23H 36 Nuit du 7 au 8 aout – Dans toutes les chroniques, le début de cette guerre commence précisément à ce moment. C’est précisément à cette heure que l’espoir de paix s’est effondré. Les hostilités à grande échelle, ont commencés. Tskhival était sous le feu.
Cette date n’est que l’instant T du début officiel de cette guerre. En réalité les combats à la frontière osséto-géorgienne étaient à ces instants déjà assez violents. Depuis le 1° août, le conflit allait grandissant. Des fusillades sporadiques suivies d'accalmie. Bien que les gens pensaient que cette fois là, ne se distinguerait en rien des précédentes – Il y aura des échanges de feux puis à nouveau plus rien – C’était quelque chose qui était déjà arrivées. Il est vrai que les négociations n’avaient menées nul-part, mais tout le monde croyait que cela n’irait pas jusqu'à la guerre.
Le 7 août dans les quartiers périphériques de Tskhinval, il y a de nouveaux accrochages. Les diplomates essayent sans succés de s’entendre. Mikhaïl Saakashvili ne montre pas encore ses véritables intentions. Il déclare : « Je veux dire franchement, et en cela je suis sur. Une confrontation n’est ni dans l’intérêt de la Russie, ni bien sur, dans notre intérêt. » Lorsque le président géorgien prononçait ces mots, son armée renforçait ses positions dans les contreforts au dessus de Tskhinval.
De l’artillerie lourde, des lance-roquettes, des troupes, des tanks. A Tbilissi on nie tout, et le ministre d’Etat géorgien, Temour Iakobashvili essaie de convaincre tout le monde de ses intentions totalement pacifiques : « Il est tout à fait claire, que le pouvoir séparatiste de Tskhinvali essaye de faire échec aux négociations de paix. Ils asseyent de provoquer la Géorgie. Nous appelons à la paix, nous somme prêts à nous rendre à Tskhinvali ».
Il se passera très peu de temps avant que tous ces gens ne se mettent à parler d’une toute autre façon. Mamouka Kourashvili, le commandant des soldats de la paix géorgiens, parle de faite, du début de la guerre. « Nous avons débutés les tirs. L’Ossétie connait nos conditions : s’assoir autour de la table des négociations, mais au lieu de cela, il y a eu une réaction, des tirs ont répondus, et l’armée géorgienne à décidée de rétablir l’ordre. Tout se passe selon nos plans. »
« L’ordre constitutionnel » c’est ainsi qu’à Tbilissi, on nomme ce qui se passe. Plus tard on saurat que l’opperation avait reçut un autre nom : « JACHERE » Mikhail Saakashvili se souvenait fort bien comme il était rentré, sur le dos de ses soldats, dans l’Adjarie rebelle, en ayant chassé de là-bas le président de cette république, qui ne voulait pas se soumettre, Aslan Abakhidze. Il voulait réitérer ce scénario. Simplement il fallait agir plus brutalement.
Les tirs d’artillerie qui se sont abattus sur Tskhinval, ont tout de suite détruits le parlement et l’hôpital. Le quartier dit juif fut pratiquement rasé. Les volontaires ossètes armés de fusils mitrailleurs, ou au mieux, de lance-grenades, n’étant pas en situation de résister au déluge d’artillerie, reculent vers le centre ville. Les soldats de la paix russes restés dans la zone de feu, essayent d’arrêter les attaquants ; mais sont, eux même, victime de tirs. Se sont leurs collègues, les « soldats de la paix » géorgiens, qui tirent sur eux. Au matin, les chars géorgiens entrent dans Tskhinval. Le président Kakoïty appelle à défendre la ville : « Il y a des destructions très importantes, il y a beaucoup de blessés. Les soldats de la paix russes ont tout faits, afin que le côté géorgien arrête de tirer au mortier et au lance-roquettes sur la ville, mais le bombardement ne césse pas. »
Les habitants de la ville ayant passé toute la nuit dans leurs caves, ne les quittent pas au matin. Les journalistes pris d’en l’encerclement, tentent de transmettre l’information par l’intermédiaire de leur téléphones portables, mais même cela devient difficile ; L’artillerie règle son tire sur les signaux émis par les téléphones. Inal Pliev chef du bureau d’information ossète de la commission mixte de contrôle, arrive à passer sur les ondes du canal « Vesti » durant quelques secondes : « Les chars Géorgiens et leurs troupes se préparent à prendre d’assaut la ville. Essayez de rappeler, si je suis vivant, je vous répondrai ».
Les conversations téléphoniques sont brèves, pour éviter d’être localiser. L’hôpital de Tskhinval se remplie de blessés. A Tbilissi on annonce la prise de la ville. Des voitures blindées circulent dans les rue de Tskhinval, les militaires géorgiens se filment à l’aide de leurs mobiles. C’est le matin du 8 août. En rigolant, ils mitraillent les façades des immeubles. Ils paraissent sure que la guerre est terminée, que l’ennemi est vaincu.
Le président Medvedev passe sur les ondes « A cet instant, en Ossétie du Sud, des civiles périssent, des femmes, des enfants, des personnes âgées et la majorité d’entre eux sont des citoyens de la Fédération de Russie ». De fait, il annonce que la Fédération de Russie est dans l’obligation de se mêler de ce conflit afin de défendre ses soldat de la paix ainsi que les habitants de cette république ; « En conformité avec la constitution et comme président de la Fédération de Russie, je suis dans l’obligation de défendre les vies des citoyens de la Fédération où qu’ils soient. La logique de notre engagement est dictée par ces évènements. Nous ne pouvons accepter impunément la mort de nos citoyens ».
La 58° armée russe entre en territoire sud ossète le 8 août afin de se projeter vers Tskhinval et de libérer la ville. L’aviation russe frappe les objectifs militaires géorgiens. L’entourage de Saakashvili commence à paniquer. Le président géorgien ne parle plus de l’instauration de « l’ordre constitutionnel », traitant la Russie d’agresseur, essayant de rendre Moscou responsable de l’agression qu’il a lui-même organisé. Et le plus étrange, c’est qu’en Occident on le croit. Pour convaincre l’Occident de ses intentions pacifiques, il annonce un cessez-le-feu et l’ouverture d’un couloir humanitaire. Les réfugiés essayent de profiter de l’accalmie pour quitter Tskhinval, mais l’artillerie géorgienne ouvre à nouveau le feu. Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie annonce que des nettoyages ethniques vis-à-vis des Ossétes sont en cours, nettoyages ethniques qui seront niés en occident.
La promesse faite d’un cessez-le-feu n’est pas respecté. Il y a à nouveau des combats dans les rues de Tskhinval, l’intervention de diplomates semble totalement inutile. Dmitri Rogozine, le représentant de la Fédération de Russie à l’OTAN appelle les choses par leurs noms : « En ce moment ce n’est plus l’heure des diplomates, mais l’heure des militaires. Ils doivent démontrer leur capacité à défendre la population civile ».
Les tanks russes entrent dans Tskhinval, obligeant l’ennemi à reculer rapidement, bien que les colonnes d’éclaireurs soient confrontées à un feu nourri venant des hauteurs entourant la ville et où l’artillerie géorgienne s’est fortifiée. Dans les jours qui suivent, durant une de ses percées, deux journalistes, Alexandre Kots et Alexandre Sladkov, sont blessés. Ils seront sauvés par le Commandant Denis Vettchinov. Lui même périra durant cette action.
le lieutenant-général Anatoli Khroulev commandant de la 58° armée, durant l’un des combats sera blessé. Mais l’opération se poursuit.
Au même moment, Mikhail Saakashvili appelle Moscou à arrêter les actions militaires tout en envoyant se faire sacrifier, dans la zone du conflit, ses réservistes. Il est vrai que le 9 août il devient évident que tout cela est inutile ; Maintenant c’est une
histoire de temps. L’attaque géorgienne sur Tskhinval à échouée. L’armée géorgienne n’était pas prête à résister. A Tbilissi on avait prévu d’atteindre rapidement le tunnel de Roki et de le fermer, mais personne parmi le commandement géorgien n’avait seulement imaginé comment organiser la défense de leurs propres soldats. En même temps l’immensité de la catastrophe devient évidente : le nombre important de blessés, de morts, de réfugiés
Jusqu’au 11 août dans différents districts, il continu à y avoir des échanges de tirs, mais la majorité de l’armée géorgienne a fuit en abandonnant sur place son armement, ses morts. La flotte et l’aviation géorgienne ne peuvent plus combattre, neutralisées depuis longtemps. On voit Saakashvili le 11 août apparaitre complètement paniqué alors qu’il est accompagné par des journalistes, il se met brusquement à courir, effrayé par le bruit d’un avion.



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Bien sur ce qui interroge le plus dans ce cas là, comme dans les cas équivalents, telle la terreur qui suivie la révolution française, ou toute autre forme de dictature et/ou de révolution, de droite ou de gauche, laïque ou religieuse, c’est l’effet de groupe et de masse et cette capacité qu’a l’animal humain à se soumettre, car toute dictature ne pourrait être si les gens ne se soumettaient pas et n’avait pas cette redoutable peur de penser autrement que ce que « l’air du temps » ordonnait, si les gens n’avaient la coupable peur de ce fameux « quand dira-t-on ». Il n’est pas inutile à cet effet, de lire et relire « 


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