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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:55

V.g-Zakharov.jpgVladimir G. Zakharov (1901 – 1956) a dirigé de 1932 et jusqu’à la fin de sa vie le Chœur Piatnitski. Il écrivit  sa première chanson pour ce Chœur durant l'automne 1933. C’était une chanson sur des paroles de Mikhaïl Issakovski. Puis, de nombreuses autres chansons issues de cette collaboration et amitié fructueuse, suivirent, toujours pour le chœur Piatnitski. La chanson, ici présenté : "И кто его знает – I kto ievo znaiet – Qui donc, sait" écrite en 1938, reçut un accueil exceptionnel toujours sur des paroles d'Issakovski. En envoyant son poème à V. Zakharov,Mikhaïl  Issakovski lui avait écrit :

"Si cette chanson vous plaît et vous décidez d'en écrire la musique, ce serait très bien. JeIssakovski.jpg voulais seulement pour que cette chanson ne soit pas « volubile », et que la musique soit harmonieuse, ralentir son rythme. Quant au refrain, il doit avoir un côté, me semble-t-il, quelque peut « malicieux » parce que la jeune fille, elle, elle sait ce qui se passe, mais en partie par modestie, mais aussi par malice et coquetterie, elle fait semblant de ne pas comprendre.". Zakharov entendit ce que le poète lui disait; il apportât à la mélodie de nouvelles sonorités. Dans la chanson est alors apparu un léger reflet de chagrin tendre, donnant à celle-ci un charme tout particulier.

Cette chanson est devenue tout de suite une chanson populaire. Ecrite peu de temps avant la guerre, d’abord pour le chœur Piatnitski,, elle devint vite très populaire, tout le monde la chantait, y compris à l’étranger où tout émigré blanc et enfant d’émigré blanc l'entonnait lors de réunions de famille ou de feux de camps. Sans doute fut-elle apportée durant la guerre par des prisonniers et des travailleurs déportés, ayant pu rejoindre les diverses résistances actives dans les pays européens. En Union Soviétique, puis en Russie, de nombreux artistes la reprirent, tels que; Lydia Rouslanova, Marina Diviatova, Alïona Petrovskaïa, Irina Krutova ou encore  le groupe cubanaty @ radiocity, la chanteuse rock-folk Matrïochka et nombre d’autres. Il existe une version chinoise et même une autre anglaise.

Le vidéogramme ci-après reprend l’interprétation du Chœur Piatnitski sur un montage étrange & lancinent de pustinnik50's channel "  avec les solistes  Alexandra  Prokoshyna et Valentina Klodnina.

 

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И кто его знает / Qui donc, le sait

Musique : V. Zakharov – Paroles : M. Issakovski

Au couchant, un gars se balade près de ma maison,
Il me cligne des yeux et ne dit rien.
Qui sait donc, pourquoi cligne-t-il,
Pourquoi cligne-t-il, Dieu seul le sait.

Dès que j’apparais sur la promenade, il se met à danser et à chanter,
Mais soupire et se détourne lorsque nous nous quittons, aux portillons,  
Mais qui le sait, pourquoi soupire-t-il,
Pourquoi soupire-t-il, Dieu seul le sait.

Je lui ai demandée,
Pourquoi as-tu l’air chagriné ?
Est-ce la vie qui t’a attristé ?
Il m’a répondu – c’est mon pauvre cœur que j’ai égaré,
Mais, qui le sait, pourquoi égare-t-il,
Pourquoi égare-t-il et, qui sait.

Hier, il m’a envoyé par la poste, deux lettres énigmatiques,
Chaque ligne n’est que points de suspension,
Devines donc, toute seule.
Mais, qui le sait, que sous entent-il,
Que sous entent-il et, qui sait.

Je n’ai pas essayée de deviner, n’attends rien et n’espère rien,
Seulement, je ne sais pourquoi, dans la poitrine, mon cœur, doucement, fondait.
Mais, qui sait, pourquoi fond-il,
Pourquoi fond-il et, qui sait ?

Traduction : Sarah P. Struve.

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Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Choeur Piatnitski - хор им. Пятницкого Chansons populaires russes
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:40

La chanson "Le vagabond" devint très populaire au début des années 1900, cependant elle était déjà largement rependue dans les milieux carcéraux de Sibérie et, cela dès 1880. Cette chanson populaire semble ne pas avoir d’auteurs connus. Elle fut interpreté par nombre d’artistes populaire russes, telle Lidia Rouslanova.

baikalIci le choix s'est porté sur deux interprètations: Dans le premier vidéogramme, c’est le Chœur Piatnitski qui l’interprète d’une façon magnifique. Le deuxième vidéogramme est issue du beau film "Сказание о земле Сибирской – Skazanïa o zemlie Sibirskoï - Légende de la terre Sibérienne" datant de 1947. Dans cet extrait c’est l’acteur Vladimir Druzhnikov qui l’interprète.

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Бродяга  / Le vagabond

Chanson populaire

De par les steppes sauvages de Transbaïkalie
Où, des montagnes, l’or est extrait,
Un vagabond, maudissant le destin,
Une besace sur l’épaule, Se trainait. 

À travers la taïga épaisse, Il avançait
Où, seuls des oiselais chantaient,
Sa gamelle battant son côté,
Des bottes de feutre, ses jambes, blessaient.

Par une nuit sombre, il s’est enfuit de prison,
En prison, il avait souffert pour la vérité
Fuir plus loin il ne le  pouvait ;
Devant lui, le Baïkal s’étalait.

Du Baïkal, s’approche le vagabond,
Il empreinte une barcasse de pécheur
Et se met à chanter une triste chanson,
Il chante quelque chose à propos de sa terre.

Le Baïkal, le vagabond a traversée,
A sa rencontre, sa propre mère.
Ah, bonjour, bonjour la mère,
Mon frère et mon père sont-ils en bonne santé ?

" Depuis longtemps, dans sa bière,
Ton père est couché dans l’humide terre,
Depuis longtemps, en Sibérie, ton frère
Depuis longtemps, résonnent de ses fers"

Traduction : Sarah P. Struve

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 17:07

« Oï, so vetchora, s polounottchi – Oh, depuis le soir, depuis la minuit » est une vieille chanson populaire russe datant de la fin du 18° ou du début du 19° siècle. Les auteurs tant du texte que de la mélodie, ne sont pas connus.

La chanson parle d’un très ancien instrument de musique russe à cordes pincés ; les « gousli. » l’historien byzantin, théophile Simocatta rapporte qu’en 591 en Thrace, les Grecs firent prisonniers trois slaves sans armes mais munis d’instruments de musique qui se présentèrent ainsi : « Nous sommes les slaves et vivons sur le bord de l’océan Occidental (mer baltique). Nous jouons sur ces lyres (gousli) car nous ne savons pas jouer de la trompe. Comme nous ne savons rien de la guerre, nous trouvons dans la musique notre meilleure occupations »

Gousliary.jpg

Gousli vient du mot slavon « gousti » qui veut dire tinter, résonner, bourdonner ; la gouslia était une corde en boyau, comme l’instrument en possède plusieurs, le terme s’est maintenu au pluriel pour le désigner. Les gousli sonores ou en forme d’aile, se présentent comme un tiroir au fond creusé en érable blanc, bouleau, saule ou platane à la table plane en sapin, munie de 4 à 15 cordes en crin, boyau ou plus tard en métal. On a retrouvé et restauré des gousli de ce type datant du XIII° siècle.

Le vidéogramme qui suit, est issu de l’émission de la chaine russe « 1° kanal » donnée le 12 juin 2009 en l’honneur de la chanteuse populaire russe, Ludmilla Zykina, qui fêtait le 10 juin ses 80 ans. La chanson est interprétée par le chœur populaire Piatnitski, chœur créé par Mitrophane Piatnitski en 1910. L’arrangement de la chanson est également de lui. Les costumes que portent les chanteurs du chœur, sont un melting-pot de costumes de différentes provinces de Russie et de différentes époques.

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Oh, depuis le soir, depuis la mie nuit
Ой, со вечора, с полуночи

Chanson populaire russe

Oh, depuis le soir, depuis la mie nuit
Oh, depuis le soir, depuis la mie nuit
Ma p’tite tête me faisait mal
Ma p’tite tête me faisait mal

Oh, ma p’tite tête faisait mal
Oh, ma p’tite tête faisait mal
Elle voulu se promener
Elle voulu se promener

J’irai dans les jeunes bois
J’irai dans les jeunes bois
Dans les verts bocages
Dans les verts bocages

Je couperai du jeune bois
Je couperai du jeune bois
Du bois d’érable
Du bois d’érable

Et je fabriquerai avec le jeune bois
Et je fabriquerai avec le jeune bois
Des gousli sonores
Des gousli sonores

Oh, depuis le soir, depuis la mie nuit
Oh, depuis le soir, depuis la mie nuit
Ma p’tite tête me faisait mal
Ma p’tite tête me faisait mal

Traduction : Sarah P. Struve

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