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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 13:01
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Alexandre Vertinski débarque à Moscou en 1912. Il y pratique alors assidûment les cabarets, et avec sa sœur, la cocaïne. Voici une de ses chansons, intérprété dans ce vidéogramme par Tatiana Kabanova "Cocaïnette" qui parle de cette expérience..

 

Alexandre Vertinski

(1889 Kiev – 1957 Léningrad)

Cocaïnette ~  Кокаинетка

 
Pourquoi pleurez vous ici, solitaire et bête enfant,
Crucifiée de cocaïne le long des boulevards
Votre fin cou est à peine recouvert d’un boa
Effrangé, tout mouillé et drôle comme vous…
La boue automnale des boulevards vous a déjà empoisonnée
Et je sais qu'ayant crié, vous pouvez perdre vos esprits.
Et quand vous mourez sur ce banc, l’obscurité cauchemardesque
Recouvrira votre petit cadavre lilas…
Aussi, ne pleurez pas, cela ne sert à rien, ma solitaire enfant.
Crucifiée de cocaïne le long des boulevards mouillés de Moscou.
Il serait mieux que vous resserriez le boa sur votre petit cou
Et que vous alliez là-bas où personne ne vous demandera, qui étés vous.
Traduction : Sarah P. Struve

Lien N°1 : Une page sur Alexandre Vertinski avec deux traductions, et des audios de Vertinski ainsi que deux belles animations accompagnant ces traductions.

Lien N°2 : Pour une veritable rencontre avec Vertinski: Le site que lui a consacrée Ekaterina Yam

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 21:41

Monsieur Sarkozy vient d’offrir généreusement à l’OTAN 1000 hommes supplémentaires pour les envoyer en Afghanistan, les sacrifiant sur l’hôtel de la soumission à la « lutte antiterroriste. » d'un occident méprisant qui s'imagine pouvoir mieux faire que Léonid Brejnev en 1979.

Alors que des afghans et des militaires des forces occupantes de l’OTAN meurent chaque jours dans ce pays, pour servir les maîtres étasuniens tout en laissant noyer l’Asie centrale et la Russie sous des tonnes d’opium et d’héroïne que grâce à l’occupation otanienne, les seigneurs de guerre locaux peuvent maintenant cultiver et trafiquer en toute impunité. Alors que le chaos de la violence semble se propager inexorablement au Pakistan voisin, Il m’a s’emblé utile d’offrir en retour à Monsieur Sarkozy cette traduction d’une chanson d’Alexandre Vertinski datant de 1917 : "Ce que je dois dire."

 

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile,
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

Des spectateurs précautionneux s’emmitouflaient muets dans leurs pelisses
Et une femme d’on ne sait où, au visage déformé,
Embrassait les lèvres bleuies du défunt,
Jetant au visage du prêtre, son alliance

On les recouvrit de branches de pin, on les pétri de boue
Et les gens s’en retournèrent discuter entre eux,
Qu’il était temps de mettre fin à cette horreur,
Que même sans cela, bientôt, nous commencerions à souffrir de la faim.

Mais personne n’a eu l’idée de se mettre simplement à genoux
Et de dire à ses gamins, que dans un pays sans talant
Même les exploits lumineux, ce ne sont que les marches
De précipices sans fond menant à un inaccessible printemps

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

   Traduction Sarah P. Struve  

Ecouter « Ce que je doit dire » interprété par Boris Grebenchikov.

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:42

 

Ce que je dois dire
То, что я должен сказать

Alexandre Vertinski

(1917)

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile,
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

Des spectateurs précautionneux s’emmitouflaient muets dans leurs pelisses
Et une femme d’on ne sait où, au visage déformé,
Embrassait les lèvres bleuies du défunt,
Jetant au visage du prêtre, son alliance

On les recouvrit de branches de pin, on les pétri de boue
Et les gens s’en retournèrent discuter sous l'auvent,
Qu’il était temps de mettre fin à cette horreur,
Que même sans cela, bientôt, nous commencerions à souffrir de la faim.

Mais personne n’a eu l’idée de se mettre simplement à genoux
Et de dire à ces gamins, que dans un pays sans talant
Même les exploits lumineux, ce ne sont que les marches
De précipices sans fond menant à un inaccessible printemps

Je ne sais pourquoi et à qui est-ce utile
Qui donc les a envoyés à la mort d’une main ne tremblant pas
Sans pitié aucune, avec tant de méchanceté et d’inutilité,
Les laissant choir dans la paix éternelle

   Traduction Sarah P. Struve
Ecouter « Ce que je doit dire » interprété par Alexandre Vertinski. 
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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