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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 13:24

Ah, guerre, qu’as-tu donc fait, lâche !
Nos cours sont devenues calmes.
Nos garçons ont redressé la tête,
ils ont mûri plus tôt.
On distinguait à peine leurs silhouettes sur la route,
ils sont partis - un soldat derrière l’autre...
Au revoir, les garçons !
Les garçons,
essayez de revenir vivants !
Non, ne vous cachez pas, soyez grands,
n’épargnez ni les balles, ni les grenades,
ne vous ménagez pas, mais quand même
essayez de revenir vivants !
Ah, guerre, qu’as-tu donc fait, lâche !
A la place des noces - des séparations et de la fumée.
Nos filles ont fait cadeau de leurs robes
Blanches à leurs petites soeurs
Les bottes...Comment ne pas les voir !
Et les ailes vertes des épaulettes...
Vous vous ficherez des cancans, les filles,
nous leur réglerons leurs comptes ensuite !
Qu’ils affirment que vous ne croyez en rien,
que vous allez à la guerre comme ça...
Au revoir, les filles !
Les filles,
essayez de revenir vivantes !

Traduction: Université de Toulouse Le Mirail

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:01
La romance est arrivée d’Europe en Russie au début du 19° siècle et a occupé immédiatement une place durable dans la culture musicale russe. Les romances étaient jouées à la guitare ou au piano par la noblesse, mais au village le peuple les chantait à sa manière. Etaient surtout populaires au 19° siècle les romances des tsiganes russes, souvent créées d’après des chansons populaires. Au début du 20° siècle à l’époque de la révolution et de la guerre civile en Russie les romances servirent à créer les chansons révolutionnaires. Sous la période soviétique, leurs intonations lyriques se distinguaient des chansons officielles de la Russie Soviétique. Elles étaient souvent écrites sur des rythmes de valse, de tango ou de fox-trot. Les bardes des années 60 du siècle dernier insufflèrent à ce genre une nouvelle vie.
Les romances changent de visage en permanence, et restent, même de nos jours, le genre musical préféré des russes.

Voici une célèbre romance, « Снился мне сад - Je rêvai d’un jardin » écrite par Elisabeth Diteriks née à Odessa en 1876. Son père était juge de paix de la ville. Le futur auteur de la musique de cette romance, Boris Borissov, faisait ses débuts de juriste auprès du père d’Elisabeth. La rencontre entre Boris et Elisabeth, réveilla en eux des sentiments romantiques. Pour dire son amour à Boris, Elisabeth écrivit cette poésie. En retour il en écrivit la musique Très vite après cela, Elisabeth se maria, mais avec un autre. En 1917 elle quitta la Russie. Où partit-elle, dans quel pays ? Cette question reste, à ce jour, sans réponse.

Boris Borissov, après le mariage d’Elisabeth avec un autre, abandonna sa jeune carrière de juriste devenant un chanteur avec une certaine renommée.

Cette romance a pratiquement toujours été interprétée par des hommes. L’adaptation contemporaine et son interprétation par Iulia Mikheeva, lui rend la délicatesse de ses origines.

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Снился мне сад / Je rêvai d’un jardin

Parole: Elisabeth Diteriks (1876- ?) - Musique : Boris Borissov (1873-1939)

Je rêvai d’un jardin recouvert d’une parure nuptiale

Dans ce jardin, toi et moi, étions ensemble.

Des étoiles au ciel, des étoiles sur la mer,

Des étoiles dans mon cœur, aussi.

 

Est-ce le bruissement des feuilles, est-ce les bourrasques de vent,

Que je bois de mon âme délicate et insatiable,

Les regards sont profonds, les lèvres silencieuses ;

Mon cher, o mon cher, je vous aime.

 

Les ombres nocturnes voguent dans l’immensité,

La joie et le bonheur se sont déversés alentour.

Des étoiles au ciel, des étoiles sur la mer,

Des étoile dans mon cœur, aussi.

 

Traduction : Sarah P. Struve

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 21:01
Cette chanson du groupe Lioubè (Lubé) est issue de l’album « Полустаночки – Poloustanotchki » parut en 2000.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Appelle-moi doucement par mon nom,

Abreuve-moi d’eau de source.

Peut-être que répondra le cœur infini,

Indicible, stupide et tendre.

A nouveau, viennent les crépuscules sans sommeil,

A nouveau, les vitres des fenêtres masquent le jour.

Là-bas, le cassis et le lilas me font signe.

Appelle-moi, paisible patrie.

Appelle-moi au couché du jour,

Appelle-moi, mon chagrin, ma tristesse,

Appelle-moi.

Je sais que nos retrouvailles se feronts,

Notre séparation s’est prolongée.

Le croissant bleu de la lune se cache derrière la ville,

Ni le cafard, ni les larmes ne m’envahissent.

Est-ce le son d’une clochette, est-ce un lointain écho,

Seulement, avec toi, nous sommes passés à côté.

Les sabots creusant, soulevant la poussière,

Nous ne discernions pas même la route.

Appelle-moi au coucher du jour,

Appelle-moi, mon chagrin, ma tristesse

Appelle-moi.

Appelle-moi doucement par mon nom,

Abreuve-moi d’eau de source.

Je sais que notre rencontre se réalisera :

Je reviendrais, je tiendrais ma promesse.

Traduction : Sarah P. Struve

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 13:32

 

Igor Talkov est né en 1956, d’une famille d’origine noble ; Son grand-père fut ingénieur militaire et officier de l’armée tsariste. Ses parents furent selon l’expression consacrée : « réprimés » et se rencontrèrent sur leur lieu de détention. Après leur réhabilitation, la famille fut reléguée dans un village ouvrier dans l’oblast’ de Toula où naquit Igor. Au collège Talkov jouait dans un groupe ‘Les guitaristes » Après la fin de ses études, attiré par le théâtre, il monta à Moscou afin de faire des études théâtrales. À partir de 1973, Igor Talkov commença à écrire des chansons. Il chanta pour la premiere fois ses textes sur scène en 1975.

En 1983 l’avion dans le quel il se rendait avec son groupe à un concert à Tioumen, fut pris dans un orage. Voyant que tout le monde s’inquiétait, il dit : « Ne vous inquiétez pas. Tant que vous êtes avec moi, vous ne mourez pas. On me tuera dans une grande foule, et l’on ne retrouvera pas mon assassin. »Le 6 octobre 1991 à Saint-Pétersbourg durant un concert, Igor Talkov fut abattu. Son meurtrier présumer, se réfugiant à l’étranger, ne pu jamais être extradé, ni jugé.

Igor Talkov, bien que pratiquement méconnu en occident, fut, à la charnière de la fin des années 80 et du début des années 90 du siècle passé, un poète et chanteur signifiant en Russie au moment où celle ci devenait indépendante, et que disparaissait l’URSS. Sa mort prématurée ne lui permis pas de vivre ses nouveaux et douloureux « temps des troubles » qui s’achevèrent avec la venue du nouveau siècle et la renaissance de la Russie.

__________________

Igor Talkov

Russie ~  Россия

(1989)

Feuilletant le vieux cahier
D’un général fusillé
Je m’efforçais de comprendre en vain,
Comment as-tu pu te laisser,
Par les vandales, écarteler.
De la sombre profondeur des siècles,
Immense, tu te levais,
Ton Pètersbourg réconciliait les ennemis
De par la bravoure héroïque de tes régiments,
Au siècle "d’or" de Catherine.

Russie !

A travers la musique sacrée des temps,
Au dessus de Moscou aux coupoles d’or,
Ruisselait la sonnerie des carillons,
Mais même la plus douce d’entre elles,
A certains, ne donnait pas la paix.
Et les coupoles d’or
Éblouissaient l’œil noir :
Tu excitais les forces du mal,
Tu les as tant importunés,
Qu’elles voulurent t’aveugler.

Russie !

Les cieux s’ouvrirent avec fracas,
Et se jetèrent en glapissant,
Coupant les têtes aux églises
Et glorifiant un nouveau tsar,
Des Judas nouveaux venus.
Ils te ligotèrent d’un étendard pourpre,
Te jetant à genoux,
La hache scintilla au dessus du bourreau,
Et la sentence fut lue
Par le tsar sanglant, l’immense… génie.

Russie !

Feuilletant le vieux cahier
D’un général fusillé
Je m’efforçais de comprendre en vain,
Comment as-tu pu te laisser,
Par les vandales, écarteler.
O, cahier d’un général,
Renaissance d’une vérité oubliée,
Comme il est pénible de te lire
Pour la génération trompée.

Traduction : Sarah P. Struve

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 19:55
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" Moscovite d'octobre " (Московская Октябрьская), est une chanson issue de l'album "Kostroma, mon amour." Datant de 1994. Elle est une réponse triste et sublime à la crise constitutionnelle russe de septembre-octobre 1993, où il y eux des combats de rue, les plus sanglants depuis la putch bolchevique d'octobre 17. Selon les estimations gouvernementales, 187 personnes furent tués et 437 blessés.

En avant, en avant, troupeaux pelés,
Enfants du régiment et petits fils du sarcophage,
Unissons nous fièrement autours de notre drapeau,
Et que boue l’eau, depuis longtemps, écoulée.

La fonte s’est refroidi sur la tête impétueuse,
Dans les herbes folles, le navire sans capitaine s’est échoué…
Pourquoi, pourquoi dors tu garde, réveilles toi,
Sous peine que le bourreau ne s’insinue dans mon âme.

Le détachement depuis toujours impuissant, s'est réduit à néant,
Et comme exprès, les informateurs n’existent plus,
Les baïonnettes, les boulons et les foreuses, se sont recouverts de lierre,
Et dans le ciel, des bonnes femmes nues volent.

Sur leurs poitrines brillent des ongans français,
Elles se sauvent avec le sans-gêne d'un crocodile.
Brûle, brûle mon lustre chatoyant,
Si non, elles finiront par me dévorer définitivement.

Traduction : Sarah P. Struve

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 21:19

Cette chanson est interprétée par le groupe Любэ - Lioubè avec la participation d’officiers du groupe Alpha. Le groupe Alpha, est une unité Spetsnaz, qui a participée, entre autre, au règlement des prises d’otages du théâtre de la Doubrovka et de celui de Beslan.

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L’illustration photographique est de Anatoli Novak, et est issue du site du peintre Anatoly Kudreavtcev sur le village de Shanévo.

~~~~~~~~~~~~~~

Par les hautes herbes ~ По высокой траве

Lioubè /Любэ

Combien d’hivers, combien d’étés,
Combien d’eau a coulé,
Combien de vies, sans moi, sont passées,
Combien de vies m’ont quitté.

Je suis revenu à la maison.
Mes tempes, dans de lointaines contrées
De gris, se sont poudrées,
Ma poitrine est toute médaillée.

De par les hautes, hautes herbes
De toute ma taille, Je marcherai
À pleins poumons j’aspirerai l'air de ces champs,
Dont j’ai oublié le goût depuis tant de temps.

D’entre les hautes meules de foin,
Les chaumes d’or.
Je me tiendrai nu-pieds,
La chaleur de la terre me caressera enfin.

Après quelques pas,
La terre se souviendra de moi.
Heureux retours, dira-t-elle, à toi,
Heureux retours, mon vieux, chez toi.

De par les hautes, hautes herbes,
De toute ma taille, Je marcherai,
À pleins poumons j’aspirerai l'air de ces champs,
Dont j’ai oublié le goût depuis tant de temps.

Sans feu ni lieu,
Quelqu’un me reprochera,
Tu n’as rien gagné, rien économisé,
Tu n’as fait que servir la foi et la vérité.

Mais plus riche que moi,
Depuis lors, au monde, il n’y a pas,
Depuis que sur ma terre j’ai posé les pieds,
Depuis que, nus pieds, je l’ai foulée.

De par les hautes, hautes herbes,
De toute ma taille, Je marcherai,
À pleins poumons j’aspirerai l'air de ces champs,
dont j’ai oublié le goût, depuis tant de temps.

Traduction: S. P. Struve

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 10:19

Ce Vidéogramme reprend l'une des chanson du  film « Romance cruelle » d'Eldar Riazanov datant de 1984 d’après l’œuvre d’ Alexandre Ostrovski. Nikita Mikhalkov joue dans le film le rôle de Sergeï Paratov, riche propriétaire d’une compagnie de navigation et amoureux de Larissa, dernière fille d’une veuve. ,c'est une hanson sur un poème de Rudiard Kipling : « Et le tsigane va. » Elle est devenue à l’instar d’autres chansons de films russes, une chanson populaire que tout le monde aime, connaît et chante. La vidéo elle-même est issue d'un autre film soviétique sur la vie tzigane: "Les tsiganes montent au ciel" d'Emil Loteanu, que vous pouvez visionner en V.O & S.t en français, ici.

Мохнатый шмель (А цыган идёт)
Et le tsigane va.

Paroles de Rudyard. Kipling, adaptation en russe de G. Kroujkov ~ Musique :Andreï Petrov

Un bourdon chevelu, sur l’houblon odorant,
Un héron gris dans les roseaux,
Et la fille tsigane, dans la nuit, à la suite de son aimé,
Héritière de l’esprit nomade,

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
Vers le crépuscule où frémissent les voiles
Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache
Vers les cieux empourprés !

Ensemble le long du sentier à la rencontre du destin
Sans chercher à discerner, ci c’est vers l’enfer ou le paradis
C’est ainsi qu’il faut aller, sans s’effrayer du sentier
Que cela soit au bord du monde, Que cela soit au delà.

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
À la rencontre de L’aurore, vers l’orient
Là où, douce et tendre, rosie l’onde
Du point du jour qui s’écoule tel le sable !

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade
Jusqu’aux hurlantes latitudes sudistes
Là où la féroce tempête, tel un ballet divin
Soulève la poussière océane !

En avant derrière l’étoile tzigane et nomade,
Vers le crépuscule où frémissent les voiles
Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache
Vers les cieux empourprés !

Traduction en français de l’adaptation russe: Sarah P. Struve

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 23:47

Cette chanson est issue de l’album de DTT : « Черный пес Петербург - Le chien noir Pétersbourg, » qui date de 1993. Les paroles et la musique sont de Youri Chevtchouk.

~~~~~~~~~~

Ты не один ~ Tu n'es pas seul

Lorsque tombe la pluie
Lorsque les yeux sont éblouis
Par les voitures croisant en face
Et qu’il n’y a personne
Sur les bornes routières, des couronnes
Telles des balises
Des années passées
Un quart de siècle sur la route

Une troisième vie au volant
Trois siècles sans sommeil
Embourasquent nos cœurs de pluie grise
Et toujours, il semble
Que l’oxygène et l’essence sont à zéro
Et qu'elle est avec un autre
Mais saches quand même -
Tu n’es pas seul !

Le long de vielles routes, les branchages
Te fouettent le visage
Le vent et le destin, nous font courir de par le monde
Les feuillages d’or
Embrasés de feux
S'enfuient avec la fidélité, vers la fin
Telle la nocturne terre noire, terre noire
Et dans le ciel - Une étoile

Sur la route, le brouillard
Nous apparaît fumée
Tu es parti chercher le bonheur
Tu es revenu, les cheveux gris
Et qui sait, de quelle nouvelle foi
Se résoudra ce combat
Être, être sur ce chemin
C’est notre destinée

Tu n’es pas seul !

Traduction : S.P. Struve

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 19:31

Dans ce vidéogramme, Andreï Makarevitch interprète deux de ses poèmes : récitant le premier « Entre le paradis, la terre et l’enfer » chantant le second «Ne croyez pas aux promesses… »

_________________

Между раем, землей и адом
Entre le paradis, la terre et l’enfer

 

Entre le paradis, la terre et l’enfer,
Il n'y a pas de failles : Loin, l’incrédulité.
La nuit gouverne le jardin de Gethsémani
Une profonde et méchante nuit.

La nuit a fermé les paupières à ceux, fatigués,
Abreuvant de silence le jardin,
Et Les compagnons sont sereins,
Et les frères d'armes dorment profondément

Sur les fronts, s'est déversée la fatigue -
Ils n’entendront, ne se souviendront…
Jusqu’à l’épreuve, il ne lui reste,

Peut-être, que cinq et quelques minutes.

Il est immobile, il happe les sons,
En un instant, seront détruits les jours.
Voilà Pilate qui se lave les mains
Voilà la foule qui crie : « Crucifie le ! »

Le Golgotha et ce tremble,
Au pied duquel Juda interrompra sa lignée…
À quel point il est insoutenable,
De voir par avance la finalité des choses !

Inutile d'enseigner quoi que se soit ;
Tous s’évanouira, telle l’eau dans le sable
Inutile de compter les minutes ;
Tout se réalisera en son temps,

Tout se réalisera irrémédiablement
Fait prisonnier. Parmi les brigands. Crucifié,

Et Les compagnons sont sereins !
Et les frères d'armes dorment paisiblement !

Mais, tant que dans le silence, ne s'entendaient
les armures
s’entrechoquant,
résonnaient des mots à propos d’un calice,
Qu'il répétait inlassablement.

Seulement, dans les cieux, il n’y à de réponse,
Il n’y a ni mouvements, ni sons.
Seules l’instant s’avance,
Et cela est, en soi, une réponse.

Le prophète n’a qu’un itinéraire
Au-dessus duquel se penche le tribunal. le jugement dernier.
Et de temps, il ne lui en reste guère -
Grâce à Dieux,
Ils viennent
déjà.

____________________________

 

Пустые обещани
Ne croyez pas aux promesses…

 

Ne croyez pas aux promesses veines et aux contes,
Et le sauveur ne sauvera pas de l'errance à la prison,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.
Que la route nous promette des épreuves,
Qu’on effraie l’intelligence, de nouvelles prémonitions,
Il y a, malgré tous, un peu moins de diable que de Dieux,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.


Que l’on débatte dans les airs du crépuscule et de l’aurore,
Que les vieux dogmes soient usés jusqu’à la corde,
Entre le noir et le blanc, il n’y a pas d’équilibre,
Et c’est cela qui mène au mouvement, le monde.
Que le mal rampe de siècle en siècle,
Et les fumées obscurcissent à nouveau le ciel,
Mais, il y a juste un peu plus de vie au monde que de mort,
Et il y a juste un peu plus de lumière au monde que de pénombre.


Traduction : Sarah P. Struve

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 19:51
2987b8cb0ce7bb2da71876f81a2d3339.jpgМашина времени (Machina vremeni – la machine à explorer le temps) est un groupe de rock russe créé en 1969. Le groupe se soude autour d'Andreï Makarevitch (chant, guitare), Margulis et Kavagoe. Le style du groupe oscille entre les thèmes des bardes (Vissotsky, Rosenbaum...), le blues, le folk et la pop sixties. Les mélodies coulent de source, et les textes de Makarevich, sont profonds et émouvants. Makarevich est un touche à tout puisqu'il excelle dans la peinture, la plongée sous marine et anime une émission télé de cuisine. Un de ses succès ne se nomme t'il pas "Liublju Makaroni" ("J'aime les macaroni") Margulis et Kavagoe ont quitté "Machina vremeni" pour fonder le groupe Voskresenie. Makarevich continue une nouvelle formation ainsi qu'une carrière solo. Voici deux vidéos d’une même chanson : « пока горит свеча – Tant que brûle le cierge. » La première vidéo date du début des années 70. La seconde vidéo date de 2002 lors du concert du trentième anniversaire du groupe reformé pour l'occasion.

____________________________

Пока горит свеча  ~ Tant que brûle le cierge

Машина времени ~ Machina Vremeni

(paroles & musique: Andreï Makarevitch)

Il y a des jours, où tu baisses les bras,

Et il n’y a ni mots, ni musique, ni force.

Dans de tels jours j'étais en désunion avec moi,

Ne demandant à personne de m'aider.

Et je voulais partir n’importe où,

Fermer ma porte et ne pas retrouver la clef,

Mais je croyais que tout n’est pas encore perdu,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge.

Mais je croyais que tout n’était pas encore perdu,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge.

 

Et chanter, personne ne pouvait m’obliger.

Le silence est le commencement de tous les commencements.

Mais ci avec une chanson j’arrive à redresser les épaules,

Comme il sera difficile de faire que je me taise.

Peut importe qu’aujourd’hui il reste peu de jours,

Que la neige soit tombée, et le sang froid,

Pour la centième fois je recommencerai du commencement,

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge …

Pour la centième fois je recommencerai du commencement

Tant que ne s’étouffe la lumière, tant que brûle le cierge …

Traduction: Sarah. P. Struve

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Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, de poésies, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
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