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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:21

Valia (Lialia) Dimitrievitch (1905 – 1983) est l’une des sœurs avec Maroussia d’Aliocha Dimitrievitch.. Les dimitrievitch appartiennent à une famille de musiciens Tsiganes  russes,. Leur père, Ivan Dimmitievitch a créé, encore, avant la révolution, en Russie, un ensemble de chanteurs et danseurs Tsiganes. La tribu Dimitrievitch quitta la Russie pendant la guerre civile.

Voici un  vidéogramme où Valia Dimitrievitch interprète une romance Tsigane écrite par elle et son frère Aliocha à la mort de Maroussia.

valia.jpg

Пой цыгане – Chantez les Tsiganes

Valia et Aliocha Dimitrievitch

Chantez  Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour venant.

Elle est partie et, jamais, oh, ne reviendra plus,
Elle a brisé sa vie, versez nous du vin,
Et peut importe que le passé ne revienne plus,
Essayons de t’oublier, rempli le verre, verse le vin.

Chantez Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour venant.

Aujourd’hui, avec vous mes chères Tsiganes,
Avec vous, nous buvons du vin, du champagne jusqu’au matin
Et demain, à l’aurore, de bon matin,
Je quitterai le campement, mon campement tsigane.

Chantez Tsiganes, chantez plus gaiment
Que la coupe de vin tinte d’un son plus éclatant,
Que
sanglotent les voix tsiganes
Qu’Aliocha joue jusqu’au jour levant.


Traduction : Sarah P. Struve

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:33

En russe le mot « Volïa » a deux sens étroitement imbriqués ; ce mot désigne à la fois, et la volonté, et la liberté, ou plutôt une combinaison des deux mots qui ne peut être audible qu’a celui qui est Russe au sens d’être habité par l’âme de l’immensité de cette terre. Le diminutif de « Volïa » ; « volïouchka » amplifie encore l’intensité de cette liberté puissante, irradiante, de ce tsunami qui inonde l’être tout en émanant du fin fond de son âme, en résonance d’avec la nature mouvante. C’est à travers cette « volïouchka » , c’est autour de cette puissante liberté que se fit la rencontre entre les peuples Russes et Tsiganes.

Tabor.jpg

  Le XIX° et le début du XX° siècle russe, furent l’apogée de cette union émotionnelle entre, d’un côté, une russie s’appropriant à travers sa musique, l’éternelle errance du peuple Tsigane et l’adaptant à l’âme fluide des terres russiennes, et, de l’autre côté le peuple tsigane peu à peu liant sa musique à l’infini de la terre russe qui lui apparaissait telle une rémanence lancinante de son errance séculaire.

Il n’est pas étonnant que Boris Prozorovski, lui qui paya de sa vie, sa liberté d’être, soit l’auteur des mélodies de nombre de ces romances tsiganes. Dont celle de « Adieu mon campement Tsigane ! »

Voici donc un vidéogramme où la voix de Piotr Lechtchenko,  interprète « Adieux mon campement tsigane »

______________

Прощай, мой табор !
Adieu, mon campement tsigane !

Paroles : V. Makovski / Musique : B. Prozorovski

Le mode de vie et les coutumes tsiganes, sont anciens,
Comme les chansons que nous chantons.
Sous le bourdonnement des cordes, au son de la guitare,
Brûlant la vie, en vain, nous vivons.

Ce jour, je vous fais mes adieux, Tsiganes,
Et vers une vie nouvelle, je m’en vais.
Ne me regrettez pas vous, les Tsiganes !
Adieu, mon campement, je chante pour la dernière fois !

Je quitte le campement tzigane,
Suffit pour moi, la folle liberté !
Ce qui m’attend dans ma vie nouvelle, Je ne le sais,
Mais, du passé, il n’y a rien à regretter.

Aujourd'hui je suis joyeux avec vous, Tsiganes
Mais demain, je vous aurai quitté, je ne serai plus là …
Ne me regrettez pas vous, les Tsiganes !
Adieu, mon campement, je chante pour la dernière fois !

Variante :
Aujourd’hui, je vais chanter avec vous,
Mais demain, je m’en irai, je ne serai plus là.
De la chanson du Tsigane, Souvenez-vous,
Adieu, mon campement, je chante pour la dernière fois !

Traduction : Sarah P. Struve

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:33

youl-brinner.jpgYuli Borisovitch Bryner dit ; Yul Brynner, est né le 11 juillet 1920 à Vladivostok (Peut-être le 7 juillet 1915 à l'île Sakhaline selon certaines biographies), en Russie. Il est le fils de Boris Bryner, un ingénieur d’origine suisse, et de Maroussia Blagоvidova, fille d’un médecin russe. Ses parents l’ont prénommé Yuli en l’honneur de son grand-père paternel, Jules Bryner. En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille, Maroussia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin, en Chine. Puis, en 1934, tous les trois s’installent à Paris. Pour gagner sa vie, Yul Brynner joue de la guitare dans des cabarets, et devient apprenti au Théâtre des Mathurins. Puis, il travaille comme trapéziste au Cirque d’Hiver. En 1941, il part pour les Etats-Unis. Yul Brinner est decedé le 10 octobre 1985 à New York.

 

 

A-Diemitrevitch.jpgAliocha Dimitrievitch est né le 23 mars 1913 dans une famille d’artistes tsiganes russes, son père a crée un ensemble de chanteurs et danseurs Tsiganes. Aliocha (diminutif d’Alexis) a eu trois frères et deux sœurs, Ivan, Nicolas, Dimitri, Valia (1905 – 1983) et Maroussia (décédée d’un cancer en 1960) Chacun des enfants avait son rôle dans le groupe musical du père, chanteur, danseur ou musicien. Aliocha était danseur et chanteur. Durant la guerre civile, la famille part d’abord pour Harbin en Chine avec l’armée du Général Koltchak, et continue à se produire dans de nombreux pays dont le Japon, la Finlande, l’Italie, le Maroc. La tribue vécut un temps en Espagne, puis en 1929 les Dimitrievitch s’installèrent en France, à Marseille, puis à Paris. Ils se produisaient au restaurant "l’Ermitage," où se produisait également Vertinsky. A la fin des années 30 , Aliocha rencontre Yul Brinner, avec le quel il se produit dans les restaurants et cabarets russes de Paris. A la veille de la seconde guerre mondiale, les Dimitrievitch partirent pour l’Amérique du sud. Aliocha revient à Paris en 1961 à l’appel de sa sœur, Valia. Ils se produisent alors dans deux restaurants russes « Cheerasade » et « Raspoutine. » En 1962 il enregistre un disque « les dernières voix tsiganes. » Durant les années 70, il rencontre souvent Vladimir Vissotski et chante avec lui, tous deux avaient en projet un disque, mais Vissotski meurt en 1980 sans que ce projet ne se réalise. Aliocha Dimitirevitch est décédé à Paris le 21 mars 1984. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce vidéogramme est un court extrait de la romance « Deux guitares » interprété par Yul Brinner et Aliocha Dimitrievitch lors de l’une de leurs retrouvailles à Paris.

 

Deux Guitares

две гитары

Chanson tsigane

Les champs, le vent, des feux,
Une route lointaine.
Le cœur geint de tristesse,
Et l’âme est inquiète.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.


Dans les champs des pavots et des bleuets,
Les deux me sont chères.
Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.


Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.
Je n'aime que toi seule,
J’aimai, et je soufrai,
Je soufrai pour rien.
Maintenant l’amour s’en est allée,
Tout est à nouveau merveilleux.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Parles donc avec moi,
Guitare à sept cordes,
L’âme est pleine d’un tel cafard,
Et la nuit tellement lunaire,
Voila, la bas, une étoile brûle,
d'un vif et douloureux éclat,
Voila, là-bas, une étoile brûle,
Qui de ses rayons transperce le cœur
Se moquant de lui, sarcastique,
Que veut elle donc de mon cœur,
Ne sait-elle pas sans cela,
Que toute ma vie est enchaînée
A une très ancienne tristesse
Oh, toi ma vie, ma vie,
Mon cœur, sers toi contre le mien,
Tu ne porteras, non ne porteras de péchés,
Et quant à moi, que les gens me jugent.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Et du soir au matin,
Je cafarde, soufre, et m’apitoie.
O, murmure moi donc, jusqu'au bout,
Cette chanson que tu n’as pas terminée.
Deux guitares en tintant,
Se mirent
à chanter, plaintives.
Cette mélodie vient du fond de l’enfance,
Mon
amie ancienne , est-ce donc toi ?
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Traduction: Sarah P. Struve

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 09:19

Ce Vidéogramme est issu du film « Romance cruelle » d'Eldar Riazanov datant de 1984 d’après l’oeuvre d’ Alexandre Ostrovski. Nikita Mikhalkov joue dans le film le rôle de Sergeï Paratov, riche propriétaire d’une compagnie de navigation et amoureux de Larissa, dernière fille d’une veuve. Mais, Paratov doit bientôt partir afin de régler des affaires. Dans cette Vidéo, Nikita Mikhalkov interprète un poème de Rudiard Kipling : « Et le tsigane va. » Cette chanson est devenue à l’instar d’autres chansons de films russes, une chanson populaire que tout le monde aime, connaît et chante.

Мохнатый шмель (А цыган идёт)
Et le tsigane va.

Paroles de Rudyard. Kipling, adaptation en russe de G. Kroujkov ~ Musique :Andreï Petrov

Un bourdon chevelu, sur l’houblon odorant,
Un héron gris dans les roseaux,
Et la fille tsigane, dans la nuit, à la suite de son aimé,
Héritière de l’esprit nomade,

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
Vers le crépuscule où frémissent les voiles
Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache
Vers les cieux empourprés !

Ensemble le long du sentier à la rencontre du destin
Sans chercher à discerner, ci c’est vers l’enfer ou le paradis
C’est ainsi qu’il faut aller, sans s’effrayer du sentier
Que cela soit au bord du monde, Que cela soit au delà.

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
À la rencontre de L’aurore, vers l’orient
Là où, douce et tendre, rosie l’onde
Du point du jour qui s’écoule tel le sable !

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
Jusqu’aux hurlantes latitudes sudistes
Là où la féroce tempête, tel un ballet divin
Soulève la poussière océane !

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade,
Vers le crépuscule où frémissent les voiles
Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache
Vers les cieux empourprés !

Traduction en français de l’adaptation russe: Sarah P. Struve

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