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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 18:54

Le 8 mai 1945 à 22h 43, au Quartier général soviétique à Karlshorst, dans la banlieue de Berlin, l’Allemagne nazi signa l’acte de capitulation ; à Moscou il été déjà 0h 43, et on était le 9 mai. Pour cette raison dans tout les pays de l’espace poste soviétique, le jour de la victoire contre les forces fascistes est fêté le 9 mai.

Voici une chanson : « Le jour de la victoire » qui aux yeux de tous les peuples ayant, un jour, formés l’Union Soviétique, et ayant combattus au prix de dizaines de million de morts, représente ce 9 mai 45, ce jour de victoire. Plus de 22 millions de soviétiques périrent durant cette guerre terrible contre l'idéologie nazie qui, dans sa folie, prétendait que l’humanité était constituée de « races » et que certaines d’entre elles étaient prétendument « supérieures » à d’autres.

9 mai 1

Peut de gens savent que cette chanson fut en réalité composée en mars 1975, pour le 30° anniversaire de la victoire. le poète Vladimir Kharitonov a proposé à David Toukhmanov de créer une chanson consacrée à la Grande Guerre Patriotique. Le pays préparant cet anniversaire, un concours de la meilleure chanson sur la guerre avait été ouvert. Mais la chanson qu’ils créèrent : « Le jour de la victoire » reçut un accueil plustôt mitigé. A cette époque, la politique musicale d’épandant de la direction de l’Union des compositeurs, et Toukhmanov étant un jeune compositeur juste connus pour quelques tubes à la mode, Toukhmanov ne semblait avoir aucunement la stature d’un compositeur d’une chanson commandé par l’Etat.
Ce n’est qu’en novembre 1975, lors d’un concert, que le chanteur Lev Lechtchenko, interpréta « Le jour de la victoire » en directe à la télévision. La chanson fut bissée par le publique. Après cela, tout le pays se mit à la chanter. Elle est devenue « LA » chanson du jour anniversaire de la victoire.
Sur le vidéogramme datant de 1976, Lev Lechtchenko interprète cette chanson avec le grand chœur d’enfants du nom de Popov.

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День Победы / Le jour de la Victoire

Musique : David Toukhmanov

Paroles: Vladimir Kharitonov

Le jour de la victoire, comme il était loin,
Tel un bout de charbon fondant dans un feu de camps éteint.
Il y avait des verstes de poussière brulées,
Ce jour, on le rapprochait comme on pouvait.
 

Refrain:
Ce jour de la victoire,
Sentant la poudre,
C’est une fête
Aux tempes grises.
C'est une allégresse
Avec des larmes dans les yeux.
Le jour de la victoire !

Jours et nuits, auprès des fours Martin,
Notre Patrie jamais ses yeux, ne fermait.
Jours et nuits, nous menions une bataille difficile,
Ce jour, on le rapprochait comme on pouvait.

Refrain:

Bonjour maman, Nous ne sommes pas tous revenus…
Courir nu-pieds dans la rosée !
La moitié de l’Europe, la moitié de la terre, nous avons traversés,
Ce jour, on le rapprochait comme on pouvait.

Refrain:

Traduction: Sarah P. Struve

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 19:21

Le 24 juin 1941 fut publié, Un poème de V.I. Lebedev-Koumatch « La guerre sacrée » dans deux journaux en même temps ; les « Izvestia » et « l’étoile rouge ». Tout de suite, Alexandre Alexandrov en compose la musique. Le 26 juin 41, en plein Moscou, à la gare de Biélorussie, d’où partaient tous les jours des régiments pour le front, un groupe de chanteur du cœur de l’armée rouge, (cœur Alexandrov, ) qui n’était pas encore, lui, parti au front, interprète ce chant.
Mais, jusqu’au 15 octobre 1941 ce chant ne fut pas souvent interprété, car, il fut perçut comme trop tragique, parlant d’une guerre longue et douloureuse, et non d’une guerre joyeuse et facile. Ce n’est que lorsque les fascistes occupèrent Kalouga, Rjev et Kalinine, qu'il résonnât à la radio tous les matins et dans toute l’union Soviétique.
A partir de ce moment, ce chant acquis une popularité massive sur tous les fronts de la Grande Guerre Patriotique, participant au fort esprit combatif des troupes soviétiques.
D’Odessa jusqu’à Petropavlovsk-Kamtchatski, de Erevan et Tbilissi jusqu'à Riga, les peuples s’étaient levés…


9 mai 2

Священная война

Guerre sacrée
Musique : A. Alexendrov – Parole : V. Lebedev-Koumatch

Lèves toi pays immense,
Lèves toi pour un combat mortel !
Avec la sombre force fasciste
Avec la horde maudite !

Refrain
Que la noble fureur,
Se déchaine, telle une vague !
C’est la guerre populaire,
La guerre sacrée !

Tels deux pôles opposés,
En tout nous sommes ennemis.
Nous luttons pour la lumière et la paix,
Eux, pour le règne de l'obscurité !

Refrain

Nous tiendrons tête aux oppresseurs
De toutes nos idées ardentes,
Aux violeurs, aux brigands,
Aux tortionnaires du peuple !

Refrain

Que n’osent, les ailes noires,
Survoler notre patrie,
Que n’ose, l’ennemi, piétiné,
Ses champs immenses !

Refrain

À la vermine fasciste putride
Nous enfoncerons une bale dans le front !
Aux bas-fonds de l’humanité
Nous clouerons un cercueil solide !

Refrain

Allons-nous battre de toutes nos forces,
De tout notre cœur, de toute notre âme !
Pour notre douce terre
Pour notre grande Union !

Refrain.

Lèves toi pays immense,
Lèves toi pour un combat mortel !
Avec la sombre force fasciste,
Avec la horde maudite !

Refrain

Traduction: Sarah P. Struve

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:09

Cette chanson fut écrite pour le film « Два бойца – Dva boïtsa / Deux combattant » du réalisateur Léonid Loukov, d’après la nouvelle de Lèv Slavine « Мои земляки / Mes Payses » Le film a été tourné en 1942, dans les conditions de l’évacuation. Le film parle de l’amitié entre deux soldats ; Arkady Dzioubine, joyeux gars originaire d’Odessa interprété par Marc Bernes, et Sacha Svintsov, dit « Sacha d’Ouralmash » un gars de l’Oural.

 

Dva-boitsa.jpg 
Le film exprime avec un grand réalisme, la vie au front. Il est devenu une référence du genre, et a joui d’un immense succès durant plusieurs décennies. « Nuit sombre » ainsi qu’une autre chanson, « Odessa, Kostia! » également interprété par Marc Bernes dans le film, sont devenues des chansons populaires immanquablement associés à la grande guerre patriotique, et à la résistance courageuse des peuples formants alors l’Union Soviétique.
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Темная ночь
Nuit
sombre

Paroles : V. Agatov Musique N. Bogoslovski

Nuit sombre, seules les balles sifflent dans la steppe,
Seul le vent vrombit dans les câbles, les étoiles brillent faiblement,
Dans la nuit sombre, mon aimée, je sais que tu ne dors pas,
Et, auprès du berceau, tu essuies une larme en secret.
Comme j’aime la profondeur caressante de tes yeux,
Comme je voudrai maintenant poser mes lèvres sur eux
La nuit sombre nous sépare, mon aimée,
Et l’inquiétante steppe noire s’est étendue entre nous.

Je crois en toi, en ma chère amie,
Cette foi, dans la sombre nuit me protégeait des balles,
Le cœur heureux, je reste calme dans ce combat meurtrier,
Je sais que tu m'accueilleras avec amour, quoi qu'il m’arrive,
La mort ne m’effraie pas, plus d’une fois je l’ai rencontré dans la steppe,
Voila qu’elle tournoie maintenant au dessus de moi,
Tu m’attends, et auprès du berceau tu ne dors pas,
Et je sais que grâce à cela, rien ne m’arrivera.

Traduction : Sarah P. Struve

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 12:55

 Michka l’Odessite est une chanson qui fut interprétée par Léonid Outessov et son jazz-band entre 1942 et 45, voici donc un vidéogramme avec l'interprétation de cette chanson par Diana Arbenina.


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Одессит Мишка  ~ Michka l'odessite  
Paroles: Dykhovitchnyi  ~ Musique: Volovats

Larges lagunes, verts marronniers, un chaland se balance dans la rade bleutée
Dans la belle Odessa un gamin sans culotte, déjà nourrisson, était considéré en vrai marin
Et si une amère offense l’atteint, le gamin ne le montrera pas et si il le montre, sa mère lui dira
Tu est un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Larges lagunes, verts marronniers, La belle Odessa est sous le feu ennemi
Avec sa mitrailleuse brûlante, un jeune gars en caban de marin, sans arrêt monte au quart
Et cette nuit, comme le jour précédant, se passe dans le bruit et la fureur
Le p’tit gars n’a pas peur, et ci la peur vient il se dira à lui-même:<
Tu es un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Larges lagunes, marronniers brûlés, Et le triste chuchotement devant les étendards abaissés<
Dans un profond silence, sans trompettes, ni tambours
Le dernier bataillon quitte Odessa
Il avait le désire de se coucher, recouvrir les pavés de la chaussée, il eu l’envie de pleurer mais le commandant le pris par l’épaule
Tu es un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Les larges lagunes, les verts marronniers, ont entendus à nouveau le bruissement des emblèmes que l’on retourne
Quand de sa démarche cadencée, est revenu dans la belle Odessa, le bataillon de la garde,
Et ayant laissé tombé des roses en signe de retours chez soi, notre Michka n’a pu retenir une larme mais là, personne n’a rien dit
Quoique Michka soi un odessite, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne lui font peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Traduction : Sarah P. Struve

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:52

Dans une série de documentaires consacrés aux « Russes sans la Russie » initié par la chaîne de télévision « Koultoura » une des séries animée par Nikita Mikhaïlkov (en russe) est consacrée à Anna Marly née Anna Betoulinski,. Anna Marly arrive enfant en France à Nice, sa mère fuit la Russie bolchevisée où son mari a été fusillé. Elle prend le nom d'Anna Marly pour danser dans les ballets russes avant d'entamer une carrière de chanteuse. Anna Marly connaît un nouvel exode en mai 1940 qui la mène, via l'Espagne et le Portugal, à Londres en 1941 où elle s'engage comme cantinière au quartier général des forces françaises libres de Carlton Garden. C'est là qu'elle compose, à la guitare, son Chant des partisans. Anna Marly raconte comme, lorsqu’elle était à Londres : « les Allemands approchaient de Smolensk et il y avait une résistance féroce, On en parlait dans les journaux anglais. Un jour, J’étais en coulisses après un spectacle où j’avais chantée, et je lisais un quotidien anglais qui parlait de Smolensk, des partisans... Et c’est comme ci quelque chose était venue du tout-puissant, j’ai pris ma guitare et j’ai commencé : « de lisière en lisière... » Et c’est ainsi qu’est née cette chanson. » Plus tard Joseph Kessel et Maurice Druon écrivirent la version française. Voici la traduction en français du texte initial qu’écrivit Anna Marly en russe.

~~~~~~~

ПЕСНЬ ПАРТИЗАН

Le chant des partisans

-1942-

Anna Marly

(1917 – 2006)

De lisière en lisière
La route coure
Le long d’un précipice,

Là-haut, quelque part
Le croissant de lune vogue
Se pressant …

Allons là-bas
Où le corbeau ne vole pas
Où aucun animal ne pénètre.

Personne, aucune force
Ne nous soumettra
Ne nous chassera.

Vengeurs du peuple
Nous repousserons
La force mauvaise,

Que le vent de la liberté
Recouvre
Notre tombe…

Nous irons là-bas
Et jusqu’au bout, détruirons
Les réseaux ennemis,

Que nos enfants sachent
Comme nous fument nombreux
À tomber pour la vérité !...

Traduction: Sarah P.Struve
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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