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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 18:22

«Враги сожгли родную хату – Vragui sozhgli rodnouiou khatou - Les ennemis ont brulé sa maison natale » est une célèbre chanson soviétique. Le poème fut écrit par Mikhaïl Issakovski en 1945 et fut publié pour la première fois en 1946 dans le n°7 du journal « Znamia. » Vladimir Tvardovski poète et rédacteur de la revue « Novy mir » tomba par hasard sur le poème et conseilla au compositeur Matveï Blanter (1903 – 1990) de le mettre en musique. Rapidement après sa création la chanson résonnât à la radio dans une première interprétation du ténor Vladimir Netchaïev (1908 - 1969) mais fut tout de suite interdite de diffusion. Issakovski raconta plus tard :

soldat-pokidait-dom.jpg« Les rédacteurs littéraires et musicaux, n’avaient pas de raison de m’accuser de quoi que ce soit. Mais nombres d’entre eux étaient, je ne sais pourquoi convaincus, que la victoire ne peut qu’exclure les chansons tragiques, comme si la guerre n’avait pas apporté de terribles malheurs au peuple. C’était une sorte de psychose, une hallucination collective. Ce n’était pas de mauvaises gens, sans se consulter entre eux, ils se sont écarté de la chanson, il y en a eu même un qui ayant écouté la chanson, s’est mis à pleurer, essuya ses larmes et dit : « Non, nous ne pouvons pas. » Qu’est-ce que nous ne pouvons pas ? Ne pas pleurer ? Mais en fait c’était de faire passer la chanson à la radio que « nous ne pouvions pas. »

Le poème fut critiqué « pour diffusion d’humeurs pessimistes » et la chanson disparut pour de longues années du répertoire de la chanson soviétique officielle.

Il est probable que la chanson serait ainsi restée enterrée, mais en 1960, Mark Bernes prit le risque de la chanter à un concert. Après les derniers vers de la chanson : « Et sur sa poitrine brillait la médaille pour la ville de Budapest » la salle fit une bruyante ovation et c’est ainsi que cette chanson devînt populaire. Depuis elle a été interprété par nombre d’artistes, mais c’est l’interprétation de Bernes qui est toujours la plus populaire. (Source wiki)Belogvardeits sourikov

Voici donc deux vidéogrammes ; le premier reprend l’interprétation de Mark Bernes. Dans le second, la chanson est chantée par Élena Vaenga, dont stengazeta a déjà publié des titres. Dans ce vidéogramme Élena Vaenga la chante à un concert qui a eu lieu le 8 mai 2014 et qui nous renvoie aux événements en cours en Novorussie (Odessa venait de perdre nombre de ses habitants assassiné dans l’incendie volontaire de la maison des syndicats et le lendemain, 9 mai, jour de la victoire, le peuple de Marioupol faisait face courageusement aux tanks de la junte de Kiev, ici également nombre de gens périrent assassinés par la Natsgvardia. Ces évènements furent les déclencheurs de l’agression fasciste de l’armée ukrainienne aux ordres de l’OTAN, contre le peuple de Novorussie. L’Histoire est un éternel recommencement et de nouvelles victoires viendront, que de nouvelles chansons éterniseront. Un proverbe russe ne dit-il pas que l’espoir ne meurt qu’en dernier ?

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Враги сожгли родную хату  / Les ennemis ont brulé sa maison natale

Parole : Mikhaïl Isssakovski ~ Musique : Matveï Blanter

Les ennemis ont brulé sa maison natale,
Tuant toute sa famille.
Où peut donc aller le soldat, maintenant,
A qui apporter son chagrin ?

Il s'en alla envahi d’une profonde tristesse
Au carrefour de deux chemins,

Et là, il trouva dans un large champ,
Un tertre sous les herbes folles, enfouie.

Le soldat se tient là, et sa gorge
Restait comme nouée.

Le soldat dit : « Accueille, Proskovia,
Ton mari, le héros. »


Prépare à  l’invité une collation,
Dresse une grande table dans l’isba,

Mon jour, ma fête de retour,
Chez toi, je suis revenu fêter… »

Au soldat, personne ne répondit,
Personne ne l’accueillit,

Et seul le vent tiède estival,
Balançait doucement l’herbe tombale.

Le soldat soupira, rajustant son ceinturon,
Il ouvrit son sac de campagne,
Une amère bouteille, il posa

Sur la grise pierre tombale.

 « Ne me juge pas Proskovia,
De ce que je sois venu te voir dans cet état :

Je voulais boire à ta santé,
Et je dois boire au repos de ton âme.

Les camarades et les amis, à nouveau se retrouveront,
Mais
nous rencontrer, pour l'éternité, nous ne saurons … »
Et le soldat buvait dans son gobelet d’airain
Un mélange d’amertume et de vin.

Le soldat, serviteur du peuple, buvait
Et avec une douleur au cœur, il disait

« J’ai mis quatre ans à venir vers toi,
J’ai conquis trois pays… »

Le soldat s’enivrait, les larmes coulaient,
Les larmes des espoirs qui l’avaient laissé en reste,
Et sur sa poitrine brillait

La médaille pour la ville de Budapest.

Traduction : Sarah P. Struve ©

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:46

Elena Vaenga a chanté pour la première fois cette chanson lors du concert « Белая птица - Belaïa ptitsa – L’oiseau blanc » donnée au Kremlin en  avril 2010.

belaia-ptitsa.jpg

Странный господин / Un étrange monsieur

Elena Vaenga

Durant de longues années, de par la terre marchait
Un étrange monsieur dans un vieux paletot,
Aux gens, de l’amour, il parlait
Mais personne ne l’entendait.

Et quand tu voudras chanter
Pour que chacun puisse entendre ta voix
Il faut arriver partout à tout faire à temps - Rappelle-le-toi,
Et c’est un péché que de se moquer de sa propre destinée.

Lorsque dans les veines, le sang se figera
Et que la tête, sur la poitrine, s’affaissera
Et les yeux commenceront à se mouiller
Sache que c’est -

L’AMOUR !...

Traduction: sarah P. Struve

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Published by Sarah. P. Struve - Сара Струве - dans Eléna Vaènga - Елена Ваенга
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:18

Elena Vaènga nous apporte de son nord natal et de l’influence pétersbourgeoise, sa poésie et sa musique à l’éclatante beauté boréales et à la force d’un folklore encore non corrompu par la machine broyeuse mondialiste. Voici « Косы – Kossy – Les nattes » cette chanson au style rock-folk et issue de l’album « Absenta - Абсент » édité en 2007.

Absente.jpgLa chanson sera reprise en 2009 lors de l’enregistrement de l’album live « Желаю солнца – Zhelaïu solntsa – Je désire du soleil » Le vidéogramme ci-après, a été enregistré lors de ce même concert, tenu à l’auditorium « МИР – MIR » située à Moscou.

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Косы / Les nattes 

Elena Vaènga

Est-ce arrivé ou pas,
Ce n’est pas à moi, maintenant,
d’en juger,
Apparemment,  en  vain me suis-je consumée,
Le cœur est douloureux,  une bête sauvage.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche
Et moi, j’y ai cru, je t’ai  suivie,
Courageuse…  Courageuse que je suis.

Jettera en tas,
La mémoire des jours lointains,
D'étain  ou d’'or,
Les anneaux des fiançailles.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma  peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Et toi, Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche
Et moi, j’y ai cru, je t’ai  suivie,
Courageuse…  Courageuse,  que je suis.

Est-ce arrivé ou pas,
Ce n’est pas à moi, maintenant,  d’en juger,
Apparemment,  en  vain me suis-je consumée,
Le cœur est douloureux,  une bête sauvage.

Mes  tresses noires, j’ai dénoués,
Ma peau blanche.
Au seuil - mes vingt ans,
Qu’ai-je donc faits ?

Tu m’as volé tel un corbeau noir,
Déchirant  par les coutures, ma robe blanche.

Et moi, j’y ai cru, je t’ai suivie,
Courageuse…  Courageuse,  que je suis.

Traduction : Sarah P. Struve
(Pour D. A.)

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:00

 Cette chanson d'éléna Vaènga " Реснички - Resnitchki - Les cils " a été publiée dans son premier album " Портрет - Portait " paru en 2003. Eléna Vaènga dont les textes naviguent avec bonheur entre rock-romances et chansons populaires, nous donne à visiter cette fois-ci, une chanson aux tonalités purement populaire et, comme toujours, à la beauté ciselée.

    vaenga    

    Реснички / Les cils

Parole & musique Eléna Vaènga

Et moi, je peindrai mes lèvres
Et recourberai mes cils
Et mes petits yeux deviendront,
Comme ceux de la renarde, malicieux
Et, j’irai me promener
Le long de ta ruelle
Et, près de ta maison,
Voilà que je m’arrêterai.

Voilà que je m’arrêterai
Et, sévèrement, je regarderai,
- Pourquoi donc - Je te demanderai-
Ne tiens tu pas parole ?
Tu ne tiens pas parole
Et, jusqu'à moi tu ne viens,
Tu regardes une autre
Et t’affiches avec elle.

Je ne verserai pas même une petite larme,
Même si le cœur aura mal.
Et, de moi on se moque,
Elle est contente, la rivale,
Vas donc jusqu’'à sa maison,
Pavanes toi avec elle,
Mais, saches que je t’aimerai
Plus fort, d’année en année.

Et moi je peindrai mes lèvres
Et recourberai mes cils,
Et mes petits yeux deviendront,
Comme ceux de la renarde, malicieux
Et j’irai me promener
Le long de ta ruelle
Et près de ta maison
Voilà que je m’arrêterai.

Traduction : Sarah P. Struve.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:42

Elena Vaènga est née en 1977 à Severomorsk dans la région de Mourmansk. Elena de son vrai nom Elena  Khrulyova a pris comme pseudonyme le premier nom de sa ville natale, devenue Severomorsk en 1955. Le nord et ses étendus sont l’un des leitmotivs des créations d’Elena Vaènga. Elle écrit sa première chanson à l’âge de 9 ans et, reçoit une éducation musicale classique. A la fin de sa scolarité elle part pour Saint-Pétersbourg où elle termine l’institut musical Rimski-Korsakov, obtenant un diplôme de professeur de piano. Elena Vaïenga donne des concerts depuis qu’elle a 19 ans.

zhilaiu-solntsa.jpg

Dans ce videogramme Elena Vaènga interprète la chanson Taïga lors du concert « Желаю солнца – Zhelaïu solntsa – Je désire du soleil » concert qui a eu lieu en 2009  au club KZ MIR  à Moscou. Il est édité en deux DVD.

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Тайга / Taïga

Elena Vaènga

À l’aube, je m’en irai.
Je reviendrai lorsque je pourrai.
C’est le vent au creux de ma liberté,
Mais l’attraper à temps, je ne pourrais.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

Les neiges et les blizzards,
Les tempêtes et Les gelées
Il n’est ni trop tôt, ni trop tard,
Mais, l’un vers l’autre, n’avons su aller.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

La neige jusqu’au genou,
Et, en s’enfonçant, jusqu’au cou.
Je m’en vais en visite  chez Dieu ;
M’entendre, lui seul, le peut.

Sur des kilomètres, la taïga,
À peine, l’étoile luit.
Sibérie. Qui te répondra
Si jamais tu cris ?

À l’aube,  je men irais.
Jamais plus, je ne te jalouserai.
Personne ne pourra  t’aider.
Au creux de la Sibérie, me noierai.

Traduction : Sarah P. Struve  

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  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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