est question de l’épouse du soldat. « L’épouse du soldat » est une expression populaire pour designer  le fusil du soldat et, également les compagnes de guerre qu'avaient certains militaires. 

Todorovskiy copier

La chanson est interprétée sur ce vidéogramme de Vera Pouzarina, par Piotr Todorovski décédé le 24 mai 2013, réalisateur, operateur, scénariste et compositeur ;  il fut également, à partir de 1944, commandant d'une section de grenadiers.  il est accompagné par le chanteur  Garik Sukhatchev déjà présenté par  SengazetA.

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Спой ты мне про войну / Chante-moi la guerre
Isaak Schwarz ~ Guennadi Chpalikov

Chante-moi la guerre,
A propos de l’épouse du soldat,
Moi, les camarades tués,
Je les commémorerai, comme je pourrais.
Toi, Sergueï, de l’autre côté de la Volga, on t’a enterré,
On t'a installé une étoile en contreplaqué.
Mon frère ainé, en Ukraine, fut tué
En quarante et un, quarante et amère année.

Chante-moi la guerre,
Sur ceux qui furent en captivité.
Moi, les camarades tués,
Je les commémorai comme je pourrais.
Ceux n’ayant pas donnés de nouvelles, les portés disparus,
Et, durant la guerre, combien ont disparu !
Tous les gars, les gars n’ayant pas trahi la Russie.
Comme je peux, comme je peux, je les commémorerai.

Chante-moi  la guerre,
à propos du pays soviétique,
Il y a beaucoup de pays au monde,
Pour un seul, je me porte garant.

Il m'a appris, gamin,
Le difficile labeur des champs,
Et à gagner durement mon pain

Tu es seule, seule pour tous, ma Russie
Mon espoir, ma défense, mon destin.


Traduction : Sarah P. Struve

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:45

Dans la nuit du huit au neuf mai 1945, il y a 67 ans de cela, était signée la capitulation de l’Allemagne nazie. Le fascisme semblait terrassé pour toujours. Les soldats, ceux qui avaient survécu, pouvaient penser à rentrer bientôt chez eux. Parmi ces soldats, il y avait Alexeï Fatianov, l’auteur du texte de cette chanson.

fatianov.jpgAlexeï Fatianov (1919 – 1959), est issue d’une famille d’importants commerçants de la ville de Viazniki dans l’oblast de Vladimir. En 1937 après avoir suivi les cours de l’acteur et metteur en scène Alekseï Dikiy, il intègre en tant qu’élève l'école d'art dramatique du théâtre Central de l'Armée rouge. À partir de 1940 il joue dans les spectacles de l’ensemble de la région militaire d’Orlov. En juin 1941, après l’invasion de l’URSS, l’ensemble rejoint le front. Fatianov y sera blessé. En 1943 il intègre un bataillon disciplinaire. Il sera blessé une deuxième fois lors des combats pour la libération de la Hongrie.

Fatianov est l’auteur de nombreuses chansons d’après guerre, sa poésie est faite de mots simples et essentiels. Outre le fait d’être poète, il chantait, jouait du piano et de l’accordéon. Décédé brutalement à l’age de 40 ans, il repose au cimetière de Vagankovo à Moscou.

Vassili Soloviov-Sedoï (1907 – 1979)  l’auteur de la musique, est un célèbre compositeur soviétique, auteur, entre autre,solviov sidoi de la musique de la chanson « les nuits de Moscou » plus connue en France sous le titre « le temps du muguet. » Les parents de Solovïov-Sedoï étaient d’origine paysanne. Sa mère originaire de la région de Pskov, connaissait nombres de chansons populaires russes et, aimait à les chanter. Ce sont ces chansons qui jouèrent un rôle déterminant dans la structuration musicale du futur compositeur.

Solovïov-Sedoï, auteur de nombreuses chansons populaires, ainsi que de musiques de film, a été récompensé de plusieurs titres honorifiques et décorations.

Voici deux vidéogrammes de cette chanson. Sur le premier, dénichée sur le net, sur fond de photos tirées de film et d’archive, c’est Olga Arefeeva qui en est l’interprète. Olga Arefeeva est née dans l’Oural en 1966. Après deux années d’études à la faculté de physique, elle intègre l’école musicale Tchaïkovski de Sverdlovsk. Arefeeva est l’auteur interprète de plus de trois cents titres dont les sonorités vont du reggae à la balade , elle est par ailleurs écrivain.
Le second vidéogramme et celui de la très belle interprétation faite par Oleg Pogoudine et Evgueni Dïatlov lors d’un concert à Saint-Pétersbourg le 17 décembre 1999.
Diatlov est né en 1963 en extrême orient russe à Khabarovsk, il est acteur, chanteur et musicien.
Pogoudine, dont Stengazeta a déjà publié une interprétation, est né en 1968 à Leningrad et est un chanteur, acteur. Il a joué dans plusieurs films musicaux. Depuis 2007 il enseigne la musique à l’Académie des arts du théâtre de Saint-Pétersbourg.

Saint george

__________________________

Давно мы дома не были/ Il y a longtemps que nous n’avons été à la maison
Musique : V. Soloviov-Sedoï – paroles : A. Fatianov (1945)

Se consume la mèche de la chandelle,
Gronde le combat proche.
Verse-nous, l’ami, un godet,                   
De ceux que l’on sert au front,
Verse-nous, l’ami, un godet
De ceux que l’on sert au front,
Sans perdre inutilement notre temps,
Ensemble, nous parlerons.
Sans perdre inutilement notre  temps,
Amicalement et simplement,
Ensemble, nous parlerons.

Il y a longtemps que nous n’avons été à la maison…
Là où il y a des sapins,
Cela fait combien d’années que nos beautés
Se promènent sans garçons.
Cela fait combien d’années que nos beautés
Se promènent sans garçons.
Il semble aux filles, que sans nous,
Les étoiles ne flamboient plus.
Il semble aux filles, que sans nous,
Se couvre de suie, le croissant de lune
Et que les étoiles ne flamboient plus.

À quoi leur servent, les aubes précaires
Si les gars sont à la guerre,
En Germanie, en Germanie,
Dans un lointain pays.
En Germanie, en Germanie,
Dans un lointain pays.
Envole-toi, rêve de soldat
Et souviens-toi de moi.
Envole-toi, rêve de soldat,
Vers la  fille la plus tendre
Et souviens-toi de moi.

Il y a longtemps que nous n’avons été à la maison…
Fleurie le sapin familier,
Comme dans un conte irréel
Au bout du monde.
Comme dans un conte irréel
Au bout du monde.
Sur lui, les aiguilles sont neuves,
Sur lui, les aiguilles sont de miel.
Sur lui, les aiguilles sont neuves,
Et les pommes de pin,
Sur lui, sont de miel.

Où donc se répandent  les aiguilles des pins,
Où sont donc les sapins,
Cela fait combien d’années que nos beautés
Se promènent sans garçons
À quoi leur servent, les aubes précaires
Si les gars sont à la guerre,
En Germanie, en Germanie,
Dans un lointain pays.

Se consume la mèche de la chandelle.
Gronde le combat proche.
Verse-nous, l’ami, un godet,
De ceux que l’on sert au front;

Traduction : Sarah P. Struve

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 14:41
Эх дороги... / Les chemins...
L. Ochanine:

Oh, Les chemins ...
Poussière, brouillard,
Froids et effrois
Et toujours la steppe tempétueuse.
Tu ne peux connaître
Ta destinée.
Peut être, au milieu de la steppe,
replieras tu tes ailes.

Sous les bottes tourbillonne la poussière,
Le long de la steppe,
à travers les champs.
Tout autour dansent les flammes,
sifflent les balles.

Oh, Les chemins...
Poussière, brouillard,
Froids et effrois.
Et toujours la steppe tempétueuse.
Un coup de feu éclate,
Un corbeau s’envole,
Dans les herbes folles,
Ton frère gît mort.

Et la route s’en va plus loin,
S’empoussière,
Tourneboule,
Et tout autour, la terre fume,
Une terre étrangère.

Oh, les chemins...
Poussière, brouillard,
Froids et effrois.
Et toujours la steppe tempétueuse.
Une pinède familière
Le soleil se lève,
Au perron de la maison,
Une mère attend son enfant.

De part les routes sans fin,
Les steppes,
Les champs,
regardent Toujours à notre suite,
Les yeux maternels

Oh, Les chemins…
Poussière, brouillard,
Froid et effroi,
Et toujours la steppe tempétueuse.
La neige ou le vent,
Souvenons nous amis,
Pour nous autres,
Ces routes là,
Ne peuvent être oubliées.

Traduction Sarah P.Struve.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 09:37

Nombre de chansons soviétiques parlant de la Grande Guerre Patriotique, ont souvent été écrites dans l’après-guerre. « Le fichu bleu » est une chanson qui accompagna vraiment, tant les soldats de l’armée rouge durant leur combat contre l’envahisseur nazi, que les gens de l’arrière, parents de soldats et travailleurs des usines produisant l’armement destiné au front.

L’auteur de la musique de cette chanson, JJerzy Petersburski (1895 - 1979) était un compositeur polonais, connu également comme l’auteur de la célèbre valse «Последнее воскресенье – le dernier dimanche» en polonais «Tо ostatnia niedziela», valse qui résonne dans le film de Mikhalkov, « Soleil trompeur ».

D’après une première version, après le partage de la Pologne en 1939, Jerzy Petersburski s’est retrouvée dans la ville de Bialystok rattachée à la République Socialiste Soviétique de Biélorussie et, vers la fin de la même année, il prit la direction de l’orchestre républicain biélorusse de jazz.

D’après une autre version, se sauvant de l’occupant nazi, en 1939, les musiciens du groupe musical polonais « le jazz bleu ciel » ont rejoints l’Union Soviétique. Ce groupe était animé par Henri Gold et son cousin, Jerzy Petersburski.

En 1940 l’orchestre était en tournée à Moscou. Il joua notamment au théâtre de l’Ermitage. Parmi les différents morceaux que jouait l’orchestre, résonnait une valse composée par Jerzy Petersburski. Dans la salle du théâtre, se trouvait le poète et dramaturge Yakov Galitski. Il jeta là, sur une feuille, les premières strophes du poème « Le fichu bleu » Le texte plut particulièrement à Petersburski et, quelques jours plus tard, le poème de Galitski était interprété par le soliste de l’orchestre, Stanislav Landau.

Tu pars loin / Voilà le sifflet implacable / Et près du wagon / une nuit sans sommeil / Tu es déjà étrangement loin / Nuitamment / Nous nous sommes dits adieu. / Écrits moi, mon ami / au moins quelques lignes / mon doux, mon gentil, mon aimé…

Cette chanson est vite devenue un véritable tube à la mode. Nombre d’artistes connus, telle Lidia Rouslanova, l’interprétaient.

Durant cette même période la célèbre chanteuse Klavdia Chulzhenko et son accompagnateur, Vladimir Koralli, avec leur jazz-band, donnaient des concerts parmi les unités combattantes. En février 1942 ils étaient en tournée sur le front du Volkov, près de Leningrad. Un jour, l'artiste et son ensemble se produisaient dans l'unité de la Garde du général N. Gaguen sur la légendaire « Route de la vie » qui traversait le lac Ladoga. Elle y fit connaissance avec le lieutenant Mikhaïl Maximov., collaborateur du journal de front de cette unité : “En un combat décisif“. Il décrivit plus tard cet événement : « Ayant appris que j'écrivais des vers, Chulzhenko m'a demandé d'écrire un nouveau texte sur la mélodie de Petersburski. Elle trouvait que la Chanson était populaire, la mélodie agréable, mais qu’il était nécessaire que les paroles reflètent notre combat contre le fascisme“.

Maximov, modifia une partie des strophes du poème déjà célèbres de Galitski. Son texte fut publié le 8 juin 42, en page deux du N°101 du journal de front “Pour la patrie ! “ Le texte était signé « Lieutenant M. Maximov ». C’est dans cette version que Klavdia Chulzhenko continua à interpréter cette valse. C’était, alors l’époque où l’armée rouge résistait sous les coups de boutoir de l’armée allemande. L’atmosphère était particulièrement angoissante, la situation extrême. La direction du pays appliquait des méthodes particulièrement dures. À l’époque il était facile d’accuser n’importe qui de lâcheté. Reculer était interdit. D’un côté du front tiraient l’ennemi, de l’autre, c’étaient les siens qui fusillaient : Staline avait donné cette directive devenue célèbre « Pas un pas en arrière ! » Et là, parmi les slogans patriotiques, les marches militaires, apparurent à tous ces soldats qui s’affrontaient au jour le jour avec la mort, les paroles simples et lyriques de cette valse/chanson. « Le fichu bleu » devin le symbole de la vie. Très vite elle fut gravée sur disque, ce qui lui permit d’être entendue sur les milliers de kilomètres de front, de la frontière finlandaise, jusqu’aux sommets du Caucase.

« Le fichu bleu » devint le symbole de la Grande Guerre Patriotique. Cette chanson accompagna l’armée rouge jusqu'au combat final, la bataille de Berlin, où au côté des soldats soviétiques se trouvaient, seules soldats étrangers, 155 000 soldats polonais qui participèrent à cette bataille de Berlin qui mit un point final à la deuxième guerre mondiale en Europe.

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Синий, платочек
Le fichu bleu

Musique : Jerzy Petersburski  ~ Paroles : Y Galitski / M. Maximov

Un discret fichu bleu
Tombait de tes épaules affaissées.
Tu disais que tu ne saurais oublier
Nos rencontres affectueuses et gaies.
Parfois de nuit
Nous nous disions adieu.
De ces nuits, Il n’y en a plus!
Où es-tu petit fichu,
Désiré, doux et tellement familier ?
Je me rappelle, comme un soir inoubliable
Le petit fichu, de tes épaules, tombait
Et me raccompagnant, tu me promettais
Que ce fichu bleu, tu saurais le conserver.
Et même si tu n’es pas,
Ma douce, mon aimée, avec moi,
Au chevet de ton lit, je sais,
Tu caches le fichu bleu.
Recevant tes lettres,
J’entends la présence de ta voix.
Et d’entre les lignes le fichu bleu
À nouveau, apparait devant moi,
Et souvent au combat
Ton visage est tout près de moi,
Je sens à côté, ce regard aimant,
Tu es avec moi tout le temps.
De doux propos,
Des épaules de jeunes filles
Je m’en souviens dans l’effroi du combat.
Pour eux, tellement proches,
Désirés et tant aimés,
Tiraille le mitrailleur, pour le petit fichu bleu,
Celui qui était sur les épaules adorées !

Traduction : Sarah P. Struve

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 09:45

Le 22 juin 1941, l'agression de l'Allemagne nazie contre l'Union Soviétique, débuta. Voici une chanson sur une mélodie de Petersburski, il existe deux versions. La première version écrite dans les premiers jours de la guerre par le poète Boris Kovynev s’intitule « Le 22 juin, juste à quatre heures du matin ».

- Dans le vidéogramme qui suit, Garik Soukatchev interprète cette chanson.

~~~~~~~~~~

Двадцать второго июня, Ровно в четыре часа
Le 22 juin, juste à quatre heures du matin

Musique : Jerzy Petersburski – Parole : Boris Kovynev

Le vingt deux juin,
Juste à quatre heures du matin,
Kiev fut bombardé,
Il nous fut annoncé,
Que la guerre avait commencée.

Finit le temps de paix,
Il est temps de nous séparer.
Je m’en vais,
Mais je te promets
Que jusqu'à la fin, fidèle, je te resterai.

Et toi, ménages moi,
Avec mes sentiments, ne joue pas !
Viens, mon amie,
Au train, ma mie,
Accompagner au front, ton ami.

S’ébranleront les roues du wagon,
Telle une flèche, s’élancera le train.
Et toi, du perron,
Moi, de l’échelon,
Tristement, nous nous ferons signe de la main.

Passerons les années,
À nouveau, je te reverrai.
Tu me souriras,
Contre mon cœur, te serreras,
Et aimante, tu m’embrasseras.

Traduction : Sarah P. Struve

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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