Ce poème du poète daghestanais, Rassoul Gamzatov, (1923 – 2003,) fut écrit en langue avar, l’une des langues de la République du Daguestan ; il fut traduit en russe par Nahum Grébnev et, mis en musique par Yan Frenkel en 1968. la traduction et l’adaptation de ce poème en français, a été traduite de la version russe.
Le vidéogramme reprend un clip d'Agneshka O'Kar, avec l’interprétation de Mark Bernes, qui fut le premier à chanter ce poème.
~~~~~~~~~~~~~~~~
Журавли / Les échassiers Poème : Rassoul Gamzatov / Musique : Yan Frenkel
Il me semble parfois que les soldats,
Qui ne sont pas revenus des champs sanglants,
Ne sont pas tombés sur notre terre, autrefois,
Mais, se sont transformés en échassiers blancs.
Depuis nos jours jusqu'à ces lointains temps,
Ils volent et nous font entendre leurs chants.
N'est-ce pas pour cela que, si souvent et si tristement,
Nous restons muet, les yeux levés vers le firmament.
Ils voguent, ils voguent en formation le long de l’empiré,
Ils voguent dans le brouillard du couchant de la journée,
Et dans cette formation, il y a un petit espace,
Peut-être que m’est destinée cette place.
Le jour viendra et avec une volée d’échassiers
Dans la même brume grise, je voguerai,
Depuis le ciel, tel un oiseau, je vous appellerai
Vous tous, que sur terre, j'ai laissés…
Il me semble parfois que les soldats,
Qui ne sont pas revenus des champs sanglants,
Ne sont pas tombés sur notre terre, autrefois,
Mais se sont transformés en échassiers blancs.
А май уже наступил / Et mai est déjà là Anna Reviakina / Анна Ревякина
2022
___________
Et mai est déjà là – le premier, le deux, le trois.
Il nous recouvre, nous masque d’un filet de camouflage.
Nous élève au-dessus du monde, promettant la victoire.
Je m’en vais imprimer le portrait de grand-père.
Je me fabrique un bouclier – un bâton, un bout de contre-plaqué.
Grand-père a des yeux – asphalte sec – gris-clairs.
Ilregardait avec eux attentivement – un russe d’Orel, mon héros.
Sur le bouclier, comme vivant, mon grand-père décédé.
Il a élevé une bonne petite-fille; serait-il content ?
Elle porte mon nom. Les Reviakine – une lignée vivace.
Et il me traîne le long de la Tverskaïa, à travers le temps.
En quarante-trois, un Allemand m’a tiré dans la jambe.
Et en quarante cinq, au tout début de mai,
J’étais étendu sous les corps des camarades, pensant que je mourrai.
Et ce n’est qu'en deux mille quinze, que je me suis endormi, décédé.
entre Dokoutchaevsk et Donetsk, dans un champen friche, je suis couché.
Je suis allongé, je ne pense à rien, déjà, ne croyant plus en rien.
J'ai vu comment un humain se transforme en une bête féroce.
Mais je n'ai jamais vu la bête redevenir un humain.
Au-dessus de moi volent, soit des cigognes, soit des solgnes.
Elles volent construire leurs nids sur les toits, par la guerre, fracassés,
Jadis, ma Liouba m’a dit : « Micha, nos enfants ne doivent pas voir
Ce dont tu rêves la nuit. »
Je lui ai menti alors, j’ai répondu que je le lui promettais.
J’ai découverts La chanson « B эту лунную ночь~ V étou lounouyou notch ~ En cette nuit lunaire » sur la chaîne musicale VEK, dont StengazetA a déjà présenté une interprétation. Il m’a été particulièrement difficile de trouver des informations sur cette chaîne, mais je suis finalement tombé sur une page du net, qui en disait quelque mot :
« Au centre culturel «Oural,» se produisit le 9 octobre 2021, pour la première fois, l'ensemble Masculin de la chaîne «VEK (Siècle)». La chaîne elle-même existe depuis plus de 10 ans et recueille des millions de vues. Les abonnés sont actuellement plus de deux cent cinquante mille, ce qui est juste un chiffre incroyable pour cette chaîne, où la musique russe traditionnelle résonne,
L'ensemble masculin de la chaîne est composée d'amis qui aiment, apprennent et chantent de la chanson populaire. Ce sont des gens ordinaires et modernes, à qui la culture traditionnelle n'est pas indifférente. Et ils essaient par leurs propres moyens de la préserver et de lui redonner vie, afin que la musique folklorique leur apporte de la joie ; mais aussi pour que tous les vidéo-spectateurs puissent savoir à quel point la véritable culture musicale traditionnelle de Russie est vraiment riche, diversifiée et intéressante.
L'ensemble masculin de la chaîne « VEK, » s'est réunie pour la première fois pour enregistrer une vidéo à l'automne 2018,. Jusqu'à ce jour, chacun des participants avait sa propre expérience du chant, certains étudiaient indépendamment la chanson folklorique, ou était membre d'un groupe folklorique. Depuis lors, les membres de cet «ensemble virtuel» se produisent dans un grand ensemble.
Dans le répertoire de « VEK », il y a des chansons de différentes régions de Russie: des chansonsdesCosaques du Don, du Kouban, du Terek, des chansons sibériennes, ainsi que des régions du centre et du Sud de la Russie;" le chant polyphonique, c’est une résonance unique du chant folklorique en ce monde moderne ! »
En fouillant un peu plus la toile, je suis tombé sur un article intéressant sur le portail de littérature russe "Proza.ru "En 1994 à Stourzovka*, un village du district de Gloden en République de Moldavie, j'ai enregistré, entre autres, plusieurs chansons folkloriques russes, qui m'ont suscité un intérêt particulier. C’était des chansons que je n'avais jamais entendues auparavant, ni interprétées par les habitants de nos lieux, ni à la radio. Un habitant de Stourzovka, ainsi que d’autres gens du pays ont parlé de la grande renommée de ces chansonsdans ce village. La chanson «En cette nuit lunaire» (...) m'a fait une impression absolument incroyable. Elle sentait le XIXe siècle et les étendues des steppes sans fin. La tragédie de l'amour humain, du chagrin maternel, ne peuvent laisser l'auditeur indifférent. On sent que son texte est écrit par un brillant maître de la parole, un fin connaisseur de la psyché humaine, un homme d'un grand talent artistique. Malheureusement, je n'ai toujours pas été en mesure de savoir qui était l’auteur de ce texte."
*Le village de Stourzovka fut fondé il y a environ 250 ans. Il est mentionné pour la première fois en 1852. Son fondateur était le Prince Dmitri Stourdza. durant son service auprès du général Souvorov, il suggéra comment prendre la forteresse ottomane «Akkerman». Son plan réussit. Pour cela, il lui fut offert une terre près de la ville de Baltsy. le Prince Dmitri Stourdza permis à de nouveaux arrivants, de s'y installer et de fonder un village, mais à la condition que celui-ci porte son nom et qu'il y ait au moins trois cents foyers. Au début, cette localité portait le nom de Stourdzovka, mais au fil du temps, elle fut rebaptisée Stourzovka.)
« En cette nuit lunaire »est un chant originaire du haut Don. Comme tout chant populaire il en existe plusieurs variantes. Sur le vidéogramme ci-après, enregistrée en 2021, il est interprété par Alexeï Firssov, Dmitri Matveenko, Dmitri Omeltchenko, Nikolaï Sakharov ; ils font partie tous les quatre de l’ensemble musical « kazatchii kroug~ Le cercle cosaque .»
En cette nuit lunaire, me réveilla un gémissement,
Près de moi, une tsigane se tenait
Me demandant que je puisse l’aider,
Près du feu de camp, sa fille se mourait.
Je l’aisuivi ; belle et pâle,
Sur des haillons, elle était allongée
De la jeune poitrine, sous un chatoyant châle,
Un filet de sang chaud, s’écoulait.
Je me penchaivers elle; ses lèvres se mirent à murmurer
« Oh, comme passionnément , je l’aimai,
Pour une tromperie, pour son infidélité,
jusqu’à la garde, dans ma poitrine, un poignard, j’ai enfoncé.
Il ne m’aime pas, il m’a quitté,
Vers les steppes d’Orenbourg, s’en est allé
Mais le sang tzigane, chaud et fière,
Ne portera pas les chaînes de l’indignité.
Je me suis penché plus près, elle avait cessé de respirer
A l’est, l’aurore s’enflammait,
Seule, la vieille mère, pleurait
Et la large steppes s’agitait.
L’auteur de "Любимый мой – Liubimyi moï – Mon aimé," est Yuta, de son vrai nom Anna Ossipova, née en 1979 à Sverdlovsk, ( actuellement et anciennement Ekaterinbourg.) Yuta est une chanteuse, musicienne, auteur-interprète et compositrice russe. Fille de musicien, elle fonde à partir de 1999, le groupe "Yuta" dont elle est directrice artistique et chanteuse. En juin 2012, elle annonce le début de sa carrière solo. Yuta est artiste émérite de la République de tchétchènie et artiste émérite de Russie. « Mon aimé » fut écrite pour la série «Пока станица спит – poka stanitsa spit – pendant que la stanitsa dort » sortie sur les écrans en 2014. Le terme Stanitsa désigne les villages cosaques des régions du sud de la Fédération de Russie, dont notamment la République populaire de Lougansk.
Dans le premier vidéogramme, Yuta chante "Mon aimé," accompagné par l'accordéoniste Valery Siomine, .
Sur le second vidéogramme , la chanson est interprétée par le groupe folklorique « Sokolovye » invité chez Kouzma Bolotov à "la cuisine des talents," dont StengazetA a déjà publié une interprétation.
Le soleil éclatant, blanc, flamboie.
Oh, les nuits sombres et les enlacements brûlants.
Cœur de jeune fille, tu t’es mis a parler
Oh maman, ma petit maman, je ne sais pas mentir, moi.
Vole tel un vent sauvage, mon aimé !
Sang cosaque, noirest tonétalon.
Mon aimé, tel que toi, il n’y en a qu’un seul au monde !
Oh, d’être ensemble avec toi, n’est pas notre destinée,
Mon aimé ! Mon aimé.
Steppe et cheveux d’ange jusqu'à l'aube,
Longue ou courte, la route est pour nous deux.
Cœur de jeune fille, tu t’est mis à parler
Oh, braves gens, ne jugez pas sévèrement !
Vole tel un vent sauvage, mon aimé !
Sang cosaque, noirest tonétalon.
Mon aimé, tel que toi, il n’y en a qu’un seul au monde !
Oh, d’être ensemble avec toi, n’est pas notre destinée,
Mon aimé ! Mon aimé.
Le soleil éclatant, blanc, flamboie.
Oh, les nuits sombres et les enlacements brûlants.
Cœur de jeune fille, tu t’es mis a parler
Oh maman, ma petit maman, je ne sais pas mentir, moi.
Vole tel un vent sauvage, mon aimé !
Sang cosaque, noirest tonétalon.
Mon aimé, tel que toi, il n’y en a qu’un seul au monde !
Oh, d’être ensemble avec toi, n’est pas notre destinée,
Mon aimé ! Mon aimé.
"Была ж война – Byla zh voïna – C’était la guerre," est une chanson du folk-groupe "Rus." Le groupe "Rus" a été fondé en 2006 dans le district de Krasnochikoïsk de la région de Transbaïkalie.
- Le premier vidéogramme reprend l’interprétation du folk-groupe « Rus. » lors du festival « Dobrovidenie » dédié au 80e anniversaire de la Victoire, malgré le fait que le groupe reprend sa chanson dans une composition incomplète, il a été particulièrement apprécié par le public.
- Dans le second vidéogramme, c’est l’accordéoniste Ivan Razoumov avec le percussionniste Boris Eremeev, qui interprètent cette chanson, lors d’un concert donné dans la ville de Iaroslavl.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Была ж война / C’était la guerre Parole : Dmitri Kuznetsov – Musique : Boris Kortchanov
C'était la guerre,
Une sacrée mégère,
Mais c'est bon, je rentre vivant chez moi.
Il n'y a plus de maison et la grange a brûlé,
Là où on s'embrassait, Liouba, toi et moi.
de mes épaules, j'ôterai la capote militaire et avec elle la poussière de la guerre,
Et, j'étancherai ma soif avec l'eau du puits,
Je donnerai une tape à Liouba sur les endroits d'en dessous le dos
Et, elle va encore grincer comme avant : Oh !
Ah, mon petit fusil, il m'a meurtri l'épaule !
Et où est ma vielle faux ?
n'est-ce pas, que c'est bon de faucher,
Et de se débarrasser de pesantes pensées.
Avec ma petite hache, bûche après bûche, je travaillerai !
Il y aura une isba chaude et illuminée,
Comme dans tes bras, ma Russie, il fait bon !
Si bon que l'âme s’arrache de la poitrine en chanson.
Comme dans tes bras, ma Russie, il fait bon !
Si bon que l'âme s’arrache de la poitrine en chanson.
La chanson « Ogonïok » a été écrite parMikhail Issakovski, en février 1943, le poème est publié pour la première fois dans le journal « Pravda ». Et puis une sorte de miracle se produit : très vite, cette chanson commence à être chantée sur tous les fronts. Cependant, l'auteur de la musique reste inconnu. Après la guerre, une commission spéciale de l'Union des compositeurs a même été convoquée, afin de déterminer l'auteur de la musique de cette chanson devenue si populaire. Mais cette commission n'y arrivera pas. C'est ainsi que la chanson est très vite devenue vraiment populaire.
Le poète Evgeny Dolmatovski a expliqué l'incroyable impact de la chanson « Ogonïok » sur les combattants et les personnes restées à l'arrière : « L'image poétique de la lumière sur la fenêtre est devenue un symbole énorme et inspirant : notre lumière ne s'est pas éteinte, elle ne s'éteindra jamais ! La chanson a renforcé le lien indissoluble entre le front et l'arrière. »
Sur le vidéogramme ci-après, la chanson est interprétée par le groupe folklorique « Sokolovye » invité chez Kouzma Bolotov à "la cuisine des talents" dans la ville de Istra, région de Moscou.
~~~~~~~~~~~~~~
Огонёк ~ Petite lumière
Parole : M. Issakovski - Musique : auteur inconnu
Une jeune fille accompagnait
Un combattant,au front,
Par une nuit noire, elle lui dit adieu
Sur les marches du perron.
Tandis que derrière les brumes
Le jeune homme voyait,
Sur le rebord de la fenêtre de la jeune fille,
Une petite lumière briller.
Le gars fut accueilli
Par la brave famille du front,
Partout, il y avait des camarades,
Partout, il y avait des amis,
Mais, cette rue familière
Il ne pouvait l’oublier:
Où es-tu donc, mon adorée,
Où es-tu, ma petite lumière ?
Et l'amie lointaine
Envoie un message à son aimé,
Que son amour de jeune fille
Jamais ne mourrais.
Tout ce qui fut souhaité,
S’accomplira en son temps,
Ne s'éteindra pas avant l'heure
La petite lumière dorée.
Et, dans l'âme du combattant,
le calme et la joie
De ce si beau,
De ce mot.
Et, le gars cogne encore plus fort,
l'ennemi tant détesté,
Pour la patrie soviétique,
Pour la lumière de son foyer.
Pavel Kachine (de son vrai nom Pavel Petrovitch Kvaсha,) né le 4 mars 1967 à est un auteur-compositeur-interprète, poète, musicien et acteur soviétique et russe. Après avoir fait l’armée, il déménage à Leningrad en 1989. Au début il gagne sa vie en jouent du saxophone dans la rue et dans les passages souterrains, avant de rejoindre le groupe de Mikhail Bachakov « Doukhi » (Les esprits,) où il travaille jusqu'en 1991. Année à laquelle, il entreprend une carrière solo.On peut l’entendre parler de lui et de sa perception du monde dans l’émission «Tchelovek Z. »
La chanson « La vie - Zhizn - Жизнь » date de 1996.
La lumière
Au début du jour,
Au début de la vie,
Daigne.
La douleur,
Danse une polka
Au tréfonds de moi
Oust !
Je suis bien recousu
J'ai juste vu
le sens de vivre
D'être.
Stupide agilité
Dans les pieds
De l'âme.
Chante, mon rossignol,
Vol au dessus du précipice et raconte,
Raconte à mon aimable ;
comme quoi je suis encore en vie
Et reste couché, inutile
La gueule dans le seigle
Déversant de par le ciel, mes pensées
Qu'est tu donc, vie..
La vie
pas pour s’enorgueillir.
Mais, si douce à devenir
Juste, plus rien à en faire
Et dormir,
Dormir...
La vie
Presque chantée,
Mais ne pas finir de la boire,
Ne pas finir de la chanter.
foncer,
Courir et voir,
Respirer,
Supporter.
Chante, mon rossignol,
Vol au dessus du précipice et raconte,
Raconte à mon aimable ;
comme quoi je suis encore en vie
Et reste couché, inutile
La gueule dans le seigle
Déversant de par le ciel, mes pensées
Qu'es-tu donc, la vie,
La lumière
Au début du jour,
Au début de la vie,
Daigne.
Les auteurs du texte de la "valse de Stalingrade - Сталинградский вальс," sont : Ludmila Davidovitch et Victor Dragounski, la musique fut composée par Modest Tabatchnikov.
Ludmila Davidovitch(1900, Saint-Pétersbourg ~ 1986, Moscou,) fut actrice, auteur de pièces et de chansons. elle a entre autrecollaboré avec David Gutman et Leonid Outiossov au Théâtre de la satire de Leningrad ; Ludmila Davidovitch, a également traduit, les chansons de Maurice Chevalier, pour L. Outiossov. Victor Dragounski ( 1913, New York ~ 1972, Moscou,) fut un écrivain soviétique russe, de nouvelles et d’histoires pour enfants.
Le compositeur de la mélodie est Modest Tabatchnikov (1913, Odessa ~ 1977, Moscou) il fut l'auteur de nombreuses chansons populaires, particulièrement durant la période de la grande guerre patriotique.
~ Le vidéogramme ci-après, interprété par Garik Soukhatchev et Iouri Chtcherbakov, a été dédié à Ivan Avdeev, (1927 - 2005) originaire de la Stanitsa Katchalinskaia dans l’Oblast de Stalingrad, Accordéoniste; durant la grande guerre patriotique, a partir de 1944, il fut soldat et, l’un des interprètes de cette valse.
~~~~~~~~~~~~
Сталинградский вальс / La valse de Stalingrad Texte : Ludmila Davidovitch et Victor Dragounski
Musique : Modest Tabatchnikov
La lumière s’est évanouie au cœur de la nuit.
Et Le feu s'est depuis longtemps éteint.
Les étoile nous voient
peut-être pour la dernière fois.
l'instant de la séparation
Approche impitoyablement.
T'attendent les blessures et les pansements
M'attend une lointaine marche.
Refrain:
Tu es une p'tite sœur médicale.
Et je suis un éclaireur de régiment.
Mon cœur endurci,
A soudainement perdu la paix.
Dans les tranchées de Stalingrad,
Au milieu du feu et de la fumée,
Sous le grondement de la canonnade,
La guerre nous a fait nous rencontrer.
La lumière s’est évanouie au cœur de la nuit.
Au milieu du no-man's-land
Nous sommes couchés depuis deux nuits,
Attendant, les invités de l’autre côté.
Un ordre est donné : prendre un démineur
Qui, des mines, disposera,
Се qui, lors de l’offensive imminente,
Des pertes, nous évitera. Refrain :
La lumière s’est évanouie au cœur de la nuit.
Bat son cours, une mitrailleuse.
Soudain les frizs ont eux l’idée
De travailler notre carré.
Des obus, il n’y a pas de salut ;
Une douleur terrible m’a paralysé.
Je ne reverrai plus jamais mon aimée,
Je suis seul et condamné.Refrain :La lumière s’est évanouie au cœur de la nuit.
Est-il vivant est-il mort.
Brusquement, j’entends ta voix,
Est-ce un délire, est-ce un gémissement.
Je savais que tu étais vivant.
A travers les cratères d’obus, j’ai rampé,
De là, il faut vite s’extirper,
Il ne reste que deux heures avant potron-minet.
La lumière s’est évanouie au cœur de la nuit
Au-dessus de moi, un médecin se penche
Tient le coup cosaque, tient le coup.
Tu vas encore combattre.
Remercie le destin,
Pour ce bel amour,
Qu’au dépit des fascistes,
T’a sauvés de la mort une nouvelle fois.Refrain :
La chanson « Вечер на рейде ~ Soirée sur la rade » fut créé à Leningrad en août 1941, peut de temps avant, que la ville soit sous blocus, On pense que c'est l'une des premières chansons militaires, née à Leningrad en août 1941.
Ses auteurs sont les compositeurs Vassili Soloviev-Sedoï et le poète Alexandre Tchourkine. Comme tous les habitants de Leningrad, dans les premiers mois de la guerre, ils creusaient des tranchées, éteignaient des bombes incendiaires et travaillaient le soir dans le port de Leningrad.
- Un soir d'août, après une journée de travail, des amis se sont assis pour se reposer à bord d'une barge déchargée. "Rien ne rappelait la guerre", se souvient alors Alexandre Tchourkine.- Les vagues s'éclaboussaient légèrement sur les galets. La baie était enveloppée de brume bleue. Il y avait un navire dans le rade. Venant de lui, on entendait un son tranquille ; quelqu'un jouait de l'accordéon... Soloviov-Sédoï restait assis silencieux et comme prit dans ses pensées.
Quand nous sommes rentrés chez nous, il a dit: "c'est une belle soirée. Cela vaut une chanson." Apparemment, il avait déjà engendré la mélodie, parce qu'il m'a immédiatement dit. "Le contenu doit être le suivant: les marins quittent leur ville bien-aimée, disent au revoir...»
Voici trois vidéogrammes de cette chanson, Sur le premier c'est Soloviov-Sedoï qui, en 1974, l'interprète lui-même lors d'un concert. Sur le second, c'est une certaine «Aliona (Lacy Bluezy)» qui chante cette chanson sur fond de la baie de Sébastopol. Le troisième fut filmé en décembre 2016, lors d'une « flashmob,» à la gare de Sébastopol.
Musique: Vassili Soloviev-Sedoï / Texte: Alexandre Tchourkine
Chantons, amis, car en mer, demain,
Nous partons, dans l'avant aube embrumée.
Chantons plus gaiement, que chante avec nous
L’alerte capitaine à la chevelure argentées.
Adieu ville aimée,
Nous partons en mer, demain
Et, tôt le matin, Scintillera au-dessus de la poupe,
Le bout de tissu bleu, familier.
Le soir est à nouveau si agréable,
Que l'on ne peut pas, ne pas chanter de chansons.
Sur le service en mer, sur la grande amitié, Ensemble, amis, chantons !
Sur la grande rade, le silence s'étale,
La mer, de brume, s'est noyée
Et, la vague embrasse le rivage natal,
Apportant doucement le son d'un accordéon.
Adieu ville aimée,
Nous partons en mer, demain
Et, tôt le matin,
Apparaîtra derrière la poupe,
Le bout de tissu bleu familier.
Sergueï Makhovikov et né en 1963 à Leningrad. Il est chanteur, compositeur, interprète, acteur, cinéaste. En 2015, il a participé au projet de l'orchestre philharmonique D'état du territoire de l'Altaï de E. Artemeev sur le travail de V. Chukchine, faisant une tournée avec lui àSaint-Pétersbourg, Ivanovo, Yaroslavl et Moscou.
À l'automne 2014, il s'est rendu au Donbass, où il a apporté de l'aide humanitaire et donné plusieurs concerts. Plus tard, il s'est rendu à plusieurs reprises en République Populaire de Lougansk et en République Populaire de Donetsk toujours, en mission humanitaire.
Depuis 2015, il est interdit de séjour en Ukraine. En février 2016, il donne un concert pour les militaires russes à la base aérienne de Hmeimim en Syrie.
En mars 2023, il participe à l'émission de Sergueï Mikheev : « Tchelovek Z » que l'on peut visionner, ici.
A. Zakhartchenko
Dans le vidéogramme ci-après, pour le quarantième jour du décès d'Alexandre Zakhartchenko, premier dirigeant de la République Populaire de Donetsk, assassiné dans un attentat le 31 aout 2018, Sergueï Makhovikov interprète cette chanson qu'il a dédié à la mémoire de Zakhartchenko.
Un détachement de la milice est parti en reconnaissance de combat
Dans les tranchées, cela fait trois jours que les sentinelles ne dorment pas.
Dans le cagna, même le chat attend ; quand est-ce qu'ils rentreront à la maison.
Le crépuscule se couvrait d'un manteau gris
"Comment vont les gars là-bas ? Vont-ils revenir?"
Les commandants se taisent et fument cigarette sur cigarette.
Nous avons compris cette loi fondamentale de la guerre:
Plus effrayant que l'attente, c'est le temps du silence mort.
Par des obus, le "no mens land" familier est déchirée .
"Halte, qui va là ?!"et retentirons des voix :
"Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages.
Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages."
Te rappelles-tu lorsque nous avons rassemblé tous les blessés dans le ravin,
Ils étaient couchés en silence ; passait, cliquetant, l'ennemi.
Soudain, lentement, l'engin vira et s'en allât écraser...
Et ensuite, nous ne saurions l'oubliez, c'était comme ça:
Harnaché de grenades, un gamin, sous le tank, s'est couché ,
Et le ciel s'est soulevé et, s'en reveint en pluie d'éclats.
Comment s'appelait-il et quel âge il avait, nous ne le savions pas, nous avons juste murmuré: "Bien-aimé...".
Les étoiles ont entrouvert leur formation et se sont élevés à l'unisson avec toi.
Les Sentinelles ne dorment pas, et leur prière vole au ciel.
"Halte, qui va là ?!,"en réponse, retentissent les voix :
"Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages.
Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages."
Croix de Saour-moguila et fichus dans les nuages.
Nous avons été bombardés à bout portant, nous avons ri dans l'obscurité.
Et la nuit, en petite sœur, le saint printemps, s'est faufilé vers nous
Et nous nous sommes relevés de dessous la terre, sommes allés contre l'ennemi.
Et même le chien rampait en attaque - " Avec nous Moscou !"
Il y avait beaucoup de morts, peu d'eau et beaucoup de sang...
Pas de grades, pas de noms, et seulement dans le talkie-walkie, le grésillement de l'indicatif d'appel.
C'est notre destin et nous sommes fiers de notre avancée.
Les enfants attendent leurs pères, ils ont dans leurs paumes et l'amour et la guerre
Les gars reviendrons et nous dirons alors :
"Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages.
Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages.
Au-dessus de tout le Donbass, un ciel sans nuages.
Au-dessus de tout le Donbass, la victoire enrobée d’or! »
:
Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, de poésies, ainsi que des articles d'opinions.
Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux.
S. P Struve