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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 05:00

"Над окошком месяц  ~Nad okochkam mecïats ~ Au-dessus de la fenêtre le croissant de lune."  est  une rchanson populaire russe, sur un poème de Sergueï Essenine (1895 –1925) poème qu’il écrivit en août 1925, quelques mois avant sa mort.

FrankelC’est le compositeur soviétique  Yan Frenkel, originaire d’une famille Ashkenaz de Kiev, décédé en 1989 à Riga, et qui repose au cimetière de Novodivitchi de Moscou ,  qui en composa la musique pour le film "Корона Российской империи ~ korona Rossiisskoï imperii ~ La couronne de l’Empire russe" sorti en 1971.

Frankel a composé nombre de musiques et de chansons de films. il écrivit, parallèlement, les musiques des chansons de nombreux chanteurs soviétiques célèbres, telle Ludmila Zykina.

Essenine-Topol.jpgVoici deux vidéogrammes pour illustrer cette chanson.
Dans le premier,
elle est interprétée Par le cœur académique d’Etat de Riazan et L'orchestre symphonique de Riazan sur un arrangement musical  d'Evgueni Papov.
Dans le second  vidéogramme, 
sur un montage de "pustinnik50" on peut entendre la bande son originale du film avec l’interprétation de l’acteur Vladimir Ivachov (1935 ~1995.).

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Над окошком месяц  / Au-dessus de la fenêtre le croissant de lune
Paroles : S. Essenine  ~ Musique Y. Frankel

Au-dessus de la fenêtre le croissant de lune, sous la fenêtre le vent.
Un peuplier dénudé, clair  et argenté.
Le pleure lointain d’un accordéon, voix esseulée,

Si familier et tellement  éloigné.
Le pleure lointain de l’accordéon, voix esseulée.

Si familier et tellement  éloigné.

Pleure et rit la chanson téméraire.
Où est tu mon tilleul ? Tilleul séculaire ?

Moi-même, aux aurores,  les jours de fête, il fut un temps,
Mon accordéon déployé, je m’en allai voir mon aimée.

Pour mon aimée, je ne représente plus rien, maintenant.
Je  pleure et rit au son d’une chanson étrangère.

Au-dessus de la fenêtre le croissant de lune, sous la fenêtre le vent.
Un peuplier dénudé, clair  et argenté.

Au-dessus de la fenêtre le croissant de lune, sous la fenêtre le vent.
Un peuplier dénudé, clair  et argenté.

Août 1925

Traduction : Sarah P. Struve.

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Published by Sarah. P. Struve - Струве Сара Петр - dans Sergueï Essenine - Сергей Есенин
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 10:40

Voici l’un des derniers poèmes de Sergueï Essenine (1895 – 1925)

Essenine datait rarement ses poèmes, cependant il data celui-ci, qu’il écrivit le 28 novembre 1925, un mois avant son suicide. Le jour où il écrivit « Mon érable effeuillé » il se trouvait en hôpital psychiatrique où il s’était réfugié de sa propre volonté pour se cacher de poursuites judiciaires et de la Tcheka, qui le recherchait. L’un de ses biographes s’était renseigné auprès du service météo pour connaitre le temps qu’il faisait à Moscou les jours entourant l'écriture de ce poème. De fait, ces jours là, une tempête de neige soufflait sur la ville.  Il faisait un temps froid et humide.

Essenine.jpg

Ce poème fut mis en musique par le compositeur Vassili Lepatov (1897 – 1965). Lepatov  mit en musique d’autres poèmes d’Essenine dont « Lettre à ma mère ». Qui résonne dans le film de Choukchine : « L’obier rouge ».

- Sur le vidéogramme ci-après, « Mon érable effeuillé » est interprété par Vladimir Charine du groupe Tchaïf

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Клен ты мой опавший  / Mon érable effeuillé

Sergueï Essenine

Mon érable effeuillé, érable, de glace, noyé,
Pourquoi, sous les tourbillons de neige, te tiens-tu penchés ?

Qu’as-tu donc vu ? Qu’as-tu écouté ?
Hors du village, tu sembles avoir glissé.

Et, comme un gardien saoul, sortant dans l’allée,
Tu t’es pris dans les congères, te gelant le pied.

Hélas, je ne tiens plus vraiment debout, enivré,
Revenant de godaille, jusqu’à la maison, je n’arriverai.

Là-bas j’ai rencontré un saule, là-bas, un pin, j’ai enlacé,
Sous la blanche tempête, je leur chantais l’été.

Semblable à cet érable, je me voyais,
Érable encore feuillu, pareille à un vert palais diapré.

Et, ivre mort, toute modestie épuisée,
Un bouleau, telle la femme d’un autre, j’enlaçais.


Traduction : Sarah P. Struve

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