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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 07:39

Au début de la première guerre mondiale, l'écrivain et journaliste Vladimir Guiliarovski, écrivit le texte de la "marche des tirailleurs sibériens." sur une mélodie datant de la guerre russo-turque (1877-1878,) dont l'auteur reste inconnu. les deux dernières strophes de cette chanson furent écrites et rajoutés durant la guerre civile. Durant celle-ci, deux autres textes furent composés sur le thème de la mélodie initiale ; la plus connue de ces marches est le « Chant des partisans de l'Amour,» dont les paroles furent écrites par Piotr Parfionov, en 1919. Le second texte qui sera l'hymne du régiment Drosdovski qui combattait du côté de l'armée blanche, fut écrit par le commandant P. Batorine.

 

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Марш Сибирских стрелков / Marche des tirailleurs sibériens (1915)
Vladimir Guiliarovski

Depuis la taïga, la taïga profonde,
depuis l'Amour, depuis le fleuve,
Silencieux, nuages orageux,
les Sibériens vont au combat.

La silencieuse taïga,
Les a élevée âprement,
Tempête orageuses du Baïkal,
Et neiges de Sibérie.

Ni fatigue, ni effroi,
Combattants le jour, combattants la nuit,
Seule apparaît la grise papakha,
Rabattue sur l'oreille, crânement.

Eh, Sibérie, Sibérie natale,
Pour toi, nous résisterons.
Aux vagues du Rhin et du Danube,
Ton salut, nous transmettrons

Saches, Sibérie, que dans les méchantes années,
En mémoire du glorieux pays,
Tes fils, défendrons
L'honneur d'un peuple immense.

La libre Rus' ressuscitera,
S’enflammant de notre foi
Et, entendrons cette chanson,
Les murailles de l'antique kremlin

Traduction: Sarah P. Struve

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Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons de & sur la 1° guerre mondiale
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 15:03

Le 20 avril 1916, les premiers soldats du corps expéditionnaire russe débarquaient à Marseille. Pendant la Première Guerre mondiale, quatre brigades sont venues prêter main forte à l'armée française. Cette chanson de Victor Léonidov, parle du combat en champagne, de ce corps expéditionnaire, de la commune de Mourmelon dans le département de la marne, près du cimetière russe de Saint-Hilaire-le-Grand, où nombre de soldats du corps expéditionnaire russe, reposent.

L'auteur de cette chanson, Victor Leonidov, est né à Moscou, en 1959. Il s'est passionné dès l'enfance pour l'histoire, après l'achèvement du lycée, il est entré à l'institut d'État de Moscou d'archives historiques, qu'il a fini en 1981. Après le service militaire, il fait un doctorat à l'Institut de l'histoire de l'URSS. En 1989, l'académicien Dmitry Likhatchev, l'a invité à travailler au Fond Soviétique de la Culture. Leonidov a été l'une des figures centrales participant au retour de l'héritage russe à l'étranger, dont notamment, le poète Nikolaï Touroverov ; lorsque des dizaines d'émigrés russes ont commencé à offrir au Fond de la Culture, les reliques familiales qu'ils avaient gardés précieusement. Léonidov a créé la première bibliothèque d'archives de l'émigration russe. À la même période il a commencé son activité de retour à la culture soviétique, des poètes oubliés et des peintres de l'émigration. Il a publié des articles et a participé à des émissions de radio et de télévision où, hors l'interprétation de ses chansons à la guitare, il lisait les poètes russes de l'émigration. Son cycle de reportages télévisés sur la chaîne "Kultura: "Тут шумят чужие города ~ Tut chumiat tchujye goroda ~ Ici bruissent les villes étrangères," jouissait d'une grande popularité. Victor Leonidov anime l’émission de radio «Берег Русский ~ Bereg rousski ~Rivage russe» à  «Радио России ~ Radio rossii» Dans ces émissions, il raconte et chante les poètes et les peintres oubliés russes. Les anciennes émissions, peuvent être écoutés sur la page de « Staroe radio

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Русские бригады / Les brigades russes
Виктор Леонидов / Victor Leonidov

 

Cœur stupide, arrête de battre
Á l’unisson de pensées précipitées,
Là-bas, sous Reims, en France,
Se cache la ville de Mourmelon,
Où pour l’honneur, non pour les décorations,
Des brigades russes, se battaient,
Défendant la province Champagne.

Et en 16, l’année maudite
Le long dun chemin de croix,
De Russie, des soldats s'en venaient
Afin de sauver la France.
Et l'Europe, pour sa joie,
S'étonnait de leurs attaques à la baïonnette.
Les brigades russes,
se battaient,
Pour, de leurs corps, protéger Paris.

Ici, tout est simple et journalier
Le grondement de la guerre, il y a longtemps, s'est tu
Seule une chapelle domine le cimetière,
repose un brave régiment d'infanterie.
L
es obus ne grondent plus
La terre a enlacé les soldats.
L
es brigadess russes se battaient,
Pour les champs français.

Le temps apaise la mémoire;
Dieu merci, nous sommes en vie,
Le pays natal est immence,
Où, se souvenir de tout, nous pouvons !
Nous ne nous tranchons pas les veines de dépit,
Nous n'inondons pas de tristesse, notre faute,
De ce que ces brigades soient délaissées,
De cette lointaine guerre oubliée.

Seulement, quelque chose geint et tenaille,
Pas moyen de s'endormir.
Vers les champs dorés de Champagne;
Le sort en est jeté; alors, en route,
Là, où l'âme du légionnaire,
Ne résonnera pas telle une corde;
De ce que les tombes de Saint-Hilaire
Soient notre guerre commune !

Cœur stupide, arrête de battre
Á l’unisson de pensées précipitées,
Là-bas, sous Reims, en France,
Se cache la ville de Mourmelon,
Où pour l’honneur, non pour les décorations,
Des brigades russes, se battaient,
Défendant la province Champagne.

Traduction: Sarah P. Struve.

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Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Chansons de & sur la 1° guerre mondiale Bardes russes ~ Русские барды
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:20

« Сестра /Sestra ~ infirmière » est une chanson du groupe Lioubè, d’après un poème de Sergueï Kopytine. Elle parle de la Première Guerre mondiale.
En 2007, à Saint Petersburg, la maison d’édition « le matelot rouge, » publiait un livre intitulé "Про поэта Сергея Копыткина ~ pro poète Sergueïa Kopytkina ~ A propos du poète Sergueï Kopytkine."

SeSergey-Kopytkinrgueï Kopytkine est né en 1882, dans une famille pauvre d’origine noble. Il étudie le droit à l’université juridique de Saint-Pétersbourg, qu’il termine en 1905, parallèlement à ses études, il travaille comme contrôleur général pour la ligne de chemin de fer Nikolaïevsk. À la fin de sa vie il occupera le poste de secrétaire de Gouverneur. Poète peu connus. Sergueï Kopytkine est décédé en 1920.
De lui, il reste trois recueils de poésie ; un recueil de poèmes lyriques publié aux alentours de 1909 ainsi que deux recueils de poèmes sur la guerre, édités en 1915 et 1917. Le poème « Сестра ~ Sestra ~ Infirmière.» Est issue du recueil de 1915 dont le titre était "Песни. о войне ~ Pesni o voine ~ Chansons sur la guerre." Ce recueil est réédité dans le livre « à propos du poète Sergueï Kopytine. »

De ce poème, Le groupe Lioubè, fera une chanson, qui sera éditée pour la première fois en 2005 sur l’album « Rasseïa » puis reprise dans l’album concert "V Rossii."

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Сестра / Infirmière

Texte : S. Kopytkine / Musique : I. Matvienko

 

La nuit arrachera les fils douloureux,
Il est peu probable que je survive jusqu’au matin.
Écrivez, s’il vous plaît, écrivez
Écrivez deux mots, infirmière.

Écrivez à Vova, le gamin,
Que je l’embrasse dès que je peux.
De Lvov, un casque autrichien,
Je garde pour lui, en cadeau.

Écrivez à ma pauvre épouse,
Écrivez au moins quelques mots.
Que j’ai été blessé à la main, sans gravité,
Je guérirai et serai en bonne santé

Séparément au père, écrivez,
Qu’est tombé tout notre glorieux régiment.
J’ai eu la poitrine mortellement transpercée,
Mon devoir militaire, remplissant !

Traduction : Sarah P. Struve

 

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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