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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:01

Cette chanson populaire casaque daterait de l’année 1783 et raconte dans sa première version l’affrontement des cosaques du Don avec la cavalerie Nogaïs. Elle a du résonner également dans le Paris de 1814.

- Durant la guerre civile, elle serait devenue la chanson de la bataille qui eu lieu en janvier 1920, entre la cavalerie cosaque blanche du général Pavlov et la première armée de cavalerie rouge de Boudionov, sur le fleuve Manytch, dans le sud de la Russie. Le nombre de cavaliers cosaques, tant du côté blanc que du côté rouge s’élevait réellement à prés de quarante milles hommes. Les blancs perdirent cette bataille et durent reculer à travers la steppe gelée vers Novorossiisk pour, au mois de mars de la même année, une terrible traversée de prés de 300 kilomètres à travers la mer noire afin atteindre la Crimée.

- Il existe un couplet qui fut chantaient par les cosaques restés fidèles au gouvernement provisoire : Aussi, commémorerons frères, nos frères fidèles / Nos frères en Christ du Terek et du Kouban. / Le Juda Trotski et le Juda Sverdlov, / Ont Crucifiés lâchement sur la croix, la mère-Russie. 

- Cette chanson fut également l’une des préférée de l’anarcho-communiste, Nestor Makhno, qui devait la ressasser dans son exile français, entre son travail de peintre en bâtiment, son logement de Vincennes et le café-tabac où il venait les dimanches, jouer au tiercé.

Voici trois interprétations de cette chanson. Dans le premier vidéogramme elle est chantée par le chœur des cosaques du Kouban  , chœur existant depuis 1811. Dans le deuxième vidéogramme la chanson est interprétée par Jeanna Bitchevskaia sur des photos d’archive. Dans la troisième vidéo, elle est interprétée par Pélagueia, une jeune chanteuse – elle est née en 1986 – de Rock-folk russe

_____________

Любо, братцы, любо…
Il fait bon, frères, il fait bon…

Chanson populaire cosaque

 

 

Comme sur le terrible Terek
Les Cosaques ont menés
Les Cosaques ont menés quarante milles chevaux.
Et la plaine s’est couverte,
Et la berge s’est couverte,
De centaines de gens sabrés, fusillés.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman*, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Ceux que l’Ataman choisi, il les connait.
- Escadron à cheval ! Et moi, on m’a oublié.
Il leurs est échu la destinée cosaque et la liberté,
Moi, il m’est échu la terre poussiéreuse et brûlée.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Et la première balle, et la première balle,
Et la première balle, mon cheval à la patte, blessa.
Et la seconde balle, Et la seconde balle,
Et la seconde balle, au cœur, me blessa.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Ma femme s’attristera,
Epousera un autre,
Un de mes camarades, elle m’oubliera.
Dommage seulement pour la liberté
Dans le vaste petit pré,
Dommage pour mon cheval isabel et mon sabre aiguisé.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Et la pluie froide, et la pluie froide,
Et la pluie froide, mes os, lavera.
Et le noir corbeau, et le noir corbeau,
Et le noir corbeau, mes cheveux, béquètera.

(Variante du dernier couplet chanté par les cosaques du Don)
Mes boucles blondes, mes yeux clairs,
Les herbes folles et l’absinthe sauvage envahiront.
Mes os blancs, mon cœur fier,
Rapaces et corbeaux, dans la steppe disperseront.

Il fait bon, frères, il fait bon,
Il fait bon vivre, frères !
Avec notre ataman, On n’a pas à s'apitoyer! (bis)

Traduction : Sarah P. Struve.

* - Le terme « Ataman » d’après certainnes versions, vient du terme Guéîtman lui-même dérivé du mot anglo-saxon et scandinave ; « Headman » qui signifie « capitaine » Ce mot aurait transité par la Pologne avant de s’encrer en Russie. Selon une autre version, Ataman est issu de deux mots turcs, « ata » qui signifie « père » et « taman » ou « temen » qui veut dire «dix milles). C’est ainsi que les cosaques désignent le chef de la « stanitsa – village » élut par eux, qui, pendant les périodes de service et de guerre, est en même temps le commandant du régiment formé par les hommes de la stanitsa.

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Published by stengazeta.over-blog.com - dans Chansons cosaques
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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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