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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 22:09

Je vais vous chanter maintenant une nouvelle chanson populaire urbaine. (...) Cette chanson date du début de notre siècle (le XX° siècle). Cette chanson s’appelle « Le croissant de lune s’est coloré de pourpre » (J. B.)

_______________________________

ОКРАСИЛСЯ МЕСЯЦ БАГРЯНЦЕМ

Le croissant de lune s’est coloré de pourpre,

(Chanson populaire)

Le croissant de lune s’est coloré de pourpre,
Là-bas où les vagues grondent près des rochers.
- Allons nous promener, beauté,
Cela fait longtemps que je t’attendais.
- Allons nous promener, beauté,
Cela fait longtemps que je t’attendais.

- Je vais avec toi, volontiers,
J’aime les vagues marines.
Donne à la voile toute sa liberté,
Moi, je tiendrai la gouvene.

-Tu mènes la barque vers le large,
Où nous ne saurons affronter la tempête.
Par un temps aussi insensé,
Il ne faut pas faire confiance aux vagues.

- Il ne le faut pas ? Pourquoi donc, mon cher ?
Mais dans un lointain et amère passé,
Te rappelles-tu, traitre perfide,
Comme, confiance, je te faisais ?

- Un jour, tu m’as trompé,
Aujourd’hui je t’ai baladée.
Tu ressens ta perte, misérable !
Comme un lâche, Tu as pâli, tu trembles.

Toute la nuit, la mer s’est déchainée
L'onde marine bouillonnait.
Et au matin, se balançaient sur les vagues,
Les débris de cette barque.
Et au matin, se balançaient sur les vagues,
Les débris de cette barque.

Traduction : Sarah P. Struve

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:14

Jeanna Bitchevskaïia est née le 17 juin 1944 à Serguïev Possad, ville faisant partie de « l’anneau d’or.» Jeanna fit des études artistiques et musicales à l’école d’Etat d’art du cirque et d’interprétation musicale. Durant ses études, elle commença à rassembler et à enregistrer des chants populaires russes, parallèlement elle donnait des cours de guitare. Jeanna appelle son style musicale "country folk russe" Jeanna Bitchevskaïa s’est tournée depuis vers la religion orthodoxe et interprète des chants d’inspiration religieuse, dont certain textes du père Roman.

 

dergueiev-possad.jpg

Dans se vidéogramme datant des années 80 du siècle précédant, Jeanna Bitchevskaïa interprète une vielle chanson de mariage cosaque. « Le long du Don » Comme souvent, pour les chansons populaires, il existe plusieurs versions du texte. Cette variation et liberté des paroles, est du à la transmission orale et à la liberté des artistes qui interprètent ses chansons. Le texte que nous donnons est la traduction de la version classique de cette chanson. La façon dont J. Bitchevskaïa la chante se différencie dans la construction du texte, non dans son sens.

________________________

Донская балада  / Ballade du Don

(chanson populaire)

Le long du Don se promène, le long du Don se promène,
Le long du Don se promène un jeune cosaque.
Le long du Don se promène un jeune cosaque.

Une jeune fille pleure, une jeune fille pleure,
Une jeune fille pleure au dessus du fleuve rapide
Une jeune fille pleure au dessus du fleuve rapide

Pourquoi pleures-tu jeune fille, Pourquoi pleures-tu jeune fille,
Pourquoi pleures-tu jeune fille, Pourquoi verse tu des larmes ?
Pourquoi pleures-tu jeune fille, Pourquoi verse tu des larmes ?

Comment ne pas pleurer, comment ne pas pleurez,
Comment ne pas pleurer, comment ne pas verser d’amères larmes ?
Comment ne pas pleurer, comment ne pas verser d’amères larmes ?

Une Tsigane m’a lue l’avenir, une Tsigane m’a lue l’avenir,
Une Tsigane m’a lue l’avenir, me prenant par la main.
Une Tsigane m’a lue l’avenir, me prenant par la main

Jamais tu ne seras, jamais tu ne seras,
Jamais tu ne seras une femme mariée.
Jamais tu ne seras une femme mariée.

Tu te noieras ma fille, tu te noieras ma fille,
Tu te noieras ma fille, le jour de tes noces.
Tu te noieras ma fille, le jour de tes noces.

Ne crois, ma douce, ne crois personne,
Ne crois, ma douce, qu’a moi seul.
Ne crois, ma douce, qu’a moi seul.

Allons nous fiancer, je construirai un pont,
Je construirai un pont long de milles verstes.
Je construirai un pont long de milles verstes.

Voila que j’entends les pontonniers qui cornent,
Certainement, c’est la fiancée que l’on amène.
Certainement, c’est la fiancée que l’on amène.

Voila que le cheval trébuche et chute du pont,
La fiancée tombe de l’abrupte berge.
La fiancée tombe de l’abrupte berge.

Elle s’écria d’abord : - Adieu, père et mère
elle dit : - adieu, la vie
Puis elle dit : - adieu, la vie
Et la troisième fois, elle cria : - Adieux, mon ami,
Apparemment, il ne nous est pas donné de vivre ensemble.

Le long du Don se promène, le long du Don se promène,
Le long du Don se promène un jeune cosaque.
Le long du Don se promène un jeune cosaque.

Traduction: Sarah P. Struve

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 21:56

Le 27 décembre 1979, il y a tout juste 29 ans, débutait la première guerre d’Afghanistan. A l’appel du présidant afghan, Babrack Karmal, les troupes soviétiques entraient en Afghanistan pour « accomplir leur devoir internationaliste. » Plus de 900 000 jeunes Soviétiques servirent en Afghanistan, 14 000 d’entre eux furent tués et 75 000 blessés, victimes d’armes fournit par l’Occident. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité de Jimmy Carter, a affirmé en janvier 1998 que c'est « le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul », six mois avant l'intervention des Soviétiques (Le Nouvel Observateur, 15-21 janvier 1998, p.76) avec pour objectif d'entrainer l'Armée rouge dans le « piège afghan ».

Soldat français, ceux qui, aujourd’hui, vous envoient mourir en Afghanistan, sont les mêmes qui armèrent la guérilla afghane pour tuer vos camarades de l’armée rouge, se sont également les gentils «French doctors » qui à l’époque, sous couvert d’aide humanitaire, faisaient passer des lances roquettes « Stingers ,» et qui, maintenant au pouvoir, vous sacrifient sur l’hôtel de l’atlantisme, c’est la même presse qui à l’époque, faisait des reportages à la gloire de la résistance afghane et des villes pakistanaises frontalières accueillant les combattants afghans et servant de relais pour le transport d’armes et de munitions, qui maintenant justifient l’intervention otanusienne, sous couvert de « guerre contre le terrorisme », et de « défense des droits de l’homme ?! » ce sont les même fabricants d’armes qui armèrent les afghans, et qui maintenant fabrique les bombes qui massacres ce même peuple.

Soldats français, qu’êtes-vous allés donc faire là-bas ?

Pour vous, et en mémoire de tous ceux tombés en Afghanistan, Voici une chanson : « двацать лет - Dvatsat’ let - 20 ans » écrite par Andreï Tchernichev, simple soldat russe en Afghanistan de 1986 à 87. Il a servit au 345°ОПДП (345° Régiments autonome de Débarquement Parachutiste »

En souhaitant aux Etats-Unis d’Amérique ainsi qu’a l’Union Européenne, pour cette année 2009 qui s’annonce merveilleuse, le même sort que celui fait à l’Union Soviétique

S.P.S.

Андрей Чернишев.jpg

"Mes chansons, Je les ai écrites pour mes camarades ainsi que pour mes amis proches. Je suis fière de ce qu’elles vous intéressent. Elles n’ont pas été écrites par un auteur professionnel, mais par un soldat qui a tenté d’exprimer tout ce qu’il a pu ressentir durant cette guerre." Andreï Tchernichev

ДВАДЦАТЬ ЛЕТ
VINGT ANS

Андрей Чернышев / Andreï Tchrnichеv

Celui qui ne croit pas, n’a qu’à pas y croire,
Celui qui a été là-bas, celui-là comprendra,
Un homme dans une toile de tente
Que l’on hisse dans l'hélicoptère.
20 ans, comme c'est peu,
Un p'tit gars dans une toile de tente,
Du moins, ce qu'il en reste,
Tout cela, on le mettra dans un cercueil.
Et dans du zinc on l'emballera,
On effacera les goutes de sang des mains,
A l’autre bout, on ne le sait pas,
Là-bas, on l’attend toujours vivant,
Remplir l’adresse des destinataires,
Puis dans l’avion, et direction l’Union,
On les appelle les « Tulipes, »
Couleur noire, « chargement 200 »
Celui qui dans cette vallée ensoleillée,
Dans ce combat pour un col,
Qui sur son propre BMP
de son corps, faisait blindage,
Les montagnes semblent inoffensives,
Tout est calme, et dans le silence,
Soudain, un coup sourd se fige,
Avec un M16 dans le dos.
Ici on meurt dans les bras,
Ici dans les bras on les porte,
Couvrant la terre d’injure,
Peut être bien qu’on va le sauver.
Avec cette chanson, je chante les années 80,
Ici je les ai compris comme il le faut,
Ceux qui ont traversés toute la guerre.
Et comme il est effrayant de comprendre le bonheur,
De notre temps, dans ces montagnes,
Combien de vies cela peut couter,
Sur les pierres, le sang s’est coagulé.
Et sur le gris monument,
Il y a, à nouveau, des fleurs fraiches,
A tout ceux, qui dans le lointain contingent,
Ont enterré dans le sable leurs vingt ans.
Quelque part il y a le soleil, des rires et des enfants,
Le ballon s’envole vers les cieux,
On dirait que sur la planète,
La vie est claire et merveilleuse.
Alors que, quelque part, quelqu’un,
Assume son dernier combat,
La où le soleil brûlant brille,
Là, où il y a encore la guerre.
Celui qui ne croit pas, n’a qu’à pas y croire,
Celui qui a été là-bas, celui-là, sait tout.

Traduction: Sarah P. Struve

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 00:50

En mai 1998, le groupe DDT a présenté un nouveau programme "Мир номер ноль – Mir nomer nol' – Monde numéro zéro" avec une nouvelle sonorité instrumentale s'appuyant sur un large emploi des technologies informatiques. C'est à cette même époque que commença à jouer avec le groupe le guitariste basse, Pavel Borissov.

En 1999 est sorti l'album éponyme. La chanson "Метель – Metel' – Tempête de neige" est issue de cet album 

~~~~~~~~~~~~~~~~

Метель ~ Tempête de neige

Parole est musique: Youri Chevtchouk

- Comment va, les enfants ? Normalement ? - Oui! - C'est l'hiver dehors! Déjà l'hiver, oui...  

Couronnée par la lune,
Comme le commencement - très haute,
Comme la victoire - sans moi,
Comme l’espoir - pas facile.
Derrière la fenêtre, en muraille, la tempête de neige,
A pris la vie à la gorge.
Arrachant l’accord final des gonds,
Engloutissant toute la chaleur.

Joues, comme tu peux, joues.
Ferme les yeux, et reviens.
Ne disparais pas, mais fonds,
Jusqu'à l’ornière, inclines toi.
Réchauffes donc ma fenêtre,
Au printemps, laisses toi aller à travers champs.
Ne survies pas, mais muries,
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Avec moi…

Les lampadaires cherchent la terre,
Vers le ciel, s’étire le cierge,
Sur la neige, des traces de crépuscule ;
Se sont les ailes d’une lueur déchue.

Tempête de neige, verses donc,
Nous boirons le temps à jeun,
Je chanterai, et tu aboieras en mesure,
A propos des choses perdues.

Joues, comme tu peux, joues.
Ferme les yeux, et reviens.
Ne disparais pas, mais fonds,
Jusqu'à l’ornière, inclines toi.
Réchauffes donc ma fenêtre,
Au printemps, laisses toi aller à travers champs.
Ne survies pas, mais muries,
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Avec moi…

Précautionneusement, sans se presser,
La poitrine s’appuyant contre le vent blanc,
Auprès des barques prisent dans la glace,
Une âme transit attend…

Joues, comme tu peux, joues.
Ferme les yeux, et reviens.
Ne disparais pas, mais fonds,
Jusqu'à l’ornière, inclines toi.
Réchauffes donc ma fenêtre,
Au printemps, laisses toi allée à travers champs.
Ne survies pas, mais muries,
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Tu seras éternellement avec moi.
Avec moi…

Traduction: Sarah P. Struve

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 22:33

youl-brinner.jpgYuli Borisovitch Bryner dit ; Yul Brynner, est né le 11 juillet 1920 à Vladivostok (Peut-être le 7 juillet 1915 à l'île Sakhaline selon certaines biographies), en Russie. Il est le fils de Boris Bryner, un ingénieur d’origine suisse, et de Maroussia Blagоvidova, fille d’un médecin russe. Ses parents l’ont prénommé Yuli en l’honneur de son grand-père paternel, Jules Bryner. En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille, Maroussia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin, en Chine. Puis, en 1934, tous les trois s’installent à Paris. Pour gagner sa vie, Yul Brynner joue de la guitare dans des cabarets, et devient apprenti au Théâtre des Mathurins. Puis, il travaille comme trapéziste au Cirque d’Hiver. En 1941, il part pour les Etats-Unis. Yul Brinner est decedé le 10 octobre 1985 à New York.

 

 

A-Diemitrevitch.jpgAliocha Dimitrievitch est né le 23 mars 1913 dans une famille d’artistes tsiganes russes, son père a crée un ensemble de chanteurs et danseurs Tsiganes. Aliocha (diminutif d’Alexis) a eu trois frères et deux sœurs, Ivan, Nicolas, Dimitri, Valia (1905 – 1983) et Maroussia (décédée d’un cancer en 1960) Chacun des enfants avait son rôle dans le groupe musical du père, chanteur, danseur ou musicien. Aliocha était danseur et chanteur. Durant la guerre civile, la famille part d’abord pour Harbin en Chine avec l’armée du Général Koltchak, et continue à se produire dans de nombreux pays dont le Japon, la Finlande, l’Italie, le Maroc. La tribue vécut un temps en Espagne, puis en 1929 les Dimitrievitch s’installèrent en France, à Marseille, puis à Paris. Ils se produisaient au restaurant "l’Ermitage," où se produisait également Vertinski. A la fin des années 30 , Aliocha rencontre Yul Brinner, avec le quel il se produit dans les restaurants et cabarets russes de Paris. A la veille de la seconde guerre mondiale, les Dimitrievitch partirent pour l’Amérique du sud. Aliocha revient à Paris en 1961 à l’appel de sa sœur, Valia. Ils se produisent alors dans deux restaurants russes « Cheerasade » et « Raspoutine. » En 1962 il enregistre un disque « les dernières voix tsiganes. » Durant les années 70, il rencontre souvent Vladimir Vissotski et chante avec lui, tous deux avaient en projet un disque, mais Vissotski meurt en 1980 sans que ce projet ne se réalise. Aliocha Dimitirevitch est décédé à Paris le 21 mars 1984. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce vidéogramme est un court extrait de la romance « Deux guitares » interprété par Yul Brinner et Aliocha Dimitrievitch lors de l’une de leurs retrouvailles à Paris.

 

Deux Guitares / две гитары
Paroles Apollon Grigoriev ~ Musique Ivan Vassiliev
 

Les champs, le vent, des feux,
Une route lointaine.
Le cœur geint de tristesse,
Et l’âme est inquiète.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.


Dans les champs des pavots et des bleuets,
Les deux me sont chères.
Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.


Les bleuets sont tes yeux.
Les pavots, tes lèvres.
Je n'aime que toi seule,
J’aimai, et je soufrai,
Je soufrai pour rien.
Maintenant l’amour s’en est allée,
Tout est à nouveau merveilleux.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Parles donc avec moi,
Guitare à sept cordes,
L’âme est pleine d’un tel cafard,
Et la nuit tellement lunaire,
Voila, la bas, une étoile brûle,
d'un vif et douloureux éclat,
Voila, là-bas, une étoile brûle,
Qui de ses rayons transperce le cœur
Se moquant de lui, sarcastique,
Que veut elle donc de mon cœur,
Ne sait-elle pas sans cela,
Que toute ma vie est enchaînée
A une très ancienne tristesse
Oh, toi ma vie, ma vie,
Mon cœur, sers toi contre le mien,
Tu ne porteras, non ne porteras de péchés,
Et quant à moi, que les gens me jugent.

Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Et du soir au matin,
Je cafarde, soufre, et m’apitoie.
O, murmure moi donc, jusqu'au bout,
Cette chanson que tu n’as pas terminée.
Deux guitares en tintant,
Se mirent
à chanter, plaintives.
Cette mélodie vient du fond de l’enfance,
Mon
amie ancienne , est-ce donc toi ?
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois,
Oh, encore une fois, encore beaucoup, beaucoup de fois.

Traduction: Sarah P. Struve

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 00:56

Cette chanson fut pour la première fois éditée en 1997, dans l’album « Рожденый в СССР – Rozhdïonyi v SSSR - Né en URSS . » Elle fut rééditée en 2000, sous le nom "Les corbeaux" dans le double album collector « сборник серий "Энциклопедия российского рока" - recueil de la série "l'Encyclopédie du rock russe " »

Na nebe.jpg

Dans le ciel des corbeaux

Iouri Chevtchouk / Юри Шевчук

Dans le ciel des corbeaux, sous le ciel des moines,
Et moi, au milieu d’eux, en chemise brodée,
Je suis couchée au vent, légère et belle,
Et le soleil semble plus mûre, et le vent plus jeune.

Dans l’immensité d’un temple, on célébrait l’office des morts,
J’étais la fiancée, la dame merveilleuse,
Mon âme se tenait à côté et chantait,
Mais les gens, ne me voyant pas, regardaient le corps.

Le destin et la prière échangeaient leurs places,
Se taisait mon aimé, et l'emblème de la croix,
Son visage était à peine éclairé,
Je lui ai pardonnée, je lui pardonnai tout.

Le printemps ayant frémi au son d’un carillon triste,
Fit tomber trois goûtes sur la face de l’icône,
Qui reposait paisiblement entre mes mains,
Une flamme joyeuse l’embrassait.

Le cierge s’éteignit, s'affaissa l'encensoir,
La terre en geignant, se métamorphosait en tombe,
Je me suis jetée dans le ciel, derrière la légère mésange,
Maintenant je suis en liberté, je suis l’oiseau blanc.

M’envolant pour l’aurevoir, tournoyant au dessus de mes proches,
Je riais, ne comprenant pas leur peine,
Nous nous reverrons bientôt, mais serons autres,
Il y a une volonté éternelle, la volée m’appelle.

Traduction : Sarah P. Struve

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:23

Les soldats russes en France

1916-1918

Au terme d'accords signés en décembre 1915, la Russie tsariste avait accepté d'envoyer quatre brigades d'infanterie composées d'environ 45 000 officiers et soldats, combattre aux côtés des troupes françaises : la 2ème et la 4ème brigades dans les Balkans, sur le front de Salonique 

saint-hiler2.jpg la 1ère et la 3ème brigades sur le front français, en Champagne.

Situé au lieu-dit " L'Espérance ", en bordure de l'actuel camp militaire de Mourmelon, le site de Saint-Hilaire-le-Grand a été choisi pour honorer la mémoire des soldats russes tués sur les champs de bataille de Champagne, en souvenir de l'alliance militaire franco-russe célébrée avant la 1ère guerre mondiale à l'occasion de la visite en Champagne du tsar NICOLAS II, en 1896 et à nouveau en 1901.
saint-hiler.jpg
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 18:31

Cette chanson fut écrite en 1939 pour le film «Большая жизнь - Une grande vie,» par le poète Boris Laskin et le compositeur Nikita Bogoslovski. Le thème de la chanson correspond à un des sujets du film — les premiers pas d’un jeune gars dans un collectif de travail. film que l'on peut visionner, ici

La région du Donetsk, ou République Populaire de Donetsk, porte le nom du fleuve "Donets" qui est un affluant du Don, La région du Donetsk, jusqu'en 1922 était considéré comme le cœur industriel de la Russie, puis elle fut rattachée à l'Ukraine. Le 30 septembre 2022, elle redevint partie intégrante de la Fédération de Russie. Cette région fait partie d’un important bassin houiller appelé : "Donbass"

Voici un vidéogramme avec l'interprétation du groupe Lioubé.


~~~~~~~~~~

Dorment les sombres tumulus / Спят курганы тёмные  

Paroles : Boris Laskin / Musique : Nikita Bogoslovski  

(1939)    

Dorment les sombres tumulus
Brûlés de soleil,
Et, les blancs brouillards,
À la file, avancent.
À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donets,
Un jeune gars.
 

Là-bas, à la mine de charbon,
On a remarqué le jeune gars.
Lui tendant la main de l’amitié,
Avec eux, Ils le prirent.
D’avenantes jeunes filles,
D’une douce chanson, l’ont accueillies,
Et au chantier est allé,
Le jeune gars.

Les jours de labeur brûlant,
Ressemblant à un combat,
Ont provoqués dans la vie du gars,
Un sacré tournant.
Vers un labeur brûlant,
Vers un bon boulot,
S’est avancé dans la steppe du Donets,
Le jeune gars.

À travers les bois bruissants,
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donetsk
Un jeune gars.
À travers les bois bruissants
Et les verts champs,
S’est avancé dans la steppe du Donets,
Un jeune gars.

Traduction : Sarah P. Struve
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 09:30

Cette chanson de Boris Grebenchikov: "Я не могу оторвать глаз от тебя - Je ne peux arracher mes yeux de toi" a été publiée dans le cadre de l’album de son groupe « Akvarium » « Zoom, zoom, zoom » qui fut enregistré à Londres en 2005. A propos de cet album et de la raison de son enregistrement à Londres, B. Grebenchikov explique dans une interview :

« (...) A Londres, en plus du processus technique de l’enregistrement, beaucoup de choses se passaient, qui ne se seraient pas passées dans un autre endroit. La pleine lune, la fête (celtique) de Samain, et encore beaucoup d’autres choses. Cela a eut une influence assez forte sur l’enregistrement et a participé à la structuration du son de cet album.

J’ai marché des nuits entières dans Saint James park, sous la clarté de la lune, et beaucoup de choses devenaient évidentes. (…) »

______________________________

Я не могу оторвать глаз от тебя / Je ne peux arracher mes yeux de toi

Boris Grebenchikov

Je suis né ce matin,
Encore avant les premières lueurs de l’aube.
Le silence me vient du dehors,
Le silence est en moi.
Je m’incline devant les étoiles s’éteignant,
Je m’incline devant la lumière de la lune,
Mais, en moi il y a un son inaudible aux autres,
Montant des profondeurs.


Je suis né au nord,
Pour rester le plus longtemps entier.
Je n’ai pas d’amis,
Afin que personne ne me détourne de mon but.
La mer s’est entrouverte devant moi,
Ne supportant pas la chaleur du feu,
Et toutes les flèches m’endurcissaient intérieurement,
Aux premières prémisses du jour.

 

Je ne pouvais arracher mes yeux de toi.
Ne pouvais arracher mes yeux de toi.
Ne pouvais arracher mes yeux de toi.


Je suis né avec la mémoire effacée,
Ma patrie est quelque part au loin.
Je me souviens comme j’apprenais à marcher
Afin de ne pas vraiment toucher terre ;
Je suis parti dans le désert,
Où chaque pierre se souvient de ton empreinte.
Mais je n'aurai pu te laisser échapper,
Comme je n’aurai pas pu ne pas voir l’aurore.

 

Je ne peux arracher mes yeux de toi.
Ne peux arracher mes yeux de toi.
Ne peux arracher mes yeux de toi.

Traduction Sarah P. Struve

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 17:45

"Уральская рябинушка - Ouralskaïa riabina - Le sorbier de l’Oural" est une chanson datant des années 50 du siècle précédant. Elle est le prototype de la chanson populaire russe/soviétique de cette époque. Evgueni Rodyguine, Le compositeur de la mélodie est originaire d’Ekaterinbourg, ville qui s’appelait à l’époque, Sverdlovsk. Cette mélodie fut jugée par le directeur du cœur populaire de sverdlovsk où jouait Rodyguine, comme non représentative du folklore russe. Ce regard puriste fut démentie par l’enjouement, d’abord en union soviétique, puis à travers le monde, que rencontra cette chanson qui fut traduite en plus de dix langues. Elle est un peu l’hymne de cette région du centre Oural, à la fois faite d’une magnifique nature, et d’un paysage fortement industrialisé.

Evgueni Rodyguine a actuellement 80 ans et prend tous les jours sa voiture, y compris en hiver, pour aller se baigner au lac Chaptach. Il est question de lui confier la composition musicale de l’hymne de l’oblast' de Sverdlovsk.

Sur le premier vidéogramme, la chanson est interprétée par Nadejda Kadychyva et le groupe Zolotoïe koltso.

Sur le second vidéogramme, elle est interprétée par le groupe "Soprano" de Mikhail Touretski." à la radio "AvtoRadio"

 

Le sorbier de l’Oural
Уральская Рябинушка

Musique : E. Rodyguine ~ Paroles M. Pilipenko

Traduction : lokaNova 

Le soir s'étend au-dessus de la rivière comme une douce chanson,
L'usine s'illumine de lointains éclairs de chaleur,
Quelque part, un train roule avec des points de feu,
Quelque part, sous un sorbier, des garçons m'attendent.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

A peine les sonneries se perdent-elles au-dessus de l'eau,
Que je regagne le petit sorbier par un sentier escarpé.
Le vent souffle sans fin sous le sorbier frisé ;
A ma droite, les boucles du tourneur, à ma gauche, celles du forgeron.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

La journée, à l'atelier, de courtes rencontres ardentes ;
Mais le soir, nous nous retrouvons, nous nous asseyons et nous taisons.
Les étoiles d'été observent en silence les garçons,
Et elles ne disent pas, ces lumineuses, lequel d'entre eux est le plus aimable.
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

Lequel d'entre eux est le plus désiré, duquel prendre la main ?
Le cœur inquiet, je n'y comprends rien,
Les deux garçons sont braves, les deux sont bons,
Gentil petit sorbier, guide mon cœur !
Oh, sorbier frisé aux fleurs blanches,
Oh, sorbier, petit sorbier, pourquoi es-tu triste ?

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  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, de poésies, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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