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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 19:31

Cette chanson populaire russe n’a pas d’auteur connu. Le mode de chant, la structure de sa mélodie, la fait remonter, sans doute, vers la deuxième partie du XVIII° siècle où, au plus tard, au tout début du XIX°. Elle est ici interprétée par Pélaguéïa et le folk-théâtre « Zabaïkalié – Transbaïralie » folk-théâtre créé en 2002 à Tchita. Comme d’habitude Pélaguéïa nous donne à visiter un folklore russe qui remonte aux sources profondes de la musique première de la terre russe. L’apport de sonorités  contemporaines ne faisant que souligner la rigueur et la pureté  de cette ancienne musique populaire russe  peu connue en occident.

Ой, да ты, калинушка.  / Oh,  toi, Petit obier.

Chanson populaire

Oh,  toi, Petit obier,
Toi, rouge baie !
Oh,  toi ne te tiens pas, ne te tiens pas
Sur la montagne escarpée.

Oh,  toi ne te tiens pas, ne te tiens pas
Sur la montagne escarpée.
Oh, ne laisse pas, même une feuille, aller
Dans la mer bleutée.

Oh, ne laisse pas, même une feuille, aller
Dans la mer bleutée.
Oh, dans la mer bleutée
Un navire file.

Oh, dans la mer bleutée
Un navire file,
Oh, un navire file
Au point que l’eau rugie.

Oh, un navire file
Au point que l’eau rugie.
Oh, sur ce navire
Deux régiments de soldats

Oh, sur ce navire
Deux régiments de soldats
Oh, deux régiments de soldats,
De jeunes gars.

Traduction : Sarah P. Struve

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 12:56

Pélaguéia Khanova est née en 1986 à Novossibirsk. À l'age de 8 ans Pélaguéia intègre une école spéciale où est enseignée la musique. À neuf ans, elle fait la connaissance de Dima Revïakine leader du groupe " Kalinov Most" il envoie à l’émission Outréniaia zvezda – L’étoile du matin » du 1° kanal, une video de Pélaguéia. Elle participe alors au concours musical de cette émission, qu’elle gagne et obtient le titre de « Meilleure interprète 1996 de la chanson populaire de Russie ». Un enregistrement fait à la sauvette de son interprétation du chant cosaque « Lioubo brattsy - Il fait bon, frères » retrouvé dans le havresac d’un OMON, devient un hit parmi les militaires combattant en Tchétchénie. Devenue célèbre, invité au kremlin, cette gamine de 9 ans rencontre des personnages tel le Patriarche Alexis, Nikita Mikhalkov, Hilary Clinton ou Naina Eltsine… Elle déménage avec sa mère à Moscou et sort son premier album « Любо! – Lioubo ! » où elle est accompagnée par différants musiciens comme le guitariste du groupe « Akvarium », Alexis Zoubarev.

En août 1999 Pélaguéia participe en Ecosse, à l’un des plus importants festivals de folk - FRINGE EDINBURGH FESTIVAL – et y chante avec un autre prodige du rock-folk, une chanteuse ukrainienne, Katia Chilly. En 2000, à l’age de 14 ans, Pélaguéia termine le lycée et intègre l’institue russe d’art théâtral qu’elle termine avec la mention Très Bien en 2005

"Ptachetchka - Le p’tit oiseau" vient du répertoire d’une « babouchka » de Pskov. Cette chanson représente typiquement le folklore paysan russe, ces chansons qui rythment le travail aux champs, que l’on chante durant les fenaisons.

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Пташечка /Le p’tit oiseau
Pélaguéia / Пелагея

Au jardin verdoyant le p’tit oiseau à chanté
Ce p’tit oiseau a un nid, il a aussi des petits
Ce p’tit oiseau a un nid, il a aussi des petits
Et moi, l’orpheline, je n’ai personne au monde

Et moi, l’orpheline je n’ai personne au monde
La nuit je berçais des enfants, le jour je trayais les vaches
La nuit je berçais des enfants, le jour je trayais les vaches
Ayant traie les vaches, j’allai danser la farandole

Dans la farandole j’étais gaie, je faisais la fête
Mignonne que j’étais, oui, mais mal fagotée
Mignonne que j’étais, oui, mais mal fagotée
À cause de cela, personne ne me prend pour femme

À cause de cela, personne ne me prend pour femme
De chagrin j’irai au monastère prier Dieu
De chagrin j’irai au monastère prier Dieu
Devant l’icône des saints, je m’inonderai de larmes,

Devant l’icône des saints, je m’inonderai de larmes,
Le Seigneur ne m’enverrait-il pas, que je sois heureuse ?
Le Seigneur ne m’enverrait-il pas, que je sois heureuse ?
Un beau gaillard, qui me prendrait pour femme ?

Au jardin verdoyant le p’tit oiseau à chanté
Ce p’tit oiseau a un nid, il a aussi des petits…

Traduction : Sarah P. Struve

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 16:01

Cette chanson populaire casaque daterait de l’année 1783 et raconte dans sa première version l’affrontement des cosaques du Don avec la cavalerie Nogaïs. Elle a dû résonner également dans le Paris de 1814.

- Durant la guerre civile, elle serait devenue la chanson de la bataille qui eu lieu en janvier 1920, entre la cavalerie cosaque blanche du général Pavlov et la première armée de cavalerie rouge de Boudionov, sur le fleuve Manytch, dans le sud de la Russie. Le nombre de cavaliers cosaques, tant du côté blanc que du côté rouge s’élevait réellement à prés de quarante milles hommes. Les blancs perdirent cette bataille et durent reculer à travers la steppe gelée vers Novorossiisk pour, au mois de mars de la même année, une terrible traversée de prés de 300 kilomètres, afin atteindre la Crimée.

- Il existe un couplet qui fut chanté par les cosaques restés fidèles au gouvernement provisoire : Aussi, commémorerons frères, nos frères fidèles / Nos frères en Christ du Terek et du Kouban. / Le Juda Trotski et le Juda Sverdlov, / Ont Crucifiés lâchement sur la croix, la mère-Russie. 

- Cette chanson fut également l’une des préférées de l’anarcho-communiste, Nestor Makhno, qui devait la ressasser dans son exile français, entre son travail de peintre en bâtiment, son logement de Vincennes et le café-tabac où il venait les dimanches, jouer au tiercé.

Voici deux interprétations de cette chanson. Dans le premier vidéogramme, elle est chantée par Pélagueia et le chœur des cosaques du Kouban  , chœur existant depuis 1811. Dans le second vidéogramme, la chanson est interprétée par Jeanna Bitchevskaia .

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Любо, братцы, любо…
Il fait bon, frères, il fait bon…

Chanson populaire cosaque

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman*, On n’a pas à s'apitoyer ! (bis)

Ceux que l’Ataman choisi, il les connait.
- Escadron à cheval ! Et moi, on m’a oublié.
Il leur est échu la destinée cosaque et la liberté,
Moi, il m’est échu la terre poussiéreuse et brûlée.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer ! (bis)

Et la première balle, et la première balle,
Et la première balle, mon cheval à la patte, blessa.
Et la seconde balle, et la seconde balle,

Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer ! (bis)

Ma femme s’attristera,
Épousera un autre,
Un de mes camarades, elle m’oubliera.
Dommage seulement pour la liberté
Dans le vaste petit pré,
Dommage pour mon cheval isabel et mon sabre aiguisé.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer ! (bis)

Et la pluie froide, et la pluie froide,
Et la pluie froide, mes os, lavera.
Et le noir corbeau, et le noir corbeau,
Et le noir corbeau, mes cheveux, béquètera.

(Variante du dernier couplet chanté par les cosaques du Don)
Mes boucles blondes, mes yeux clairs,
Les herbes folles et l’absinthe sauvage envahiront.
Mes os blancs, mon cœur fier,
Rapaces et corbeaux, dans la steppe disperseront.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer ! (bis)

Traduction : Sarah P. Struve.

* - Le terme « Ataman » d’après certainnes versions, vient du terme Guéîtman lui-même dérivé du mot anglo-saxon et scandinave ; « Headman » qui signifie « capitaine » Ce mot aurait transité par la Pologne avant de s’encrer en Russie. Selon une autre version, Ataman est issu de deux mots turcs, « ata » qui signifie « père » et « taman » ou « temen » qui veut dire « dix mille." C’est ainsi que les cosaques désignent le chef de la « stanitsa – village » élut par eux, qui, pendant les périodes de service et de guerre, est en même temps le commandant du régiment formé par les hommes de la stanitsa.

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  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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