Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 19:33

Voici une chanson populaire russe, interprétée par l’ensemble « Zolotoie koltso » (l’anneau d’or,) du nom de cette région au nord-est de Moscou, délimitée par d’anciennes villes russes, véritable musée à ciel ouvert où se concentre une grande part de l’histoire du Moyen Âge russe. L’auteur de cette chanson est inconnu. Dans le vidéogramme qui suit la chanson est interprété par Nadejda Kadycheva membre de "Zolotoie koltso" et Larissa Dolina, chanteuse de jazz et actrice.

 

Ивушки / Petits saules

Saules, petits saules,
Verts Arbrisseaux,
Qu’avez-vous donc fait ?
À l’amour, avez répondu.

Auprès du haut perron,
J’ai rencontrée un faucon,
Je l’ai rencontré et l’ai cru,
À l’amour, j’ai répondu.

Se balance la barque,
Aborde la berge,
Aborde la berge,
Et l'amour s’en va.

Saules, petits saules,
Verts Arbrisseaux,
Qu’avez-vous donc fait ?
À l’amour, avez répondu.

Traduction: Sarah P. Struve

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 20:42

bagapsh2.jpgOSinform - La question sur l’autonomie de l’Abkhazie dans le cadre de la Géorgie, est définitivement clôse. – A déclaré le président de l’Abkhazie ; Sergueï Bagapch, lors de la conférence de presse du 10 août à Soukhoumi. D’après lui, des diplomates de différents pays se sont mis en lien avec les représentants de Soukhoumi, pour demander à l’Abkhazie de « ne pas se mêle de la guerre » a annoncé IA REGNUM à Soukhoumi.

Aux dires de Bagapsh, c’est le Ministre des Affaires étrangères du Danemark, En particulier, qui s'est adressé avec une telle demande ainsi que d’autres pays. Le président de l'Abkhazie a souligné que Soukhoumi est prête à suivre n'importe quelle recommandation, mais seulement après l'achèvement des opérations militaires en cours. « Nous n’avons jamais refusé le dialogue, nous somme prêts à le reprendre même aujourd’hui, mais seulement avec ceux qui sont prêts à discuter avec nous et à comprendre se que nous disons »-A fait remarquer Bagapsh. D’après ses dires, après ce qui s’est passé en Ossétie du sud, « le thème de l’autonomie (au sein de la Géorgie) est clos » Parlant des perspectives de relation avec le gouvernement géorgien, le dirigent de l’Abkhazie a déclaré, qu’il ne peut s’agir que de contacts intergouvernementaux.

8fe2e4858274187aebb161c1dacaed83.jpg

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 19:39
Cette chanson qui est également appelée en français « La chanson du batelier de la Volga » datte de 1991 et a été éditée pour la première fois en 1992, dans « l’album russe » « Русский альбом (Rousskii album)» Elle a été réédité en 1996 dans l’album « Центр циклона (Tsentr tsiklona) » ainsi que dans l’album compilation « Boris Grebenchikov & Akvarium »
11000f48a9e8479ac00640c675541cc8.jpg
____________

Бурлак / Le batelier

Борис Гребенщиков / Boris Grebenchikov

(1991)

Le long de la Volga avance le batelier solitaire,
Avance le prisonnier des étendues célestes;
Le seigneur lui montre du haut du ciel,
son poing
Mais cela le fait sourire, dans le poing il y a de la cocaïne.

En descendant la Volga ; la horde d’or,
En remontant son cours; des jeunes filles regardent de la berge.
O breuvage de Kozelsk, eau vive,
Neiges bleutés, faites moi une saignée.
Comme l’hivers, de fer et de glace, nous a apaisé,
Nous apaisât, et se métamorphosa en printemps.
Oh, qu'y aura-t-il donc après, lorsque la neige fondra,
Oh, que m’adviendra-t-il, lorsque la glace se rompra …

Est-ce le débordement de la Volga, ou bien un déluge biblique,
Ou simplement le seigneur balayant des traces,
Seulement, cela m’est égal, je suis presque prêt,
Prêt à te chanter de dessous l’eau sombre.

Et de dessous l’eau sombre, résonnent des cloches,
De dessous un antique rempart, un oiseau flamboyant,
Délivres moi de mes péchés, d’un seul coup d’aile,
Délivres moi de mes péchés, mais pourquoi te tais tu ?!
Brûle séraphin aux ailes d’or,
Brûle sans te gêner, étoile du berger,
Cela m’est égale, car j’ai lâché les rênes,
Et il n’y a pas d’autre chemin que celui avec toi…

Voici donc notre vie, au choix : PAL ou SECAM,
Soit c’est foutu, soit c’est le Sauveur dans nos têtes.
Je suis sortie pour m’en aller vers le début du commencement,
Mais j’ai bue et suis tombé, voila toute l’histoire.

Et les corbeaux se taisent, et les jeunes filles crient,
Telles des Louves de Tambov, ou bien des sœurs de lumière.
Est-ce le poste de secours, est-ce le poison salutaire ;
Entends tu, je frappe à ta porte, ouvres moi !
Envois nous chez les anges, ou bien parmi les bêtes,
Seulement ne te tais pas, je ne peux, sans feu ;
Et où que j’aille, je cogne toujours aux portes
Aussi, Seigneur mon Dieu, aie pitié de moi !

Traduction : Sarah P. Struve

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 19:51

Parfois les petits événements renvoient aux grands changements. Le fiasco géorgien pourrait être un tel événement. Il annonce la fin de l’après guerre froide. Mais il ne marque pas le retour de n’importe quelle nouvelle guerre froide. Il marque un retour plus grand: le retour de l’Histoire.
L’après guerre froide a commencé sous le signe d’un triomphalisme occidental, symbolisé par le livre «La fin de l’Histoire» de Francis Fukuyama. Le titre était d’un sans-gêne, mais il a saisi l’esprit du temps qui régnait à l’Occident. L’Histoire a connu sa fin avec le triomphe de la civilisation occidentale. Le reste du monde n’avait pas d’autre choix que de céder devant l’avance de l’Occident.
En Géorgie, la Russie a déclaré sans équivoque qu’elle n’entendait plus se soumettre à l’Occident. Aprés deux décennies d’humiliation, la Russie a décidé de riposter. Dans peu de temps, d’autres puissances vont l’imiter. En vertu de sa puissance écrasante, l’Occident a pénétré dans des espaces géopolitiques d’autres pays dormants. Mais ils ne dorment plus, en particulier en Asie.
En réalité, la majorité des pays du monde est surprise de voir l’Occident considérer la Géorgie comme une victime de la Russie. Les Etats-Unis ne tolérerait pas non plus que la Russie pénètre dans sa sphère géostratégique en Amérique latine. Les Latinoaméricains ont bien compris la double morale des Etats-Unis. De même tous les commentaires musulmans constatent que les USA ont envahi aussi l’Irak de manière illégale. Ni l’Inde ni la Chine ne se sont laissées amener à protester contre la Russie: Cela montre combien la vision occidentale de la Géorgie est isolée selon laquelle le monde devrait aider le parti discriminé, la Géorgie contre la Russie. En réalité, la plupart des pays soutiennent la Russie contre l’Occident tyrannique. Le décalage entre la présentation occidentale et le reste du monde ne pourrait être plus grand.
C’est pourquoi il est décisif pour l’Occident de tirer la bonne leçon de l’expérience en Géorgie. Il doit réfléchir stratégiquement aux options limitées dont il dispose. Après l’effondrement de l’Union soviétique, les penseurs occidentaux supposaient que l’Occident ne devrait jamais faire de compromis géopolitiques. Ils pensaient que ce serait l’Occident qui pourrait dicter les conditions. Maintenant il doit reconnaître les réalités. Les populations occidentales de l’Amérique du Nord, de l’Union européenne et de l’Australasie (Australie, Nouvelle-Zélande, Océanie) comptent au total 700 millions, ce qui représente 10% de la population mondiale. Le reste, les 90%, se sont transformés d’objets de l’Histoire en sujets. Le «Financial Times» du 18 août a titré «Front unitaire de l’Occident à l’égard de la Géorgie». Il aurait fallu écrire: «Le reste du monde attribue à l’Occident la responsabilité du conflit géorgien.» 

Source: The Financial Times du 20/8/08 (extrait

 

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 21:34

Depuis longtemps j’avais envie d’écrire une chanson sur Moscou, cette ville que j’aime tant. Pas une chanson ressemblant à un hymne, mais une sorte de chanson intime, pouvant exprimer mon amour. C’est ainsi que j’ai pensé, rêvé, rêvé… Et voila, des textes ont commencés à apparaître : « Lenka Korolev », puis « Le trolleybus de Moscou », « Arbat mon Arbat » et finalement, cela a donné une cycle de chansons moscovites.

Boulat Okoudjava

~~~~~~~~~~~~

Quand je suis impuissant à vaincre le malheur,
quand le désespoir me guette,
je prends à la course un trolley bleu
le dernier, n'importe lequel.

Trolley de minuit, file par les rues,
fais ta ronde sur les boulevards
pour ramasser tous ceux qui ont fait dans la nuit
naufrage, naufrage.

Trolley de minuit, ouvre-moi ta porte !
Je sais que dans le froid poignant de la nuit
tes passagers, tes matelots
nous prêtent main forte.
Avec eux, plus d'une fois, j'ai fui le malheur,

j'ai senti leurs épaules contre mes épaules...
Ah ! combien il y a de bonté,
dans leur silence, leur silence.

Le dernier trolley vogue dans Moscou,
Moscou, comme une rivière, s'étiole
Et la douleur qui tel un étourneau, frappait mes tempes
S’estompe, s'estompe.


Traduction; Le chant du monde & pour le quatrieme couplet: Mellissa Mekkaoui.

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 17:52

Alexeï Glesine est né le 13 janvier 1954 à Metichy dans la région de Moscou. En 2006, Vladimir Poutine a signé un décret le nommant artiste émérite de la Fédération de Russie.

"Dix neuf ans" fut interprété le 9 mai 2007 au Kremlin. Elle parle de cette guerre de Tchétchénie qui dura trop longtemps. Le vidéo-clip de « 19 ans » reprend des images de la première guerre de Tchétchénie (1994 -1996)

Алексей Глызин /  Alexeï Glyzine

19 лет ~ 19 ans

Le troisième jour s’en allait sans moi
Je suis resté à la guerre, là-bas
La balle stupide du troisième jour
S’est logée silencieuse en moi
Serïoga me portait vers les notres
La pluie coulait à sa suite en rivière
Cela fait peur de mourir jeune
A dix neuf ans et quart

Maman, cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait alors m'aider
Maman cette nuit là je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Avec Serïoga nous pension là-bas
Que lorsque nous reviendrions chez nous
Nous dormirions les matins tout notre soul
Et que toute la nuit nous nous promènerions sous la lune
Mais quand la fumée se dissipa
Et que doucement se leva l’aurore
Les cheveux de Serïoga devinrent tout à coup blancs
A dix neuf ans un quart

Maman, cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait me porter
Maman, cette nuit là je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Le troisième jour s’en allait sans moi
Je suis resté à la guerre, là-bas
La balle stupide du troisième jour
S’est logée silencieuse en moi
Serïoga me portait vers les notres
La pluie, coulait à sa suite en rivière
Cela fait peur de mourir jeune
A dix neuf ans et quart

Maman cette nuit tombait la pluie
Elle voguait doucement au dessus de la terre
Elle voulait alors m'aider
Maman cette nuit là, je vivais

Vogue doucement l’aurore
Et derrière le bois se lève l'aube
Seulement je ne suis déjà plus là
Trois jours sont passés sans moi

Traduction : Sarah P. Struve<

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 18:44
Lorsque dans les années 90, les Etats-Unis et l’OTAN exterminaient méthodiquement les Serbes et la Yougoslavie, Le gouvernement russe de l’époque, rejetait catégoriquement toute tentative de faire un parallèle avec la situation en Russie et la possibilité de la répétition, en Russie même, du scénario yougoslave, au prétexte que les événements dans les Balkans ne concernaient exclusivement que les peuples vivant làbas, Même le bombardement de la Yougoslavie en 1999, par l'OTAN, n'a pu briser la coopération mutuellement avantageuse et le soutien mutuel dans les relations entre Moscou, Bruxelles et Washington. Il a fallut l’intervention de l’armée géorgienne contre des citoyens russes et les soldats de la paix en Ossétie du sud, pour que la Russie s'éveille enfin d’un sommeille de vingt ans, et comprenne réellement les buts et les méthodes du scénario géopolitique globale que mènent contre elle les forces occidentales, scénario expérimenté auparavant, sur les serbes.

Le «Financial Time» a permis de faire apparaître les dessous balkaniques de la politique des États-Unis dans le Caucase, Le journal londonien ayant publié il y a peu des documents montrant, avec qui et d'après quel exemples, se préparait l'armée géorgienne pour la prise de Tshinvali. Comme l’écrit le journal, l’entraînement des « commandos » géorgiens était réalisée par des officiers supérieurs de l'armée des États-Unis et deux sociétés privées embauchées par le Pentagone – MPRI et American Systems, – et dont les quartiers généraux se trouvent en virginie. Un groupe de 15 officiers, ex-membres des forces spéciales étasuniennes, a organisé l'entraînement de 80 membres des spetnazs géorgiens sur la base de "Vashlidzhvari" dans la banlieue de Tbilissi. Le programme de leur entraînement a été élaboré sur la base militaire américaine de Fort-Bragg par une organisation se nommant SATMO (sécurity assistance training management organization - pour l'assistance et le management de la préparation au combat), organisation s'occupant de l'entraînement de détachements spéciaux destinées à la lutte contre l’insurrection, le terrorisme, et la participation dans des guerres civiles (!).Des entraînements semblables ont déjà eu lieu, en particulier, pour des détachements spéciaux des armées du Yémen, de Colombie et des Philippines. Cependant à la différence de ces pays et même d'autres programmes d'assistance militaire occidentale à la Géorgie, l'information sur cet entraînement se passant sur la base des forces spéciales géorgiennes à "Vashlidzhvari", était classifiée secrète. La première étape de la préparation a eu lieu de janvier à avril 2008, et a été consacrée "aux savoir-faire de base des forces spéciales». La rémunération des formateurs étasuniens, elle, est connue - 2000 dollars par semaine plus la prise en charge de tous les frais.

Comme le reconnaît le Financial time, le moment clé dans cette histoire ressemblant à un roman policier, est le caractère particulier d'une des deux sociétés, préparant dans le secret le plus absolu, les « commandos » géorgiens à la guerre, à savoir,la société MPRI. En 1995 le Pentagone a engagé cette société pour l'organisation de l’entraînement des détachements spéciaux de l'armée régulière croate, qui avaient pour tâche de détruire l’Etat autoproclamé, et non reconnu, de la République de la Krajina Serbe. L’opération « Tempête » a durée plusieurs jours, durant les quels plusieurs milliers de Serbes de Croatie furent tués, alors que 200 000 autres furent obligés de fuir la Croatie. Même le financial times, qui n’éprouve pas de sympathie particulière pour les Serbes, a du reconnaître que les évènement d’août 1995, sont devenus « l’un des pire exemple de « nettoyage ethnique » durant les guerres balkaniques ».

Sous lle poids des preuves réunis par le journal britannique, le commandement des forces armées étasuniennes en Europe, a déjà reconnu le fait d’avoir entraîné les spetnazs géorgiens.

Que pour l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie avait été préparé le sort de la République de la Kraijna Serbe, beaucoup de gens l’on remarquésy compris dans les Balkans, dans la foulée des événements du mois d'août dans le Caucase,  L’un d'eux, le secrétaire général du parti radical Serbe, Alexandar Vučić. Souligne que «l'OTAN a préparé pour Tskhinvali et Soukhoumi le même projet que pour les Serbes de Croatie!» - d’après ses dires «  dans les deux cas, durant les agression, furent utilisés des armes otaniennes, dans les deux cas les actions se sont passées durant la période d’été, mais  que de plus, dans le cas de l’Ossétie du sud, les jeux olympiques furent utilisée comme moyen de diversion. Cela dit, la Russie n’est pas la Serbie. À la différence des pouvoirs actuels serbes incapable de défendre la souveraineté de la Serbie au Kosovo, la Russie a défendue ses compatriotes. Elle s'est dévoilée comme une puissance conséquente, sachant protéger son peuple et les intérêts d'État ».

Comme ont reconnus, durant des entretiens privés avec l’auteur de ses lignes, nombres de diplomates et casques bleus russes ayant participés à la résolution des problèmes Balkaniques La perception que le scénario anti-serbe, tôt ou tard se répétera à l’encontre de la Russie, était toujours présent chez eux. Cependant toute tentative d’avoir une attitude plus active dans la protection des Serbes qu’ils soient Bosniaques, Croates ou kosovars, se heurtaient invariablement aux ordres venant d’en haut, comme quoi «la Russie, en tant que garante de la paix, doit restée à « équidistance »de tous les parties prenantes aux conflits balkaniques», - malgré le fait que ni Washington, ni Bruxelles ne pratiquaient aucune " équidistance " et n’y pensaient même pas! Il est bien connu que, quand les casques bleus russes au Kosovo, ont dus appliquer la force pour "faire reprendre sens" à l’ex-commandant de l’U.C.K, Ramush Haradinaj. Rapidement après cela, il a été décidé à Moscou de rapatrier du Kosovo le contingent de casques bleus russes, et ce malgré, les demandes et les protestations des Serbes du Kosovo. Selon une information non officielle, cette décision est la conséquence  d’importantes pressions sur Moscou de la part des États-Unis et de l'OTAN, qui accusaient les Russes d'abus de pouvoir et de violation du principe de"neutralité".

Lorsque dans les années 90 les avions otaniens bombardaient la Yougoslavie et que des commandos entraînés par les étasuniens, effectuaient de sanglants « nettoyages ethniques » contre les Serbes, les gens à Belgrade, à Palé, à Knin, à Gradcanice et d’autres lieux Serbes et orthodoxes, appelaient inutilement à l’aide la grande protectrice des Slaves, la Russie. En août 2008, la tragédie balkanique a frappé aux portes des maisons russes. Le cauchemar de Tskhinval fut le prix à payer pour les années de trahison nationalo-Étatique. On voudrait espérer que cette leçon ne soit pas venue trop tard.

Piotr Iskanderov (chercheur à l'Institut d'études slaves et commentateur au journal Vremia novosteï)

Source : Fondation pour la culture stratégique

Traduction: S. P. Struve

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 18:30

L’agression géorgienne a brisé les destins de beaucoup de familles. Parmis elles il y a les familles Tedéèv et Tadtaev, qui vivent dans le même immeuble de 4 étages au numéro 124 de la rue Dgioev. La famille Tedéèv a Tskhinval1perdu deux de ses membres : Atsamaz âgé de 22 ans et sa grand-mère de 75 ans Babélina Tedéèva-Kouloumbekova.. La famille Tadtaev a perdu son chef de famille, Sergueï ; le père de deux petits garçons de 7 et 8 ans, il était milicien et travaillait au bureau des passeports. Ils ont étés fusillés par des boureaux géorgiens le 8 août dans le village de Tbet.

Témoin du meurtre de ses citoyens paisibles, l’épouse de Sergueï, Alina Gabaraeva a du mal à repenser à ses évènements effrayants du 8 août.

- je n’arrive toujours pas à reprendre mes esprits après ce qui est survenu dans le village de Tbet, J’étai, alors, dans un tel état, que je ne me rappelle pas de tout ce qui nous est arrivé – raconte Alina Gabaraeva – la veille de l’attaque barbare des géorgiens sur l’Ossétie du sud, le 7 août, mon mari et moi sommes allés en voiture à Dzaou rendre visite à nos enfants qui étaient chez des proches. Déjà, tôt le matin du 7, la situation dans la république était surchauffée. Les Géorgiens tiraient sur Tskhhinvali et certaines bourgades de notre république. J’ai demandée à mon mari que nous puissions rester pour la nuit à Dzaou, mais il ne l’a pas voulu ; Il a dit qu’il devait être tôt le matin à son travail. Nous sommes rentrés à Tskhinvali, vers le soir, laissant les enfants à Dzaou. La soirée était. Calme dans Tskhinvali. Quand dans la nuit du 7 au 8 août, les Géorgiens ont commencés à bombarder Tskhinvali, comme tous les voisins nous sommes descendus dans la cave, où nous avons passés le reste de la nuit. Au matin on a entendu les bruits des avions géorgiens volants au-dessus de Tskhinvali. Nous avons pensés que s’était l’aviation russe qui se dépêchait de nous venir en aide. Heureux, nous sommes sortis de la cave leur souhaiter la bien venue, nous leurs faisions de grands signes avec nos mains. En réponse, les avions nous ont tirés dessus, nous avons compris que nous nous étions trompés, et sommes vite redescendus dans la cave.

Très vite, nous avons appris que les tanks géorgiens étaient entrés dans la ville et que les avions géorgiensTskhinval-voiture.jpg bombardaient Dzaou et les villages alentour. J’étais horrifiée, mes enfants étaient là-bas ; A ce moment, nos voisins, les frères Tadéèv, Taïmouraz et Atsamaz, qui travaillaient dans les structures de force, ont décidés d’emmener leur mère, Marina et leur grand-mère Babélina, hors de la ville, au village de Zar, et de revenir ensuite. Une connaissance d’ Atsamaz lui a dit que la route vers Zar était libre, que les Géorgiens ne l’avaient pas encore occuper. Mon mari et moi avons décidés de les suivre avec notre voiture. Nous avons emmenés avec nous, nos deux voisines, la mère et la fille Tassoev. En arrivant à Tbet, nous avons remarqués des militaires qui avançaient. Il y avait prés d’un millier d’hommes, et beaucoup d’engins motorisés. Atsamaz a cru que s’étaient nos soldats, et il a voulu aller à leur rencontre. Des que nos voitures se sont approchées, ils ont ouverts le feu sur nous, nous nous sommes baissés, mais Sergueï qui était au volant est mort sur le coup ; Son corps a basculé hors de la voiture. Les Géorgiens n’arrêtaient pas de tirer. Je ne sais pas avec quelles armes ils nous tiraient dessus mais j’ai été blessée par des éclats ; Les autres ont reçus et des éclats, et des blessures par balle. Nous nous sommes extrais des voitures et sommes restés couchés par terre. Dans la voiture des Tedéèv , la grand mère Babélina est morte des la première balle. La balle qui avait pénétrée dans l’œil gauche, lui a arraché la moitié de la tête. En sortant de la voiture, Atsamaz a été blessé gravement, il était couché par terre, mais l’on continuait à lui tirer dessus. Son frère aîné, Taïmouraz, essayant de le sauver, a rampé vers lui, et l’a recouvert de son corps, il a également été atteint par plusieurs balles. Lorsque les Géorgiens se sont approchés de nous, nous avons levés les mains en l’air, leurs demandant de ne plus tirer. Les Géorgiens ont poussés hors de la voiture Marina, la mère d’Atsamaz et de Taïmouraz, , qui, elle même, était blessée. Ils parlaient grossièrement avec nous et riaient tout le temps, tout en tirant dans tous les sens, sur les maisons, les voitures, Ils se comportaient d’une façon insultante. Ils ont encore une fois tirés sur le corps de mon époux mort. Ils voulaient aussi, achever les deux frères, mais leur mère s’est interposée, les suppliant d’avoir pitié de ses fils. Elle s’adressait à eux en géorgien, elle disait : « n’avez vous pas non plus d’enfants, de frères, ayez pitié de nous, s’il vous plait, je vous en supplie, ne tirez plus sur mes fils » la regardant, les Géorgiens souriaient moqueurs. Poussant de leurs pieds les deux frères couchés par terre, presque sans connaissance et perdant leur sang. Riant, ils lui disaient que de toute façon c’était trop tard pour ses fils. Ils éprouvaient du plaisir à nous voir ensanglantés, leurs demandant de ne pas nous tuer, le sang coulant des blessures de nos visages et de nos corps,.

Je me suis approchée du corps immobile de mon Sergueï et me suis penchée vers lui, ils se sont mis à crier sur moi,, et m’ont repoussés de côté. Ils ont voulus écraser mon mari à l’aide d’un tank, je me suis mise à genoux devant eux, les suppliant de le laisser tranquille, puisqu’il était déjà mort. La mère de d’Atsamaz a traîné son fils vers le bas-côté, mais les bandits géorgien ont, à leur tour, traîné l’autre frère, Taïmouraz au milieux de la route voulant passer dessus avec leur tank. Je me suis approchée de Taïmouraz, me suis mise devant lui et leur ai demandée de ne pas faire cela.

Ils ont voulus nous prendre en otage, ils attendaient une voiture qui devait nous amener en Géorgie. Brusquement ils sont partis en se dépêchant vers la ville et nous ont laissés. Certainement qu’en voyant que nous n’avions plus de force, ils ont pensés que nous ne survivrions pas.

Gravement blessé, perdant son sang, Taïmouraz s’est traîné vers une voiture. Il a raccordé des files et l’a fait démarrer. Nous nous sommes tous assis dans cette voiture, on y a installé Atsamaz. Avant cela nous sommes rentrés dans une battisse de deux étages où il y avait deux femmes. Je leurs ai demandée de surveiller les corps de Sergueï et de Babelina, que les chiens ne viennent pas les déchiqueter.

Taïmouraz ne pouvait pas bouger ses deux jambes blessées, il appuyait sur l’accélérateur avec un bâton. N’en pouvant plus, il a réussit à nous conduire jusqu'à un poste des nôtres dans le village de Zar et il a tout de suite perdue connaissance. A Zar on nous a donné les premiers secours puis, on nous a emmené à Dzaou. Le frère de mon mari m’a dit que tout allait bien avec mes enfants, qu’ils étaient en bonne santé et qu’il les avait envoyé en Ossétie du nord. Les deux frères gravement blessés ainsi que la mère et la fille Tassov furent emmenés à Nouzal.

« J’ai revu Atsamaz et Taïmouraz ainsi que les Tassov à Nouzal, lorsqu’on les emmenait à l’hôpital local – raconte la tante des frères, la fille de Babelina, Izolda Tedéèva. – L’état de Atsamaz s’est aggravé et il a été transporté à l’hôpital d’Alavir, et moi je suis restée avec Taïmouraz à Nouzal. »

Les médecins ont faits tout ce qu’ils pouvaient, mais il n’ont pas pu sauver la vie d’Atsamaz. Le 9 août, le jour de ses 22 ans, Atsamaz ne fut plus. On l’a enterré chez des parents dans le village de Kambiléèvka.

Ayant reçu de nombreuses blessures d’éclat et d’armes à feu, Taïmouraz, la mère et la fille Tassov furent envoyés à Moscou, où actuellement les médecins les soignent.

0bdceabda9e459abeac5cf745803d867.jpgComme l’a racontée Isolda Tedéèva, le corps de sa mère de 75 ans et resté deux ou trois jours dans une voiture au village de Tbet, là où elle et Sergueï furent tués par les bourreaux géorgiens. Quelqu’un a ramené leurs corps à la morgue de Tskhinvali. Les médecins ont enterrés provisoirement la grand-mère dans la cour de l’hôpital, puis Isolda avec son frère ont enterrés leur mère à Kambiléèvka prés de son petit fils,Atsamaz.

Le père de Sergueï a enterré provisoirement son fils au cimetière de l’école N°5*. Lorsque la situation se normalisera, on l’enterrera au village de Didmoukha.

Isolda Tedéèva et Alina Gabaraeva espère trouver par notre journal, la personne qui a ramener à la morgue depuis le village de Tbet, Babelina et Sergueï. Ils veulent la rencontrer pour lui témoigner personnellement leur reconnaissance.

Sergueï Gazzaev.

Traduction : Sarah P. Struve

Photos: OSinform64d523d13995cbfd6e980a54d53b0bab.jpg

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 18:46

OSinform. 8 septembre 2008 - Lioudmila Dginoeva, habitante de Vladikavkaz, raconte :

OSCE.jpg« J’étai chez une de mes amies à Tskhinvali, quand a commencé le bombardement massif de la ville par les géorgiens. Elle n’avait pas de cave, comme chez beaucoup de ses voisins. Sachant qu’il y avait dans la rue Pouchkine, qu’une seule maison qui avait une cave assez grande pour se cacher, nous avons toutes courues là-bas. Mais cette cave n’était pas sans danger aussi, car son plafond n’était pas en béton. Quelqu’un des voisins a dit, que l’immeuble où se trouvait la délégation de l’OSCE et qui était dans la même rue, n’allait certainement pas être bombardé par les Géorgiens, et que par ailleurs, dans cet immeuble, il y avait une cave fortifiée. Alors, nous réjouissant de pouvoir nous protéger ainsi, le 8 août au matin, nous y avons courus à cinq.

C’est un homme d’age moyen, en casque et gilet par balle, qui nous a ouvert. Nous lui avons demandé, qu’ils nous aident à nous protéger chez eux, au moins les enfants. Dans ce genre de situation, il n’y a même pas à expliquer, n’importe quelle personne normale aurait compris d’elle-même que nous, des femmes et des enfants, avions besoin d’une aide urgente. En réponse, le collaborateur de la mission (de l’OSCE) a juste dit, qu’il devait demander l’autorisation auprès de son responsable. Il nous a pas laissé entrer dans l’immeuble, il entendait très bien que le bombardement venait de redoublé d’intensité. Nous l’avons attendu devant le porche une dizaine de minutes, même ci nos vies dépendaient d’une seule seconde. Il n’est jamais revenu, et nous avons du rebrousser chemin. L’OSCE n’avait rien à faire de ce que l’on nous tuait ici."

31809ead6599e9858b0e08d2acb707ab.jpg

 

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 20:04

« Tel tu étais, tel tu es resté » est une chanson issue du film « Les cosaques du Kouban » datant de 1949, que l'on peut voir en V.O. ici. C'est une histoire d’amour se passant au Kouban, province du sud de la Russie. La musique est de M. Dounaevski le texte est de M. Volguine & M. Issakov. Dans le film, cette chanson est interprétée par Marina Ladynina (1908 – 2003). Voici le vidéogramme montrant cet extrait.

____________________

Каким ты был, таким и остался

Tel tu étais, tel tu es resté
(1949)

Tel tu étais, tel tu es resté,
Aigle des steppes, cosaque hardi !...
Pourquoi, pourquoi t’ai-je, à nouveau, rencontrée,
Pourquoi as-tu troublé ma tranquillité ?

Pourquoi de nouveau, de tes douleurs,
Veux tu m’accuser ?
D’une seule, d’une seule, je reste coupable,
C’est de ne pas avoir la force de t’oublier.

Ma destinée avec la tienne,
Je n’ai pas su lier,
Mais je n’ai vécu, je n'ai vécu que de toi,
Durant toute la guerre je t’ai attendue.

J’ai attendue qu’arrive le terme de ton service,
Quand tu reviendrais chez toi…
Me sont amères, amères, tes reproches,
Mon ardent, mon obstiné !

Ta tristesse, tes blessures,
Tes larmes n’y sont pour rien :
Regardes, regardes, mon âme t’est ouverte,
Elle n’est ouverte qu’a toi seul.

Mais la regarder, tu n’y a même pas pensé,
T’enfuyant au loin, cosaque hardi…
Tel tu étais, tel tu es resté,
Mais c’est ainsi que tu m'es cher.

Traduction : Sarah P. Struve

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, de poésies, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
  • Contact

 

 

Recherche

Pages

Catégories