La nuit a fermé les paupières à ceux, fatigués,
Abreuvant de silence le jardin,
Et Les compagnons sont sereins,
Et les frères d'armes dorment profondément
Sur les fronts, s'est déversée la fatigue -
Ils n’entendront, ne se souviendront…
Jusqu’à l’épreuve, il ne lui reste,
Peut-être, que cinq et quelques minutes.
Il est immobile, il happe les sons,
En un instant, seront détruits les jours.
Voilà Pilate qui se lave les mains
Voilà la foule qui crie : « Crucifie le ! »
Le Golgotha et ce tremble,
Au pied duquel Juda interrompra sa lignée…
À quel point il est insoutenable,
De voir par avance la finalité des choses !
Inutile d'enseigner quoi que se soit ;
Tous s’évanouira, telle l’eau dans le sable
Inutile de compter les minutes ;
Tout se réalisera en son temps,
Tout se réalisera irrémédiablement
Fait prisonnier. Parmi les brigands. Crucifié,
Et Les compagnons sont sereins !
Et les frères d'armes dorment paisiblement !
Mais, tant que dans le silence, ne s'entendaient
les armures s’entrechoquant,
résonnaient des mots à propos d’un calice,
Qu'il répétait inlassablement.
Seulement, dans les cieux, il n’y à de réponse,
Il n’y a ni mouvements, ni sons.
Seules l’instant s’avance,
Et cela est, en soi, une réponse.
Le prophète n’a qu’un itinéraire
Au-dessus duquel se penche le tribunal. le jugement dernier.
Et de temps, il ne lui en reste guère -
Grâce à Dieux,
Ils viennent déjà.
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Пустые обещани
Ne croyez pas aux promesses…
Ne croyez pas aux promesses veines et aux contes,
Et le sauveur ne sauvera pas de l'errance à la prison,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.
Que la route nous promette des épreuves,
Qu’on effraie l’intelligence, de nouvelles prémonitions,
Il y a, malgré tous, un peu moins de diable que de Dieux,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.
Que l’on débatte dans les airs du crépuscule et de l’aurore,
Que les vieux dogmes soient usés jusqu’à la corde,
Entre le noir et le blanc, il n’y a pas d’équilibre,
Et c’est cela qui mène au mouvement, le monde.
Que le mal rampe de siècle en siècle,
Et les fumées obscurcissent à nouveau le ciel,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.
Traduction : Sarah P. Struve