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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 14:15

J’ai appelée « entrelacement » (en russe « Pérépléténié ») cette interprétation originale de Diana Arbenina et Sergueï Trophimov, faite d’un extrait d’un poème d’Alexandre Kotchetkov et d’une chanson, aux strophes entrelacées. Le vidéogramme est extrait de l’émission « Dvé Zvezdy – Deux étoiles » du 1° kanal.

kochetkov.jpg

Le poème s’appelle « Баллада о прокуренном вагоне – Ballada o prokourinom vogonie – La ballade du wagon enfumé » il date de 1932. La chanson « Я спросил у ясеня - J’ai demandé au frêne », dont le texte est de Vladimir Kirshon et la musique de Mikael Tariverdyév, a été écrite pour le téléfilm « L'ironie du sort » et date de 1975.

(Vous pouvez entendre la lecture de l’intégralité du poème « Ballade du wagon enfumé » ainsi que lire l’intégralité de la traduction ici.)

-Les extraits de « La ballade du wagon enfumé », sont en vert.

-Le texte de la chanson « J’ai demandé au frêne », est en bleu.

 

 

Entrelacement / Переплетение

- Comme il est douloureux ma douce, comme il est étrange,
Lié à la terre, entrelacé d’avec les branches,
Comme il est douloureux ma douce, comme il est étrange,
De se dissocier sous la scie.
Ne guérira pas la plaie au cœur,
Coulera telles de pures larmes,
Ne guérira pas la plaie au cœur,
Coulera telle de la poix enflammée,

- Tant que je serai vivante, je serai avec toi
L’âme et le sang ne sont pas séparables
Tant que je serai vivante, je serai avec toi
L’amour et la mort sont toujours ensemble.
Tu porteras partout avec toi,
Tu porteras partout, mon aimé,
Tu porteras partout avec toi,
La terre natale, la maison aimée.

J’ai demandé au frêne, où était mon aimée
Le frêne ne m’a pas répondu, hochant de la tête
J’ai demandé au peuplier : « Où est mon aimée ? »
Le peuplier m’a recouvert d'un feuillage automnal.

J’ai demandé à l’automne : « Où est mon aimée ? »
L’automne m’a répondu par une pluie battante.
A la pluie j’ai demandé, où est mon aimée,
La pluie versa longuement des larmes sous ma fenêtre.

J’ai demandé au croissant de lune: « Où est mon aimée ? »
Le croissant de lune se cacha dans un nuage et ne me répondit pas.
J’ai demandé au nuage : « Où est mon aimée ? »
Le nuage s'effaçât dans le bleu céleste...

- Cahotant dans un wagon enfumé,
Il devint errant et résigné,
Cahotant dans un wagon enfumé
Pleurant et dormant à moitié
Quand le convoi sur une pente glissante,
Prenant une terrible bande, soudain se pencha,
Quand le convoi sur une pente glissante
Ses roues, des rails, arracha.

- Une force surhumaine,
Mutilant tout dans un pressoir,
Une force surhumaine
Jeta la terre par dessus terre.
Et ne protégea personne,
Au loin, la rencontre promise,
Et ne protégea personne
Cette main appelant au loin.

Mon seul ami: où est mon aimée ?
Dis moi, où elle s’est cachée, sais-tu où elle est ?
Mon ami fidèle a répondu, mon ami sincère a répondu
Elle fut ton aimée, elle fut ton aimée,
Elle fut ton aimée, mais, mon épouse, est devenue

Ne vous séparez pas des êtres aimés !
Ne vous séparez pas des êtres aimés !
Ne vous séparez pas des êtres aimés !
De tout votre sang germez en eux !
Et à chaque fois dites adieu pour l’éternité !
Et à chaque fois dites adieu pour l’éternité !
Et à chaque fois dites adieu pour l’éternité !
Lorsque vous quittez l'espace d'un instant !

J’ai demandé au frêne…

Traduction Sarah P. Struve

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 17:37

La chanson « Куба - Cuba » a été édité pour la première fois à l’automne 2004, dans l’album « SMS ». après qu’elle ai été chanté par le groupe « Les snipers nocturnes et Diana Arbénina, l’été de la même année à Berlin, lors du festival «Ночь русского рока - Notch rouskovo roka – La nuit du rock russe » à cette époque, Fédor Vassiliev, guitare-basse, et ancien « métalliste » rejoint le groupe.

 

Arbenina_SMS.jpg

Cuba / Куба
Д. Арбенина/ D. Arbenina

Nous étions couchés et fumions dans les yeux d’acier de l’océan
Et n’avions même pas l’envie de penser, on était tout simplement bien
Dans une semaine notre avion, nous nous sommes enfui, envolés
Toute les deux, l’hiver, sept jours.

Tout ici, est familier, on dirait notre pays il y a vingt ans
Un pays aussi rouge que le notre, il y a vingt ans
Il y a de ses voitures, de telles voitures dont on ne se souvenait même pas,
Des camions et des Buick…

Et dans mes chaussures jusqu'à aujourd’hui, il y a du sable cubain.
Ils ne savent pas, comme la neige peut être bonne.
Ils chantent comme j’aurais voulue chanter pour toi.
Ils dansent comme j’aurais voulue danser avec toi.

Avec des étoiles cubaines nous nous griffions le dos et la poitrine
Et jalousions ceux qui pouvaient serrer la main de Jah,
Nous sentions le rhum, nous plongions dans une nuit d'hiver chaude
Nous sentions le rhum, nous aimant l'un l'autre, je dormais au creux de ton épaule...

Et dans mes chaussures jusqu'à aujourd’hui, il y a du sable cubain.
Ils ne savent pas, comme la neige peut être bonne.
Ils chantent comme j’aurais voulue chanter pour toi.
Ils dansent comme j’aurais voulue danser avec toi.

Nous sommes revenus au creux d’une aube concrètement triste.
Et de penser n’avions même pas envie, chacun vers son chez soi.
Je sais, il y a d’autres pays, mais très peu égal
À toi, l’hiver, sept jours.

Et dans mes chaussures jusqu'à aujourd’hui, il y a du sable cubain.
Ils ne savent pas, comme la neige peut être bonne.
Ils chantent comme j’aurais voulue chanter pour toi.
Ils dansent comme j’aurais voulue danser avec toi.

Nous étions couchés et fumions…

Traduction : Sarah P. Struve

 

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 12:55

 Michka l’Odessite est une chanson qui fut interprétée par Léonid Outessov et son jazz-band entre 1942 et 45, voici donc un vidéogramme avec l'interprétation de cette chanson par Diana Arbenina.


~~~~~~~~~

Одессит Мишка  ~ Michka l'odessite  
Paroles: Dykhovitchnyi  ~ Musique: Volovats

Larges lagunes, verts marronniers, un chaland se balance dans la rade bleutée
Dans la belle Odessa un gamin sans culotte, déjà nourrisson, était considéré en vrai marin
Et si une amère offense l’atteint, le gamin ne le montrera pas et si il le montre, sa mère lui dira
Tu est un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Larges lagunes, verts marronniers, La belle Odessa est sous le feu ennemi
Avec sa mitrailleuse brûlante, un jeune gars en caban de marin, sans arrêt monte au quart
Et cette nuit, comme le jour précédant, se passe dans le bruit et la fureur
Le p’tit gars n’a pas peur, et ci la peur vient il se dira à lui-même:<
Tu es un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Larges lagunes, marronniers brûlés, Et le triste chuchotement devant les étendards abaissés<
Dans un profond silence, sans trompettes, ni tambours
Le dernier bataillon quitte Odessa
Il avait le désire de se coucher, recouvrir les pavés de la chaussée, il eu l’envie de pleurer mais le commandant le pris par l’épaule
Tu es un odessite Michka, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne te fonts peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Les larges lagunes, les verts marronniers, ont entendus à nouveau le bruissement des emblèmes que l’on retourne
Quand de sa démarche cadencée, est revenu dans la belle Odessa, le bataillon de la garde,
Et ayant laissé tombé des roses en signe de retours chez soi, notre Michka n’a pu retenir une larme mais là, personne n’a rien dit
Quoique Michka soi un odessite, et cela veut dire que ni le chagrin ni le malheur ne lui font peur
Tu es un marin Michka et un marin ne pleure pas et ne perd jamais courage

Traduction : Sarah P. Struve

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 13:36

В тот вечер я не пил, не пел : « Ce soir là, je ne buvais pas, je ne chantais pas » est l’une des chansons de Vladimir Vissotski parlant de la vie des bas quartiers de Moscou ou de Saint Petersbourg, Cette chanson est interprétée, ici, par Diana Arbenina.

Ce soir là je ne buvais pas, je ne chantais pas
Je la fixai aveuglément
Comme regardent les enfants, comme regardent les enfants.
Mais celui qui était avec elle avant
M’a dit que je m’en aille
M’a dit que je m’en aille
Que ce n’était pas pour moi.


Et celui qui était avec elle avant
Il m’insultait, il me menaçait,
Moi je me souviens de tout, je n’étai pas saoul.
Et lorsque j’ai décidé de m’en aller
Elle m’a dit - Te dépêches pas !
Elle m’a dit - Te dépêches pas !
Il est encore trop tôt.


Mais, celui qui était avec elle avant,
Ne m’a, semble t’il, pas oublié
Et par hasard un jours d’automne, et par hasard un jours d’automne,
je m’baladais avec un pote et que ce que je vois,
Ils étaient là, alignés et silencieux,
Ils étaient là, alignés et silencieux,
Ils étaient huit.


J’avais un couteau et me suis dis : - Bon.
On ne m’attrape pas si facilement
Tenez vous bien fumiers ! Tenez vous bien fumiers !
Pourquoi disparaître gratuitement ?
Alors, j’ai frappé le premier,
Alors, j’ai frappé le premier,
C’est ainsi qu’il le fallait.


Mais, celui qui était avec elle avant
cette mayonnaise, c’est lui qui l’a monté
très sérieusement, très sérieusement.
Quelqu’un s’est accroché à mes épaules,
Valioukha criât : - Attention à toi !
Valioukha criât : - Attention à toi !
Mais il était trop tard.

Pour huit malheurs - une seule réponse.
y a également une infirmerie en prison,
J’y ai traîné, J’y ai traîné,
de long en large, le médecin m’a charcuté,
Il me disait – Tiens l’coup, frérot !
Il me disait – Tiens l’coup, frérot !
Et je tenais.


La séparation s’est faite en coup de vent,
Elle ne m’a pas attendue,
Mais je pardonne, je la pardonne,
Bien sur que je lui ai pardonné,
Mais, celui qui était avec elle avant,
Je ne l'ai pas excusé.


Bien sur que je lui ai pardonné,
Mais, celui qui était avec elle avant,
celui qui était avec elle avant,
Je le retrouverai !


Traduction Sarah P. Struve

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 23:06

Je me suis souvenue très clairement de ton numéro,
à l’instant, presque mot à mot,
le cœur déborde, s’inquiète,

je sens que je suis tombée fatalement amoureuse

De toi. Tu es étrange avec tes pommettes saillantes
Et tu crois en toi follement
Tu es – loup, je suis – loup, nous sommes
Ensevelis du sang de nos larmes.

O, si seulement, tu étais réel
Je serai devenue ton amie,
J
e t’aurai murmurée tendrement des nuits entières:
« Yugo, mon Yugo, Yugo »

Mais, voila - De part le monde, je cours de plus en plus,
Je me noie
de mon secret,
Me jettant à la rencontre, abandonnant les autres
Et j’écoute le chant du vent
.

Après nous restions épaule contre épaule
Après nous volions main dans la main
Après nous nous endormions nous poursuivant l’un, l’autre
Et à nouveau volions et dans les rêves, nous tombions, aï.

C’est tellement étrange que je ne sois pas jalouse de toi,
Qu’il y ai pu avoir quelqu’un avant, me surprend

nous courions de par les bois, solitaires – nous sommes
des animaux, des animaux amoureux
.

O, si seulement tu étais réel,
Je serai devenue ton amie

je t’aurai murmurée tendrement des nuits:
« Yugo, mon Yugo, Yugo »

Mais, voila - je cours de plus en plus de part le monde,
Je me noie d
e mon secret,
me
jettant à la rencontre, abandonnant les autres
Et j’écoute le chant

O, ci seulement tu étais réel,
Je serai devenue ton amie,
je t’aurai murmurée tendrement des nuis entières

« Yugo, Yugo, Yugo, Yugo, Yugo, Yugo »


Mais, voila - De plus en plus, de part le monde,
Je me noie de mon secret,
Me jett
ant à la rencontre, abandonnant les autres
Et j’écoute le chant, le chant, le chant,
le chant, le chant, le chant du vent.
le chant du vent,

j’écoute le chant du vent.

Je me suis souvenue très clairement de ton numéro
A l’instant, presque mot à mot,
Le cœur déborde, s’inquiète,
je sens que je suis tombée fatalement amoureuse ...

Traduction: Sarah P. Struve
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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 16:08

arbenina1.jpgDiana Sergueèvna Arbenina (Koulatchenko) et née le 8 juin 1974 à Vologine (Belarus). A l’age de trois ans sa famille déménage en extrême orient dans la région de la Kolyma, en Tchoukotka puis à Magadan.

Elle termine ses études à La faculté de lettres de Sankt-Petersburg. Diana a commencée à écrire ses premiers textes a partir de 1991. En 1993, à Sankt-Petersburg, elle constitue son groupe « Les snipers nocturnes. » (Ночные Снайперы) À ce jour, elle est l’auteur de plus de 150 textes.

Parallèlement à son groupe, Diana Arbenina interprète régulièrement des auteurs tels que Vladimir Vissotski et Boulat Okoudjava.

_______________

 

Ты дарила мне розы
Tu m'offrais des roses

Tu m'offrais des roses,
Les roses sentaient l'absinthe.
Tu connaissais toutes mes chansons,
Du bout des lèvres tu les murmurais.

Tu disparaissais Instantanément,
Jamais, tu n’étais en embuscade,
Jamais, je n’entendais
Ton souffle au téléphone.

Nous, nous cachions dans des voitures
De chauffeurs de taxis indifférents,
Le long d’autoroutes nocturnes
Nous découpions des cercles.

Tu aimais le whisky
Glacé et Brûlant,
Et tu m'effleurais légèrement
de ta main brûlante.
O !...

Après ce fut l’été,
Nous, nous balancions et savions,
Que toi et moi, étions du même sang,
De sangs célestes, nous venions.

Tes jeans déchirés
Et tes pommettes mongoles,
Tu étais mon secret,
Ma bien-aimée.

Tes jeans déchirés
Et tes pommettes mongoles,
Tu étais mon secret,
Ma bien-aimée.

Traduction : Sarah P. Struve

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  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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