Ce poème du poète daghestanais, Rassoul Gamzatov, (1923 – 2003,) fut écrit en langue avar, l’une des langues de la République du Daguestan ; il fut traduit en russe par Nahum Grébnev et, mis en musique par Yan Frenkel en 1968. la traduction et l’adaptation de ce poème en français, a été traduite de la version russe.
Le vidéogramme reprend un clip d'Agneshka O'Kar, avec l’interprétation de Mark Bernes, qui fut le premier à chanter ce poème.
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Il me semble parfois que les soldats,
Qui ne sont pas revenus des champs sanglants,
Ne sont pas tombés sur notre terre, autrefois,
Mais, se sont transformés en échassiers blancs.
Depuis nos jours jusqu'à ces lointains temps,
Ils volent et nous font entendre leurs chants.
N'est-ce pas pour cela que, si souvent et si tristement,
Nous restons muet, les yeux levés vers le firmament.
Ils voguent, ils voguent en formation le long de l’empiré,
Ils voguent dans le brouillard du couchant de la journée,
Et dans cette formation, il y a un petit espace,
Peut-être que m’est destinée cette place.
Le jour viendra et avec une volée d’échassiers
Dans la même brume grise, je voguerai,
Depuis le ciel, tel un oiseau, je vous appellerai
Vous tous, que sur terre, j'ai laissés…
Il me semble parfois que les soldats,
Qui ne sont pas revenus des champs sanglants,
Ne sont pas tombés sur notre terre, autrefois,
Mais se sont transformés en échassiers blancs.
Traduction : Sarah P. Struve
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