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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 01:07

 

Dans nombres de pays, en ces jours de commémoration et de souvenir de la victoire des forces alliées sur le nazisme, les gens viennent se recueillir sur les tombes de ceux qui ont sauvé l’Europe du fascisme. En France, des centaines de soldats soviétiques furent enterrés après la guerre. Des gens continuent à rechercher les noms de ces héros et tentent de se mettre en lien avec leurs proches et descendants.

Ils sont convaincus qu’il ne peut resté de tombes sans nom et font tout leur possible pour que les hauts faits de tous ces soldats s’inscrivent dans l’Histoire de cette grande victoire.

Cimetière militaire de la ville de Beauvais, à 90 kilomètres de Paris. Une modeste croix et une inscription en français : « Russe inconnu, mort pour la patrie » et à côté encore deux croix identiques, sans nom, sans date. Il est communément admis que plus à l’ouest de Berlin, il n’y a pas eu de combattants soviétiques et qu’il ne pouvait y en avoir. L’armée soviétique n’avançait-elle pas depuis l’est. Cependant, des tombes semblables à celles de Beauvais, il y en a en France non pas dix, ni même cent, mais des milliers jamais recensés, souvent sans nom et oubliés.

SOLDA RUSSE FRANCE1

Les historiens ne sont toujours pas d’accord entre eux, combien de soldats soviétiques furent faits prisonniers par les fascistes et combien de simples citoyens soviétiques furent déportés en tant que travailleurs forcés. On cite des chiffres de l’ordre de cinq, voire dix millions. Sergueï Dybov, dans le civil, ingénieur, recherche durant son temps libre, ses concitoyens couchés pour toujours dans la terre française. Dybov dit que les archives locales ressemblent à un champ en friche.

Sergueï Dybov est un prospecteur. « Après la guerre 150 mille citoyens soviétiques furent rapatrié de France en 1945, ces rapatriements ont continués assez activement jusqu’en 47, aussi, je pense que l’on peut parler au minimum de deux cent milles personnes ».

Deux cent mille, ce sont seulement ceux qui ont pu revenir dans leur patrie. Le bourg de Saint Sauveur. Une petite bute recouverte d’herbes folles : « Alexeï Derevenski, mort pour la lutte commune des alliés ». Dans les archives du ministère de la défense de la Fédération de Russie, cette tombe n’est pas mentionnée, pour ses proches il est considéré comme « disparu ».

Comme Andreï Belov, dont la tombe est au cimetière de Beauvais. Au Ministère de la Défense on ne connait, qu’à peut près 40 endroits en France, où reposent des combattants soviétiques. Dybov affirme qu’il n’y en a pas moins de trois cents. Il a vérifié personnellement.

Sergueï Dybov : « dans le camp de Boulogne ils étaient près de 200 à être utilisés aux travaux des fortifications, cassant la pierre, coulant le béton ».

Marceau Pillot a déjà 90 ans et sort rarement de chez lui. Mais, une fois par an, il vient obligatoirement faire un tour par là. Piotre Brage (né à Gorki en 1918) est mort dans ses bras. En 1944, ce sont des paysans français qui ont caché ce soldat russe qui s’était enfui d’un camp de concentration. Lorsque les fascistes se sont repliés d’ici, ils ont pris avec eux, deux personnes en otage.

Marceau Pillot : « Nous avons décidé de récupérer les nôtres, lui aussi s’est porté volontaire. Il s’est précipité en premier, une fusillade éclatât. Les nôtres, nous les avons récupérer, mais lui, on l’a perdus ».

Brage Piotre

 

Luc Redregoo, maire de Thiescourt : « Cette tombe est à la charge de la commune, nous l’entretenons, n’est-il pas mort en prenant la défense des nôtres. Ce serait bien de retrouver ses proches en Russie ».

 

Il y a aussi cette tombe sur le site de Sergeï Dybov, des centaines d’autres aussi, des tombes non répertoriées, inconnues. On s’adresse souvent à lui pour de l’aide : « aidez nous à le trouver, peut être que notre père (grand-père ou bien arrière grand-père) est enterré en France ».

En ce moment il recherche la tombe d’Alexeï Zoubov. Il n’y a aucune trace de lui dans les archives. Mais, sur le monument commémoratif de la ville de Boulogne-sur-Mer, son nom est gravé en lettres d’or à côté des noms des héros de la résistance française. Ce fut donc un héros, un héros méconnus pour sa patrie.

D’après 1°Kanal : Jeanna Agalakova

Le site de Sergueï Dybov

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 17:23

Les soldats russes en France

1916-1918

Au terme d'accords signés en décembre 1915, la Russie tsariste avait accepté d'envoyer quatre brigades d'infanterie composées d'environ 45 000 officiers et soldats, combattre aux côtés des troupes françaises : la 2ème et la 4ème brigades dans les Balkans, sur le front de Salonique 

saint-hiler2.jpg la 1ère et la 3ème brigades sur le front français, en Champagne.

Situé au lieu-dit " L'Espérance ", en bordure de l'actuel camp militaire de Mourmelon, le site de Saint-Hilaire-le-Grand a été choisi pour honorer la mémoire des soldats russes tués sur les champs de bataille de Champagne, en souvenir de l'alliance militaire franco-russe célébrée avant la 1ère guerre mondiale à l'occasion de la visite en Champagne du tsar NICOLAS II, en 1896 et à nouveau en 1901.
saint-hiler.jpg
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