Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:53

GrosmanLe 22 juin 1941, débutât l’agression contre l'Union Soviètique des troupes fascistes allemandes, elle débutât d’abord par des bombardements massifs de l’aviation nazi.
Voici un extrait de « Années de guerre » de Vassili Grossman, auteur également de
« Vie et destin.»* Vassili Grossman était durant la Grande Guerre Patriotique, reporter sur le front pour le journal de l’armée rouge : « L'étoile rouge » La première partie de « Années de guerre » se passe durant les premiers jours de l’invasion nazi, dans une ville de Biélorussie. L’espoir qui ne peut mourir, sans que celui qui espère ne meurt lui aussi, porte ses quelques pensées de Grossman. 
S.P.S.

_________________________


La mort d’une ville
– Il viendra un jour où le tribunal des peuples ouvrira ses portes ; où le soleil éclairera avec mépris la face astucieuse d’Hitler, son front bas et ses tempes creuses ; où l’ataman de l’aviation fasciste, aux bajoues bouffies de graisse, se retournera à côté du « Führer » sur le banc d’infamie.
« À mort ! » diront les vieilles femmes aux yeux aveuglés de larmes.
« À mort ! » diront les enfants dont les pères et les mères ont péri dans les flammes.
« À mort ! » dirons les mères qui ont perdu leurs enfants.
« À mort au nom de l’amour sacré pour la vie ! »
« À mort ! » dira la terre souillée par eux.

alien

D’ici cent ans les historiens, horrifiés, examinerons les ordres du jour, tranquillement et méthodiquement tracés, adressés par le GQG du commandement allemand à l’armée et aux chefs des escadrilles et des détachements d’aviation. Qui les a rédigés ? Des brutes, des fous ou des êtres inanimés, avec des doigts de fer, des machines à compter et des intégrateurs ?

Le raid de l’aviation allemande commença vers minuit. Les premiers avions de reconnaissance, volant à grande altitude,bombardemet minsk, lancèrent des fusées éclairantes, quelques paquets de bombes incendiaires. Les étoiles, pâlies, disparurent quand les globes blafards des fusées, soutenus au moyen de parachutes, demeurèrent suspendus dans l’air. Une clarté morte s’épandait, éclairant tranquillement, de façon minutieuse et attentive, les places publiques, les rues et les ruelles de la ville. Toute la cité endormie surgissait dans cette lumière : La silhouette blanche du pionnier en plâtre, sonnant du clairon ; les vitrines des librairies ; les bocaux de cristal aux reflets roses et bleus, derrière les glaces des pharmacies. Dans le parc, le feuillage tout à l’heure sombre des grands érables se détachait, incisif, de l’obscurité, et les jeunes et sottes corneilles poussaient des cris effarés devant ce brusque lever du jour.
(…)

 
bombardemet minsk


Assoupie, elle se dressait sous la blanche clarté des fusées, cette ville abritant des dizaines de milliers de vieux, de vieilles, d’enfants et de femmes, ville qui subsistait depuis neuf siécles, où trois cent ans plus tôt on avait fondé un grand séminaire et bâti une église catholique toute blanche – ville habitée par des générations de joyeux étudiants. (...)

* Vassili Grossman «Années de guerre» éditions Autrement 1993

Repost 0
25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 21:16

MaraMara - de son vrai nom Marina Vladimirovna Nesterova, nom qu’elle changera officiellement pour celui de Mara Vladimirovna Kana – est née le 25 novembre 1978 à Moscou. D’après sa famille, Mara a commencé à chanter dès ses 2 ans. à l’âge de 10 ans elle intégra à sa demande l’école de musique de la ville d’Ivanteïevka, dans la région de Moscou, en classe de guitare. En 1989, à l’âge de 11 ans, elle écrivit sa première chanson.

Mara a chantée dans une chorale de jazz, participée à tout les radio-crochets possible et imaginable. Mais aucune de ses chansons n’est tombée entre les mains d’un producteur qui aurai pu apprécier son talent à sa juste valeur, jusqu'à ce qu’elle ne rencontre le producteur du groupe « Tchaï F » et coproducteur du festival « Nachestvïé –Invasion, » Dmitri Groïsman.

Apres avoir terminé des études d’économie en 2001, Mara se consacra définitivement et à plein temps à la chanson rock. En 2003 l’une de ses chansons « samalïoty – les avions » restera plusieurs semaines en tête du hit-parade et lancera sa carrière.

« Amour non partagé » a été édité pour la première fois en 2005 dans son second album « 220 V »

   Le vidéogramme qui suit, a été enregistré en aout 2006 lors du festival « Nashestvié 2006 – Invasion 2006 » l’un des plus importants festivals de rock de Russie. en 2006, il s'est tenu prés de la ville de Riazan.

______________

Невзаимная любовь
Amour non partagé

Amour non partagé.
Jeu solitaire.
Depuis le matin, chanson non digérée.
Il faut partir à peine éveillé,
Le long de rues surpeuplées.
Et à nouveau, sera très dure cette journée.

Immersion au fond de soi,
Et plus 
c’est profond, plus il parait évident,
Que jamais il ne serra possible d’être à côté d’elle.
Le marbre rose des songes
Se dissous lentement
Je me perds en lui indéfiniment.

Bats-moi, mords-moi,
Déchires moi d’un rasoir effilé !
Seulement ne t’en vas pas à jamais !
Dans chacune de mes cellules,
Dans l’enveloppe de mon cœur,
Je garderai tes villes.

Je te dissous
Dans les tons orange,
Dans mes songes bergamotes.
Je respire encore de toi,
Et tu coules toujours en moi
Ne te fiant qu’à ma lune!


Bats-moi, mords-moi,
Déchires moi d’un rasoir effilé !
Seulement ne t’en vas pas à jamais !
Dans chacune de mes cellules,
Dans l’enveloppe de mon cœur,
Je garderai tes villes.


Des Poèmes esseulés,
Des mots non partagés
Me déchirent. Me laissant encore vivante.
Replier mes ailes blanches,
Et les laisser sur un pont.
Sans toi, je perds de l’altitude!


Bats-moi, mords-moi,
Déchires moi d’un rasoir effilé !
Seulement ne t’en vas pas à jamais !
Dans chacune de mes cellules,
Dans l’enveloppe de mon cœur,
Je garderai tes villes.

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by stengazeta.over-blog.com - dans Rock russe Mara ~ Мара
commenter cet article
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 18:27
En 1969 sort à Moscou un film qui allait devenir un film culte; Son nom « Le soleil blanc du désert » Ce film fait parti de ce que certains appellent un « Eastern » par analogie au genre « western » le film raconte l’histoire d’un soldat de l’armée rouge, Soukhov, qui après avoir fait son service ,veut rentrer chez lui retrouver sa bien aimé, mais qui se retrouve dans l’obligation, de prendre sous sa protection les femmes de l’harem du baï Abdoulla.
A partir de 1971, ce film est projeté, en un immuable rituel, aux cosmonautes russes ainsi qu’à tous les astronautes qui embarquent pour l’espace depuis Baïkonour.
Le vidéogramme qui suit, reprend sur les images du film, une des chansons du film « Votre noblesse la chance. » La musique est de Isaak Schwars, Le texte de Boulat Okoudjava. Cette chanson est devenue depuis une chanson populaire.

_______________

Ваше благородие, Госпожа Удача
Votre noblesse, Madame la Chance

Votre noblesse, Madame la Séparation,
Nous sommes parents depuis longtemps
Voila quel drôle de truc,
Une petite lettre dans une enveloppe
Attends, ne la déchires pas
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour !
Une petite lettre dans une enveloppe
Attends, ne la déchires pas
Pas de chance dans la mort,
Chance
en amour !

Votre noblesse, Madame l’Etranger
Tu m'enlaçais
ardemment,
Bien que tu ne m’aimais pas.
Dans tes filets de tendresse,
Attends, ne m’attrapes pas.
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour ! (bis)

Votre noblesse, Madame la Chance
Pour certains tu es bonne, pour d’autre pas.
Neuf grammes de plomb,
Attends, ne m’appelles pas…
Pas de chance dans la mort,
Chance
en amour! (bis)

Votre noblesse, Madame la Victoire
Saches que ma chanson
N’est pas terminée.
Démons, arrêtez
De jurer sur le sang,
Pas de chance dans la mort,
Chance en amour ! (bis)

Traduction : Sarah P. Struve

 

Repost 0
22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 07:06

Au tout début de la guerre russo-japonaise (1904-05) le croiseur "Varïag" (Le Varègue) et la canonnière "Korietz" (le Coréen) se trouvaient dans le port neutre coréen de «Chemulpo» des navires de guerres anglais, français et américains y étaient à l’ancre également. Le 8 février (26 janvier d’après l’ancien calendrier) 1904 l’escadre japonaise du contre amiral Ouriou, bloqua le port dans le but d’empêcher le débarquement de troupes russes et l'intervention du croiseur "Varïag." Ce même jour la canonnière "Korietz" pris le cap sur Port Arthur, mais à la sortie du port fut attaqué, suite à quoi elle revint mouiller dans la rade. Le 27 janvier (9 février) le capitaine du "Varïag" Vsevolod Fédorovitch Roudnev reçut un ultimatum du contre amiral japonais. Roudnev l’ignora, et décida de forcer le blocus et de combattre prés de Port Arthur, et en cas d’insuccès de saborder les navires. À la mi-journée le "Varïag" et le "Korietz" sortirent de la rade de Chemulpo pour affronter leurs destins. Les capitaines des vaisseaux étrangers présents, n’attendaient pas de la part du croiseur russe une telle attitude. Ils furent surpris, et en même temps ébahis par une tel courage. Les navires anglais et français, au passage du "Varïag" firent jouer leurs orchestres. Les capitaines des navires présents, rendirent les honneurs aux marins russes. A une distance de 10 miles de la rade, les navires rencontrèrent l’escadre japonaise en position derrière l’île d’Ïodolmi. L’amiral japonais proposa aux navires russes de se rendre, mais ne recevant aucune réponse, il fit ouvrir le feu. Ce combat inégal dura 50 minutes. Le "Varïag" coulât un dragueur de mines et quatre croiseurs japonais furent endommagés. Le "Varïag" reçut cinq blessures sous la ligne de flottaison, et pratiquement tous ses canons furent détruits. Un officier et 30 matelots furent tués, 6 officiers et 185 marins furent blessés. Il n’y eu pas de perte sur le "Korietz" Les deux vaisseaux rentrèrent au port, où ils furent sabordés. Le "Varïag" fut coulé, et on fit exploser le "Korietz." Leurs équipages furent recueillis par les navires des flottes étrangères.

andre stiag

L’exploit du "Varïag" émerveilla même l’ennemi, qui considéra que les marins Russes s’étaient comportés selon les canons de « l’honneur Samouraï » Les Japonais utilisèrent cet exploit dans des buts propagandistes, comme un exemple à imiter. Apres la fin de la guerre, le gouvernement japonais créa à Séoul un musé à la mémoire des héros du "Varïag."

variag16 jours après la fin du "Varïag" et du "Korietz", dans le journal « Rus’ » sous la signature de Iakovlev Repninsky fut publié un poème « Varïag (Bouillonnent les vagues froides).» Plus tard, V.Benevsky ; chef de cœur de la cathédral de l’icône de la sainte vierge de Riazan, de Stavropol, composa la mélodie de ce chant.

- Sur le vidéogramme, le texte est interprété par Oleg Pogoudine lors d’une soirée avec les cadets de l’institut F. E. Dzerzhinski de Saint Petersburg, en 1998.

 

Плещут холодные волны

Bouillonnent les vagues froides

Bouillonnent les vagues froides,
Se brisant contre la berge marine,
Les mouettes s’élancent au dessus de la mer,
Leur cri est plein de tristesse.
Les mouettes s’élancent au dessus de la mer,
Leur cri est plein de tristesse.

Là-bas, au milieu de la mer grondante,
Tournoie l’étendard de Saint André.
Se bat en un combat inégal,
Le beau et fier "Varïag."
Se bat en un combat inégal,
Le beau et fier "Varïag."

Le grand mat est brisé,
Le blindage transpercé,
Se bat courageusement l’équipage,
Avec la mer, le feu et l’ennemi.
Se bat courageusement l’équipage,
Avec la mer, le feu et l’ennemi.

Mouettes, au monde entier,
Transmettez cette triste nouvelle;
Que nous ne nous sommes pas rendu à l’ennemi,
Sommes tombés pour l’honneur russe.
Que nous ne nous sommes pas rendu à l’ennemi,
Sommes tombés pour l’honneur russe.

Devant l’ennemi, n’avons pas abaissé,
Le glorieux drapeau de Saint André !
Avons fait sauter le "Korietz"
Le "Varïag" fut coulé par nous même.
Avons fait sauter le "Korietz"
Le "Varïag" fut coulé par nous même.

Bouillonnent les vagues froides,
Se brisant contre la berge marine,
Les mouettes s’élancent vers la Russie,
Leur cri est plein de tristesse.
Les mouettes s’élancent vers la Russie,
Leur cri est plein de tristesse.

Traduction : Sarah P. Struve.

Repost 0
16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 17:41

Cette chanson fut écrite en 1969 par Vissotsky pour le film « Les fils partent au combat » d’âpres le roman d’Ales Adamovitch : « Partisans. » Cette histoire se passe en Biélorussie durant la dernière guerre. Elle raconte comme les fils d’Anna Karzoun , partent rejoindre les partisans pour se battre.

________________

Он не вернулся из боя

Il n’est pas revenu du combat

Vladimir Vissotski / Владимир Высоцкий

« La chanson que je vais chanter, je pense qu'elle paraitra proche à tous les téléspectateurs yougoslaves, et en particulier à ceux qui ont combattus; car cette chanson qui est issue d’un film sur les partisans, est une chanson à propos de l’amitié de deux personnes, une chanson parlant de quelqu’un ayant perdu son ami avec le quel il a traversé côte à côte toute la guerre: Il n’est pas revenu du combat. » V. Vissotsky.

_______________

Pourquoi rien ne va, apparemment tout est comme avant:
Le même ciel à nouveau bleu,
La même forêt, le même air, et la même eau,
Seulement il n’est pas revenu du combat.

Je n’arrive pas à comprendre qui de nous deux avait raison,
Durant nos ardentes discussions sans sommeil.
Ce n’est que maintenant qu’il me manque,
Depuis qu’il n’est pas revenu du combat.

Il se taisait mal à propos, et ne chantait jamais en mesure,
Il parlait toujours au sujet d’autre chose,
Il ne me laissait pas dormir, il se levait à l’aurore,
Et hier, il n’est pas revenu du combat.

Qu’il y ait un vide maintenant, ce n’est pas le sujet,
Soudain, je me suis aperçu que nous étions deux.
Se fut comme ci un coup de vent souffla le feu de camp,
Lorsqu’il n’est pas revenu du combat.

Aujourd’hui le printemps s’est échappé de captivité.
Involontairement je l’ai interpellé :
- Ami, laisses moi fumer ! Et en réponse: le silence,
Hier, il n’est pas revenu du combat.

Nos morts ne nous laisserons pas dans le malheur,
Nos gisants, sont telles des sentinelles,
Le ciel se reflète dans la forêt, comme dans l’eau,
Et les arbres s’élancent bleus-ciel.

Nous avions amplement la place dans notre gourbi,
Même le temps ne coulait que pour nous deux.
Tout est pour moi seul, maintenant. Il me semble seulement,
Que c’est moi qui ne suis pas revenu du combat.

Traduction: Sarah P. Struve

Repost 0
7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:48

La chanson "Loups et Corbeaux" a été pour la première fois publiée en 1991 dans l’album « Русский альбом – Rouskii album - L’album russe » et reprise dans plusieurs autres albums dont « Письма капитана Воронина – Pisma kapitana Voronina - Les lettre du capitaine Voronine »

pisma kapitanna v.jpg

Le vidéogramme qui suit, a été glané sur le net, vidéo qui mixe avec bonheur cette chanson de Grebenchikov ainsi que des images du film de Tarkovski : "Andrei Roubliov." Voici ce qu’en dit l’auteur du vidéogramme : « Cette vidéo en forme d'hommage, n'est pas une présentation du film, ni une illustration spécifique pour cette chanson de Boris Grebenchikov. C’est un encouragement en forme de collage pour découvrir deux chef-d'œuvres russes. Les deux ont des vibrations très similaires. Le film d’Andreï Tarkovski : "Andrei Roubliov," et la chanson de Boris Grebenchikov "Loups et Corbeaux" »

Волки и вороны

Loups et Corbeaux

Boris Grebenchikov - Борис Гребенщиков

Est-ce Dieu, est-ce simplement cette nuit qui sent l’encens.
Tout autour une haute forêt, sombre et moussue.
Serait-ce la béatitude, ou bien notre encerclement ;
Un courant d'air à l'âme, d'apparence joyeux.

Voila, ils viennent avec des effigies, avec des effigies inconnues,
Et se reflètent des lanternes de dessous l’eau sombre,
Je ne me souviens pas comment nous nous levâmes, comment nous sortîmes,
Je me rappelle seulement qu’il faille que nous allions jusqu'à l’étoile de chaleur…

Voici qu’il y a un haut temple, et sous son dôme, l’obscurité.
Tous les regards scrutent, seulement, il n’y a pas moyen de voir.
J’aurai bien mis un cierge, mais tous les cierges ont été achetés.
J’aurai bien allumé de l’alcool dans ma main, mais où le trouver ?

Et les neiges s’étalent alentour, aux quatre points cardinaux.
Il est aisé de marcher pied-nu dans la neige, si l'âme est pure.
Nous nous serions égarés définitivement, si il n’y avait pas eu les loups et les corbeaux ;
Ils nous demandèrent : « où donc allez-vous ? Ne serait-ce pas vers l’étoile de chaleur ?... »

Nous recouvrîmes d’or toutes les croix, les fichant au hasard,
Échangeant l’une d’elle qui fut offerte, pour du vin,
Et au matin, dégrisés, nous allâmes vers la rivière à la recherche de l’eau,
Et là-bas, au lieu de l’eau – le mongol Shoudan.

Nous voulions donner un joyeux signe aux anges,
Mais, en effaçant leurs traces, les avons perdus de vue.
Aussi, chacun aurait eu pour son compte,
S’il n’y avait pas eu la lumière de cette pure étoile.

Que devons nous donc faire, comment chanter, si ce n’est pour cette main vide ?
Mais si nous ne chantons pas, c’est comme brûler dans le néant,
Et chanter sans pouvoir terminer, alors viendrons me chercher des aiglons,
Le long de l'eau trouble, des aiglons aux yeux blancs.

Qu’ils viennent, je suis moi-même un oiseau noir
Regarde, je n’ai nulle part où fuir : Encore un mètre, et ce sont les glaces ;
Je vous couvrirai, et vous en ferez de même pour moi, loups et corbeaux,
Afin qu’au moins quelqu'un, arrive jusqu’à cette pure étoile…

Mais qu’avons-nous à faire de ce que l’obscurité règne sous le dôme,
Qu’avons-nous à faire de ce qu’il n’y ait pas moyen de voire ?
Qu’avons-nous à faire de ce que tous les cierges aient été achetés
C’est que, si il n’y a pas de feu, nous savons où le prendre.

Peut être est-ce vrai, qu’il n’y ait pas d’autre voies, hors les chemins battus,
Et qu’il n’y ait de mains pour les miracles, sauf celles qui sont pures,
De toute façon, seuls les loups et les corbeaux nous réchauffèrent,
Et nous bénirent jusqu'à la pure étoile…

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 17:56

Grigori Leps est né en 1962 à Sotchi . À l’âge de 30 ans, il monte à Moscou afin de conquérir cette ville. Il dit à propos de cette expérience : « Je ne suis pas parti chercher la gloire en tant que telle, simplement je comprenais déjà que si je restais à chanter dans les restaurants de Sotchi, qu’en tant qu’artiste je m’essoufflerai. Je passai des nuits blanches à travailler, et la fatigue, je l’effaçai à coup d’alcool… » Son premier album « la vie entière » est édité en 1997.

Лепс Григорий — «Рюмка водки на столе».jpg
« Un verre de vodka sur la table. » a été publié dans l’album « На струнах дождя..- Na strounakh dozhdlïa – sur les cordes de la pluie » paru en 2002 ; album reprenant certaines de ses chansons déjà populaires, dont « Un verre de vodka sur la table. » le clip de cette chanson sortit la même année.
__________

Рюмка водки на столе

Un verre de vodka sur la table

Grigori Leps – Григорий Лепс

La nuit s’est avancée le long des rues
De la démarche stellaire des tsarines,
La simplicité des nombres, et des mots,
Auprès d’un pont céleste,
A dispersé les plumes des oiseaux.
Ne seront oubliés de personne,
La fête des lèvres, les blessures des yeux.
Emmènes moi en ta captivité,
Embrasser pour la dernière fois,
Cette courbe de genoux.

Sur la table, juste un verre de vodka.
Le vent pleur derrière la fenêtre,
D’une silencieuse douleur résonnent en moi,
Les cris de cette lune nouvelle.

Il n’est pas facile de te rendre,
Aux voiles des vents et des oiseaux.
Peut être même ne plus te comprendre,
Peut être même ne plus te reconnaître,
Parmi mille visages de femmes.
Que se taisent mes yeux,
Regardant la lune, silencieux.
Si quelqu’un attrape ce regard,
Il se dépêchera de revenir.
Je ne sais, moi même, pourquoi.

Sur la table, juste un verre de vodka.
Le vent pleur derrière la fenêtre,
D’une silencieuse douleur résonnent en moi,
Les cris de cette lune nouvelle.

De douleur résonnent en moi
Les cris de cette lune nouvelle.

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by stengazeta.over-blog.com - dans Romances russes
commenter cet article
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 00:02

En mai 2007, le groupe DDT vint à Paris pour enregistrer un nouveau disque au nom français : « L’échoppe » Plus de 60 musiciens de divers pays, ont pris part à cet enregistrement, «Господь нас уважает – Gospod’ nas ouvazhaït – Le Seigneur nous respecte » est issue de cet album, Cette chanson parle de la 1° guerre de Tchétchénie.

L'échope.jpg
Le vidéogramme qui suit a été enregistré lors du concert que le groupe donna le 26 septembre 2008, au musée de l’Ermitage, à Saint Petersburg, et dont la recette fut versée aux victimes de la guerre d’Ossétie du Sud.
 
~~~~~~~~~~~~~~~

Господь нас уважает ~ Le Seigneur nous respecte

Iouri Chevtchuk ~ Юрий Шевчук

La guerre nous avait amenée en enfer,
Elle ne sépare pas les amis.
J’étai un héro, Je me jetais en avant,
Lui était beaucoup plus silencieux.
Le crépuscule enflammait un ciel délavé,
À côté, La mort mangeait quelque chose.
Mon âme sonnait le tocsin,
La sienne chantait doucement.
Mon âme sonnait le tocsin,
La sienne chantait doucement.
 

Nous étions différents du tout au tout,
Citation : "la glace et le feu."
Sous le feu, je bouillonnai tel un bourdon,
Et lui, il noircissait comme une pierre,
Silencieux, et seulement parfois,
Quand je poussais trop loin,
Il me jetait: "Mec, c’est des conneries!
Le Seigneur nous respecte.
Il me répondait: "Mec, c’est des conneries!
Le Seigneur nous respecte.

Nous respecte!

En pleine montagne, tout autour c’est l’hiver,
L’infanterie ronfle dans la boue.
Nous n’avions pas vraiment envie de dormir,
Et la nausée nous prenait, sans raison.
Et nous nous mimes à discuter,
A l’heure de cette méchante accalmie,
Où donc les diables nous ont emmenés,
Vers la fin des temps, frérot?
Où donc les démons nous ont emmenés,
Vers la fin des temps, frérot?

Je lui criais: "regardes,
Ses gueules de chien.
Ils n’en ont rien à en foutre,
Et par-dessus le marché, le pays brûle.
On nous vendra à nouveau demain,
Et Nous servirons de récolte."
Et lui, en réponse: "laisses tomber ce baratin!
Le Seigneur nous respecte."
Et lui, en réponse: "laisses tomber ce baratin!
Le Seigneur nous respecte."

Nous respecte!

C’est le point zéro, on voit déjà,
Le trou béant de la grande honte.
Le pays de ce mufle, ayant tous vendu,
vit de pots de vin:
Leurs derrières libéraux ,
Ont finis par atteindre nos drapeaux,
Pas de bonnes femmes, ni de vodka, ni de nourriture,
Seulement de sombres ravines
Pas de filles, ni de sens, ni de nourriture.
Seulement de sombres ravines.

Je ne trouve déjà plus de mots
Et suis plus qu’énervé
Par ses : "Supportes, frérot!
Le Seigneur nous respecte."
Qu’avons-nous donc à faire d’un tel Seigneur?
Où sont donc les routes claire?
C’est là que nous arracha de nos problèmes,
Le puissant hurlement de l’alerte.
C’est là que nous arracha de nos problèmes,
Le puissant hurlement de l’alerte.

Alerte!

Nous nous réveillâmes, à nouveau, ensemble,
Dans une blanche infirmerie de campagne,
Je me souviens seulement la porte béante,
Comme nous étions déchiqueté en morceaux.
Il mourut longuement et silencieusement,
Il s’effaça comme la neige d’une allée...
J’ai compris quelque chose, il ne mentait pas,
Mais le raconter, je n’ose pas.
J’ai compris quelque chose, il ne mentait pas,
Mais l’exprimer, je n’ose pas.

Depuis, lorsqu’il n’y a même pas pour une lampée,
Et que l’on me fait des malheurs,
Je me dis : "Laisses pisser, frérot!
Le Seigneur nous respecte"
Je me dis : "tiens le coup, frérot!
Le Seigneur nous respecte"
Je dis : "nous passerons, frère!
Le Seigneur nous respecte."
Je dis : "nous vaincrons!
Le Seigneur nous respecte."

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
Published by stengazeta.over-blog.com - dans DDT -ДДТ
commenter cet article
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:02

Cette chanson, Igor Talkov la chanta lors de son dernier concert, le 6 octobre 1991 à Saint Petersburg, à la fin du quel, il fut assassiné. l’enregistrement de ce concert a été édité sous le nom de « Последний концерт – Poslednii koncert - dernier concert» Pluie d'été fut reprise en 1996 dans l’album « Память – Pamîat’ – Mémoire » puis à nouveau réèdité dans un nouvel album collector dédié à son épouse, Tania : « Моя Любовь –Moïa lioubov –Mon amour »

Talkov-last-koncert.jpg

 Летний дождь,

Pluie d’été

Igor Talkov - И́горь Талько́в

La mémoire ne m'harcelle déjà plus
Ni ne me persécutent, les pensées,
Je t’accompagne,
Vers d’autres rives.
Tu es un oiseau migrateur,
Cherchant le bonheur en chemin,
Tu t’en vas pour prendre congé,
Et, à nouveau, t’en aller.

Pluie d’été, la pluie d’été,
A débuté tôt ce matin.
Pluie d’été, la pluie d’été,
De mon âme, lavera la blessure.
Nous nous attristerons avec elle, ensemble,
Auprès d’une fenêtre aveugle.
Pluie d’été, La pluie d’été,
Me chuchote doucement et simplement,
Que tu viendras, tu viendras,
Tu viendras, mais il sera trop tard.
L’inadéquation du temps, c’est un drame éternel,
Où il y a lui et elle.

Je finirai par ne plus rêver de toi,
Très bientôt, et puis après,
D’un nouveau rêve s’illuminera, ma maison fanée.
Que l’on ne peut chercher l’amour, tout en le fuyant,
Avec les ans, tu le comprendras,
Mais, pour l’instant, tu n’entends rien,
Et, il est impossible de te ramener.

Pluie d’été, la pluie d’été,
A débuté tôt ce matin.
Pluie d’été, la pluie d’été,
De mon âme, lavera la blessure.
Nous nous attristerons avec elle, ensemble,
Auprès d’une fenêtre aveugle.
Pluie d’été, La pluie d’été,
Me chuchote doucement et simplement,
Que tu viendras, tu viendras,
Tu viendras, mais il sera trop tard.
L’inadéquation du temps, c’est un drame éternel,
Où il y a lui et elle.

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0
8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:09

Cette chanson fut écrite pour le film « Два бойца – Dva boïtsa / Deux combattant » du réalisateur Léonid Loukov, d’après la nouvelle de Lèv Slavine « Мои земляки / Mes Payses » Le film a été tourné en 1942, dans les conditions de l’évacuation. Le film parle de l’amitié entre deux soldats ; Arkady Dzioubine, joyeux gars originaire d’Odessa interprété par Marc Bernes, et Sacha Svintsov, dit « Sacha d’Ouralmash » un gars de l’Oural.

 

Dva-boitsa.jpg 
Le film exprime avec un grand réalisme, la vie au front. Il est devenu une référence du genre, et a joui d’un immense succès durant plusieurs décennies. « Nuit sombre » ainsi qu’une autre chanson, « Odessa, Kostia! » également interprété par Marc Bernes dans le film, sont devenues des chansons populaires immanquablement associés à la grande guerre patriotique, et à la résistance courageuse des peuples formants alors l’Union Soviétique.
________________

Темная ночь
Nuit
sombre

Paroles : V. Agatov Musique N. Bogoslovski

Nuit sombre, seules les balles sifflent dans la steppe,
Seul le vent vrombit dans les câbles, les étoiles brillent faiblement,
Dans la nuit sombre, mon aimée, je sais que tu ne dors pas,
Et, auprès du berceau, tu essuies une larme en secret.
Comme j’aime la profondeur caressante de tes yeux,
Comme je voudrai maintenant poser mes lèvres sur eux
La nuit sombre nous sépare, mon aimée,
Et l’inquiétante steppe noire s’est étendue entre nous.

Je crois en toi, en ma chère amie,
Cette foi, dans la sombre nuit me protégeait des balles,
Le cœur heureux, je reste calme dans ce combat meurtrier,
Je sais que tu m'accueilleras avec amour, quoi qu'il m’arrive,
La mort ne m’effraie pas, plus d’une fois je l’ai rencontré dans la steppe,
Voila qu’elle tournoie maintenant au dessus de moi,
Tu m’attends, et auprès du berceau tu ne dors pas,
Et je sais que grâce à cela, rien ne m’arrivera.

Traduction : Sarah P. Struve

Repost 0

Présentation

  • : STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • STENGAZETA - ПАРИЖСКАЯ СТЕНГАЗЕТА
  • : Le mot « Stengazeta » est un acronyme voulant dire « journal mural ». Stengazeta de Paris publie des traductions de chansons russes contemporaines et/ou populaires, ainsi que des articles d'opinions. Il m’a semblé utile, de faire percevoir à travers ce blog, la Russie et ses cultures, hors du prisme propagandiste et réducteur que véhiculent les pouvoirs politiques, économiques & médiatiques occidentaux. S. P Struve
  • Contact

Ruski tchas

 

Recherche

Catégories