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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 14:05

La chanson "Ольга ~ Olga" fut écrite par Garik Soukhatchev pour son épouse qui porte ce prénom. "Olga" fut publiée pour la première fois dans l’album . "брёл ~ Brïol," dantant de 1994.. Cet album est le premier que Soukhatchev enregistra avec, à l’époque, son nouveau groupe "Неприкасаемые ~ Neprikassaèmyè ~ Intouchables."

SoukhatchevVoici un vidéogramme avec l’interprétation de cette chanson par l’actrice Daria Moroz, la chanteuse Pelaguéïa et Garik Soukhatchev à la guitare, lors du concours 2009 de l'émission "Две звезды ~ Dvié zvezdy ~ Deux étoiles" du "1° Kanal."

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Ольга / Olga
Garik Soukhatchev

Frappe, frappe destin-maldonne
Réveille au creux des mots, le verbe couleur sorbier; 
Frappe à la porte, disperse la neige
Le long des forêts jalons, le long des champs de rivières.

Quelqu’un n’est pas libre d’allumer la lumière;
Quelqu’un n’a pas la force de dire "non."
En arc-en-ciel s’étend le destin-serpent;

Se dévorant la queue, de la glace dans les yeux;
Au creux de la poitrine, l’effroi ; au cœur de l’âme, le cafard;

L’âme souffre, elle a mal, mais pourrait-il en être autrement;
Mais seulement…

Frappe, frappe destin-maldonne
Réveille au creux des mots, le verbe couleur sorbier,

Frappe à la porte, disperses la neige
Le long des forêts jalons, le long des champs de rivières.


Je voudrais tant me lover au creux de ton épaule
Raconter les mots, raconter les pensées
Fouiller au fond des poches, en retirer  de la glace,

Me rafraichir le front, me rafraichir le front
L’hôrloge fait   tic-tac - ding-dong;

Ne résonne que le son-plainte là-bas, derrière le mont chauve.
Coule l’eau sur l’herbe des siècles,

Sur toi, sur moi, sur nous deux
Mais seulement…

Frappe, frappe destin-maldonne
Réveille au creux des mots, le verbe couleur sorbier,

Frappe à la porte, disperse  la neige
Le long des forêts jalons, le long des champs de rivières.

Frappe, frappe destin-maldonne
Réveille au creux des mots, le verbe couleur sorbier,
Frappe à la porte, disperse  la neige
Le long des forêts jalons, le long des champs de rivières.

Traduction : Sarah P. Struve.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 12:00

"Когда мы покидали свой любимый край~ Kogda my pokidali svoï lioubimyi kraï ~ Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée" a était écrit en une résonance directe de la libration de Rostov-sur-Don en 1943, par les troupes de l’armée rouge.
Les auteurs de ces vers étaient deux littérateurs d’un journal du front :
М. Talaèvski et Z. Katz. Modeste Tabatchnikov, leur camarade de combat et  directeur artistique de l’ensemble de danses et de musique de la deuxième armée de la garde, en écrivit la musique. Cette chanson régulièrement jouée et chantée sur le front, était particulièrement populaire au quatrième front Ukrainien.Liberation-de-Rostov-sur-le-Don.jpg

"Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée" est ici interprétée par Garik Sukatchev et Piotre Todorovski.

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Когда мы покидали свой любимый край / Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée
Musique : M. Tabatchnikov ~ Paroles: М. Talaèvski, Z. Katz
 

Lorsque nous abandonnions notre contrée aimée,
Et, silencieux, vers l’est, nous reculions,

Au-dessus du Don paisible,

Sous notre vieil érable,

Longtemps, ton fichu, se profilait.

Je n'ai pas entendu tes mots, mon aimée,
Mais je savais que dans ta tristesse, tu m’attendrais.

Ce n’était pas les feuilles vermillon,
Mais nos plais,

Qui, sur le sable du fleuve, brûlaient.

Labourée par les obus, la steppe gémissait,
S’élevait au-dessus de Stalingrad, une noire fumée.

Et longtemps, très longtemps,
Au bord du fleuve Volga, grondant,

Le Don et, au-dessus de lui, toi, Je voyais.

À travers les tempêtes de neige, les bourrasques ; février
Est apparu pareil à une fête conquise au  combat.

Et à nouveau, nous voilà
Devant les remparts de Rostov
Dans notre cher pays aimé !

Aussi, mon amour grisonnant, bonjour.
Que virevolte et tombe les flocons neigeux

Sur les berges du Don,
Sur les branches de l'érable,

Sur ton fichu rapiécé.

À nouveau nous quittons notre contrée aimée.
Non plus vers l'est, mais vers l'ouest, nous allons,

Vers le Dniepr et ses escarpements,
Vers les sables mouvants.

Maintenant c’est aussi sur le Dniepr, qu’est notre maison.

Traduction : Sarah P. Struve

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:42

Il y a 72 ans  de cela, Le 22 juin 1941, les troupes hitlériennes  attaquèrent le territoire soviétique,  Les peuples d’Union  Soviétiques se levèrent en masse et finir, après de meurtriers combats, par  raccompagner  l’envahisseur nazis chez lui. En souvenir de tous les anciens combattants qui participèrent à cette délivrance, voici  une chanson: "Спой ты мне про войну ~ Spoï ty mne pro boïnou ~ Chante-moi sur la guerre," qui fut écrite pour un film en deux épisode de 1966  du réalisateur Alexeï Guerman  "Рабочий поселок ~Rabotchii posiolok ~ La cité ouvrière."  Ce film parle du retour difficile des combattants chez eux et comme la solidarité entre anciens frères d’armes peut redonner espoir et vie à ceux qui furent mutilés durant la guerre.
L’auteur du texte de la chanson est le poète et scénariste, Guennadi Chpalikov. La musique fut écrite par le  compositeur Isaak Schwarz.
Au début  de cette chanson, il est question de l’épouse du soldat. « L’épouse du soldat » est une expression populaire pour designer  le fusil du soldat. 

Todorovskiy copier

La chanson est interprétée sur ce vidéogramme de Vera Pouzarina, par Piotr Todorovski décédé le 24 mai 2013, réalisateur, operateur, scénariste et compositeur ;  il fut également, à partir de 1944, commandant d'une section de grenadiers.  il est accompagné par le chanteur  Garik Sukhatchev déjà présenté par  SengazetA.

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Спой ты мне про войну / Chante-moi la guerre
Isaak Schwarz ~ Guennadi Chpalikov

Chante-moi la guerre,
A propos de l’épouse du soldat,
Moi, les camarades tués,
Je les commémorerai, comme je pourrais.
Toi, Sergueï, de l’autre côté de la Volga, on t’a enterré,
On t'a installé une étoile en contreplaqué.
Mon frère ainé, en Ukraine, fut tué
En quarante et un, quarante et amère année.

Chante-moi la guerre,
Sur ceux qui furent en captivité.
Moi, les camarades tués,
Je les commémorai comme je pourrais.
Ceux n’ayant pas donnés de nouvelles, les portés disparu,
Et, durant la guerre, combien ont disparu !
Tous les gars, les gars n’ayant pas trahi la Russie.
Comme je peux, comme je peux, je les commémorerai.

Chante-moi  la guerre,
à propos du pays soviétique,
Il y a beaucoup de pays au monde,
Pour un seul, je me porte garant.

Il m'a appris, gamin,
Le difficile labeur des champs,
Et à gagner durement mon pain

Tu es seule, seule pour tous, ma Russie
Mon espoir, ma défense, mon destin.


Traduction : Sarah P. Struve

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:50

Напои меня водой – Napoï menia vodoï – Abreuve moi” est issue du premier album que Garik Sukatchev a enregistré avec son groupe “Неприкасаемые – Neprikosaïmy – Les intouchables”; “Брёл, брёл, брёл – Briol, briol, briol –J’errais, errais, errais” parut en 1994. Cette chanson, fut reprise en 1995 dans l’album suivant Между водой и огнём – mezhdu vodoï i ogniom – entre l’eau et le feu” et finalement dans l’album Оборотень С Гитарой (10 Лет Вместе) - Oboroten’ c Gitaroï (10 let v mecte) - loup-garou Avec Guitare (dix ans ensemble) ”, en 2006 lors du concert d’où est issue le vidéogramme ci-après.

briol-album.jpgDans le texte il est question du « Svirel » il ‘agit d’une  flûte en bois d’érable. Elle est originaire de Byzance et est parvenue en Russie vers l’an 988, à l'époque de la christianisation de la Rus’ kiévienne. Il est question également de « Sirin ou Sirine » Il s’agit d’une créature de légende des slaves d’Orient, au corps de femme et à la tête d’oiseau.

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Напои меня водой / Abreuve-moi
Garik Sukatchev

Abreuve-moi de l’eau de ton amour,
Pure comme l’âme d’un jeune enfant.
Vole telle une flèche, une flèche
exaltante,
Droit dans mon cœur, mon cœur.

Je lis ton chiffre caché dans les mots,
Sur un pâle feuillet de papier,
Je ferme les yeux et je sens le vent
Oublié par toi, sur le sable.

Tu vois comme dansent les feux des bûchers indiens,
Sur les visages des chefs des tribus disparues.
Là, où s'est refermé le cercle, où le cheveu fut percé par la plume,
Je danse la danse du feu.

Jette un regard sur moi et de l'aile blanche
De l'oiseau Sirine, effleures le ruisseau
Et l'aube embrassera l'aurore,
Et L’aurore réveillera le svirel et m'appellera.

J'entends ton son,
Je sens ton odeur,
Je tresse le filet de notes craintives,
Pour attraper ton rire.

Abreuve-moi de l’eau de ton amour,
De ton amour, de ton amour,
Vole vers moi, telle une flèche
De ton amour, de ton amour !

Traduction : Sarah P. Struve

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 22:13

Cette chanson est issue de l’album "Poetica" paru en 2003. À propos de cette chanson, Garik Sukatchev raconte : D'abord, il y eut simplement des vers. j'ai écrit un poème et non une chanson, poème que j’avais intitulé "les conscrits". Puis, avec le temps, il y eut un murissement ; les vers se sont transformés en une  chanson sur les gamins que l’on prend à l'armée.

 Колечки / Les anneaux
Garik Sukatchev
 

Les années sont tellement injustes,
Les années sont tellement épaisses,
Pour certains les anneaux sont à gauche,
Pour d’autres les anneaux sont à droite.
           

Les gamines, de larmes, se laveront,
Les gamins vite, s’en vieilliront,
Et les bonnes femmes, n’aurons pas assez de l’éternité, pour prier,
Et les petites mères, n’aurons pas assez de l’éternité, pour s’accabler,

Dans de verts wagons, ils s’assoiront,
Seules, des verstes mouvantes, les accompagnerons
De regards amoureux, ils se souviendront,
De regards qui pour l’éternité, ne s’en reviendront.

Et, à la maison tout sera comme avant,
Les mêmes camarades, les mêmes amis, Seulement,
Déjà, se souviennent d’eux, inéluctablement,
De métalliques embrasements.

Seulement, à ceux qui, vivants, sont restés,
Du regard, il faut ratisser les localités.
Appelant la forêt, zelionka*,
En voyant les alentours familiers.
Surnommant la forêt, zelionka,
En voyant les alentours familiers.

Les années sont tellement épaisses,
Les années sont tellement injustes,
Pour certains les anneaux sont à gauche,
Pour d’autres les anneaux sont à droite.

Traduction ; Sarah P. Struve

* Zélеnка зелёнка, est une teinture antiseptique utilisée dans tous les pays de l’ex URSS et qui est l’équivalent du mercurochrome en France, cet antiseptique est d’un vert brillant, d’où son nom qui dérive du mot « vert » « zelionyï – зелёный (ru) ». Dans le texte il y a donc jeu de mots entre la forêt, la couleur et le soin et la guérison de blessures « En voyant les alentours familiers » 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:10

Soukatchev.jpgGarik Sukatchev est né en 1959 dans le village de Mïakinino dans l’oblast’ de Moscou. En 1977 il crée le groupe «Закат Солнца вручную – Zakat solnsa vroutchnouïou – Couché de soleil à la main», ce groupe fut dissout en 1983, en 1986 il crée avec Sergueï Galanine le groupe «Бригада С – Brigada S » qui lui apportera la célébrité. En 93 il crée avec d’autres musicien un nouveau groupe : «Неприкасаемые – Neprikassamye – Les intouchables » Sukatchev est un auteur-compositeur-interprète. Il est, par ailleurs réalisateur et acteur. Il fut egalement animateur d’une émission de télévision sur le 1° kanal. La Iaouza dont il est question dans « Vol de nuit », est un affluant de la Moskova.

 

Iaouza.jpg

Ночной полет / Vol de nuit
Garik Sukatchev / Гарик Сукачёв

Sur la neige traînent des traces
Telles des pelades, telles des pelades.
Des poteaux encadrent ces traces,
Sur lesquels s’accroche la lumière,
Elle parait déchiquetée et épuisée,
Zébrée comme une marinière.
D’impuissance, la lumière s’est liquéfiée
Sur les perches des trolleys.

Seule la nuit, la nuit, la nuit…
Seule la nuit, la nuit, la nuit…
Seule la nuit, la nuit, la nuit…

Je suis comme un minuscule nain,
À peine visible, petit poucet,
Sur la route du magasin,
Vaguement éclairée,
Je m’avance, inutile,
Tel un spectre, Tel un spectre,
Je regarde dans le miroir des fenêtres,
Sans arriver à percevoir mon reflet.

Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…
Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…
Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…

Où un feu de signalisation oubliés
S’agitera comme sous un rythme Reggae,
Et, à bout portant, me fusilleront
De méchantes pensées d'évasion,
Et, le whisky prendra la douleur
En tenaille, jusqu'à la démence.
Et, sans aucun doute et sans défiance,
De cafard, Je hurlerai.

Mais lorsque reculera la peur
Pour une seconde, un court instant,
Je m’élèverai comme sur des ailes
Au-dessus du boulevard et du gratte-ciel,
Et, survolant la Iaouza,
À tue-tête, sifflant,
Je m’élancerai en plaisantant,
M'élevant vers le ciel
Dans la nuit noire, évidement.

Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…
Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…
Au cœur de cette nuit, cette nuit, cette nuit…

Traduction : Sarah P. Struve

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  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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