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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 09:22

Sergueï Starostine est né le 1° janvier 1956 dans une famille de musicien. À sept ans il entre dans une école de chant a cappella, puis, il entreprend des études de musique où il étudie les instruments à vent. Il a été clarinettiste. Lors de sa première année d'étude, Starostine a participé à une expédition ethnographique, durant la quelle, il fut fasciné par le chant d'une paysanne de Riazan ; c'est ainsi que commença sa passion pour le folklore russe.

Sergueï Starostine est parti nombre de fois en expédition à la recherche de chants folkloriques ; Il interprète en concert solo ainsi qu'avec des groupes, certains d'entre eux. Starostine écrit également ses propres chansons. La plus célèbre d'entre elles, est "Глубоко ~Glouboko ~ Profondément" que, nous présentons, ici.

Parlant de cette chanson alors qu'il était l'invité de l'émission"Zelionka" que produit le groupe "Otava Yo," Sergueï Starotine, raconte : "Cette chanson n'est pas tant triste, qu'existentielle. J'ai eu une période de vie particulièrement difficile ; pas tant dépressive que difficile. Ceux qui connaissent la station de métro « Plochchad Rtevolioutsii  » à Moscou... lors d'une correspondance, je me tiens sur l’escalier mécanique et descends. Et je pense : « Comme est profonde l'eau sous la terre... Plus profonde est ma désolation » et dix minutes plus tard à l'arrivée de l'escalier mécanique, le texte était composé. Je suis rentré à la maison, ai pris mes gousli et, j'ai composé la mélodie. (…) et cette chanson ; merci certainement au Créateur ! Lorsqu'elle m'est tombée dessus, quand elle s'est déversée en moi, elle m'a permis de dépasser cette période difficile, elle a remplis le rôle d'un médicament contre mes doutes, ma tristesse... "

Sur le vidéogramme ci-après, extrait de l'émission « Zelionka, » Sergueï Starostine, interprète cette chanson, accompagnée par le groupe « Otava Yo »

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Глубоко ~ Profondément
Sergueï Starostine ~ Сергей Старостин

Profonde, profonde
Dans le puits, l'eau
Profond, profond
Sous la terre, le gisement
Plus profonde est ma désolation
Plus profonde est mon affliction
Plus profonde,

Largement, largement
La rivière s'est déversé
Largement, largement
Les près se sont dispersés
Largement, largement
les champs se sont étalés
La lumière de la grâce, bien plus largement.

Loin, loin
S'est sauvé mon étalon
Loin, loin
S'en est allé au galop mon étalon
Loin, loin
le rattraper, je ne le pourrai
Loin, loin
le rattrapé, je ne le pourrai
Plus loin de là, ma désolation
Plus loin de là, mon affliction
Plus loin de là.

Haut, haut
S'est élevé, le faucon
Haut, derrière les nuages,
s’est envolé, le faucon
Plus haut encore, ma joie
Plus haut encore, mon amour
Plus haut.

Traduction : Sarah P. Struve

 

 

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 09:59

Guennadi Siursine est accordéoniste ; il est originaire d'Oudmourtie et vit dans la circonscription de Vodkinski, ville de Ijevsk.

Dans le vidéogramme ci-après, Siursine interprète cette chanson populaire chez Kouzma Bolotov de la ville d'Istra, où celui-ci anime « La cuisine des talents » et, où de nombreux interprètes populaires se rassemblent régulièrement.

 

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Voilà que j'ai décidé de t'écrire, chère Xenia. / Вот решила, написать, дорогая Ксения.
Chanson populaire

 

Voilà, que j'ai décidé de t'écrire, chère Xenia.
Jusqu'au jour de la Dormition, je t'ai attendue tout l'été.
Les nuits sont devenues froides et les brouillards se sont étalés,
Et chez toi, tout va bien, j'ai envie de l'espérer.

Te faire la leçon, ne serait pas de mise, maintenant, ma fille, tu as poussé,
Aime Dieu, ne te mets pas en colère, la vie n'est plus qu'insupportabilité.
Ce qu'on peut voler, on le vole ; la flemme de travailler.
L'autre jour, Guenka me disait, comme quoi, ton soupirant se mariait.

Te rappelles-tu de Lioneka ? Le berger ! À l'église il s'est confessé.
Il a cessé de boire ; à Pâques, le Saint Esprit l'a visité.
Et hier, j'ai faits des blinis et, pour toi, j'ai prié,
Pour que tu apprennes le bien et, que tu sois en bonne santé.

Ma gentille fille, pardonne ma décision.
Pour moi il n'y a qu'une seule joie ; avec Dieu, la consolation.
Peut-être viendras-tu me visiter, mes rêves sont toujours mauvais.
J'ai vu un sentier qui mène à notre maison, il est tout enneigé !

Traduction : Sarah P. Struve

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 12:05

 "Ах, голубая ночь! ~ Akh goloubaïa notch ! ~ Oh, nuit bleutée !" est une chanson répertoriée sur certains sites en tant que romance de ville du XIX° siècle, sur d'autres, tout simplement en tant que chanson populaire.  Elle est interprétée , ici, par l'Ensemble "Kalina" de l'Oblast de Samara.
L'ensemble "Kalina," a été créé en 2003. Il est composé de trois membres : Oksana Saltanova, Vocal soprano et instruments ; Nina Baidiukova (Kondrachina) Vocal alto et instruments, ainsi que d'Alexeï Kondrachine, accordéoniste et directeur de cet ensemble populaire. Tous les trois sont diplômés de l'Académie nationale de culture et d'art de la ville de Samara.

Le vidéogramme ci-après, vient de la collection de Kouzma bolotov, qui anime chez lui à Istra « la cuisine des talents » où il reçoit divers musiciens accordéonistes, ainsi que divers interprètes de chansons populaires.
À
la balalaïka, Guennadi Aksionov.

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Ах, голубая ночь! ~ Oh, nuit bleutée !
Chanson populaire

Le soir descend sur la ville
Et, dans le ciel, les étoiles brillent.
Tu ne cherches pas de rencontre,
Tu es le premier à détourner les yeux.

Oh, nuit, nuit bleutée !
Tant il y a d'étoiles au ciel
Tant, au début de mai,
Tu m'apportes de larmes.

Les jardins respiraient la couleur des pommiers,
Et les roses de mai, fleurissaient.
Là où nous nous étions retrouvé,
L'herbe à recouvert nos pas.

Oh, nuit, nuit bleutée !
Tant il y a d'étoiles au ciel,
Tant, au début de mai,
Tu m'apportes de larmes.

tu ne m'aimes pas, je le sais,
Et, moi, je t'aime très fort !
Je sais ; tu m'oublieras,
Mais, moi, je ne peux t'oublier !

Oh, nuit, nuit bleuté !
Tant il y a d'étoiles au ciel,
Tant, au début de mai,
Tu m'apportes de larmes.

Peu importe que tu embrasses une autre,
La regardant, énamouré, dans les yeux,
Mais, saches, que tu n'en rencontreras pas d'autre
qui t'aime plus fort que moi !

Oh, nuit, nuit bleutée !
Tant il y a d'étoiles au ciel,
Tant, au début de mai,
Tu m'apportes de larmes.

Traduction : Sarah P. Struve.

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 05:59

"Полынь-трава ~ Polyn'-trava ~ herbe d'absinthe," est une chanson populaire. Comme toute chanson populaire, elle a nombre de variantes. Ici, elle est interprétée par Ivan Razoumov & Veronika kourbanmamadova.

Ivan Razoumov est accordéoniste et participe régulièrement aux concert et vidéo concert depuis Saint-Pétersbourg, que donne le trio Tsveten, dont fait partie, Veronika kourbanmamadova; tous les deux, ainsi que les autres membres du "Trio Tsveten," enseignent le chant et/ou la musique.

 

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Полынь-трава ~ Herbe d'absinthe
Chanson populaire

Absinthe, absinthe, herbe d'absinthe,
Absinthe , tu poussais amèrement.
À cause de toi, herbe d'absinthe,
Ma jeunesse s'est perdue.
À cause de toi, herbe d'absinthe,
Ma jeunesse s'est perdue.

Je vais seul de par les rues,
Les étoiles dans le ciel, brillent,
Les étoiles dans le ciel, brillent,
Pour que nous puissions nous rencontrer.
Les étoiles dans le ciel, brillent,
Pour que nous, puissions nous rencontrer.

Ce que je sais, tu ne le sais pas,
C'est, que la faute repose sur toi.
Mon aimée, comme tu as pu, mon cœur, tu as brisé.
C'est, que la faute repose sur toi,
Mon amour, comme tu as pu, mon cœur, tu as brisé.

Où êtes-vous mes dix-sept ans ?!
Le bonheur de la vie, s'est effacé !
À cause de toi, herbe d'absinthe,
ma jeunesse s'en est allée.
À cause de toi, herbe d'absinthe, herbe d'absinthe,
ma jeunesse s'en est allée.

Traduction Sarah P. Struve.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 14:18

"Glorieuse mer, Baïkal sacré ~ Славное море – священный Байкал, ~ Slavnoe morié, sviachtchenyi Baïkal," Est une chanson populaire, adaptée d'un poème du poète sibérien, Dmitri Davydov (1811 ~1888,) «Думы беглеца на Байкале ~ Doumy begletsa na baïkalié ~ Pensée d'un fugitif, sur le Baïkal.» Ethnographe, poète et enseignant et, par ailleurs, neveux du décembriste, Vassili Davydov. Ce poème de Dmitri Davydov, alors surveillant de l'école du chef lieu de Verkhneoudinsky, fut publié en 1858 dans le journal Pétersbourgeois, "Zolotoïе rouno," (la Toison d'or.)

Dmitri DavydovDmitry Davydov est venu à Irkoutsk à l'âge de dix-huit ans pour passer, en tant qu'externe, des examens, afin de devenir enseignant du secondaire. Montrant des connaissances brillantes, il obtient le titre de professeur. Ses capacités en mathématiques lui ouvraient l'entrée à l'université de la capitale, mais Davydov était attiré par la Sibérie profonde. Le poète dans ses notes écrira : «je me suis consacré à l'étude, de ce que je considérais comme ma vocation et, j'ose penser, que mes efforts pour la diffusion de l'instruction élémentaire, l'adoucissement des mœurs et le développement des esprits de mes élèves, ne sont pas restés vains.»

Dans un avant-propos à son poème, toujours dans le journal "Zolotoïе rouno," l'auteur raconte l'origine de son texte : « Les fugitifs des usines et des établissements pénitenciers, sont, en général, connus sous le nom de "passants (prokhogie)" … ont un courage extraordinaire, lors de leur fuite, ils surmontent les embûches naturelles du terrain. Ils passent par les crêtes des montagnes, à travers marais, traversent des rivières immenses sur quelques troncs d'arbre et, il arrivait qu'ils prennent le risque de traverser le Baïkal sur des tonneaux, que l'on trouve parfois sur les bords de mer. »

On pense que se sont des bagnards des mines de Nertchinsk qui sont à l'origine de la mélodie – cette chanson est devenue en quelque sorte, l'hymne du lac Baïkal. Du texte original de Davydov, des longueurs, ainsi que des rimes inadaptés, furent enlevé. "Glorieuse mer, Baïkal sacré," fut classé en tant que chanson populaire. Le compositeur, Youri Arnold (1811 Saint-Pétersbourg ~ 1898 Karakach, Crimée,) formalisera en 1897, cet hymne au Baïkal.

http://www.baikaltur.com/fairytales#lightbox[]/6/

Dans le texte, il est question du Bargouzine ; c'est un vent venant du nord, soufflant sur le Baïkal. L'omoul est un poisson de la famille des salmonidés, une des principales ressources alimentaires pour les riverains de cette véritable mer intérieure. 

" Il y a très longtemps deux vents, des preux, le Koultouk et le Bargouzine étaient des amis intimes. Ces géants aimaient à se rendre mutuellement visite, s'amuser et jouer. Pour cela ils avaient un jouet préféré ; un magnifique tonneau à Omouls. Ce tonneau avait un pouvoir extraordinaire : à l'endroit où il allait flotter, là, les Omouls se précipitaient, comme s'ils demandaient au tonneau la permission d'entrer dedans. Ce jouet amusait les géants et, dès que ces géants, se rencontraient, ils jetaient leur tonneau à Omouls,  regardant, lequel de ces tonneaux attrapera le plus de poissons (...) "

Deux vidéogrammes illustrent ce chant. Dans le premier, "Glorieuse mer, Baïkal sacré" est interprété par Boris Grebenchikov; dans le second, par le chœur "Okolitsa" de la ville d'Odintsovo.

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Славное море – священный Байкал /Glorieuse mer, Baïkal sacré.
Texte : Dmitri Davydov ~ Musique populaire

 

Glorieuse mer, Baïkal sacré,
Un brave navire, un tonneau d'Omoul.
Eh, Bargouzine, remue la haute vague,
Le gaillard n'a pas loin à voguer.

De lourdes chaînes, longtemps, j'ai remué,
Dans les monts Akatouï, longtemps, j'ai airé.
Un vieux camarade, à m'enfuir, m'a aidé,
j'ai repris vie, humant la liberté.

Chilka et Nertchinsk, maintenant, ne m'effraient plus ;
La garde de montagne, ne m'a pas attrapé,
les bêtes voraces, dans l’impénétrable forêt, ne m'ont pas touché,
La balle du tireur ne m'a pas même effleuré.

En plein jour, au cœur de la nuit, J'ai marché,
Contournant les villes ; de tous les côtés, je regardais.
les paysannes, de pain, me nourrissaient,
Les gars, en tabac, m'approvisionnaient.

Glorieuse mer, Baïkal sacré,
Un brave navire, un tonneau d'Omoul.
Eh, Bargouzine, remue la haute vague,
Le gaillard n'a pas loin à voguer.

Traduction : Sarah P. Struve

 

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 13:13

"Летят утки ~ letiat outki ~ Volent les canards," est une chanson populaire de Russie centrale. Elle n'a pas d'auteurs connues. En voici deux interprétations.

Oblast' de Voronej

Dans le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par le Chœur populaire russe de Voronej.
Le second vidéogramme reprend une audio rare, où cette chanson est interprétée par Boulat Okoudjava.

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Летят утки ~ Volent les canards

Chanson populaire

Volent les canards, volent les canards, ainsi que deux oies.
Oh, celui que j'aime, celui que j'aime, je ne l'attendrai pas

Toute jeune, me suis énamourée, me suis énamourée,
Oh, à savoir, ma destinée, à savoir, ma destinée est là …

De Voronej, mon aimé est parti, mon aimé est parti, loin.
Oh, maintenant, maintenant rien ne le fera s'en retourner.

Quand donc, mon aimé, quand donc, mon aimé, laisseras-tu tomber,
Oh, les contes … ne conte pas ce que tu sais.

Oh, comme c'est difficile, oh, comme c'est difficile de se séparer ;
Oh, les yeux regardent, les yeux regardent, laissant les larmes couler.

Fleurit l'épi, fleurit l'épi, vers la terre, s'est penché,
Oh, pensant à mon aimé, à mon aimé, mon cœur geint.

Traduction:  Sarah P. Struve.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 15:52

Durant la Grande guerre patriotique, dans la Région de Briansk, ou Brianchtchina, sous l'occupation des troupes nazies, un important mouvement partisan composé principalement de jeune, vit le jour. Voici un extrait de l'article illustrant le projet du site officiel de la Région de Briansk sur la résistance dans cette région durant cette période. ~ Le mouvement partisan dans la région de Briansk (1941 ~1942) ~

Ce sont 139 détachements de partisans, réunis en 27 brigades comptant soixante mille combattants et

commandants rassemblés à la jonction de trois Républiques ; la République socialiste fédérative soviétique de Russie, la République socialiste soviétique d'Ukraine et la République socialiste soviétique de Biélorussie. Les territoires de la Brianchtchina, tenus par les partisans ont fortement contribué au renforcement de la fraternité des peuples, Russes, Ukrainiens et Biélorusses, de toutes les ethnies et nations de l'Union Soviétique, dans la lutte contre l'ennemi commun, le nazisme.

Durant les années de la grande Guerre Patriotique, dans la Briantchina, épaule contre épaule, combattaient des patriotes soviétiques de quarante-deux nationalités différentes, ainsi que des antifascistes, Hongrois, Autrichiens, Allemands, Roumains, Polonais, Tchèques, Slovaques, Bulgares, Espagnoles.

Dans les rangs des partisans de la Bryanchtchina, la grande union de la jeunesse représentait 80% et plus, des combattants. Les partisans komsomols et toute la jeunesse, que commandaient Vladimir Ryabok (Diatkovo), Philippe Strelets (circonscription de Navlinski,) Mikhaïl Belov (circonscription de Souzemski,) Luttaient courageusement. Des détachements semblables se trouvaient à Troubtchevski ainsi que dans d'autres circonscriptions.

Le rétablissement du pouvoir soviétique dans les régions libérées par les partisans, aidait à maintenir parmi la population s'étant momentanément retrouvé en territoire occupé et qui ne vivaient pas seulement dans les circonscriptions libérées, mais également par delà celles-ci, un haut niveau de force morale et de mobilisation. D'octobre 41 à septembre 43, suite aux actions des partisans de Briansk : plus de 100 000 soldats et officiers hitlériens furent mis hors d'état de nuire, dans la région. 1040 trains militaires furent plastiqué, 226 tanks et blindés, 120 avions, furent détruits. Quatre-vingt-dix-neuf ponts de chemins de fer ainsi que 4226 ponts en bois, furent plastiqués. Près de trois cents kilomètres de voies ferrées furent mis hors service, etc.

Sous le commandement de Markian Popov les partisans de Briansk ont pris une part active dans le cadre du Front de Briansk, à la libération de leurs villes et villages natals.

Après la libération de la région, près de vingt mille partisans de Briansk, intégrèrent les rangs de l'armée rouge et continuèrent le combat jusqu'à la victoire. D'autres, nombreux, se sont joints au travail de reconstruction de la région ravagée par la guerre ; ce qui a cet instant, était particulièrement urgent et important.

« Chanson des partisans de Briansk ~ Песня Брянских партизан ~ Pesnia Brianskikh partisan » dont la musique fut écrite par Dmitri Kabalski et les paroles par Lebedev-Koumatch, relate le difficile combat et les faits d'armes de ces jeunes partisans.

Voici deux vidéogrammes de ce chant. Le premier est interprété par Evgueni Beliaev et Alexeï Sergueiev. Les interprètes du second vidéogramme ne sont pas connus.

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Chanson des partisans de Briansk ~ Песня брянских партизан

Musique : D. Kabalevski ~ Texte : V. Lebedev-Koumatch

Dans les bois sombres et profonds,
Un jeune partisan
S'est embusqué avec son détachement.
Sous la pluie d’automne
L'ennemi, nous l'attendrons,
La vermine fasciste, nous l'écraserons !

Ni nos sœurs, ni nos femmes,
Près de la fenêtre, ne nous attendent,
Nos mères ne dresseront pas le couvert
Nos familles sont parties,
Nos maisons ont été incendiées,
Seul hurle le vent dans les ruines...

Vole, au-dessus du pays,
Ce vent familier,
Comptant les blessures et les larmes,
Afin que durant la nuit,
Aux bourreaux, on puisse faire payer,
Pour les enfants et les pères des partisans.

Dans les bois sombres et profond,
La lune ne brillait pas,
Dans le ciel clair, l'aube s'effaçait
Le convoi fasciste, Là-bas,
Dérailla, se renversa,
Sur ses propres mines, sauta.

Dans les bois sombres et profonds,
Un jeune partisan
S'est embusqué avec son détachement.
Sous la pluie d’automne,
L'ennemi, nous l'attendrons,

La vermine fasciste, nous l'écraserons !
(1943)

 

Traduction : Sarah P. Struve.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:05

"Златые горы ~ Zlatyé gory ~ Montagnes d'or" est une chanson populaire dont l'auteur n'est pas connu. Cette chanson semble dater de la fin du XIX, ou du début du XX°. Elle fut rendue célèbre par l’interprétation de la chanteuse Lidia Rouslanova (1900 ~ 1973,) que l'on peut entendre, ici.

Le vidéogramme ci-dessous, est une interprétation du cœur académique Populaire Russe de Sibérie, enregistré en 2005, lors du jubilé des 25 ans de travail de Viatcheslav Motchalov, en tant que chef de ce cœur.

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Златые горы / Les montagnes d'or

Chanson populaire russe

«Même si j’avais des montagnes en or
Et des rivières pleines de vin.
Je les donnerais pour tes caresses, tes regards,
Afin que toi seule me possède ».

«Ne me harcèle pas injustement,
Dis toute la vérité à mon père.
Alors heureux et librement
Nous irons vers la couronne nuptiale, en priant».

« Oh, ma douce,  ta main,
Plus d’une fois, Je là lui ai demandé.
Mais, il n’a pas compris mes tourments
Un cruel refus, il m’a donné.

Demande un conseil à ton cœur,
Toi qui es touché par ma douleur.
Et, croyant en la sacralité du
vœu...
Cours rejoindre ton amoureux.»


"Comment, mon doux, pourrai-je abandonner
Ma famille et mon pays natal ?
Car tu m’emmèneras à l'étranger
Et, toute seule, là-bas, tu m’abandonneras.»

Nous avons filé dans un pays étranger,
Et au bout d'un an, il m'a trompé,
Oubliant son fatal serment,
Lorsque, d'une autre, il s'est énamouré.

Et il m'a dit, honteux de son mensonge:
«retourne chez ton père, à la maison.
abandonne mes murs, Maria !»
Et jusqu'au perron, il m’accompagna.

Traduction: Sarah P. Struve.
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:40

"Позабыт-позаброшен ~ Pozabyt pozabrochen ~ Oublié, abandonné" est une chanson populaire russe dont les auteurs sont inconnus. La chanson a de multiples versions, chacun chantant sa version sur des mots oubliés.  Il est vrai, qu’une source dit que l'écrivain Vadim Saphonov affirme dans son livre "Гранит и синь ~ Granit i Sin' " publié en 1979,  qu'il a écrit cette chanson durant les années de guerre civile, lorsque enfant, il vagabondait de par la Russie. Il semble impossible d'affirmer ou non la véracité des dires de Saphonov. Cependant, il semble que cette chanson soit apparue un peu avant, encore dans la Russie impériale, que sa popularité est venue peu à peu en lien avec les évènements révolutionnaires et surtout la guerre civile qui s’ensuivie. Elle était particulièrement rependue dans ses différentes variantes parmi les enfants-vagabonds les "Bezprizorniki" littéralement "sans surveillance" durant les années 20 et 30 du siècle dernier. Ces enfants-vagabonds se comptaient par centaines de milliers, sinon par millions, à travers toute la Russie ravagée par la guerre civile.

" Oublié, abandonné" a été chantée dans le premier film sonore fait en U.R.S.S.  "Le chemin de la vie" (1931) contribuant aussi à sa popularité. Pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, la chanson est revenue de nouveau dans la rue. À cette époque, il y avait beaucoup d'orphelins sans foyer  - leurs maisons ayant brûlé, leurs parents, morts ou disparus - ces adolescents errants faisaient  l’aumône, en chantant des chansons.
 

Pour ma part, j'ai entendu cette chanson dès mon plus jeune âge ; le beau-père de ma mère, pour moi, c'était mon grand-père ; Guèorgui Pavlovitch Sleptsov, un autodidacte musical de génie, la jouait au piano et la chantait de sa voix de velours. Cette chanson était pour lui de l’ordre du vécu : Lui-même, enfant originaire du kraï de Stavropol, s’était retrouvé à l’âge de huit ans, durant la guerre civile, à vagabonder à travers le sud de la Russie, jusqu'à ce qu’un officier « l’adopte » et qu’il rejoigne l’Europe avec les restes de l’armée blanche, pour s’installer finalement à Paris où il rencontra ma grand-mère maternelle de beaucoup plus âgée que lui. Il vécut avec elle jusqu’à la mort de celle-ci. De cette voix magnifique, malheureusement, il n’a été fait aucun enregistrement.

    - La première vidéo est celle de l’interprétation d’Oleg Pogoudine. Je l’ai choisie, car la voix de Pagoudine semble la plus proche de celle de Gueorgui Sleptsov, bien que pour moi, la voix de mon grand-père fut incomparable.

  - Le deuxième vidéogramme est issu de ce premier film sonore soviétique : «Путевка в жизень ~ Poutiovka v jyzen’ ~ Le chemin de la vie »

________________

Позабыт-позаброшен / Oublié, abandonné

Chanson de rue   

Là-bas, dans le jardin, auprès de la vallée,
Un rossignol assourdissant chantait,
Et moi, le gamin perdu à l'étranger,

Des gens, j’ai été oublié.

Oublié, abandonné,
Depuis mes jeunes années

Et moi, le gamin, l’orphelin,
De bonheur, je n’en ai point.

Je ne suis pas des leurs, à l'étranger
Et je vis sans famille,

Et de coin familier,
Nulle part, je ne trouverai.

Voilà que j’ai trouvé un abri
Mais, ce n’est pas plus mon pays,

Derrière les barreaux d’une maison de correction,
Derrière des murs de briques.

Ils m’ont amené, ils m’ont enfermé,
Et moi je pensai qu’ils plaisantaient

Et au matin ils m’ont annoncé :
Tu seras fusillé.

Voila qu’ils me tueront, je serai enterré,
Et je disparaîtrai,

Et personne ne saura,
Où ma tombe se trouvera.

Sur la tombe, sur la mienne,
Personne ne viendra,

Seule annonçant le printemps,
Le
rossignol chantera.

Il chantera, gazouillera,
Et de nouveau s’envolera,

Et ma pauvre petite tombe,
Solitaire
restera.

Chez les autres, sur leurs tombes
Il y a toujours des fleurs et des couronnes;

Chez moi, chez l’orphelin,
Que des souches desséchées.

Là-bas, dans le jardin, dans la vallée,
Un rossignol assourdissant chantait,

Et moi, le gamin, perdu à l'étranger,
Des gens, je suis oublié.

 Traduction: Sarah P. Struve
Памяти Георгия Павловича Слепцова.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 14:55

V.g-Zakharov.jpgVladimir G. Zakharov (1901 – 1956) a dirigé de 1932 et jusqu’à la fin de sa vie le Chœur Piatnitski. Il écrivit  sa première chanson pour ce Chœur durant l'automne 1933. C’était une chanson sur des paroles de Mikhaïl Issakovski. Puis, de nombreuses autres chansons issues de cette collaboration et amitié fructueuse, suivirent, toujours pour le chœur Piatnitski. La chanson, ici présenté : "И кто его знает – I kto ievo znaiet – Qui donc, sait" écrite en 1938, reçut un accueil exceptionnel toujours sur des paroles d'Issakovski. En envoyant son poème à V. Zakharov,Mikhaïl  Issakovski lui avait écrit :

"Si cette chanson vous plaît et vous décidez d'en écrire la musique, ce serait très bien. JeIssakovski.jpg voulais seulement pour que cette chanson ne soit pas « volubile », et que la musique soit harmonieuse, ralentir son rythme. Quant au refrain, il doit avoir un côté, me semble-t-il, quelque peut « malicieux » parce que la jeune fille, elle, elle sait ce qui se passe, mais en partie par modestie, mais aussi par malice et coquetterie, elle fait semblant de ne pas comprendre.". Zakharov entendit ce que le poète lui disait; il apportât à la mélodie de nouvelles sonorités. Dans la chanson est alors apparu un léger reflet de chagrin tendre, donnant à celle-ci un charme tout particulier.

Cette chanson est devenue tout de suite une chanson populaire. Ecrite peu de temps avant la guerre, d’abord pour le chœur Piatnitski,, elle devint vite très populaire, tout le monde la chantait, y compris à l’étranger où tout émigré blanc et enfant d’émigré blanc l'entonnait lors de réunions de famille ou de feux de camps. Sans doute fut-elle apportée durant la guerre par des prisonniers et des travailleurs déportés, ayant pu rejoindre les diverses résistances actives dans les pays européens. En Union Soviétique, puis en Russie, de nombreux artistes la reprirent, tels que; Lydia Rouslanova, Marina Diviatova, Alïona Petrovskaïa, Irina Krutova ou encore  le groupe cubanaty @ radiocity, la chanteuse rock-folk Matrïochka et nombre d’autres. Il existe une version chinoise et même une autre anglaise.

Le vidéogramme ci-après reprend l’interprétation du Chœur Piatnitski sur un montage étrange & lancinent de pustinnik50's channel "  avec les solistes  Alexandra  Prokoshyna et Valentina Klodnina.

 

~~~~~~~~~~

И кто его знает / Qui donc, le sait

Musique : V. Zakharov – Paroles : M. Issakovski

Au couchant, un gars se balade près de ma maison,
Il me cligne des yeux et ne dit rien.
Qui sait donc, pourquoi cligne-t-il,
Pourquoi cligne-t-il, Dieu seul le sait.

Dès que j’apparais sur la promenade, il se met à danser et à chanter,
Mais soupire et se détourne lorsque nous nous quittons, aux portillons,  
Mais qui le sait, pourquoi soupire-t-il,
Pourquoi soupire-t-il, Dieu seul le sait.

Je lui ai demandée,
Pourquoi as-tu l’air chagriné ?
Est-ce la vie qui t’a attristé ?
Il m’a répondu – c’est mon pauvre cœur que j’ai égaré,
Mais, qui le sait, pourquoi égare-t-il,
Pourquoi égare-t-il et, qui sait.

Hier, il m’a envoyé par la poste, deux lettres énigmatiques,
Chaque ligne n’est que points de suspension,
Devines donc, toute seule.
Mais, qui le sait, que sous entent-il,
Que sous entent-il et, qui sait.

Je n’ai pas essayée de deviner, n’attends rien et n’espère rien,
Seulement, je ne sais pourquoi, dans la poitrine, mon cœur, doucement, fondait.
Mais, qui sait, pourquoi fond-il,
Pourquoi fond-il et, qui sait ?

Traduction : Sarah P. Struve.

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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