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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 08:06

Au tout début de la guerre russo-japonaise (1904-05) le croiseur "Varïag" (Le Varègue) et la canonnière "Korietz" (le Coréen) se trouvaient dans le port neutre coréen de «Chemulpo» des navires de guerres anglais, français et américains y étaient à l’ancre également. Le 8 février (26 janvier d’après l’ancien calendrier) 1904 l’escadre japonaise du contre amiral Ouriou, bloqua le port dans le but d’empêcher le débarquement de troupes russes et l'intervention du croiseur "Varïag." Ce même jour la canonnière "Korietz" pris le cap sur Port Arthur, mais à la sortie du port fut attaqué, suite à quoi elle revint mouiller dans la rade. Le 27 janvier (9 février) le capitaine du "Varïag" Vsevolod Fédorovitch Roudnev reçut un ultimatum du contre amiral japonais. Roudnev l’ignora, et décida de forcer le blocus et de combattre près de Port Arthur, et en cas d’insuccès de saborder les navires. À la mi-journée le "Varïag" et le "Korietz" sortirent de la rade de Chemulpo pour affronter leurs destins. Les capitaines des vaisseaux étrangers présents, n’attendaient pas de la part du croiseur russe une telle attitude. Ils furent surpris, et en même temps ébahis par une tel courage. Les navires anglais et français, au passage du "Varïag" firent jouer leurs orchestres. Les capitaines des navires présents, rendirent les honneurs aux marins russes. A une distance de 10 miles de la rade, les navires rencontrèrent l’escadre japonaise en position derrière l’île d’Ïodolmi. L’amiral japonais proposa aux navires russes de se rendre, mais ne recevant aucune réponse, il fit ouvrir le feu. Ce combat inégal dura 50 minutes. Le "Varïag" coulât un dragueur de mines et quatre croiseurs japonais furent endommagés. Le "Varïag" reçut cinq blessures sous la ligne de flottaison, et pratiquement tous ses canons furent détruits. Un officier et 30 matelots furent tués, 6 officiers et 185 marins furent blessés. Il n’y eu pas de perte sur le "Korietz" Les deux vaisseaux rentrèrent au port, où ils furent sabordés. Le "Varïag" fut coulé, et on fit exploser le "Korietz." Leurs équipages furent recueillis par les navires des flottes étrangères.

L’exploit du "Varïag" émerveilla même l’ennemi, qui considéra que les marins Russes s’étaient comportés selon les canons de « l’honneur Samouraï » Les Japonais utilisèrent cet exploit dans des buts propagandistes, comme un exemple à imiter. Après la fin de la guerre, le gouvernement japonais créa à Séoul un musé à la mémoire des héros du "Varïag."

16 jours après la fin du "Varïag" et du "Korietz", dans le journal « Rus’ » sous la signature de Iakovlev Repninsky fut publié un poème « Varïag (Bouillonnent les vagues froides).» Plus tard, V.Benevsky ; chef de chœur de la cathédrale de l’icône de la sainte vierge de Riazan, de Stavropol, composa la mélodie de ce chant.

- Sur le premier vidéogramme, le texte est interprété par Oleg Pogoudine lors d’une soirée avec les cadets de l’institut F. E. Dzerzhinski de saint-Pétersbourg, en 1998.

- Le deuxième vidéogramme datant de 1990, reprend l'interprétation de l'Ensemble de chants et de dances de la flotte de la mer Noire.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Плещут холодные волны

Bouillonnent les vagues froides

Bouillonnent les vagues froides,
Se brisant contre la berge marine,
Les mouettes s’élancent au dessus de la mer,
Leur cri est plein de tristesse.
Les mouettes s’élancent au dessus de la mer,
Leur cri est plein de tristesse.

Là-bas, au milieu de la mer grondante,
Tournoie l’étendard de Saint André.
Se bat en un combat inégal,
Le beau et fier "Varïag."
Se bat en un combat inégal,
Le beau et fier "Varïag."

Le grand mat est brisé,
Le blindage transpercé,
Se bat courageusement l’équipage,
Avec la mer, le feu et l’ennemi.
Se bat courageusement l’équipage,
Avec la mer, le feu et l’ennemi.

Mouettes, au monde entier,
Transmettez cette triste nouvelle;
Que nous ne nous sommes pas rendu à l’ennemi,
Sommes tombés pour l’honneur russe.
Que nous ne nous sommes pas rendu à l’ennemi,
Sommes tombés pour l’honneur russe.

Devant l’ennemi, n’avons pas abaissé,
Le glorieux drapeau de Saint André !
Avons fait sauter le "Korietz"
Le "Varïag" fut coulé par nous même.
Avons fait sauter le "Korietz"
Le "Varïag" fut coulé par nous même.

Bouillonnent les vagues froides,
Se brisant contre la berge marine,
Les mouettes s’élancent vers la Russie,
Leur cri est plein de tristesse.
Les mouettes s’élancent vers la Russie,
Leur cri est plein de tristesse.

Traduction : Sarah P. Struve.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 18:41

Cette chanson fut écrite en 1969 par Vissotski pour le film « Les fils partent au combat » d’âpres le roman d’Ales Adamovitch : « Partisans. » Cette histoire se passe en Biélorussie durant la dernière guerre. Elle raconte comme les fils d’Anna Karzoun , partent rejoindre les partisans pour se battre.

~~~~~~~~~~~~~~

Il n’est pas revenu du combat / Он не вернулся из боя

Vladimir Vissotski

« La chanson que je vais chanter, je pense qu'elle paraitra proche à tous les téléspectateurs yougoslaves, et en particulier à ceux qui ont combattus ; car cette chanson qui est issue d’un film sur les partisans, est une chanson à propos de l’amitié de deux personnes, une chanson parlant de quelqu’un ayant perdu son ami avec lequel il a traversé côte à côte toute la guerre : Il n’est pas revenu du combat. » V. Vissotski.

_______________

Pourquoi rien ne va, apparemment tout est comme avant :
Le même ciel à nouveau bleu,
La même forêt, le même air et, la même eau,
Seulement il n’est pas revenu du combat.

Je n’arrive pas à comprendre qui de nous deux avait raison,
Durant nos ardentes discussions sans sommeil.
Ce n’est que maintenant qu’il me manque,
Depuis qu’il n’est pas revenu du combat.

Il se taisait mal à propos, et ne chantait jamais en mesure,
Il parlait toujours au sujet d’autre chose,
Il ne me laissait pas dormir, il se levait à l’aurore,
Et hier, il n’est pas revenu du combat.

Qu’il y ait un vide, maintenant, ce n’est pas le sujet,
Soudain, je me suis aperçu que nous étions deux.
Se fut comme ci un coup de vent souffla le feu de camp,
Lorsqu’il n’est pas revenu du combat.

Aujourd’hui le printemps s’est échappé de captivité.
Involontairement je l’ai interpellé :
- Ami, laisses moi fumer ! Et en réponse : le silence,
Hier, il n’est pas revenu du combat.

Nos morts ne nous laisserons pas dans le malheur,
Nos gisants, sont telles des sentinelles,
Le ciel se reflète dans la forêt, comme dans l’eau,
Et les arbres s’élancent bleus-ciel.

Nous avions amplement la place dans notre gourbi,
Même le temps ne coulait que pour nous deux.
Tout est pour moi seul, maintenant. Il me semble seulement,
Que c’est moi qui ne suis pas revenu du combat.

Traduction : Sarah P. Struve

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 18:48

La chanson "Loups et Corbeaux" a été pour la première fois publiée en 1991 dans l’album « Русский альбом – Rouskii album - L’album russe » et reprise dans plusieurs autres albums dont « Письма капитана Воронина – Pisma kapitana Voronina - Les lettre du capitaine Voronine »

Le vidéogramme qui suit, a été glané sur le net, vidéo qui mixe avec bonheur cette chanson de Grebenchikov ainsi que des images du film de Tarkovski : "Andrei Roubliov." Voici ce qu’en dit l'auteur du vidéogramme : « Cette vidéo en forme d'hommage, n'est pas une présentation du film, ni une illustration spécifique pour cette chanson de Boris Grebenchikov. C’est un encouragement en forme de collage pour découvrir deux chef-d'œuvres russes. Les deux ont des vibrations très similaires. Le film d’Andreï Tarkovski : "Andrei Roubliov," et la chanson de Boris Grebenchikov "Loups et Corbeaux" »

______________________

Волки и вороны / Loups et Corbeaux

Boris Grebenchikov - Борис Гребенщиков

Est-ce Dieu, est-ce simplement cette nuit qui sent l’encens.
Tout autour une haute forêt, sombre et moussue.
Serait-ce la béatitude, ou bien notre encerclement ;
Un courant d'air à l'âme, d'apparence joyeux.

Voila, ils viennent avec des effigies, avec des effigies inconnues,
Et se reflètent des lanternes de dessous l’eau sombre,
Je ne me souviens pas comment nous nous levâmes, comment nous sortîmes,
Je me rappelle seulement qu’il faille que nous allions jusqu'à l’étoile de chaleur…

Voici qu’il y a un haut temple, et sous son dôme, l’obscurité.
Tous les regards scrutent, seulement, il n’y a pas moyen de voir.
J’aurai bien mis un cierge, mais tous les cierges ont été achetés.
J’aurai bien allumé de l’alcool dans ma main, mais où le trouver ?

Et les neiges s’étalent alentour, aux quatre points cardinaux.
Il est aisé de marcher pied-nu dans la neige, si l'âme est pure.
Nous nous serions égarés définitivement, si il n’y avait pas eu les loups et les corbeaux ;
Ils nous demandèrent : « où donc allez-vous ? Ne serait-ce pas vers l’étoile de chaleur ?... »

Nous recouvrîmes d’or toutes les croix, les fichant au hasard,
Échangeant l’une d’elle qui fut offerte, pour du vin,
Et au matin, dégrisés, nous allâmes vers la rivière à la recherche de l’eau,
Et là-bas, au lieu de l’eau – le mongol Shoudan.

Nous voulions donner un joyeux signe aux anges,
Mais, en effaçant leurs traces, les avons perdus de vue.
Aussi, chacun aurait eu pour son compte,
S’il n’y avait pas eu la lumière de cette pure étoile.

Que devons nous donc faire, comment chanter, si ce n’est pour cette main vide ?
Mais si nous ne chantons pas, c’est comme brûler dans le néant,
Et chanter sans pouvoir terminer, alors viendrons me chercher des aiglons,
Le long de l'eau trouble, des aiglons aux yeux blancs.

Qu’ils viennent, je suis moi-même un oiseau noir
Regarde, je n’ai nulle part où fuir : Encore un mètre, et ce sont les glaces ;
Je vous couvrirai, et vous en ferez de même pour moi, loups et corbeaux,
Afin qu’au moins quelqu'un, arrive jusqu’à cette pure étoile…

Mais qu’avons-nous à faire de ce que l’obscurité règne sous le dôme,
Qu’avons-nous à faire de ce qu’il n’y ait pas moyen de voire ?
Qu’avons-nous à faire de ce que tous les cierges aient été achetés
C’est que, si il n’y a pas de feu, nous savons où le prendre.

Peut être est-ce vrai, qu’il n’y ait pas d’autre voies, hors les chemins battus,
Et qu’il n’y ait de mains pour les miracles, sauf celles qui sont pures,
De toute façon, seuls les loups et les corbeaux nous réchauffèrent,
Et nous bénirent jusqu'à la pure étoile…

Traduction : Sarah P. Struve

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 18:56

Grigori Leps est né en 1962 à Sotchi . À l’âge de 30 ans, il monte à Moscou afin de conquérir cette ville. Il dit à propos de cette expérience : « Je ne suis pas parti chercher la gloire en tant que telle, simplement je comprenais déjà que si je restais à chanter dans les restaurants de Sotchi, qu’en tant qu’artiste je m’essoufflerai. Je passai des nuits blanches à travailler, et la fatigue, je l’effaçai à coup d’alcool… » Son premier album « la vie entière » est édité en 1997.

Лепс Григорий — «Рюмка водки на столе».jpg
« Un verre de vodka sur la table. » a été publié dans l’album « На струнах дождя..- Na strounakh dozhdlïa – sur les cordes de la pluie » paru en 2002 ; album reprenant certaines de ses chansons déjà populaires, dont « Un verre de vodka sur la table. » le clip de cette chanson sortit la même année.
__________
Un verre de vodka sur la table

Grigori Leps – Григорий Лепс

La nuit s’est avancée le long des rues
De la démarche stellaire des tsarines,
La simplicité des nombres, et des mots,
Auprès d’un pont céleste,
A dispersé les plumes des oiseaux.
Ne seront oubliés de personne,
La fête des lèvres, les blessures des yeux.
Emmènes moi en ta captivité,
Embrasser pour la dernière fois,
Cette courbe de genoux.

Sur la table, juste un verre de vodka.
Le vent pleur derrière la fenêtre,
D’une silencieuse douleur résonnent en moi,
Les cris de cette lune nouvelle.

Il n’est pas facile de te rendre,
Aux voiles des vents et des oiseaux.
Peut être même ne plus te comprendre,
Peut être même ne plus te reconnaître,
Parmi mille visages de femmes.
Que se taisent mes yeux,
Regardant la lune, silencieux.
Si quelqu’un attrape ce regard,
Il se dépêchera de revenir.
Je ne sais, moi même, pourquoi.

Sur la table, juste un verre de vodka.
Le vent pleur derrière la fenêtre,
D’une silencieuse douleur résonnent en moi,
Les cris de cette lune nouvelle.

De douleur résonnent en moi
Les cris de cette lune nouvelle.

Traduction : Sarah P. Struve

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 01:02

En mai 2007, le groupe DDT vint à Paris pour enregistrer un nouveau disque au nom français : « L’échoppe » Plus de 60 musiciens de divers pays, ont pris part à cet enregistrement, «Господь нас уважает – Gospod’ nas ouvazhaït – Le Seigneur nous respecte » est issue de cet album, Cette chanson parle de la 1° guerre de Tchétchénie.

Le vidéogramme qui suit a été enregistré lors du concert que le groupe donna le 26 septembre 2008, au musée de l’Ermitage, à Saint Petersburg, et dont la recette fut versée aux victimes de la guerre d’Ossétie du Sud.
 
~~~~~~~~~~~~~~~ 

Господь нас уважает ~ Le Seigneur nous respecte

Iouri Chevtchuk ~ Юрий Шевчук

La guerre nous avait amenée en enfer,
Elle ne sépare pas les amis.
J’étai un héro, Je me jetais en avant,
Lui était beaucoup plus silencieux.
Le crépuscule enflammait un ciel délavé,
À côté, La mort mangeait quelque chose.
Mon âme sonnait le tocsin,
La sienne chantait doucement.
Mon âme sonnait le tocsin,
La sienne chantait doucement.
 

Nous étions différents du tout au tout,
Citation : "la glace et le feu."
Sous le feu, je bouillonnai tel un bourdon,
Et lui, il noircissait comme une pierre,
Silencieux, et seulement parfois,
Quand je poussais trop loin,
Il me jetait: "Mec, c’est des conneries!
Le Seigneur nous respecte.
Il me répondait: "Mec, c’est des conneries!
Le Seigneur nous respecte.

Nous respecte!

En pleine montagne, tout autour c’est l’hiver,
L’infanterie ronfle dans la boue.
Nous n’avions pas vraiment envie de dormir,
Et la nausée nous prenait, sans raison.
Et nous nous mimes à discuter,
A l’heure de cette méchante accalmie,
Où donc les diables nous ont emmenés,
Vers la fin des temps, frérot?
Où donc les démons nous ont emmenés,
Vers la fin des temps, frérot?

Je lui criais: "regardes,
Ses gueules de chien.
Ils n’en ont rien à en foutre,
Et par-dessus le marché, le pays brûle.
On nous vendra à nouveau demain,
Et Nous servirons de récolte."
Et lui, en réponse: "laisses tomber ce baratin!
Le Seigneur nous respecte."
Et lui, en réponse: "laisses tomber ce baratin!
Le Seigneur nous respecte."

Nous respecte!

C’est le point zéro, on voit déjà,
Le trou béant de la grande honte.
Le pays de ce mufle, ayant tous vendu,
vit de pots de vin:
Leurs derrières libéraux ,
Ont finis par atteindre nos drapeaux,
Pas de bonnes femmes, ni de vodka, ni de nourriture,
Seulement de sombres ravines
Pas de filles, ni de sens, ni de nourriture.
Seulement de sombres ravines.

Je ne trouve déjà plus de mots
Et suis plus qu’énervé
Par ses : "Supportes, frérot!
Le Seigneur nous respecte."
Qu’avons-nous donc à faire d’un tel Seigneur?
Où sont donc les routes claire?
C’est là que nous arracha de nos problèmes,
Le puissant hurlement de l’alerte.
C’est là que nous arracha de nos problèmes,
Le puissant hurlement de l’alerte.

Alerte!

Nous nous réveillâmes, à nouveau, ensemble,
Dans une blanche infirmerie de campagne,
Je me souviens seulement la porte béante,
Comme nous étions déchiqueté en morceaux.
Il mourut longuement et silencieusement,
Il s’effaça comme la neige d’une allée...
J’ai compris quelque chose, il ne mentait pas,
Mais le raconter, je n’ose pas.
J’ai compris quelque chose, il ne mentait pas,
Mais l’exprimer, je n’ose pas.

Depuis, lorsqu’il n’y a même pas pour une lampée,
Et que l’on me fait des malheurs,
Je me dis : "Laisses pisser, frérot!
Le Seigneur nous respecte"
Je me dis : "tiens le coup, frérot!
Le Seigneur nous respecte"
Je dis : "nous passerons, frère!
Le Seigneur nous respecte."
Je dis : "nous vaincrons!
Le Seigneur nous respecte."

Traduction : Sarah P. Struve

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 19:02

Cette chanson, Igor Talkov la chanta lors de son dernier concert, le 6 octobre 1991 à Saint Petersburg, à la fin du quel, il fut assassiné. l’enregistrement de ce concert a été édité sous le nom de « Последний концерт – Poslednii koncert - dernier concert» Pluie d'été fut reprise en 1996 dans l’album « Память – Pamîat’ – Mémoire » puis à nouveau rééditè dans un nouvel album collector dédié à son épouse, Tania : « Моя Любовь –Moïa lioubov –Mon amour »

 

 Летний дождь / Pluie d’été

Igor Talkov - И́горь Талько́в

La mémoire ne m'harcelle déjà plus
Ni ne me persécutent, les pensées,
Je t’accompagne,
Vers d’autres rives.
Tu es un oiseau migrateur,
Cherchant le bonheur en chemin,
Tu t’en vas pour prendre congé,
Et, à nouveau, t’en aller.

Pluie d’été, la pluie d’été,
A débuté tôt ce matin.
Pluie d’été, la pluie d’été,
De mon âme, lavera la blessure.
Nous nous attristerons avec elle, ensemble,
Auprès d’une fenêtre aveugle.
Pluie d’été, La pluie d’été,
Me chuchote doucement et simplement,
Que tu viendras, tu viendras,
Tu viendras, mais il sera trop tard.
L’inadéquation du temps, c’est un drame éternel,
Où il y a lui et elle.

Je finirai par ne plus rêver de toi,
Très bientôt, et puis après,
D’un nouveau rêve s’illuminera, ma maison fanée.
Que l’on ne peut chercher l’amour, tout en le fuyant,
Avec les ans, tu le comprendras,
Mais, pour l’instant, tu n’entends rien,
Et, il est impossible de te ramener.

Pluie d’été, la pluie d’été,
A débuté tôt ce matin.
Pluie d’été, la pluie d’été,
De mon âme, lavera la blessure.
Nous nous attristerons avec elle, ensemble,
Auprès d’une fenêtre aveugle.
Pluie d’été, La pluie d’été,
Me chuchote doucement et simplement,
Que tu viendras, tu viendras,
Tu viendras, mais il sera trop tard.
L’inadéquation du temps, c’est un drame éternel,
Où il y a lui et elle.

Traduction : Sarah P. Struve

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 19:09

Cette chanson fut écrite pour le film « Два бойца – Dva boïtsa / Deux combattants » du réalisateur Léonid Loukov, d’après la nouvelle de Lèv Slavine « Мои земляки / Mes Payses » Le film a été tourné en 1942, dans les conditions de l’évacuation. Le film parle de l’amitié entre deux soldats ; Arkady Dzioubine, joyeux gars originaire d’Odessa interprété par Marc Bernes et Sacha Svintsov, dit « Sacha d’Ouralmash » un gars de l’Oural.

 Le film exprime avec un grand réalisme, la vie au front. Il est devenu une référence du genre et, a joui d’un immense succès durant plusieurs décennies. « Nuit sombre » ainsi qu’une autre chanson, « Odessa, Kostia! » également interprété par Marc Bernes dans le film, sont devenues des chansons populaires immanquablement associés à la grande guerre patriotique, et à la résistance courageuse des peuples formant alors l’Union Soviétique.
________________

Темная ночь
Nuit
sombre

Paroles : V. Agatov Musique N. Bogoslovski

Nuit sombre, seules les balles sifflent dans la steppe,
Seul le vent vrombit dans les câbles, les étoiles brillent faiblement,
Dans la nuit sombre, mon aimée, je sais que tu ne dors pas,
Et, auprès du berceau, tu essuies une larme en secret.
Comme j’aime la profondeur caressante de tes yeux,
Comme je voudrais maintenant poser mes lèvres sur eux
La nuit sombre nous sépare, mon aimée,
Et l’inquiétante steppe noire s’est étendue entre nous.

Je crois en toi, en ma chère amie,
Cette foi, dans la sombre nuit, me protégeait des balles,
Le cœur heureux, je reste calme dans ce combat meurtrier,
Je sais que tu m'accueilleras avec amour, quoi qu'il m’arrive,
La mort ne m’effraie pas, plus d’une fois je l’ai rencontré dans la steppe,
Voilà qu’elle tournoie maintenant au-dessus de moi,
Tu m’attends et, auprès du berceau tu ne dors pas,
Et, je sais que grâce à cela, rien ne m’arrivera.

Traduction : Sarah P. Struve

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 20:31

Le texte de cette romance cosaque est issu d’un poème de A. Mоltchanov, il fut écrit en 1838, à l’époque des guerres caucasiennes, sur le « Selistrïa, » navire amiral de la flotte de la mer noire, aussi il est probable que Maltchanov était un officier de marine. Des bruits courent disant que l’officier poète mourut lors d’un débarquement en Abkhazie.

La musique fut composée en 1840, par Nicolaï Devitté.Il existe plusieurs versions textuelles de cette romance. Ainsi le fleuve Don est souvent remplacé par d’autres noms de fleuves tel le Boug, ou le Danube (chez les russes de Bessarabie.)

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Ce n’est pas pour moi ~ Не для меня

Казачий романс ~ romance cosaque

Ce n’est pas pour moi que viendra le printemps,
Ce n’est pas pour moi que le Don débordera,
Et le cœur d’une fille se mettra à battre follement,
Exultant de sentiments – ce n’est pas pour moi.

Ce n’est pas pour moi que se lèvera la lune,<
Éclairant
, dans les vallées, les bois,
Et un rossignol accueillant le printemps ;
Chantera là-bas, mais ce ne sera pas pour moi.

Ce n’est pas pour moi que bruissent les ruisseaux,
S’écoulant en flots de diamant,
Là-bas, il y a une fille aux sourcils noirs,
Elle grandira, mais pas pour moi.

Ce n’est pas pour moi que viendra Pâque,
La parenté se rassemblant autour de la table,
Christ est ressuscité ! » des lèvres, se déversera,
Le jour de Pâque – ce n’est pas pour moi.

Ce n’est pas pour moi que fleurissent les fleurs,
Que la rose, sa couleur odorante, épanouira,
Tu cueilles une fleur, et elle se fane,
Cette sorte de vie n’est pas pour moi.

Pour moi, il y a un bout de plomb,
Il s’enfoncera dans mon corps blanc,
Et des larmes amères couleront :
Telle est la vie, frère, qui m’attend.

Traduction : Sarah P. Struve

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 00:57

Cette chanson fut créée en 1900 sur les bases d'une romance populaire du temps de la guerre de Crimée (1853-56) « "После битвы – Posli bitvy – Après la bataille » romance qui fut très populaire parmi les marins de la flotte russe. Le sujet de « La mer s'étend à l'infini » est nouveau et non lié à celui de la romance. Le texte officiel de la chanson est du poète, G. D. Zoubarev.

Voici deux vidéogrammes. Le premier est interprété par Léonid Outiossov, le second par Iouri Chevtchouk. Le vidéogramme où la chanson est interprétée par Outiossov est issue du film "Два корабля –Dva koroblia – Deux navires" datant de 1937. Léonid Outiossov racontait qu'il connaissait cette chanson et la chantait déjà du temps de son enfance odessite, qu'elle était particulièrement populaire à la veille de la révolution de 1905.

La traduction commise ici, n'est pas exhaustive. Elle reprend les couplets chantés tant par l'un que par l'autre. Iouri Chevtchouk s'étant inspiré des multiples variantes du texte original.

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РАСКИНУЛОСЬ МОРЕ ШИРОКО

LA MER S'ÉTEND À L'INFINI

Léonide Outiossov / Iouri chevtchouk

Paroles : G. Zoubarev – Musique ; A. Gourilev

La mer s’étend à l'infini,
Et les vagues bouillonnent dans le lointain …
Camarade, nous partons vers le large,
Très loin de notre terre.

On n’entend pas de chants sur le pont,
Et la mer rouge gronde,
Le rivage est aride et abrupte,
A peine tu t
'en souviens, le cœur en est douloureux.

« Camarade, je n’ai plus la force de tenir mon quart,
Dit un machiniste à son collègue machiniste,
Le feu dans l’âtre, va complètement se consumer,
Les chaudières ne retiennent déjà plus la vapeur.

Il n’y a pas de vent aujourd’hui, je ne tiens plus debout,
L’eau est brûlante, on étouffe, il fait trop chaud,
La température est montée jusqu’à 45°,
Toute La chaufferie est sans un souffle d’air.

Vas dire, que je suis malade,
Et n'ayant pu terminer mon quart, je l’abandonne,
Couvert de sueur, de fièvre, je succombe,
Travailler, je n’ai plus la force, je meurs ! »

Le camarade parti… Il attrapa une pelle,
Rassemblant ses dernières forces,
D’une bourrade, il ouvrit la porte de la chaudière,
Et les flammes l’illuminèrent.

Ayant terminé de charger, il s’abreuva d’eau,
De l’eau dessalée et trouble,
De son visage dégoulinaient de la sueur et de la suie,
Il entendit les paroles du mécanicien
:

« Tu ne peux quitter ton quart sans l'avoir terminé,
Le mécanicien n’est pas contant de toi ;
Tu dois aller chez le médecin, et lui parler,
Il te donnera un médicament, si tu es malade ! »

Perdant connaissance, Il sortit sur le pont,
Devant ses yeux tout se brouillait...
L'éclaire d'un instant, il vit une lumière aveuglante...
Il tomba... le cœur ne battait plus...

Toute la nuit, le défunt est resté à l’infirmerie
Habillé de sa tenue de marin,
Dans ses mains, il y avait un cierge,
La cire réchauffée par la flamme, s’écoulait…

Au matin, sont venu lui faire leurs adieux,
Les matelots, amis du machiniste,
Lui apportant un dernier cadeau,
Une lourde grille rouillée, à moitié brûlée.

On attacha la grille à ses pieds,
Dans un méchant drap, on l’enveloppa,
Vint le vieil aumônier du bateau,
Et, chez beaucoup, des larmes brillèrent…

L’océan était silencieux et immobile à cet instant,
Tel un miroir, les eaux brillaient,
Les officiers et le capitaine sont apparus,
On chanta « mémoire éternelle … »

La petite vieille attend son fils pour rien,
On le lui dira, elle éclatera en sanglots…
Et les vagues courent de l’hélice à la poupe
Et leurs traces se perdent au loin.

Traduction : Sarah P. Struve

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 00:52

Le printemps 2007 a apporté aux amateurs du groupe DDT, une nouvelle surprise, un nouvel album. «Прекрасная любовь – Prekrasnaïa Liubov, - Amour merveilleux » cet album démontre, que l’on peut trouver quelque chose de neuf, de moderne et d’inattendu et cela même dans un genre bien connu et traditionnel. Il semblerait, que dans un retour aux sources mêmes de son art, le « rock russe, » dans son interprétation classique. Chevtchouk et ses camarades fonts appel aussi bien aux amateurs de la chanson d’auteur jouée à la guitare électrique, comme à tout un genre musical, le« chansonne russe* »

« Nous avons enregistrés un album de ses chansons, que je chantai dans le temps à la guitare acoustique – dit Iouri Chevtchouk. – Le genre de chanson que l’on chante au coin d’un feu de camps, ou à la cuisine. C’est, ce qui, chez Vissotski, s’appelait la chanson d’auteur, et que l’on appelle aujourd’hui «chansonne*.» Et ce n’est déjà, bien sur, plus du rock, ce sont de ses chansons qui sont devenues presque des chansons populaires. La musique de cet album ne doit pas induire de tentions, Le format de la musique ne doit pas laisser l’auditeur se faire emporter, je veux dire qu’elle ne doit pas distraire des paroles. Mes gars n’aiment pas trop ce genre de musique, bien sure – Ils jouent du rock, du jazz. Il m’a fallu, à cause de cela, souffrir un peu, me torturer avec mes chansons de bardes… Voila c’est cela le « chansonne russe à la façon DDT »

*Шансон littéralement «Chansonne» du français «chanson» est un genre musical à part entière en Russie, Ce genre désigne, la chanson populaire d'auteur.

Ce vidéogramme est issue d'un concert donné à la mémoire de Boulat Okoudjava à Peredilkino le 7 juillet 2007, célèbre village dans les environs de Moscou, où vécurent de nombreux artistes et écrivains tels Pasternak, la poétesse Akhmadoulina, l’écrivain de contes pour enfants, Korneï Tchoukovski, ou encore Boulat Okoudjava.

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Прекрасная любовь / Amour merveilleux

Iouri Chevtchouk & DDT / Юрий Шевчук и ДДТ

Mélodie des couleurs, au prélude égaré,
J’entends ses notes semblables à des songes.
 

Ainsi donc…

Autrefois, il y a longtemps, avec un vagabond, s'est fiancé,
Un amour merveilleux offrant des rêves,
Un amour merveilleux avec un vagabond, s’est fiancé,
Des ponts de cristal, unirent leurs routes.

Amour merveilleux, de te fêter, Il n’est plus temps,
Flambent de sanglants crépuscules derrière le fleuve,
Allons vite là-bas, là-bas le mensonge a jeté ses semences,
Et d’une main monstrueuse, gouverne notre monde.

Amour merveilleux, là-bas, t’attendent les vivants,
Laisses les te voire, ceux que l’on mène vers la mort,
De la boue jusqu’aux oreilles, mais quand même pas aveugles,
Donnes à la raison, de la liberté, permets au cœur de ne pas se fossiliser.

Et voici que l’amour merveilleux, tel un oiseau, vola à travers la ville,
Et le peuple, voyant ce miracle, pleurait, reprenant ses esprits,
Le trône du mensonge s’effondra, le malfaisant, d’effroi, s’enfuit …
Mais, et c’est triste, périt le vagabond, aux portes de la ville.

Traduction : Sarah P. Struve

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  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, de poésies, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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