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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:52

"Весна на заречной улице ~ Vesna na Zaretchoï  oulitsy ~ Le printemps dans la rue Zaretchnaïa" est une chanson issue du film homonyme de Marlen Khoutsiev, réalisé en 1956  et inédit en France.

L’auteur des paroles ; Alexis Fatianov (1919 – 1959)  est l’auteur de nombreuses chansons d’après-guerre, sa poésie est faite de mots simples et essentiels. Outre le fait d’être poète, il chantait, jouait du piano et de l’accordéon. Décédé brutalement à l’âge de 40 ans, il repose au cimetière de Vagankovo à Moscou.

Le compositeur  de la musique ; Boris Mokrooussov, (1909 - 1968) jouait déjà à l’âge de 13 ans des instruments à cordes, dont la mandoline. Il commença à composer de la musique alors qu’il n’était encore qu’écolier. Il est enterré au cimetière de Novodevitchi  à Moscou.Vesna na Zarechnoj ulitse

Sur le vidéogramme, ci-après, la chanson est interprétée par Boris Grebenchikov.

        ~~~~~~~~~~

Весна на заречной улице  / Le printemps dans la rue Zaretchnaïa
Alexis Fatianov ~ Boris Mokrooussov

Je ne  sais pas quand viendra le printemps.
Passeront les pluies… fonderont les neiges…
Mais toi, ma rue natale,

Tu m’es chère, même dans le mauvais temps.

Dans cette rue, adolescent,
Je poursuivais les pigeons, sur les toits.
Et, là, à ce carrefour,
Mon amour, jai rencontré.

Maintenant, je  suis malheureux de t’avoir rencontré,
Mon âme est pleine de toi…
Dans ce monde, pourquoi, pourquoi,
Y-a-t-il des amours non partagés…

Lorsque, dans la rue  Zaretchnoïa,
Les lumières sont éteintes,
Brûlent, les fours Martin,
Ils brûlent, jour et nuit.

Je ne veux pas d’autre destinée.
Je ne changerais pour rien,
Ce passage par l’usine,
Qui a fait de moi, quelqu’un.

Dans le monde, il y a plein de rues célèbres,
Mais d’adresse, jamais  je  n’en changerais.
Tu es devenue la plus importante dans ma destinée,
Ma chère rue natale !

Traduction : Sarah P. Struve.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 09:59

iouli-kim.jpg"Губы окаянные ~ Gouby okaianyie ~ Lèvres maudites" fut écrit par Yuli Kim pour le film de Nikita Mikhalkov : Пять вечеров  ~ pïat’ vetcherov ~ Cinq soirées, sorti en 1979.  C’est l’acteur Stanislav Lyubshin qui l'interprète dans le film, avec la voix de Sergueï Nikitine.
L’auteur de cette chanson : Yuli Kim est né en 1936 à Moscou.  Son père, interprète de coréen, fut fusillé en 38 et sa mère, professeur de littérature, déportée jusqu’en 1946.
Après avoir terminé ses études à l’institut pédagogique d’Etat de Moscou, Il est affecté sur la presqu’ile de la Kamtchatka où il enseigne l’Histoire, la littérature et les sciences sociales, puis travaille encore quelques années comme professeur à Moscou. Déjà à cette époque, Kim écrit ses chansons et les interprètes.
À partir de 1962 il participe activement  au mouvement dissident de défense des droits, ce qui le contraint à utiliser pour ses œuvres un pseudonyme (Y. Mikhaïlov) et ce, jusqu’en 1985.
De nos jours, Yuli Kim continue à écrire ; l’une de ses dernières œuvres connue, date de 2010. Il met alors, en musique le dessin animé du réalisateur Garri Bardine   "Le Vilain Petit Canard ."hqdefaultLa scène du film où Lyubshin interprète avec la voix de Nkitine : « Lèvres maudites » n’est malheureusement accessible que sur You Tube. Voici donc, un vidéogramme sur une bande son où Sergueï Nikitine chante cette chanson.

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Губы окаянные / Lèvres maudites
Yuli Kim

Lèvres maudites, pensées cachées.
Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Lèvres, vous vous souvenez de tout ; pensées, vous savez tout,
À quel point par cela, mon cœur, vous peinez.
À quel point par cela, mon cœur, vous peinez.

J’appellerai une colombe, j’appellerai une argentée.
J’enverrai une lettre à ma dulcinée et à nouveau, nous recommencerons tout.

J’enverrai une lettre à ma dulcinée et à nouveau, nous recommencerons tout.

Lèvres maudites, pensées cachées.
Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Amour embrouillé, petite tête écervelée.

Sarah P. Struve

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 04:00

Voici une romance dont le texte fut écrit par Boulat Okoudjava et la mélodie par Issak Shwarts, pour le film « Законныйбрак – Zakonnyi brak - Un mariage légitime »  sorti en 1985. Akoudjava apparait dans ce film et chante  cette romance. Un mariage légitime  raconte comme un acteur de théâtre, évacué durant la guerre en Asie centrale, avec toute la troupe de son théâtre, rencontre une compatriote   malade. Il contracte avec elle un mariage blanc afin qu’elle puisse rentrer avec lui à Moscou et c’est, peut-à-peut,  qu’un véritable amour s’installe entre eux, jusqu’au jour où il est appelé à rejoindre le front.
Un mariage légitime

Voici le vidéogramme de l’extrait du film, où Okoudjava chante cette romance,  le train  emportant dans la nuit, les personnages de ce film, vers Moscou et leurs destins respectifs obérés par la guerre.

~~~~~~~~~
Счастливый жребий  / Le sort heureux
Boulat Okoudjava / Isaak Shwartz

Après la pluie les cieux paraissent plus vastes,
L’eau,  plus bleue, le cuivre, tellement plus  vert.
Dans le parc municipal, des flûtes et  des cors d'harmonie.
Le chef d’orchestre semble s’envoler.
Dans le parc municipal, des flûtes et  des cors d'harmonie.
Le chef d’orchestre semble s’envoler.

Ah, comme me reviennent à l’esprit les orchestres anciens,
Non pas les militaires, mais ceux des années de paix.
S'est déversée  dans les ruelles environnantes,
Cette mélodie mais, personne n’est  là pour la chanter.

Avec nous, sont les femmes, elles sont d’une grande beauté,
Et les merisiers  ont  tous fleuri.
Peut-être bien que sera heureux, le sort qu’on aura  tiré,
Nous nous retrouverons à nouveau dans ce parc fleuri.

Mais du passé, de la tristesse des anciens temps,
Que je ne  me plaigne, que je ne sois suppliant,
Se  déverse, en noirs affluents,
Cette musique, droit  dans mon sang.

Traduction: Sarah P. Struve

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:38

 

Cette chanson-là, Boulat  Okoudjava l’écrivit pour le film "Белорусский вокзал – Biélarusskii vokzal –La gare de Biélorussie" sortie sur les écrans soviétiques en 1970 ; Histoire de quatre anciens camarades de front et de régiment, de divers milieux sociaux, qui en 1945, s’étaient séparés gare de Biélorussie,  et se retrouvent au même endroit, 25 ans après, pour l’enterrement de l’un d’entre eux.

Belorusskiy-vokzal - plakatDans le premier vidéogramme, extrait du film, la chanson est chantée par Nina Ourgant dans le rôle d’une infirmière, qui, 25 ans plus tôt avait soignée les blessures de ces quatre soldats.

Sur le deuxième vidéogramme extrait de la vidéothèque de Trabantoslaw, c’est Boulat Okoudjava  qui interprète, ici, sa propre chanson.

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Здесь птицы не поют / Ici, les oiseaux ne chantent pas

Boulate Okoudjava

Ici, les oiseaux ne chantent pas,
Les arbres ne poussent pas,
Et nous seuls, épaule contre épaule,
Nous nous enracinons dans cette terre.
Brûle et tourne la planète,
Au-dessus de notre patrie s'élève de la fumée,
Et cela veut dire qu’il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas au prix.

Un feu mortel nous attend,
Mais il reste  impuissant.
Loin le doute, s’en va seul dans la nuit,
Notre dixième bataillon de débarquement.

A peine le feu se tait,
Un nouvel ordre résonne
Et le facteur devient fou,
Nous recherchant partout.
S’envole une fusée  rouge,
Infatigable, la mitrailleuse cogne…
Et, cela veut dire, qu’il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas  au prix.

Un feu mortel nous attend,
Mais il reste  impuissant.
Loin le doute, s’en va seul dans la nuit
Notre dixième bataillon de débarquement.

Depuis Koursk et Orel
La guerre nous amena
Jusqu’aux portes même de l’ennemi ;
Telles sont les  affaires, frère.
Un jour nous nous en souviendrons,
Et nous-mêmes, n’arriverons pas à y croire…
Seulement, maintenant, il nous faut une victoire,
Une seule pour tous, nous ne regarderons pas au prix.

Traduction : Sarah P. Struve

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 17:31

Cette chanson fut écrite en 1939 pour le film «Большая жизнь - Une grande vie,» par le poète Boris Laskin et le compositeur Nikita Bogoslovski. Le thème de la chanson correspond à un des sujets du film — les premiers pas d’un jeune gars dans un collectif de travail. Bizarrement, la chanson est interprétée dans le film, non pas par le héro, mais par le saboteur qui est joué par l’acteur Lavrenti Massokha.  

La région du Donetsk porte le nom du fleuve "Donets" qui est un affluant du Don, La régions du Donetsk se trouve à l’extrême est de l’Ukraine, et est frontalière de la Fédération de Russie. Cette région fait partie d’un important bassin houiller appelé: "Donbass"
Voici un vidéogramme avec l'interprétation du groupe Lioubé.

Donets
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Dorment les sombres tumulus / Спят курганы тёмные  

Paroles : Boris Laskin / Musique : Nikita Bogoslovski  

(1939)

     

Dorment les sombres tumulus
Brûlés de soleil,
Et, les blancs brouillards,
À la file, avancent.
À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Un jeune gars.
 

Là-bas, à la mine de charbon,
On a remarqué le jeune gars.
Lui tendant la main de l’amitié,
Avec eux, Ils le prirent.
D’avenantes jeunes filles,
D’une douce chanson, l’ont accueillies,
Et au chantier est allé,
Le jeune gars.

Les jours de labeur brûlant,
Ressemblant à un combat,
On provoqués dans la vie du gars,
Un sacré tournant.
Vers un labeur brûlant,
Vers un bon boulot,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Le jeune gars.

À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk
Un jeune gars.
À travers les bois bruissants
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk,
Un jeune gars.

Traduction : Sarah P. Struve
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 19:04

« Tel tu étais, tel tu es resté » est une chanson issue du film « Les cosaques du Kouban » datant de 1949, une histoire d’amour se passant au Kouban, province du sud de la russie. La musique est de M. Dounaevski le texte est de M. Volguine & M. Issakov. Dans le film, cette chanson est interprétée par Marina Ladinina (1908 – 2003). Voici le vidéogramme montrant cet extrait


Каким ты был, таким и остался

Tel tu étais, tel tu es resté
(1949)

 

Tel tu étais, tel tu es resté,
Aigle des steppes, cosaque hardi !...
Pourquoi, pourquoi t’ai-je, à nouveau, rencontrée,
Pourquoi as-tu troublé ma tranquillité ?

Pourquoi de nouveau, de tes douleurs,
Veux tu m’accuser ?
D’une seule, d’une seule, je reste coupable,
C’est de ne pas avoir la force de t’oublier.

Ma destinée avec la tienne,
Je n’ai pas su lier,
Mais je n’ai vécu, je n'ai vécu que de toi,
Durant toute la guerre je t’ai attendue.

J’ai attendue qu’arrive le terme de ton service,
Quand tu reviendrais chez toi…
Me sont amères, amères, tes reproches,
Mon ardent, mon obstiné !

Ta tristesse, tes blessures,
Tes larmes n’y sont pour rien :
Regardes, regardes, mon âme t’est ouverte,
Elle n’est ouverte qu’a toi seul.

Mais la regarder, tu n’y a même pas pensé,
T’enfuyant au loin, cosaque hardi…
Tel tu étais, tel tu es resté,
Mais c’est ainsi que tu m'es cher.

Traduction : Sarah P. Struve

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 22:22

Chanson "Noir corbeau" ~  Extrait du film "Чапаев / Tchapaiev"

 

8° mouvement.

 

Mexicaine d'Amsterdam - au creux de la main - tendresse en concerto pour violoncelle de Dvorjak - présage d'une destruction inévitable. - Y aurait-il d'espoirs autres que ceux - imbéciles - des bovidés ? - Partout où tu te retourneras tu te verras cernée d'étoiles crachant des dards sanglants sur ta solitude théâtrale - poétesse sentimentale des méandres rose-bonbon - phase finale - les missiles intercontinentaux rampent - reptiles - hors leurs berceaux - des B 52 pondent à qui mieux mieux en une joyeuse fête des saison - (Putain ! Les couleurs de Van Gogh, putain !...) - de jolis petits loupiots - au raz des flots - au raz des flots - ils iront allumer de gais braseros - un jour peut être - peut être un jour - clapote le néon des désirs/illusions.

 

J'ai éteint la lampe... - Ne plus voir le présent. - Sur un pont inconnu - large - large ! - Me suis emporté. - De la lassitude exacerbée a surgi un papillon multicolore - entre quatre murs blancs - entre quatre parois de béton.

 

Sarah Pétrovna Struve
Extrait de : Indianité

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